Ibid. : « Et le soir bien tart, etc
9. Le sire d'Arlay était Jean II de Chalon, d'une famille qui est à ne pas confondre, mais a été souvent confondue avec celle des Chàlon-Auxerre. Voy. Chérest, L'Archi prêtre, p. 10;), 112 el n. 2.
ASSASSINAT DE .IE\> HAILLET 3'i7
Les portes do l'église furent brisées, et Pcrrin Marc, enlevé de vive Ibrcc, fut traîné au Cliàtclcl '. Le lendemain, on le tira de prison, on le conduisit au lieu c où il a\ait fait le coup x. et sur place, il eut le poing tranché. Après (piui. il fut meneau gibet et pendu sans autre forme de procès -.
L'évèque de Paris ne man(|ua pas de prolester contrôla \iolalion d'un des piivilèges les plus anciens de la juridiction ccclésiastifpic. « 11 fil si bien », (juc le surlendemain de son supplice (i- janvier), Perrin Marc fui « dépendu » el son corps rapporté dans l'église tic Saint-Mcrry. Il eut des obsèques solennelles, le jour même où avaient lieu, plus modestement, celles de Jean Baillel. Le duc de Normandie suivait le convoi de son trésorier, tandis que la bourgeoisie parisienne, le prévùt des marchands en tète, se pressait derrière le cercueil de Perrin Marc-*.
Dans la même journée *, im Conseil fut tenu par le duc de Normandie, où l'on examina la question, qui au fond priinait toutes les autres: celle de la paix avec l'Angleterre. A la (in du mois d'août de l'année précédente, deux conseillers et un aNOcat du Uoi au Parlement. Etienne de Paris, Jean de Champeaux et Kegnaut d'Acy, acc<jmpagnés d'un notaire de la chancellerie royale, étaient partis pour l'Angleterre, afin de négocier avec les mandataires d Edouard 111 le traité de paix, dont on escomptait la conclusion prochaine^. Le nouveau chancelier, Gilles Aycelin de Montaigu, qui avait succédé à Pierre de la Forêt'', était
• I. Gr. (Jhr., VI, 82-83.