Arrfls du 8 mai 1431, cili<s cî-dcssiius
i. Voter, c'élail dia^scr au foucon. L'<^|ressioD est encore usiWc par Saint-Simon.
5. Nous arons Irare d'une mi^kiD remplie à ee moment ]>ar La l'rémoillc en Rourgogne. Pouvoir de Charles VII du ^ sppleiiil)re. Inifnlaire dts lilm de Sully, dans les ardiives du duc de la Trémoille.
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affidés aux portes de la ville et s'emparer du Roi, qu'ils auraient conduit à Orléans et de là à Amboise.
Ce n'était donc pas seulement — s'il faut s'en rapporter aux arrêts du Parlement, en date du 8 mai 1431, qui nous fournissent ces détails — contre le premier chambellan que le complot ^taît dirigé; il visait en même temps la personne royale, et c'est un crime de lèse-majesté qui se préparait dans l'ombre. D'après la confession d'un des conjurés, André de Beaumont, la responsabilité n'en incombait pas uniquement à Louis d' Amboise : Beaumonl avait déclaré qu'un des « ofSciers de grande autorité» qui entouraient le trône, avait, depuis longtemps , eu « volonté et affection de entreprendre le gouvernement du Roi et du royaume; » que, pour y parvenir, il avait résolu de s'emparer de la personne du sire de la Trémoille et de mettre ce seigneur, ainsi que ses adhérents, hors de la compagnie du Roi ; qu'avant la venue de Jeanne d'Arc, il avait tenté d'introduire des gens d'armes dans une place située près de Loches, pour se saisir de La Trémoille quand il irait chasser; et qu'enfin le même « officier, » à la connaissance d'André de Beaumont, qui avait donné son consentement à la chose et juré de" la tenir secrète, avait formé le projet de « soustraire la dite Pucelle de la compagnie du Roi '. »
Quelle que fût la portée de ces projets et de ces tentatives • d'enlèvement, soit que les conspirateurs aient été dénoncés, soit que l'audace leur ait fait défaut, le complot dirigé àla fois contre La Trémoille et contre le Roi n'aboutit point.
Pendant que d' Amboise, Beaumont et Vivonne travaillaient à la réalisation de leur ténébreux dessein, une négociation importante avait été entamée ; et — coïncidence singulière — il ne s'agissait de rien moins que d'un rapprochement entre le sire de la Trémoille et le connétable de Richeuiont, ou plutôt entre le roi de France et le duc de Bretagne.
Le duc Jean VI p'avait point renoncé à sa politique cauteleuse. Les succès obtenus dans l'été de 1429, grAce à l'intervention providentielle de Jeanne d'Arc, étaient de nature à le
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faire réfléchir. Aussitôt après la levée du siège d'Orléans, il s'empressa d'envoyer son propre confesseur complimenter la Pucelle. Il fit plus : il proposa au Roi d'envoyer à la Cour son fils aine, François, alors âgé de quinze ans, pour y être élevé. Nous avons des lettres de Charles VII, en date du 4 septembre 1429, par lesquelles il promet au duc de traiter son fils « chèrement et honorablement, » et de le laisser revenir en- Bretagne quand il plaira au duc'. Le projet ne paraît pas avoir eu de suites, mais il nous révèle les dispositions du versatile Jean VI. Au commencement de 1430, il fut question d'une entrevue entre La Trémoille et le connétable : l'archevêque de Tours, Regnault Girard, maître d'hOtel du Boi, et Richard Pocaire, bailli de Senlia, furent même chargés d'aller sonder les dispositions du duc de Bretagne et de régler au besoin les conditions de l'entrevue *.
Le duc, après avoir consulté le connétable, envoya au Roi une ambassade à la tête de laquelle était l'évêque de Saint- Malo*. Durant le séjour de Charles VII à Sens, deux nouveaux envoyés bretons arrivèrent à la Cour, avec mission de proposer à La Trémoille une entrevue avec leur maître *. C'était le mo- , ment où le mariage d'Isabelle de Bretagne avec Guy, comte de Laval, venait d'être décidé, avec l'autorisation du pape. Dès le ajuillet 1417, la princesse avaitété promise àLouis, duc d'Anjou, et toutes les formalités avaient été remplies. La rupture d'une alliance décidée depuis de si longues années, et qu'on était en droit de considérer comme virtuellement réalisée, puisque le mariage avait été célébré par paroles de présent ', indigna jus-