P. 215-22G. Itinerarium Edwardi quarli
h. Voy. ci-après, t. I, ch. vi, La bataille de l'oitiers.
I>TRf)UI CTID.N XXV
sur le pliiii (le la i"' ('"dilioii, c'csl à-dire avec une (radmiirm ,in- }4:laise du Icxlc IVaiicais '.
G. — (iKoi I unv OU (îi:()ffui:y le Bakkh di: Swynebroke. Chroiiicon GalJ'rkli le Hnker de S. (édil. i\v VAw . Mauudc 'riioin|)s()u, Oxford. Clarcndoii Press. icSSç), in 'i"). — L'auteur était un {•Ic'ic originaire du conilé d'Oxford "^. Sa cliionique. f[ui commence en i3o3 et finit en io5(J, est surtout intéressante pour le règne d'Edouard III. Les notes, les éclaircissements donnés par M. Maunde Thompson, ajoutent beaucoup cà la valeur de cette œuvre historique. La chronique est écrite dans un latin emphatique, souvent peu clair, malgré sa prolixité. La chevauchée à tiavers le Languedoc (i355) y est racontée longuement. La bataille de Poitiers a fourni la matière d'un récit très développé, mais embrouillé et confus, d'où il y aurait beaucoup à tirer, s'il était toujours possible d'interpréter exactement ce que le chroniqueur a mal compris et de remettre chaque chose et chaque détail à sa place.
//. — Thomas Gray. Scalacronica bysir Thomas Gray of Ilelon, Kiiight. A chronkle of Eiiglaiid and Scolland from A. D. ML A VI (o A. D. MCCCLXU (édil. Jos. Stevenson, Edimbourg. i(S36 : pour le Maitland Club)"^. Les Gray ou Grey étaient une famille anglaise, établie de vieille date dans le Norlhumberland. L'auteur, appelé Thomas comme son père, est mentionné dès la douzième
1. C'est en somme la traduction même de Coxe, quoique l'éditeur dise l'avoir améliorée et corrigée. Voy. sur ce point une note de M. E. M. Thompson, dan» son édition de la Chronique de G. le Baker de Swynebrokc.
2. De Swinbrook, audit comté. J'ai conservé dans toutes les citations la forme ancienne de ce nom (Swynebrokei.
3. 11 faudrait écrire plutôt : Scalachronica. J'ai suivi la graphie de l'éditeur. — Une traduction anglaise de cette chronique a été donnée tout récemmen {Scalacronica by sir Thomas Gray. The reigns of Edward I-III. Translated by sir Herbert Maxwell. Glascow, Mac Lehose, 1907.) Cette publication, que je n'ai pas eu le loisir d'utiliser, laisserait à désirer au point de vue scientifique \The English hislorical Review, oct. 1907, p. 787-788).
XXVI INTRODICTJON
année d'Edouard III (iSSg)*. Fait ptis(jiinier par les Ecossais, en i3ô5, lors de la prise d'armes fomentée par Jean II. il est emmené en captivité à Edimbourg, et c'est là qu'il commence à compiler sa chronique, qui n'est originale qu'à partir du règne d'Edouard I '-. Le 5 octobre i358 au plus tard, il était libre de nouveau 3. Il fit la campagne de France, en iSog-iSôo, sous les ordres du prince de Galles *. Le récit qu'il en a laissé est mal ordonné, mais plein de faits et. somme toute, très intéressant. L'œuvre de Thomas Gray s'arrête en 1862 ; lui-même serait mort en 1869 ^. Cette chronique n'a. pour ainsi dire, jamais été utilisée en France. Elle est écrite dans le pitoyable dialecte anglo-normand de la seconde moitié du xiv" siècle. La partie originale a été traduite en anglais, au xvi" siècle, par Leland, d'ajîrès un manuscrit plus complet que celui qu'a reproduit Stevenson {Joa/mis Lelundi, unliquar'd, -de rébus Brilaiinids collée lanea, t. I, pars secunda, p. 009 et suiv.).
/. — .1 C/iroiiiele of London from 1089 lo 1^83. wr'dlen in Ihe JiJ'leenlh cenlary (édit. Mcholas-Harris Nicolas, Londres, 1827, in-4"). Des documents importants sont publiés en appendice.
3° Sources élrangères autres que les chroniques anglaises. — Une ou deux clironiques allemandes ont été citées exceptionnellement''. Au contraire, les Islorie Florentine de Matteo Villani, le frère et le continuateur de Giovanni (i348-i363). ont
1. Iiilroduction, p. xii. — 11 y a lieu de remarquer que, dans les actes de la cliancellerie, son nom est écrit : de Grey (P. R. O., Chanccry Warrants, 171^ (a. i355) : « . .pro Thoma de Grey, chivaler ». — Voy. aussi la note i ci-après.