‹ Histoire de Charles VChapitre 42 sur 381 · Ibid., II · texte numérisé non relu

Ibid., II

8. Ibid , II, G25. n Item, die xiv februarii vcnit dominus apud Tinctum {et non Tinetum), et cancellarius et consilium domini régis et ducis apud Turnonem pro translatione proprietatis et possessiouis Dalphinatus in Carolum primogenitum domini ducis Normandiœ ».

Humbert II se trouvait en personne à Tain, petite ville du Viennois (Drôme, arr' de Valence, ch.-I. de c°°), sur la rive gauche du Rhône, en face de Tournon (Ardèche, ch.-I. d'arr'), qui était situé dans les Etats du comte de Forez. Les principaux négociateurs français étaient : l'ancien chancelier Guillaume Flotte, son successeur,

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duc de Normandie '. Une nouvelle et riche indemnité payait le sacrifice des droits viagers qu'il avait jusque-là retenus -.

Bien qu'il fût difficile à l'ancien dauphin de revenir sur une détermination aussi ouvertement manifestée, aucune précaution ne fut négligée pour prévenir les défaillances de sa volonté. Par un acte du mois de juillet de la même anm'e, donné à Lyon, Jeanne de Bourhon fut fiancée au jeune prince qui allait, le premier de sa race, porter le titre de dauphin •'. Les loo.ooo llorins que le duc IMerre constituait en dot à sa fille, devaient être versés à Humbert II, qui en toucherait la première moitié, au plus tard, le jour où son successeur serait mis en

Firniin de Coqiicrel. ('vèquo de Noyon (cl non do \mes, comme M. GuifTrey l'a imprimé par erreur, p. 72), et Pierre de la Forrt, chancelier du duc de Normandie, qui devait remplacer, comme cliancelier de France, Firmin de Coquerel. décédé cette même année. Le bailli de Màcon, Pierre Archimant, prit aussi quelque part à la préparation du troisième tran.yiort. Voy. une quittance, donnée par lui, à Lyon, le !i février 18^9 : « pour noz dopens faiz à Uomaiiis et es partiez de Viennois, ou nous havons esté envoicz et lonc temps demorra /sic/ du commandement de noz seigneurs, Mons. de Noion, chancellier de France, Mens, de Ravel et les autres du conseil ». (Bibl. nat., Clairambault, V, n° i5o).

1. 11 avait fait connaître « son secret » aux envoyés du roi de France, dès le 20 février. (Valbonnais, II, G25.) Le traité solennel, qui fut dressé en conséquence, est daté de Romans et du 3o mars : a penultima die mensis marcii, anno nativitatis Domini millesimo CGC quadragesimo nono, secundum nioreni patrie dalphinalis (c'était alors le style impérial deXoél, après avoir été longtemps le style de l'Incarnation) » (Arch. nat., J. 277, n" 18. — GviifTrey, up. cit., P. J., n° xwii, p. 223-aiG|.

2. Guiffrey, op. cit., p. 7O-77. En somme, il stipulait le payement en sa faveur de 200.000 llorins, dont 100.000 devaient être versés par le roi et 100.000 par le duc de Bourbon, dans les conditions qui seront indiquées plus loin, et de 18.000 florins de rentes nouvelles, car il conservait une ancienne rente de 10.000 florins.

3. Arch. nat., P. i365*, n° i43o. o Jehan, aisnez, fllz du Roy de France... et nous Pierres, duc de Bourbon nois, contes de Clermonl et de la Marche, chambrier de France. Savoir faisons... que nous, c'est assavoir Jehan, duc deNormendie... ou nom de nous et pour nous et de Charles de France, nostre ainsné fils d'une part, et nous Pierres, duc de Bourbonnois... avons ordené et accordé, ordenons et accordons,... ou mariaige parlé et traictié entre les diz Charles et Jehanne, les paccions et convenances qui s'ensuivent etc. ». « Donné à Lyon sur le Rosne l'an de grâce mil trois cenz quarente et neuf ou moys de juillet ».

Le pape avait-il essayé de prévenir ce dénouement .^ Peut-être, car il avait appuyé un projet formé par le roi d'Aragon, Pierre IV le Cérémonieux, qui songeait à marier sa fille aînée. Constance, née de son premier mariage avec Marie de Navarre^ au fils aîné du duc de Normandie, Charles de France. Le i" février 1849, Pedro Jordan de Urries était envoyé à la cour de Philippe YI, pour négocier ce mariage, qui n'avait aucune chance de se faire, bien que la première idée en remontât à i345 et qu'il en fût encore question au milieu de l'année iS^g et même au début de i35o

36 LE PREMIER DAUPHIN DE LA MX^TSON DE FRWGE

possession effective du Daiiphiné, où il en aurait la « saisine réelle » (apprehensio realisj '.

La date du mariage avait été fixée au 29 septembre 2 ; ce terme fut prorogé à trois reprises : une première fois jusqu'à la fête de S. André, apôtre (3o novembre) 3, une seconde fois jusqu'au mardi avant la fête de la Purification de la Vierge (2G janvier i35o), et en dernier lieu jusqu'au mardi après la quinzaine de Pâques (8 avril) '*. 11 ne fut pas nécessaire de recourir à un nouveau délai, car le 8 avril la cérémonie, tant différée, était enfin accomplie ^. Les retards apportés à la célébration du mariage peuvent s'expliquer par l'état de santé du u jeune dau-

(Barcelone. Archivo rcal delà Corona de Aragon. Sigilli secreti, Reg. ii3o, fol. 7-13. — G. Zurila, Anales de la Corona de Aragon, l. II, fol. i85, 234, 238, Ces textes m'ont été indiqués par M. J. de Maupassant). — La date des instructions de Pedro Jordan de Urries est bien le i" février iS'ig (et non i348), car il y est fait mention du décès de la reine Léonor, la seconde femme de Pedro IV, survenu à la On d'octobre i3Zi8.

1. Le traité du 3o mars et le contrat de mariage ne s'expriment pas tout à fait de même à cet égard : « ... volumus, concedimus et consentimus, dit Humbert II, en réglant les conditions du transport, quod solvendo dictis nostris execulorihus in apprehensione reali possessionis Dalphinalus quinquaginta milia Jlorenorum, residua quinquaginta milia solvat et solvere teneatur ad quinque annos immédiate sequcntes etc. ». (GuifTrey, p. aSg.) D'après le contrat de mariage, les premiers 5o.ooo florins devront être payés « entre ci (juillet i3i9) ^^ le temps de l'appréhension reele de la possession du Dalphiné de Viennois, le quel nostre ires cher et amé cousin messire Humbert, dalphin de Viennois, a transporté de nouvel au dit Charles ». (Arch. nat., P. i365', n° i43o.) Et en fait, à cette époque, lo.ooo florins avaient déjà été payés à Humbert II par Pierre de Bourbon, du commandement du duc de Normandie. C'est pourquoi j'ai dit : au plus tard, le jour, etc.

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