‹ Histoire de Charles VChapitre 354 sur 381 · Gr. Chron., p. i a i · texte numérisé non relu

Gr. Chron., p. i a i

2. Ibid. o ... et si .scroieiit les dictes (sic) un conz mile prises toutes sur Ici aides que le peuple fcroit pour cause des guerres, sanz ce que le dit régent en fcust autrement leniiz ne obligiez. »

/(. Gr. CItr., M. 121 : «... et aGn que les diz régent et roi tenissent sanz cnfrain dre toutes les choses dessus dites, l'cvcsque de Lysieuv, qui présent estoit, chanta une messe ou dit paveillon, environ heure de nonne, cl consacra deux personnes, en espérance que de l'une fcust fait ii parties et usées par les diz régent et roy. Et quant la messe fu tlictc, les diz régent et roy jurèrent sur le corps-Dieu sacré, que le dit evesque Icnoit entre ses mains, queilz tendroient et acompliroient sanz enfraindre tout cequechascun avoit promis, prcsenz à cedus, contes et barons, tant comme il en povoit ou dit paveillon. Et après le dit evesque brisa Toiste et en voult faire user à chascun des diz régent et roy ; mais le dit roy dist qu'il n'estoit pas jeun ; et pour ce le dit régent n'en prist point aussi, jasoit ce que il se feust ordené pour le recevoir. Si usa tout le dit evesque. »

Mêmes détails dans la lettre au comte de Savoie : « Et fu la diclc paiz jurée à tenir par nous et le dit roy sur le corps Nostre Seigneur Jhcsu Crist, que avoit consacre, en la présence de nous deux, de la dicte royne, des diz messagiersdu Saint-Siège de Romme et de pluseurs autres, noslre amé et féal conseiliier l'cvesque de Lisieux, et le devions recevoir comme bon ami et vray crestien nous et le dit roy, et nous estions confessez et feusmes tout prest de le recevoir, quant estoit de nostre personne ; mais le dit roy s'estoit disne: ù Saint-Denis, avant qu'il venist ans Iraictiez. et nous Gsl muser comme il li plut. »

concouru. L'incident était d'un fâcheux augure, même en écartant toute idée de préméditation de la part de celui qui l'avait provoqué ; il faisait présager de nouveaux et plus graves dissentiments.

Charles le Mauvais regagna sa résidence de Saint-Denis, tandis que le dauphin retournait aux Carrières*. 11 avait été convenu que le roi de Navarre userait de son crédit pour ramener les Parisiens à l'obéissance. 11 ne mit pas beaucoup d'empressement à s'acquitter de la mission qu'il axait acceptée. C'est le lo juillet seulement, le surlendemain de la conférence, qu'il vint à Paris. Il y fut si froidement accueilli, qu'il ne se soucia pas de transmettre au régent la réponse des Parisiens, sur laquelle celui-ci comptait, etqu'il attendit en vain toute la journée. Nous verrons plus loin ce qu'avait été cette réponse et à quel propos elle fut faite. On en connut les termes par Charles le Mauvais lui-même, mais on ne tint pas de lui et il ne pouvait rapporter tous les détails de son entrevue avec les meneurs de rilôtel-de-Ville. On croyait savoir, dans l'armée du régent, que les partisans de Marcel avaient reproché assez aigrement au roi de Navarre d'avoir traité sans eux et pour lui seul, ajoutant qu' (( au demeurant, ils n'en avaient cure et sauraientbien se passer de lui »-. Leurs reproches furent d'autant plus amers, que déjà sans doute ils voyaient poindre et grandir une opposition, à laquelle il ne faudrait qu'une occasion favorable pour se déclarer. Néanmoins, Marcel et sa faction étaient encore trop forts pour avoir rien à craindre. Leurs ennemis n'auraient pu engager la lutte sans être écrasés. Le prestige du grand prévôt était intact; d il dominait et ensorcelait, en quelque sorte, les habitants de Paris, comme jadis Arlevelde, les Flamands » 3.

Charles le Mauvais s'en rendit compte aisément, et, au lieu d'exhorter les Parisiens à faire leur soumission au régent, il resserra son alliance avec eux, et, des le lendemain (ii juillet), introduisit dans Paris une troupe mercenaire, composée en majeure partie d'An-

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