Gr. Chr., VI
G. Chronogr., H, 267-268 : « ... insuper ulterius exprimons qualiter corona Francie de qua Ludovicus, cornes Ebroicensis, avusejus^ ex parte patris dudum exierat, melius sibi competebal per mortem avi sui Ludovici supradicti et filii ejus Johannis régis, avunculi sui,quam Edowardo, régi Anglie, qui eam requirebat »
7, Gr. Chr., VI, ii!,.
S. Gr. Chr., ibid. — Froissart. V, 97.
les partisans du Navarrais, le dauphin se plia entièrement à leurs exigences. Un sauf-conduit fut envoyé à Charles le Mauvais pour lui et pour tous ceux, si nombreux qu'ils fussent, armés ou non, dont il voudrait se faire accompagner. Mathieu de Picquigny, le frère du gouverneur de l'Artois, et un échevin de Paris, Charles Toussac, allèrent porter le sauf-conduit à Amiens *. Il avait été rédigé de telle sorte, qu'il n'amnistiait pas seulement le passé, mais semblait être une promesse d'impunité pour l'avenir -.
La délivrance du roi de Navarre n'avait pourtant pas causé une satisfaction unanime et son retour n'était pas attendu, par les esprits sages, sans une appréhension justifiée. Les députés des « bonnes villes » de la Champagne et de la Bourgogne, craignant qu'on ne les contraignit d' « avouer », c'est-à-dire de ratifier par un vote, un acte impolitique, repartirent précipitamment ^.
Le mercredi 2g novembre, à la chute du jour, le roi de Navarre fit son entrée dans Paris, escorté d'un grand nombre d'hommes d'armes ^. « Et étaient avec lui Monseigneur Jehan de Meulan, lors évèque de Paris, et moult grand nombre de ceux de Paris, dont il y avait bien deux cents hommes armés ou plus, qui étaient allés à sa rencontre jusque à Saint-Denis-en-France ; et alla ledit Roi descendre en l'abbaye de Saint-Germain-des Prés » ^.
Le lendemain, 3o novembre, jour de la fête de Saint-André, le roi