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3. Au iO novembre 1881, la Collection s'arréte'au volume 2256, comprenant les dossiers jusqu'au n<» 51662.
i. Inventaire de la Collection Godefroy, consené à la Bibliothèque de rinstilut, dans V Annuaire-Bulletin de la Société de l'histoire de France, années 1865 et 1866.
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des comptes des ducs, de Bourgogne. Lyon, Tours, Reims, d'autres villes encore, nous offrent, dans leurs archives municipales, des richesses qu'il faut explorer pour avoir une connaissance approfondie de l'époque. Combien d'autres dépôts doivent contenir des documents dignes d'attention, que l'insuffisance des inventaires *, ou même l'absence de tout classement*, ne permet point d'aborder, mais dont l'érudition pourra profiter tôt ou tard !
Les archives des pays étrangers doivent aussi faire l'objet de patientes investigations : Turin, Milan, Florence, Gênes, Vienne, Bruxelles, Londres, peuvent fournir un utile contingent, qui s'enrichira avec le temps, et dont on peut déjà apprécier l'intérêt et l'importance '. Enfin, les Archives du Vatican viennent d'ouvrir leurs trésors aux érudits, grâce à la libéralité du Pontife illustre qui nous montre une fois de plus, sur le trône de saint Pierre, l'alliance féconde de la Foi et de la Science : il y a là une mine presque inépuisable, bien propre à tenter les jeunes courages, et dont l'exploration fera profiter la science his-
1 . Voir Élut des inventaires-sommaires et des autres travaux relatifs aux diverses Archives de la France, au !«»■ janvier 1875, par Léopold Paimier. Paris, Champion, 1875, gr. in-8o de 80 p. — Le classement des Archives de nos dépôts départementaux date de rinstruction du 8 août 1839 et de la circulaire du 2i avril 1841 , dus à Tinitiative du comte Duchâtei, alors ministre de Tintërieur. Le 20 janvier 1854 , le comte de Persigny, ministre de l'intérieur, prescrivit, tout en laissant subsister Tancien classement, un nouveau cadre général d*mventaire-sommaire , suivant un mode uniforme pour tous les départements. Mais le travail a marché parfois avec une excessive lenteur; d*autre part bien des inventaires ont été dressés d'une façon tout à fait insufiisante; enfin, il est fort difficile de consulter cette collection dont le dépôt n'a point été fait d'une façon régulière et qui se trouve rarement complète. La brochure de Léopold Pannier est fort utile pour se guider à travers ce iabyiinthe , et pour pouvoir profiter des richesses que nous offrent les Archives départementales. On consultera également îivec profit l'ouvrage de M. H. Bordier : Les Archives de la France, ou histoire des Archives de l'empire, des Archives des ministères, des départements, des communes y des hôpitaux, des gi'effes, des notaires, etc., contenant Cinventaire d'une partie de ces dépôts (Paris, Dumoulin, 1855, in-8»).
2. C'est ainsi que les Archives de Glermont sont encore dans un désordre qui rend les recherches à peu près impossibles. Voir Les États provinciaux de la France centrale sous Charles Vil, par Antoine Thomas, t. I, p. 12.
3. M. Etienne Chavaray a adressé tout récemment au ministre de l'instruction publique un Rapport sur les lettres de Louis XI et sur les documents concernant ce prince , conservés dans les Archives de l'Halie, qui contient d'intéressantes indications relativement aux documents de la période postérieure à 1440. Voir Archives des Missions sden- Hfiques et littéraires, 3« série, t. VU, 1881, pages 433-474.
torique des informations les plus précieusos et los plus étendues.
rénumération des sources historiques du règne ot )ôt9 OÙ il convient de diriger ses investigations, nous fait parcourir d'un coup d'œil au lecteur la route us avons laborieusement suivie depuis 1856 : il peut pprécier l'étendue de nos recherclies et la lenteur j^uelle nous avons dû procéder. Nous devons mainfaire connaître le plan du livre et la façon dont nous rempli notre tâche.
ç/Oî're de Charles VII, telle que nous la comprenons, :posé du vù\e du Roi dans les événements accomplis <n règne. La seule manière de trancher la queslion depuis plus de trois siècles entre les historiens, et irminer d'une manière précise et définitive la place arles VII doit occuper dans l'histoire, c'est de s'attar&nl tout à le faire sortir de l'obscurité où il n'a cessé alongé ; c'est de le montrer sur la scène, non plus ijour douteux et avec des couleurs d'emprunt, suivant lisie du peintre, mais avec des détails circonstanciés, mnées appuyées sur les documents authentiques, us les développements pouvant permettre au lecteur lire lui-même juge du débat et de se prononcer en connaissance de cause. Notre pensée constante a été ■oger les sources, de façon à creuser le sujet plus avant ! l'avait été jusqu'à ce jour, au moyen du rapproit de tons les textes pubhés, et des informations nourecueillies dans le cours de nos propres investigaj'était le seul moyen de reconstituer une histoire vrai dire, n'avait point été écrite, et de faire appae caractère du Foi sous son véritable aspect. avons nettement distingué les différentes périorègne, n'apphquant à l'étude de chacune d'elles > documents de même date , afin de bien leur con-
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server leur aspect particulier et de rendre plus sensibles les transformations opérées successivement chez le Roi.
Ghacim des livres entre lesquels est divisé le présent ouvrage contient Texposé d'une période. Dans cette période, nous étudions successivement : 1** la marche des événements militaires, retracée d'une façon succincte, en suppléant à Tabsence des détails, déjà donnés par nos devanciers, sur les sièges et les batailles, par une plus grande précision chronologique ; 2^ Thistoire politique, en mettant en relief la personne royale, pour bien montrer ce qu'elle devient, les influences qui s'agitent autour d'elle, sa part d'action dans les événements, enfin la direction imprimée au gouvernement du royaimie; 3® l'histoire diplomatique, sujet encore plus neuf que le précédent, et dont l'étude nous fait connaître les alliances de la France, les négociations entamées avec les diverses puissances, les résultats obtenus par la politique royale; 4** l'histoire administrative qui, pour avoir été moins négligée que l'histoire politique ou diplomatique, ne laisse pas que de présenter des lacunes considérables.
Notre travail est divisé en six livres :