‹ Histoire de Charles VII (volume 2)Chapitre 324 sur 362 · Voir p · texte numérisé non relu

Voir p

3. La monnaia iota ta trois premier! Valoii , p. 65. *. Berry, p. 495.

5. Ce chiffra a i\i conlesté, et l'on s'est appujf pour cda snr une ordann Lenia; mais E. Boularic le nuùnlienl dus eou nvaot onmc^ : MllJluHtM de la Frmee, p. ttO, t8»«).

424 HISTOIRE DE CHARLES VU. 1420 et SuW.

qui ft'étaient soldés par le Roi que quand ils dépassaient une certaine limite : ces milices formaient Tinfanterie ; 3^ de troupes soldées, dont l'origine remonte à Philippe- Auguste, qui reçurent successivement les noms de routiers, brabançons, compagnies, etc. : mélange de cavalerie et d'infanterie, ces troupes oflfraient un ramassis d'aventuriers et de gens sans aveu que le Roi prenait temporairement à son service ; 4<» de troupes étrangères, composées principalement d'archers et arbalétriers génois.

Mais, dans les moments de détresse, quand le royaume était en danger, il était admis en principe , depuis Philippe le Bel \ que tout sujet du Roi devait prendre les armes. Charles VI avait, par lettres du 2 février 1418, recouru à ce moyen suprême. Courroucé de tout son cœur des manières que tenait son adversaire d'Angleterre , avec intention de mettre à effet Toutrageux propos qu'il avait de s'attribuer la seigneurie royale , et touché des maux qu'il faisait souffrir à son très amé peuple, le Roi avait convoqué le ban et l'arrière-ban ; car, disait-il, « il appert que es cueurs des diz Anglois est enracinée une mortelle haine contre ceste seigneiu'ie et ses subgietz, et une envie du bien, félicité et bonne renommée de ce dit royaume , à icelui avoir et mettre en destruction , se provision n'y estoit mise par résistance; et avecques ce, selon tout droit, chascune personne, de quelque estât ou condicion qu'elle soit, de quelque dignité qu'elle use, spirituelle ou temporelle, de glesie (d'église) ou de siècle , puet et doit rebouter de soy toute force et violence , et à icelle résister, et encore plus si le bien commun et la seigneurie estoit touchée. » On appelait à la fois les nobles et gens ayant coutume de porter les armes , les prélats et gens d'église pouvant payer de leur personne ou se faire représenter, enfin les bourgeois des bonnes villes et gens du peuple qui, dans chaque paroisse, devaient désigner quatre hommes des plus habiles à porter les armes *.

Page 1