Chastellain, t. I, p
le. La première penaëe du CoDseil se tourna vers ce prince.
ouvertures vinrent-eliea du Dauphin ou du duc? On ne Quel n'est pas le prestige de la victoire î Le versatile 1 VI revint peut-être de lui-même h l'alliance française, jours est-il que, le 1" mai, une ambassade, à la tête de lelle était le nouveau connétable, le comte de Buchan, "ouvaît à Vannes '.
} Dauphin quitta Poitiers le S avril ; il séjourna à Chînon 1 au 15, à Saumur du 15 au 28; là, apprenant que le duc de agne consentait à une entrevue, il prit la route de Sablé, il devait le joindre , et visita sur son passage le champ de lille de Baugé *. II était le 4 mai à Sablé, où le duc son i-frère s'était rendu de soq côté ,-avec le comte de Richeil, récemment sorti de captivité; uoe réception brillante faite aux deux princes, et ils reçurent des présents du phin *. Les uégociations ne furent pas longues : dès le ai était signé un traité d'alliance et de confédération. es deux princes , considérant que les Anglais sont desccn-
dans le royaume , dont ils occupent une grande partie , Is déticQnent les personnes du Roi et de la Reine, et s'efeut de priver le Dauphin de la succession au trône, chose « seroit en grant scandalle, lésion et dommage, et à l'esheicioQ de la maison et lignée royale, » et au » grant repro- » des deux princes contractants; considérant d'autre part itant alliés, ils seraient, avec l'aide de Dieu, en mesure de ster aux ennemis et de préserver le royaume, conmie aussi s'opposer à tous ceux qui leur porteraient préjudice et image (entr'autres Olivier et Charles de Blois, qui, « au très it déplaisir » de Charles Régent, ont récemment tenu le
prisonnier); après mûre délibération, se sont, « outre et Icssus les amitiés, alliances et obligations » où ils sont l'un îrs l'autre, promis, «pour plus grande fermeté etaccroisse-
D. Horice, t. H, col. IIU.
< Hardi ensaivuit, xux* jour dii dit mois d'avril, Moaseigoeur »a giste à Baugj... >
L«s dépeoses du Dauphin, relatives kteOe r^ption, s'élèvent i13,S78 1. 1. Arcbives,
9 , r. 3. — 7 mai : Don à Richard de Bretagne d'un dwval du prii de 2,500 1.
ment dé bonne amour, » foi , fraternité et confédération l'un à regard de Tautre, tant pour eux que pour leurs pays et, sujets :
Le duc de Bretagne s'engage, en son nom et au nom de ses sujets, à chérir et à honorer Charles Régent et à lui complaire en toutes manières, à lui donner conseil, confort , aide et secours contre les Anglais et contre leurs adhérents et alliés, avec toute sa puissance , sans y rien épargner, et à s'opposer à tous ceux qui s'efforceraient d'endonunager la seigneurie du Roi et du Dauphin; à cette cause, il met lui, ses pays et sujets, en guerre ouverte contre lesdits ennemis, leurs alliés et complices, et déclare qu'il renonce à toutes alliances , à tous traités et parlemens avec eux et leurs alliés , attendu , dit-Il , « que jamais à eux ne entendismes avoir tresve, ^sinon sur l'intention que pendant icelle nous puissions envoyer par devers lesdiz ennemis pour traicter du bien de paix, se faire se povoit, et quç à présent sommes bien acertenez que ils ne veulent accord ne appoinctement, mais tendent à eux attribuer la couronne et seigneurie royal de France ; » il déclare donc casser, froisser et annuler la trêve et abstinence de guerre que ses ambassadeurs pourraient avoir contractée en son nom avec les Anglais, leurs alliés et leurs adhérents ;
De son côté , Charles Régent , connaissant la bonne affection du duc envers le Roi et lui, déclare qu'il l'aimera et chérira, le maintiendra dans ses droits , honneurs et dignités, et lui « complaira en toutes manières raisonnables, » qu'il l'aidera contre ses anciens ennemis et leiu*s adhérents , et contre tous autres qui voudraient entreprendre quoi que ce fût contre sa personne, ses pays et sujets; qu'il l'aidera en particulier contre Olivier et Charles de Blois, pt leur mère, le^rs alliés et complices, pour parachever la mise à exécution de la sentence du Parlement rendue contre eux, à raison du crime de lèse-majesté dont ils se sont rendus coupables, et qu'il se met dès à présent en guerre contre eux, renonçant à toutes alliances et promesses à ce contraires.
Les deux princes promettent, en paroles de princes, sur les saints Évangiles, et sous l'obligation de leurs biens, meubles et héritages, de tenir, accomplir et avoir pour agréables les choses
dessus dites, tant pour eux que pour leurs pays et sujets, et de ne faire aucun traité avec lesdits ennemis , leurs adhérents ou autres contre lesquels est faite la présente alliance, sans le consentement Tim de l'autre K
Dans ime clause préliminaire , tenue secrète , Charles avait pris rengagement, à la requête de son beau-frère, d'éloigner de sa Cour le Président de Provence, le bâtard d'Orléans, Guillaume d*Avaugour et Pierre Frotier, désignés comme complices du comte de Penthièvre *.
Par lettres du même jour, le Dauphin donna à Richard de Bretagne le comté d'Étampes , en reconnaissance de ses services et en souvenir de ce qu'il avait contribué, en 1418, à la délivrance de la Dauphine. Richard , investi d'un grand coïnmandement militaire , recevait en même temps diverses seigneuries confisquées sur les Penthièvre '.
Enfin, c'est encore à Sablé que fut arrêtée ime doui)le alliance, destinée à resserrer les liens qui unissaient les princes restée fidèles au trône : celle de Richard de Bretagne avec Marguerite d'Orléans, sœur du duc Charles, née en 1406, et celle du jeune duc d'Alençon avec la fille du duc, Jeanne d'Orléans, née le 13 septembre 1409*.
Tranquille du côté de la Bretagne, où il croyait pouvoir compter désormais sur la fidélité du duc , le Dauphin entama les opérations militaires. Le comte de Buchan , le duc d'Alençon, le maréchal de la Fayette, La Hire et Saintrailles , à la tête d'environ six mille combattants , mirent le siège devant Alençon, et forcèrent le comte de Salisbury, accouru à la hâte, à battre en retraite et à se replier sur l'abbaye du Bec *. Pen-