Parmi eux Ggure Jeau Havarl
7. Nous en avons compté trente , sans épuiser la liste. Tout ce qu'il y a de plus considérable dans l'entourage du prince y figiu^e.
8. Ce titre fut prodigué par le Dauphin , qui souvent n'avait point d'autre moyen de rémunérer les services : nous n'avons pas compté moins de Ircnte-sepl chambellans, et sans doute nous ne les connaissons pas tous.
9. Il était encore en fonctions en février 1440. Voir des lettres données en sa faveur, Ordonnances f t XV, p. 309. Il y avait aussi un tailleur et valet de' chambre, et un armurier et valet de chambre.
ministratioa de la justice : à côté du Conseil , il fallait un Parlement. Le gouvernement qui siégeait dans la capitale n'avait rien eu de plus pressé que de mettre en sa main tous les offices du royaume *, et de remplacer les membres du Parlement et des autres corps de TÉtat par des créatures du duc de Bourgogne *. Le Dauphin, une fois qu'il fut bien constaté que ses tentatives de conciliation demeureraient vaines, s'occupa de pourvoir à ce besoin. ïl avait autour de lui plusieurs membres du Parlement de Paris : par lettres données à Niort, le 21 septembre 1418, il institua son Parlement. Dans ces lettres, le Dauphin rappelle d'abord ce qui s'est passé dans la capitale : les horribles massacres commis avec une scandaleuse impunité; les mutations faites arbitrairement par le duc de Bourgogne, lequel n'avait nul droit « de soy entremettre du gouvernement du royaume ne de Monseigneur. » Le Dauphin, considérant que le Roi n'était point en sa franchise, mais à la merci du duc, qui « n'a en ce que voir et que connaître, » et que, « en l'absence et durant l'empêchement» du Roi, à lui seul appartient le gouvernement du royaume ; voulant protéger ses sujets et leur faire administrer bonne justice, déclare commettre Jean de Vaily, président au Parlement, quatre anciens maîtres des requêtes, les doyens de Paris et de Senlis, les archidiacres de Meaux et de Poitiers, et huit autres de ses conseillers (en tout dix-sept magistrats), pour « tenir et exercer la Cour et juridiction souveraine du royaume » à Poitiers, avec toutes les prérogatives dont jouissait le Parlement ^
Le Parlement de Poitiers commença ses travaux le 1^ décembre 1418*. 11 était composé de ce qu'il y avait de plus an-