LXVIII INTRODUCTION
quelques hisioriens *, V Histoire latine de Thomas Basin avait été, dès 1842, Tobjet d'une étude attentive de la part do réminent éradit*. L'évoque de Lisieux n'est point toujours bien informé, surtout pour les premières années de Charles VII ; sa chronologie est souvent peu exacte; ses appréciations ne sauraient être acceptées sans réserve ; sa personnalité éclate à toutes les pages de ses récits. Aussi, nous dit M. Quicherat, Thomas Basin se place, par ses récits historiques, « derrière Pliilippe de Commines et derrière Georges Chastellain, à un rang que personne ne lui dispute quand il parle de lui-même, et, dans les autres parties, au-dessus des chroniqueurs par le sentiment, audessous d'eux par la sûreté de l'information*. » C'est dans le tableau des malheurs du peuple, dans la peinture de l'état social des pays qu'il avait observés que Thomas Basin est surtout original et vraiment intéressant*. Un autre auteur du quinzième siècle, qui a été l'objet de deux notices fort dignes d'attention, publiées en 18ol-S2 par M. Vallet de Viriville % n'avait point eu jusqu'à nos jours les honneurs de l'impression. Ici la France s'est laissée devancer par l'Angleterre : c'est un érùdit fort distingué d'outre-Manche, le Révérend Joseph Stevenson, alors archiviste au Record Office et ministre anghcan, aujourd'hui
Chesne (1624), Labbe (1650), Da Puy (1651), MalhaBus (1696), et D. Marlène (1729). Une analyse détaillée a été donnée par M. de la Porlc du Theil, dans le tome I des Notices et Extraits des manuscrits de la Uihliothèque du Roi, en 1787.
1. MM. de Barante, de Sismondi, Micbelet, etc. — M. de Barante, dès 18i2, avait signalé Touvrage comme étant de Thomas Basin. Bull, de la Société de l'histoire de France, année 1841-42, p. 206. ,
2. pibliothéque de l'École des chartes, livr. de mars-avril 1842, l. 111, p. 313-376.