Ibid
DEUXIÈME HÉCONCIMATION 1)L HOl UE NAVARUE AVEC LE DALPHIN 305
entendu : « Toutes lesquelles choses monseigneur le duc leur ocliova') '. Marcel pouvait tenir sa victoire pour d'autant plus coiTiplète, (ju un allié était atlciidii dont le jjrestige et l'habileté l'aideraient à trioniplicr des derniers obstacles.
\ll. — Peu après (2G i'évrierj, le roi de Navarre arrivait à Paris, escorté de nombreux hommes d'armes, venus à sa suite ou accourus à sa rencontre. Il descendit à l'hôtel de Nesle, qui était la propriété du dauphin-. Le même jour, le prévôt tles marchands alla le trouver. Il le pria de présenter au duc de Normandie les justes requêtes du parti populaire, et aussi de prendre l'ait et cause pour les auteurs et instigateurs des exécutions sommaires du 33 février. Charles le Mauvais, qui n'avait pourtant ni pression morale, ni violence à redouter, promit tout ce qu'on lui demandait^. Pendant le reste de la semaine, les i< deux reines », le prévôt des marchands et l'évèquc de Laon, s'employèrent activement à rapprocher le roi et le duc, car depuis le mois de décembre, des causes de dissentiment, nouvelles et nombreuses, les avaient éloignés l'un de l'autre. Le résultat cherché fut atteint, après plusieurs jours de négociations, vers le 8 ou le 10 mais. Mais peu île gens connurent les conditions de l'accord inter- Nenu ''. Toutefois, la bonne hariui»nie semblait parfaitement rétablie entre les deux beaux-frères. Le duc donna son hôtel de Nesle au roi et à la reine de Navarre, alin (ju'ils eussent une habitation à l'intérieur de {( la forteresse », c'est-à-dire de l'enceinte fortifiée de la ville de Paris, et qu'ils fussent logés plus près de lui^. Chaque jour, les princes dînaient ensemble, et ils éprouvaient ou feignaient l'un pour l'autre une vive amitié*^.
A ers ce temps-là, le roi de France, — auquel on ne songeait plus beaucoup — , écrivit d'Angleterre qu'on lui envoyât deux prélats et