Le texte est dans le recueil ciiÉ, 1. V, p
3. i Et l'appeloient parmy France les folles et simples geas l'Angélique.,. • Lt livrr i{es Irahiiotu dt France envers fa maiton de Bowgognt, dans les Chroniques relalliies il Vlâilùire de ta Belgique tout ta dominaîîon des ducs de Bourgogne (textes français), pnbliés par le baron Kerv-jn de Lettpnhove (Bruxelles, 1873. iu-1'). p. 197.
l. Procès, t, V, p. 135.
5. g But yel 10 sel a good cauntenancc un ilic inaiier, lie answered Ihe Herald Uiai lie nould sooner seeke his maister llian bis niaistei- sbontd need (o-pursue iiiiu. > Holin^ed, Tlie Chronkles nf Fnglmde, elr., l.ondon. 1586-87, in-folio, t. II. p. 60a.
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a» mâtin, Bedford se repliait sur Paris, tandis que l'armée royale prenait le chemin de Crespy. Les négociations avec le duc de Bourgogne ramenèrent le 18 Charles VII à Compiègûe, qui, la veille, lui avait envoyé ses clés, et où il passa toute une semaine , au grand déplaisir do. la Pucelle. Ballottée entre les partisans de la paix et Les partisans de la guerre, mais cédant aux entraînements de ceux-ci ', Jeanne voulait à toute force " aller voir Paris ". » Les villes de Beauvais et de Senlis s'étaient déclarées françaises. Après la signature du traité du 28 août, le Roi, traversant Senlis et Gonesse, vint prendre son If^is à ^aint-Denia, où la Pucelle l'avait précédé. On se décida à tenter la démonstration sur Paris' : si l'on n'avait point les ressources militaires nécessaires à l'entreprise, ou pouvait espérer qu'il se produirait, comme à Troyes, un mouvemenl favorable au sein de la population. Mais la faction dominante veillait : personne ne bougea. L'attaque, dirigée par Jeanne le 8 septembre, demeura infructueuse; on dut l'arracher aux remparts, où elle avait été percée d'un trait, pour lui faire reprendre le chemin de Siûnt-Denis.
Après son échec devant Paris, la Pucelle déposa son armure et son épée sur l'autel de la basilique; ses voix lui disaient de rester à Saint-Denis f elle ne demandait pas mieux que de suivre leur inspiration , et elle a déclaré plus tard que, si elle n'avait été blessée, on ne l'aurait point emmenée; mais les capitaines insistèrent si vivement que Jeanne se décida à les suivre : elle ne le fit pas cependant sans avoir obtenu l'assentiment de ses voix*. Le 13 septembre, l'armée battait en re-
I. Jeanne elle-mjnic l'a constata à dinïreDlcs reprises dons son pTOcés .' i A la requesle des geos d'annes tal làidc une vaillance d'armes. • — « Les gepiilsliommes m'ont entraîné mal^ nini. g Procét, t. I, p. US, 168, 350, 57. L'n aulcnr conlentporaiii, Mmstrelel, dit i ce itropos (1. IV, p. 346) : • Si y estait Jdianne la Pucelle, tousjour^ ayant diverses oppimotn, une fois voollant combadro $cs ennemis, et autres fois non. .'' ,
î. Chronique d'Alentoa, attribuée à Perceval'de Cajny. Procêi, I. IV, p. 28.
3. Le 23, avant le reHrar des ambassadcnrs envoyés ii Arras, la Pucelle se mettait en campagne i le !6, elle occupai! Saint-Denis ; le l" sepl«inhre, le duc d'Aleocon venait trouver le ii» à Senlis pour le supplier de marclier ^r Paris; le 5, il revenait à la chatte. Le Roi, se laissant persuader, arriva le 7, tandis que la Pucelle marchait sur l.a Chapelle et sur Paris, qu'elle attaqua te lendemain.
i. Voir sur ce point l'appréciation du lï. P. tiaieau, dans son remarquable article : Jeanne d'Arc a-l-elU rempli ta miatoit? — Êluâtt TeHgiemes, hislorigun et litlérehu, mars 1886, p. 3!2.
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I4"2W r.HAHLES Vil Kl JKANNK ïl'xtti'. ■ '239
Iraite par Laproy, Provins c.\ Bray ; le 21, k (lien, fille était licenciée '.
Que devint Jeanae peadaut cette pi^riode de tristesse et d'augoisses qui précéda sa captivité? Le duc d'Alençoo avait demandé au Bol de l'emmener combaLtiv les Anglais en Normandie, et Charles VII avait donné son assentiment; mais La Trémoille décida qu'elle irait, ^u compagnie du sire d'Albret (frère utérin du ministre) el du maréchal de Boussac, faire le siège de Saint- Pierre-Ie-MouUer *. La Pucelle se rendit à Bourges, où, pendant les préparatifs de l'expédition, elle fut logée chez Mai^iterite La Touroulde,- femme du général des finances Régnier de Bouligny , laquelle était attachée à la personne de la Reine, Elle y séjourna durant trois semaines, édiSant tout le monde par sa modestie et sa piété V Après la prise de Saint-Pierrc-le-Moutier (novembre), on alla attaquer La Charité, où l'on subit un échec, dû en grande partie au mauvais vouloir de La Trémoille *. Au retour, Jeanne se rendit à Mehun, près du Roi, C'est là qu'au mois de décembre, Charles VII, qui n'avait cessé de lui prodiguer ses dons, lui octroya, pour elle et pour ses frères, des lettres d'anoblissement : par une faveur unique dans notre hiâtoire, le privilège de la noblesse fut étendu k toute la postérité, même fé-
t. Apréi rinsnccès du ciw|i de nuin sur Paiis, la ivLraiie éuii inévitable. Si le Roi nti resté au-delà deU Seine, occupant les conlr^cs cumprises dans la Irète, c'eùUlé, roninc il l'fcmait le 13 seplembrc aux habitanls de llerm?, ■ la lolalc destruclioD » du pajs par ^5 gens de guerre ; il n'avait pas de ressources pour poursuivre la eampagne e( se porter sur ta Normandie, comme l'aurait iéiai le dite d'Alencon. Cousinol le dit fitrmeUemeot -. • Si n'y avait deniers de quej il put cnirelenir son osl (p. 335). • 1^ Roi so honia d^ac 1 placer des garnisons dass les tilles et à laisser dans le pays nn cher miltiaire, le comte de Clerniont, avec plusieurs lieutenants (Culant. Brusac, L«i^, Foucault, elc.X et une CMiunlssIoD gourerneuienlale , composée, conjoinletnenl avec les comtes de ClermoDt et de Vcnddnie, dt l'archevi^que de Itciuis (chancelier) , de Christophe d'Harcourl, de Jean l'uderl, etc. (celte commission avait i\& instituée dè.i le 7 septembre ; voiilus. fr. 91405, T, 103). Le Roi annontait hautement d'aiUeurs l'intenlioB de reprendre l'oiTensive à l'ei|nralion de la Irève (lettre dn 13 sefiiembre).
S. C'est ce qui résulte d'un passage de Martial d'Auverpw, Voir l'extrait donné dans k l'ecoeil des Protêt, l, V, p. 7t. Cf. la clironique attribuée à Percerai de Cagm, t. Vi, p. 30, et le héraut Berr)-, t. IV, p. i».
3. MposJtion de Mai^erite La Touroulde Prûci4, I. III, p. S6.
i. Vwr Perceval de Cagny et Berry. Prooèt, I. IV, p 31 et i».
S. Procès, t. V, p. 150. Voir De la nobleœ de Jeanne il'Arc, itUe du Lyi, Pucellt d'Orlèaïu. par Gilles-André de la Roque Oriéans, Hntaimi, 1878 (opuscnte
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La Pucelle ne séjourna pas'loDgtemps près de Charles VII. Nous la Irouvons 1p jour de Nocl à Jargeau, où' elle dit à Catherine di; la Rochelle, qui voulait aller trouver le duc de Bourgogae pour hâter la paix : < Il me semble qu'on ne Ipouvera pas dn paix, sinon par le bout de la lance '; » en janvier elle est à Bourges, où demeurait la Heine; de là elle se rend à Orl(^ana, on les habitants lui font iVlc. et elle vient rejoinclre le Roi à Siiliy. Son inaction lui pesait. On a des lettres du mois de mars, adressées par elle aux habitants de Reims, et où elle exprime l'espoir d'en sortir. Le iH, dans une lettre où elle parle en quelque sorte au nom dn Roi, elle écrit : « Vous aurez bientôt de nos bonnes nouvelles plus à plein*. « La fin du mois n'était pas arrivée que, s'il fanl en croire un auteur contemporain ', (îUe «'échappait, sans prendre congé du Hoi, »■! ne -s'arrêtait qu'à Lagny, où l'on faisait alors « lionne guerre » aux Anglais, Moins de deux moi» après, elle était prise devant (Jompiègoe (-^3 mai 143(1).
C'était sa destinée : •< il fallait qu'elle soulTrît'! >• Sa mission d'en bas se terminait à Reims, mais sa mission d'en haut devait s'accomplir à Rouen. Comme on l'a montré si éloqueminent, » te baptême de sang est inséparable de la mission divine ' : » pour la Pucelle, « la véritable immortalité n'est qu'à Rouen*. »
Une dernière question se pose. Quelle fut l'attitude de Charles VII après la prise de Jeanne d'Arc? Fut-il aussi cou-
|)ublié par le baron de Braui); — La famille Je Jeanne d'Are, documenli inèdii», généalogie, etc., par E. de Bfiuleiller cl G de Braui. Paris, Cliudin, 1878. tn-8°;— A^ûuitUt» recherche* lur la famille de Jeanne d'Arc, enquêtes inèdita, généalogie, par E. de Bouleilicr t\. G. de Braui. hiri&, Claiidin. IH'S, in-S"; — la famitle de Jeanne d'Are, ioa téJoHr dans iOrlêanait, pxT M. fSonehtr do Hoianion. Oriéans, Hcriuisnn, 1878, gr. in-S". Cf. Berue de» gueilioiu hiiilorique$ , 1,'XXV, p. flfiO, arlirl* *• M. A. de Darlh«lemy.
I. Tnteirogakiirc du 3 inars. l'iocés. I. I, \i. 108.— Celle IndicalioD eoniplèlr l'itim^raire (L V, p. 3Bt) et Cne ta date .de l'enlrcvue de Jeanne aver celle r.allicrine.
i. Proeéi.l. V, p. 159-16Î,