G. Picot, op. cit., I, C
3, Les Grandes Chroniques disent simplement : « Et par pluseurs journées furent assemblez en la dite ville en Tostel des Cordeliers, et là firent pluseurs ordenances » (VI. 52).
â. G. Picot, op. cil., 1, 03-0^.
5, Ordonn., IV, i8i-i83 : « Commission pour les trois Eslus par les Eslats généraux, de l'autorité de Charles fils aisné et lieutenant du Roy, et départis dans les diocèses de Clermont et de Saint-Flour ».
G. « Comme à nostre commandement, les diz trois estaz ayent esté assemblez à Paris par plusieurs fois, et derrenieremcnt au cinquième jour de février dorrenierement passé, et aus jours ensuivans, pour nous donner conseil et aide sur la deli- A rance de nostre très cher seigneur et père, et sur la garde, bon gouvernement, tuition et deffencc du dit royaume; et par yceulx ayent esté avisié par grant et meure délibération tant sur le conseil comme sur l'aide, en certaine manière à vous exposée, et plus à plain contenue en certains miles et e.tcriptures, lesquelles après lapremière assemblée ont esté portées par les pays, leus et approuvez par ceulx des pays, tant gens d'église comme nobles, bourgois des bonnes villes et autres, et rapportées à cesle derreni'ere assemblée, et derechef veuz, leuz et approuvez, tant par nous et nostre conseil, comme par les diz trois estaz estans en laditte derrenière assemblée etc. ».
3oO LES ÉTATS GÊNER VUX DE l356 ET DE l357
au Palais Royal, dans la chambre du Parlement, en présence du duc de Normandie, de ses deux frères, les comtes d'Anjou et de Poitiers, et d'une nombreuse assistance. (( Toute la chambre en était pleine », disent les Grandes Chroniques *. Robert le Coq porta la parole ; il « prêcha » sur le thème qu'au mois d'octobre il n'avait pu développer dans toute son ampleur, ni surtout devant l'auditoire sur lequel il comptait'^. Cette circonstance dut contt'ibuer à donner à son langage une acrimonie particulière.
Au temps passé, dit-il, le Roi et le royaume ont été mal gouvernés. 11 en est résulté, pour le royaume et ses habitants, un dommage énorme, dont les causes principales ont été les mutations des monnaies, l'exercice abusif du droit de prise, la dilapidation des deniers publics, enrichissant des favoris indignes 3. Tout le mal était imputable au chancelier, -l'ennemi personnel de l'évèqucde Laon, — et aux autres conseillers, à qui trop facilementle Roiavaitdonné sa confiance. Aussi les Etatsavaientils décidé que vingt-deux officiers royaux, dont l'orateur cita les noms, seraient à perpétuité privés de leurs offices et déclarés incapables d'en exercer de nouveaux '♦. C'étaient Pierre de la Forêt et Simon de Bucy, déjà frappés comme plusieurs de ceux qu'on trouvera sur celte liste ; Jean Chalemart ^ et Pierre d'Orgemont, tous deux présidents au parlement*"'; Nicolas Braque et Jean Poilevilain, maîtres de la Chambre des comptes et souverains-maîtres des monnaies ; Enguerrand du Pclit- Cellieret Bernard Fermaut, trésoriers de France'; Jean Chauveau et Jacques Lempereur, trésoriers des guerres ; Etienne de Paris ^, Pierre