Ibid
3. Ibid. : <( ... et un advocat d'Abbeville appelé Colarl le Caucheteur le advoua ou nom des bonnes villes ; et aussi fist Esliennc Marcel, prevost des marchans de Paris ». L'édition de P. Paris porte : Nicolas le Chauceteur. Colart est une appellation familière pour Nicolas (Colas, Colart); Caucheteur est la bonne forme picarde du nom. Colart le Caucheteur fut l'un des neuf réformateurs généraux et avec un autre avocat, Jean Godart. l'un des deux délégués que les bonnes villes firent entrer dans la commission. 11 se distingua par son zèle révolutionnaire, ce qui ne l'empêcha pas de solliciter et d'obtenir, dès le mois de mars 1857, des lettres d'anoblissement (Arch. nat., .IJ. 8'i, fol. 383, n°77i. — Valois, Le gouvernement représentatif, p. 88-89 et 89, n. i).
h. Gr. Chron., VI, 54.
5. Soit i5 0/0 du revenu annuel : « . . c'est à savoir décent livres de rente xv livres. . » (Gr. Chr., ibid ).
G. Gr. Chr., ibid. : « ... c'est à savoir demy-escu pour chascun jour » et par hommes d'armes.
l'ordonnance ol 3 M VHS i357 3o3
réunir de nouveau le lundi de Quasimodo ', pour exanniner si l'aide octroyée répondait ou non aux prévisions et l'augmenter, au cas où l'insuffisance en serait démontrée -. Enfin, ils élevaient la prétention de tenir deux sessions encore, à des dates choisies par eux, entre le lundi de Quasimodo et le i" mars de l'année suivante ^. ] Le duc de Normandie céda sur tous les points '*. Une ordonnance, datée du jour même, donna force de loi aux requêtes des Etats ''\ 11 est impossible de résumer ici un document maintes fois analysé*^, très int(''ressant, encore que l'importance et la nouveauté en aient été singulièrement exagérées". L'ordonnance du 3 mars i357, cjui touche avec peu de méthode à des questions très diverses, procède à la fois de l'ordonnance du 28 décembre i355, dont l'œuvre réformatrice n'avait pas abouti, et des remontrances formulées par les Etats, au mois d'octobre i356, auxquelles avait mantjué une sanction. Un grand nombre de ses dispositions ilemeurèient lettre morte : celles, notamment, qui visaient des abus invétérés et ne donnaient pas satisfaction à des rancunes particulières.
Encequi touchait les officiers royaux, les uns destitués, les autres suspendus jusqu'à nouvelordre, l'ordonnance reçut, à Paris, uneapplication immédiate et si stricte, que du vendredi 3 mars au lundi suivant, tous les tribunaux chômèrent^. Le 0 mars, le prévôt de Paris fut rétabli dans son office^. On ne procéda à la réorganisation du Parlement qu'à la lin
1. « ... à la XV' de Pasques ensiiyvant », disent les Gr. Chr. (VI, 55), qui se trompent évidemment, à moins que la quinzaine de Pâques ne désigne ici, ce qui parait fort douteux, la seconde semaine après Pâques. La vraie date, que l'on pourrait rélaljlir d'après de nombreux documents de tout ordre, est donnée par l'art. 5 de l'ordonnance du 3 mars iSSy, dont il va être parlé : « ... nous avons ordonné du consantement des diz troiz estas que les diz troiz estais se rassembleront en la ville de Paris par eulz ou par procureurs souffisanment fondez, au lundi aprcs Quasimodo prouchain venant...» {Ordonn., 111, ii8).