D. Plancher, t IV, p
6. Voir Jouvenel, p. 387; Monstrelet, t. IV, p. 96; Fenin, p. 176; Chastellain, t. I, p. 305; Journal d'un bourgeois de Paris, p. 170 et suiv.
7. Voir Monstrelet, t. VI, p. 97-103; Chron., anon., t. VI. p. 316-317; Fenin, p. 177; Chastellain, t. I, p. 307-308.
s'emparer *. Il ne restait plus au Dauphin , dans le Nord , que Le Grotoy et Noyelles, occupés par Jacques d'Harcourt, . et Guise, où se concentrèrent les garnisons qui, en évacuant leurs places , ne s'étaient point engagées à ne plus porter les armes contre le roi d'Angleterre '.
C'est , contre le duc de Bourgogne qu'étaient dirigés à ce moment les efforts du Dauphin ^ Ce prince , après avoir parcouru la Bourgogne et la Franche-Comté, venait de quitter Dijon, quand il apprit qu'une armée imposante était entrée en Nivernais et avait mis le siège devant La Charité. U reprit le chemin de la Bouj^ogne, où il arriva comme cette place venait de se rendre (20 juin). Cosne fut ensuite investie par les troupes dauphinoises, qu'on n'évaluait pas à moins de 20,000 hommes. Le duc fit aussitôt appel à ses capitaines de Picardie , au roi d'Angleterre , au duc de Lorraine , qu'il venait de rallier à sa cause *, et au duc de Savoie. — Croy, Lannoy, Jean de Luxembourg accoururent avec leurs gens de guerre. Henri V voulut marcher au secours du duc; mais ime indisposition le ramena à Vincennes (7 juillet), où, après une nouvelle tentative, il dut rester, vaincu par la maladie qui le conduisit bientôt au tombeau. Bedford alla joindre le duc de Bourgogne, qui, à la tête de forces considérables, se trouva devant Cosne au jour fixé (12 août). Les armées restèrent trois jours en présence, séparées seulement par la Loire; mais aucun engagement n'eut lieu. Philippe, se contentant d'avoir fait lever le siège de Cosne, se replia, après avoir tenté d'assiéger La Charité ^ sur
1. Monstrelet, t. IV, p. 101 et KM; Chron, anon,, t. VI, p. 318; Chastellain, t. I, p. 31i et 317. — Saint-Valery tint pendant trois semaines.