D- Vaisseta, t. IV, p. W-iB
5. Journal il'un bavrgeoii de Parii, p. 113. « En icelui temps, on attend Bourgogne de jour en jour, el si u'esloit homme qui peut savoir au vraj c <p. d9). » Cf. Religieux, I. VI, p. 152, et CAron. onon., (. c, p. Î58.
6. Un peut voir, sur cette entrée, une curieuse relation publiée par U. l'abb valicr dans son Choie de docutnenli lùiloriqutt iniditi tur U Dauphlné (18'
qu'il eut pour les cabochiens n'étaient point faits pour calmer leurs dispositions séditieuses \ Le duc fut investi de la charge de capitaine de Paris ; ses favoris se partagèrent tous les emplois et furent gorgés de biens*; lui-même n'eut garde de s'oublier, et profita de la morne impassibilité du pauvre Roi' pour s'enrichir aux dépens de la com*onne \ Des lettres en date du 16 juillet déclarèrent révoqués tous dons d'offices et de biens faits depuis que le duc avait quitté la capitale; les biens devaient être vendus , et le duc était chaîné de pourvoir aux officxîs *. Puis des ordonnances royales portèrent nomination de membres du Parlement, de membres de la Chambre des Comptes, de maîtres des requêtes de l'hôtel du Roi, de clercs-notaires de la chancellerie et d'huissiers au Parlement *. Enfin la corpora-
p. 2i7 , et reproduite par M. Aug. Longnon , dans le Bulletin de la SocUU de l'hUtoire de Paris, t. II (1873), p. IOi-109.
1. Voir Jouvenel, p. 353; Religieux, t. VI, p. 252 et suiv.; Raoulet, à la suite de Chartier, t. Dl, p. 163; Journal d'un bourgeois de Paris, p. 104.
2. Voir Jouvenel , p. 351; Fenin, pp. 92, 9i-95; Monstrelet, t. III, p. 273; Chron, anon., t. VI, p. 257 et 261.
3. Voir Monstrelet, t. Ui, p. 274, ei Fenin, p. 95 : « Le Roy Charles estoit content de tout ce que le duc Jehan vouloit faire et n'y mettoit nul contredit. »
4. 19 juin. Don de 12,000 livres au comte de Charolaîs en dédommagement de ses frais pour la levée du siège de Senlis. — 21 juillet. Don de Tbôtel du connétable d*Arniagnac au comte de Cbarolais et à sa femme. — 24 juillet. Don de 2,000 1. au duc pour Taider à réparer son hôtel d'Artois. — 8 août. Transport des chàtellenies de Péronne, Roye et Montdidier au comte de Clia]*olais. — 12 août. Retenue du duc, aux gages de 4,000 1. par mois, avec 4,000 h. d'armes et 2,000 b. de trait. — 29 août. Lettres de sauvegarde accordées au duc. — 9 septembre. Don de 2,000 1. au duc. — 22 septembre. Don de 1,000 1. à la comtesse de Charolais pour avoir des draps d'or et de soie. — Le 26 septembre, le duc prend une mesure qui montre quMl savait mettre ces largesses à profit; U donne commission pour racheter toutes les terres de son domaine aliénées pendant les troubles.
5. Ordonnances, t. X, p. 456. Les termes de ces lettres valent la peine d'être cités : « ... Et il soit ainsi que il ait pieu à Dieu, par sa divine puissance, faire terminer aucuns des debas dessusdis et nous avoir admené nostre dit cousin, vrai champion, protecteur et défendeur de nostre dit royaume , lequel , pour nous servir et résister à Tentreprinse de noi anciens ennemiz les Ânglois , qui desjà , par le fait et coulpe d'aucuns qui se sont entremis du gouvernement de nous et d'icellui nostre royaume et autres eulx disans noz amis, sont entrez en nostre dit royaume si avant comme chascun peut savoir, nous ait admené grande et notable compagnie de seigneurs, chevaliers, escuyers et autres gens de guerre..., lesquelz... n'ont encore eu aucun payement ou satisfaction, ne ne pevent encore avoir prestement) au moins en telle habondance comme mestier seroit, sans 1 aide desdictes confiscations et forfaictures , qui est la plus expédient et clere voye que l'on puist présente* ment sur ce adviser pour contenter les dessusdis. »
6. Ordonnances, t. X, pp. 459, 461, 462, 463 et 464. Les considérants de la première de ces lettres (22 juillet 1418) contiennent ce passage : « Par. justice les Roy s r^ent et prend fermeté et permanence perpetudle la seigneurie des royaumes , et par ce moyen se joignent Justice et Paix regnans ensemble. y>
tion des bouchers fut rétablie en possession de tous ses privilèges ^
C'était donner beau jeu à la sédition : une nouvelle émeute eut lieu le 21 août, et fut encore signalée par de nombreux massacres. Le duc chercha vainement à contenir cette populace furieuse : il dut subir la loi du plus fort, et attendre le moment où il pourrait prendre sa revanche. Peu après , tandis que les bandes populaires allaient assaillir Montlhéry , proposé pour but à leur ardeur désordonnée, les principaux chefs de rémeute, Capeluche en tête, étaient arrêtés et exécutés*.
En prenant les mesures de confiscation destinées à alimenter le tréèor royal à peu près vide, le duc de Bourgogne annonçait hautement Tintention de combattre les Anglais. Que fit-il pour s'opposer à leur invasion victorieuse qui, s'étendant dans la Basse Normandie tout entière, dans la Haute Normandie jusqu'à Évreux, Louviers et Pont-de-l' Arche ' et dans le pays de Gaux jusqu'à Caudebec*, menaçait d'un côté Rouen, de l'autre Paris? Avant son arrivée, une ordonnance royale avait décidé que les frais des garnisons de Rouen et de Montivilliers, qui ne s'élevaient pas à moins de seize mille livres tournois par mois, seraient payés sur les revenus du Roi'; dès le commencement de juin , des renforts avaient été envoyés aux Rouennais par les Parisiens*. C'était le duc que la ville de . Rouen avait invoqué en embrassant son parti : c'était à lui qu'il appartenait de la protéger contre les armées de Henri V '. A