‹ Histoire de Charles VChapitre 39 sur 381 · LE PREMIEU DAUPHIN' DE LA MA [SON DE FRANCE · texte numérisé non relu

LE PREMIEU DAUPHIN' DE LA MA [SON DE FRANCE

pensable, il fut pour cet objet spécial, et en dépit de son âge, réputé majeur *.

Tous les articles du premier traité, que la récente convention ne rendait pas caducs, étaient expressément confirmés 2. Ainsi se trouvaient posées, d'une façon au moins implicite, les bases « d'un régime d'union personnelle », auquel la province sera soumise, en théorie, jusqu'à la fin de la monarchie, u Sans être annexé au royaume, le Dauphiné appartiendra au fils aîné du roi do France, ou au roi lui-même s'il n'a pas de fils » •*. Le fils aîné du Roi s'appellera dauphin de Viennois ; il portera les armes écartelées de France et de Dauphiné ; jamais il ne devra abandonner ni son nom, ni ses armes ^.

IV. — Ilumbert II, dont la complaisance à se prêter aux vues de Philippe VI avait été payée de quelques avantages pécuniaires, continuait à se bercer de rêves chimériques. En i3/|0, l'année même de Crécy, il dirigeait en personne une obscure et stérile croisade, — l'expédition tant de fois différée, que le roi de France aurait dû Commander, et pour laquelle le Pape n'avait pas trou\é d'autre capitaine que le dauphin^.

le Bel, « pour raison de doaire », étaient grevées d'un droit d'usufruit, qui ne s'élciguit qu'en 1371.

1. Lettres du 1 1 avril i3'i4 : « Et pour ce que le dit Philippe est meneur d'eaige (il n'avait pas huit ans accomplis, et non « à peine quatorze ans », comme l'a cru M. Guiffrey, p 55) et en nostre poissancc paternel, nous avons eaigic et eaigeons le dit Philippe, de nostre p'cinc poissance et auctoritic roial ; lequel premièrement eaigic et après auctorizié de nous, a juré tenir et garder les choses dessus dites... Et avec ce, nous et nostre dite compaigne avons ordené et promis faire et curer que nostre dit filz Philippe, si tost comme il vendra en l'eaige de quatorze ans, jurera et se obligera tenir et accomplir toutes les choses dessus dites. » Cette dernière phrase montre qu'il s'agit d'une émancipation, non point générale et définitive, mais en quelque sorte de circonstance et limitée à un acte particulier.

2. Traité du 7 juin i3i4 (Arch. nat , J. 278, n° 4. — Guiffrey, Pièces justil'., xiii, p. i(j2-2o2). — Huile deconfinnaticjn deClémeul VI ; Villeneuve-d'Avignon, 5 août i34/( (Arch. nat., J. 282, n° i. — Guiffrey, Pièces justif., n° xvii, !>. 207-2 1 1).

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