CltroniçHt anonyme, t. VI, p
également occupés \ Dana le même temps , Louis de Chalon achevait de soumettre le Languedoc, où six places seulement, dans les sénécliaussées de Toulouse et de Carcassonne, et à peu près la moitié de la sénéchaussée de Beaucaire, restèrent fidèles au Dauphin '. Les comtés d'Armagnac et de Rodez étaient aussi à la discrétion des Bourguignons '.
En présence d'une situation aussi critique , le jeime prince et ses conseillers ne restèrent point inactifs. A peine arrivé à Bourges, le Dauphin convoqua ses gens de guerre, qui affluèrent de toutes parts *. Les places les plus exposées reçurent des garnisons , et les hostilités furent poussées avec vigueur •. Gompiègne, position très importante, fut repris le 22 juillet; Soissons à la fin d'août , et Lagny le 22 septembre. Charles se mit aussitôt en relation avec les villes du royaiune pour les engager à persévérer dans leur fidélité , et se concilia l'Auvergne par une concession opportune •. Le 4 août , il lança un manifeste remarquable par la justesse et la modération des vues, lequel aurait dû, comme le fait observer M. Vallet de Viriville, « rallier le duc de Boulogne à l'héritier du trône dans une rivalité patriotique contre l'ennemi commun du royaume '. »
Le Dauphin ne pouvait oublier le Midi , où les Bourguignons d'un côté et les Anglais de l'autre gagnaient chaque jour du terrain. Le roi d'Angleterre s'efforçait à ce moment même d'attirer à sa cause le propre fils du connétable d'Armagnac , avec son frère Bernard et Charles d'Albret, comte de Dreux.
1. Religieux, t. VI, p. 2i2; Monstrelet, t. Ill, p. 266^9; Chron. anon., t. VI» p. 257-59; Fenin, p. 91-92.
2. Voir D. Vaissete, Histùire générale de Languedoc, t. IV, p. AU et suiv. et 592.