Copie du temps. Archives de Grenoble, B 30M, f. 13i
Le Dauphin aux habitants de Nyons
20 août 1424.
De par le Regent le Royaume, Daulphin de Viennois.
Ghiers et bien amez, nous avons bien entendu par nostre amé et féal conseiller le sire de Mirandol, auquel par noz lettres patentes et pour les causes en ycelles contenues avions baillié et delaissié à certain temps, et par manière de gage seulement, noz chastel, ville et chastellenie de Nyoms, que ja soit ce que noz dictes lettres lui aient esté expédiées par le gouverneur et gens de nostre conseil et des comptes de nostre pays du Dauphiné, et que de ce et de nostre dicte ordonnance et voulenté vous soit deuement apparu, ce néanmoins vous, de vostre simple voulenté, ou les aucuns de vous , n*y avez voulu obéir et avez esté reffusans et contredisans à Texecution de nos dictes lettres, dont assez ne nous povons.merveiller; et tant que faire se peut, en sommes, et non sans cause, mal contens, car en. ce faisant n'avez pas doniié bon courage ou exemple aux autres noz subgiez de nous obéir et secourir à noz affaires et besoings, se pour yceulx advenoit que nous voulsissions engaigier chose ou aidier de ce qui seroit nostre. Et toutes voyes ne povons nous considérer quelle cause vous peut avoir meu de ce fere, car se vous doubtez que, à Toccasion et ou conlempt de nostre dit conseiller, f eussiez par aucuns plus grevez et opprimez, vous povez bien penser que, pour l'affection si singulière que avons à lui, et plus que à nul autre de son estât , nous vous vouldrions en sa faveur porter et soustenir envers et contre tous, et vous avoir de tant que seriez en sa main plus especialement recommandez que devant ; et de lui-mesmes et des siens pourriez estre grandement secourus, confortez et supportez. Et se vous avez ymaginacion de retraindre à partir hors de noz mains, vous n'en partez en riens par ce faisant, car se vous estes à lui et soubz lui, vous n'en laissiez pas à estre à nous et soubz nous ; car qui est à lui nous reputons bien estre à nous. Et avecques ce ne nous avons bailliez à lui si non à temps et terme, qui pas ne sera long, car desja avons ad visé par autre manière sur le fait de sa recompensaciqn , et bien brief le ferons de son prest contenter; et par ainsi revendrez comme devant
à nostre dicte main. Mais puisque ce lui avons enconvenancié pour sa seurté, et jusques au parfait de son dit payement, nous voulons qu'il se face. Si gardez, comment qu'il soit, et sur tant que nous devez obéir et complaire, que, sans plus de delay ou difficulté, vous obtempérez à Texecucioti et entérinement de nos lettres devant dictes, car autrement et se par vostre faulte et désobéissance y convient pourveoir par autre voye, nous vous en ferions si griefvement punir que ce seroit exemple à tous autres. Et de ce ne faites pas doubte.
Escript, etc. *.
xxvu
Le Dauphin aux gouyerneur et (^ens du Conseil en Dauphiné
9 novembre 1421.
A nos amez et feaulx les gouverneur et getis du conseil de nostre
pays du Daulphiné,
De par le Reoent le royaume, Daulphin de Viennois.
Noz amez et feaulx , pour aydier à soustenir Testai de nostre très chier et amé cousin le bastard d*Orliens, et autres chaînes que pour nostre service lui convient continuellement supporter, tant en nostre guerre comme autrement, et à ce que plus bonourablement se puisse maintenir en nostre compaignie, de nostre volonté, eue sur ce grande et meure deliberacion , lui avons donné , ainsi que par noz lettres patentes sur ce faictes vous pourra plainenent apparoir, les terres, chastellenies, chasteaulx, ensemble les fruiz et emolumens, appartenances quelxconques des chasteaulx et chastellenies de Vaunbonoys, Retier, Antrisques, le Perier, Clays, el généralement toutes les terres, chasteaulx, villes et autres appartenances de la dicte terre de Vaunbonoys, estans au bailliage de Gresevodain en nostre pays du Daulphiné. Si vous mandons el expressément enjoignons, et à chascun de vous, sur tout le plaisir et service que faire nous voulés, que à nostre amé et féal maistre Symon Charles, maistre des requesles de nostre hostel, procureur de nostre dit cousin, porteur de cestes, et lequel pour ceste cause