Ms. fr. 115i!. f. 13; cf. f
8. La date est flxéc par l'acte du 28 mars MSIt.NotUxdtii Arehiveiiile M 4u Hallay-Coelquen, p. 51-5Î.
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Be rapprocher des Anglais '. Ce a'élait pas une t&che facile que de pacifier tous ces différends. Le connétable de Richeinont intervint entre son frère et son neveu : il fit dire au duc d'Alençon qu'il se chai^eait d'arranger les choses; sa médiation fut acceptée, d les négociations aboutirent k la conclusion d'un traité à la date du l'J février 1432. Le 28 mars suivant, le duc d'Alençon faisait amende honorable, par devant l'official, dans la cathédrale de Nantes'.
Au même moment arrivèreut à la cour de Bretagne deux ambassadeurs de Charles VU : le sire de Gaucourt et Begnault Girard, seigneur de Basoges. Là, en présence de la reine de Sicile' et d'accord avec le connétable, furent réglés tous les points restés eu litige entre Ricliemonl et la couronne. Le traité qui mil fin h ces longues contestations fut signé à Rennes le S mars 1432 *. Deux jours après, le duc Jean VI, qui venait de recevoir le comté de Poitou du roi d'Angleterre*, prenait l'engagement de restituer ce comté à Henri VI moyennant le paiement d'une somme de deux cent mille francs*. Le duc conservait donc un pied dans les deux- camps : tout en se rapprochant de son véritable suzerain , il ne voulait pas rompre avec celui qu'il avait eu la faiblesse de reconnaître comme tel. Enfin, à la date du 25 mars, le duc ratifia par lettres patentes tout ce qui avait été conclu à Rennes avec les ambassadeurs du Roi, et déclara que la reine de Sicile, le duc d'Alençon, le comte de Laval, les comtes d'Armagnac et de Pardiao étaient compris dans le traité'.
Charles VII avait passé l'année dans ses châteaux, tantôt à ChinoD , tantôt à Amboise. Au mois de juillet, il reçut nn mémoire détaillé, rédigé par les habitants de Troyes, pour être