‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 170 sur 367 · CHARLES D'ANJOU AU POUVOIR · texte numérisé non relu

CHARLES D'ANJOU AU POUVOIR

Roi avait donné à son fils, pour « maître d'école, » Jean Majoris, qui fut ensuite son confesseur ', et Guillaume d'Avaugour, l'ancien conseiller disgracié, remplissait près de lui en i434 les fonctions de gouveroeup*.

C'est aveo un mélange d'affectueux respect et de patriotique fierté qu'on contemplait cette « belle lignée, » comme parle un contemporain, qui assurait l'avenir et promettait à la couronne de nombreux rejetons. * Considérez celle noble maison de n -France, s'écriait l'évêque Jouvenel dans VÉpUre déjà citée, 0 le Roy, la' Royne,' monseigneur le Dauphin, Jacques Mon- « seigneur, les belles filles I... Quelle compaignie est-ce, de a Dieu gardée, de Dieu aymée, de Dieu prisée et honorée, « comme vous pouvez veoir apparamment'în On pouvait bien dire de la Reine que, vouée ainsi qu'elle l'était aux pieux exercices de la vie chi'étienne, elle appartenait en même temps tout entière au Roi, au royaume et à la patrie *.

La belle lignée qui excitait l'admiration de l'évêque de Beaavais, se composait, outre le Dauphin Louis, de Jacques, né en 1432, qui ne devait pas fournir une longue carrière (il mourut le 2 mars 1437) ; de « madame Radegonde, » accordée le 22 février 1430 au duc Sigismond d'Autriche, et de « madame Catherine , » qui devait être fiancée en 1439 au comte de Charolais. A ces quatre enfants allait s'en ajouter un cinquième : la Reine accoucha le 23 septembre 1434 d'une fille, Yolande, qui fut promise le 16 avril 1436 au prince de Piémont,

Après avoir passé l'hiver à Bourges, le Roi partit, au commencement de mars, pour Vienne, où devait se tenir la réunion d'£tats ajournée. depuis l'automne, et où l'appelait un vœu fait par lui à saint Antoine de Viennois'. Après avoir été en

1. En 1139. peu avant sa mort, Jsan Gerson donnait à Jean Majoris des instructions pour l'éducation du Dauphin. Voir Gersùiiii opéra, t. 111, col. 335-31.

2. Voir les détails donnés dans un procès du mois de décembre 1131. Ardiives, X" 9Î00, f. Î93 V.

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