Tome IV, p
4. Bruxelles, 1863-1866, 8 vol. gr. in-8» (Publication de l'Académie royale de Belgique). Le tome I contient les fragments de la Chronique pour les années 1419-22; le tome II, ceux de 1430-31 , d'après le ms. de Florence comparé avec le kAs. d*Arras, et de 1452- 53, d'après le ms. 16881 de Bruxelles; le tome 111 celui (inédit) de 1454-58, d'après le ros. 15843 de Bruxelles; le tome IV, celui de 1461,-64 , revu sur un ms. du château de Beloeil, en laissant subsister une lacune pour la fin de 1462 et les premiers mois de 1463; le tome V, les autres fragments jusqu'en 1470; le lome VI, divers morceaux en vers et VExpositûm sur vérité mal prise , déjà publiée par Buchon ; le tome VII d'autres moréeanx inédits ou déjà publiés, en prose et en vers; le tome Vm, le Litre des faits ée Jacques de Lalaing , attribué à tort à Ghastellain, et d'autres pièces d'tme attribution diMiteuse.
5. M. Kervyn de Lettenhove pense que l'on pourrait réti^Uter en Espagne le C^e intégral de cette œuvre historique si impoilante.
6. Compte de la recette générale de Hainaut, cité par M. Keityn , 1. 1, p. xxvni.
INTRODUCTION
historien, » — c'est le jugemont de M. Michelet, — el où, à travers une phraséologie fatigante et une emphase trop habituelle, on trouve des appréciations judicieuses, des récits circonstanciés et fort curieux, des portraits tracés de main de maître. On peut dire que, si nous n'avions pas Ghastellain , le quinzième siècle serait imparfaitement connu. Certaines parties de son œuvre sont toute une révélation. Admirateur passionné des ducs de Bourgogne, il est d'autant moins suspect quand il rend hommage aux royales qualités de Charles VII. A coup sûr , c'est le chroniqueur bourguignon le plus impartial et le mieirx renseigné sur la personne du Roi : il a résidé pendant plus de dix années en France, étant au service de Pierre de Brézé (143o-46), et il a pu voir la Cour de près *. Combien il est regrettable que nous en soyons réduits à ne posséder que des fragments de cette chronique y dont le secours serait inappréciable pour l'histoire !
De nos jours, M. Vallet de Viriville a rendu de très importants services pour l'étude du quinzième siècle.
Indépendamment du texte de Jean Chartier, cité plus haut, il a donné, dans son édition de ce chroniqueur : l**une brève chronique de 1403 à 1429, attribuée par lui à Jean Raoulet, capitaine au service de Charles VII ' ; 2^ un fragment d'une version française des Grandes chroniques de Saint-Denis (nous la citerons sous la rubrique : Abrégé français du religieux de Saint- Denis), qui n'est pas sans intérêt ' ; 3** deux courts morceaux se rapportant aux années 1428-1431*.
En dehors de cette publication, où se trouvent également des extraits de comptes sur lesquels nous revien-