Jouvenel, p
6. Pai* lettres du 1G aoftt lil8, comme on l'a vu plus haut; il agit encore en cette qualité les 8 décembre U18; 11, 18 et 27 janvier, 11, 24 février, 14 avril 1419. Il se fixa au commencement de mai à Lyon (D. Vaissete, t. IV, p. 448), où il paraît avoir représehté la personne du Dauphin pendant tout le coui's de cette année.
7. n est ainsi désigné dès le 24 octobre 1418, dans des lettres du Dauphin. Cf. Berry, p. 436. -— D. Vaissete dit vaguement qu'il fut nommé lieutenant « vers le njois de décembre. » Voir t. IV, p. 448, et note, et p. 590 et suiv.
8. En mai 1419^ après avoir pris possession, à la fm d'avril, du gouveiTiement de la provinte. D. Vaissete, t. IV, p. 449-50.
9. Il est qualifié de la sorte dans une pièce du 4 décembre 1418. Claii'anibault, 87, p. 6829.
10. Lettres du 4 février 1419, indiquées par D. Vaissete, t. IV, p. 448. H.. Le r. Anselme, t. VII, p. 578.
enfin le comte de Vertus était à la veille d'être nommé lieutenant et capitaine général dans le Poitou et la Guyenne ^
Le Régent avait daigné accorder un pardon complet aux habitants de Tours ; mais il n'avait pas voulu leur faire Thonneur d'entrer dans leur ville *. Aussitôt après l'occupation , il avait pris le chemin du Berry, et s'était arrêté à Loches '. C*est là qu'il reçut une députation composée de six des plus notables bourgeois de Tours» qu'il avait mandés «pour ore aucunes choses qu'il leur avoit à dire*. » Une de ces choses, c'était qu'il lui fallait un prêt de trente mille francs. Le Dauphin déclarait d'ailleurs que si les habitants se voulaient conduire en bons et loyaux sujets, il leur donnerait son amitié, et tiendrait tout le passé pour non avenu'. Les Tourangeaux s'exécutèrent : le 14 janvier, à la réception d'ime lettre pressante du Dauphin , ils déclarèrent qu'ils étaient « prests d'obéir de corps et de bien à Monseigneur le Daulphin •. »
De Loches , où Charles avait reçu une ambassade de la ville de Melun ', il se dirigea sur Issoudun, et s'avança par Bourges jusqu'à Sancerre •, où se fit une grande concentration de forces destinées à agir contre les pays du duc de Bourgogne. LC' Dauphin y séjourna trois semaines, et, après avoir pourvu aux besoins de la défense siir les frontières du Nivernais et dans ses garnisons du Centre ®, il se dirigea vers Gien et Montargis**^. Voulait-il se rapprocher dé la capitale, où des négociations