Id.,t 9 v
2. Origmal aux Archives de Tours; lettre publiée par M. Luzarche (p. 35).
1421 LE DAUPHIN DE BAUOÉ A SON AVÉNE^iENT. 221
Et pour ce, très hault et^mssaat prince et nostre très redoubté seigneur, nous vous prions très ardemment, pour Tonner de^ Yostre royaume de France , qu*il vous plaise de venir icy , en ce pays d'Anjou, pour aler incontinent en Normandie, car, à l'aide de Dieu, tout est vostre.
Item, très hault et puissant prince et nostre très redoubté seigneur, nous vous envoyons la bannière du dit duc de Clarence, et est celui c^ la portoit mon prisonnier, car il a esté ♦pris par le gentilhomme de mon hostel appelé Thomas Walen.
Item, très haùlt et. puissant prince et nostre très redoubté seigneur, plaise vous savoir que vostre amé messire Charles le Bouteiller est mort à ceste journée, dont Dieu aie ram0 1 lequel en son vivant estoit senéschal de Berry ; et pour ce, très hault et puissant prince et nostre très redoubté seignaur, nous vous prions de tous nos cuers qu'il vous plaise, de vostre grâce et à nostre requeste, de donner le dit office, comme ledit chevalier l'eust en son vivant, à vostre serviteur et nostre cousin Thomas Serton, lequel a grandement fait son devoir à ceste fois.
Autre chose ne vous savons dire de présent, fors qu'il vous plaise de nous mander vostre enlencion avecquesce mesme poursuyvant.
Très hault et puissant prince et nostre très redoubté seigneur, le Saint Esperit vous ait en sa sainte garde comme nous le desirons.
Escript en ceste dicte ville deBaugé, la veille de Pasques, à mye nuit.
Vos très humbles serviteurs, les contes de Douglas et de [Boucan] *.
A la nouvelle de cette victoire , la première pensée du Daur phin fut une pensée d'actions de grâces. Il se rendit à pied^ la cathédrale, a en grande joie et diligence, » et y fit célébrer une « belle et i^otable messe chantée , » à l'issue de laquelle Pierre de Versailles prononça un sermon ; après avoir remercié Dieu, Charles, « fort joyeulx de la signalée victoire qu'il lui avoit donnée , » retourna au château pour prendre sa « refexion »^ et faire ses préparatifs de départ *. Répondant à rappel de ses généraux, il partit le jour même, avec Tintention
1. Le texte de cette lettre a été publié par M. Compayré, dans ses Études historiques sur l'Albigeois (1841, inri% p. 226); il est tiré des Archives d*AIbi.