‹ Histoire de Charles VII (volume 2)Chapitre 88 sur 362 · Ms. fr. 25528 (La ValUère, 112), f · texte numérisé non relu

Ms. fr. 25528 (La ValUère, 112), f

3. Archives, X<« 9190, f. 303 v*; 9197. f. 326 v«, 329; 9198, f. 136, 152, 217.

i. Notice de M. Vallet, p. 147; le P. Anselme, t. VII, p. 50 ; Jouvenel, p. 359, — Pièces originales, 47 : Amboise ; D. Villevieille, Trésor généalogique, vol. LIV, f. 30-31 r»; Clairamb., vol. 175, p. 5963.— On peut lire une curieuse lettre d*Hardouin de Maillé au ca-

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influence fut celui qu'on a désigné [peut-être à tort) comme son précepteur \ et qui certainement ftit son coufesaeur à partir d'environ 1417. Nous voulons parler de Gérard Machet, docteur en théologie, professeur puis proviseur au collège de Navarre, vîce-chaDcellier de l'Université après Gerson. Machet, qui avait pris part aux négociations de la Tombe, suivit le Dauphin dans sa fuite en mai 1418'. Ce fut lui qui présida en 1429 àl'interrogatoire de Jeanne d'Arc. Nommé évêque de Castres en 1432, il ne ces^a pas pour cela de résider à la Cour et de siéger dans le Conseil, où il joua un rôle considérable; accablé d'infirmités, il se retira en 1447, et mourut l'année suivante*. Sa correspondance, qui nous a été conservée*, le montre en relations avec les personnages les plus éminents; sa réputation de science et de piété était universelle '.

Parmi les conseillers qui entourent le comte de Ponthieu, et dont plusieurs étaient, ou d'anciens serviteurs de sa mère, ou des familiers de la maison d'Anjou , deux hommes attirent tout d'abord l'attention : Robert le Maçon, son chancelier, et Jean Louvet, connu sous le nom de PràsiOent de Provence.

pilaioe bourguignon de Tours , où In chUeiaûi de Mailla appirilt ptutM que le gouvmieur du Diuphia, dans Ilatéressanl mémoire de M. 1. Detaiille Le Rouli , La Dominaiioa botirguignonne â ToHTi (Ull-lS), p. 55-56.

1. Cette qualiDcalion nous semble ne lui avoir été allribuée que par M, Vallet de Virivillc. Dans sa iwUm de la Nouvelle Biographie giitèrale, H. Vallet dit que Charles fut, depuit Î413, l'élève de Gérant lUaehel ; mais outre que le jcutic prince séjourna peu ï Paris en «Ute aonée , l'émincnl érudji nous paraît avoir ouUié que Charles aurait eu Toit peu de lcmp9 pour profiler de ces leçons, car il partit, Igé de onze ans Ji peine, le y février U14, emmené par sa belle-mère Yolande, et ne revint à Paris qu'en juin HIG. Les lefons du provisenr du collège de Navarre ne purent donc commencer avant cette époque. — Toujours esl-il que, dans les comptes du Dauphin> Macliet est qualité de eonfesmcr en 1i31 (KK 53, f. TB el 87 v).

i. Il ne quitta plus Charles depuis te moment : dans une tellre à Jean Majoris, écrite vers 1U7, il disait qu'il était à la Cour depuis iS ans. — Par lettres du !5 janvier 1130, le Dauphin lui donna eenlUvresen dédauimagement des pertes qu'ilavait subies. GodeTro;, Amiùlalion» au Reeutil dei bistwientde Chartei VI, p. '9G.

3. Voir rexccUcnle notice de M. Vallet, dans la Nouvelle Biographie générale.

i. Ms. latin 8577.

5. ■ ... Casirensi episcopoconfessori suo, hiler theologos apprime docto,,,. i> dit le pa^ Pic n (CommenlatrM, dans Quicheral, t. V, p. 509), -~ « ConTessor eoim ejus dévolus erat , episcopus videllcel Castrcnsis , * lisons-nous dans le fragment du Relieieui de Dumferiing publié par M. Quicheral, t. V, p. 3W. 11 est probable que e'e; parle en ces termes l'auteur du poème latin sur Jeanne d'Arc (>i/., t. V, p.

Robert le Maçon, seigneur de Trêves, qu'un grave auteur du temps qualifie de « bien prudent et sage clerc *, » était né en Anjou*. Annobli par lettres de mars 1401, il devint conseiller du roi de Sicile et le suivit à la Cour, où il figura d'abord comme conseiller du Roi, puis comme maître des requêtes de Thôtel ; au moment de Fémeute cabochienne, il était Tun des gouververneurs du duc de Guyenne '. Il passa ensuite au service de la Reine comme chancelier*. Quand le comte de Ponthieu arriva à Paris, à la fin de juin 1416, Robert le Maçon fût aussitôt attaché à sa personije en qualité de chancelier*. Comblé des bienfaits d'Isabeau •, siégeant assidûment au Conseil , chargé de Tadministration des monnaies ', il avait une grande autorité et possédait une fortune considérable •. Le fougueux auteur du Journal d'un bourgeois de Paris le qualifie d'un des « plus gros de la bande ®, » c'est-à-dire du parti d'Armagnac. Ce qui est vrai , c'est que le seigneur de Trêves occupait un rang très important à la Cour, rang justifié d'ailleurs par ses lumières , son expérience, son dévouement, et qu'il était le principal conseiller du jeune Charles.

Jean Louvet, dit le Président de Provence, était loin alors d'avoir la notoriété de Robert le Maçon, mais, comme lui, il avait débuté au service de la maison d'Anjou. Né vers 1370, et

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