LA GUERRE DES >'AA ARRAIS
les plus décriés du \iv" siècle '. Après la prise de la ville, Ârnaut en lui fait capitaine -.
Evreux se composait d'un bourg, d'une cité et d'un château, et chacune des parties de la ville avait ses fortifications propres 3. Le bourg, puis la cité, furent assez promptement conquis "* . Le château, luimême, où s'étaient enfermés les deux capitaines navarrais, Guillaume de Gauville et Jean Carbonnel, capitula au bout de quelques semaines. La garnison fit ses conditions ; elle eut la vie sauve et put se retirer en sûreté à Breteuil •''. Ceci devait se passer à la fin de mai ou dans les premiers jours de juin. Le G juin, nous retrouvons le dauphin au Pont-de-l'Arche *"', elle 10 à Rouen'. Son départ de Pacy avait dû coïncider à peu près avec la reddition d'Evreux.
IV. — D'impérieux motifs l'appelaient dans la capitale du duché. La guerre était déchaînée en Normandie; guerre civile qu'allait aggraver rinler\ention étrangère, car personne n'ignorait l'alliance anglonavarraise, ni les préparatifs des Anglais. 11 fallait que, pour sa propre
1. Aime Chéresl, L'Archiprétre. Episodes de la guerre de Cent ans au XIV' siècle. Paris, A. Claudin, 1871J. iri-8'. Four le siège d'Evreux, voy. p. 20-21. Quittance d" « Ernaiit de Cer\olc, che>alicr, capitaine en aucunes des parties de Normandie, aus gou\erncurs generaulx des subsides octroies en IN'ormandic ». — « Savoir vous faisons que nous a\onsreccu de Esticane Régnant neuf cens et sezc Uatcs de (il de chanvre pour f ère le cordage es engins d'Evreux. Doinié à Evreux le ix" jour de juing.l'an mil trois cent cinquante et six «.