MoDsUelet, t. IV, p. 110; ChisleUam, t. 1, p
i. Chastellain, I. I, p. 3^9.
3. ElJe était née le 11 jamier 1395, et mourut à Gand le 8 jaitlet 1121. Le brwt courut qu'elle avait été empoisonnée. Voir Cluslellain, l. I, p. 3i1 et suiv.
i. Ctaastdiiiin, I. ), p. 33I-3S. — Des lettres de Henri VI, en date du 5 décembre U33, déclarèrent le due de Bedford pi-olecleur et défenseur du r^jaume d'Angleterre et de l'Église anglicane, et principal cuniciller du roi. Rymer, t. IV, part, iv, p. 83.
5. Par leUres du 26 juin, le duc de Bretagne avait nommé des ambassadeurs pour traiter avec le roi d'Angleterre (Original, ârriiiies, J, Î14' , n° 94 ; Ryraer, l. IV, part. u. p. 02, 68. Cf. D. Lobineau . t. Il, col. 983, et D. Honce, t. 1, c/>l. 487). Ces ambassadeurs arrivèrent k Paris en aoill; mais la maladie et bientdt la mort de Henri V ompft^ba I* conclusion des négociations (Titus Uvius, dans Holinshcd, p. 38^; D. Fclibien, t. IV, p, 587) Les ambas^eurs bretons restèrent cependant i Paris, uù ils se trouvaient encore au moment de la mort de Cliarles VI (Compta roi/aux. Archives, KK 33, et dans le t. 111 de Jean Charlier, p. !9i). Par lettres du 8 uctubri!, les (nibassadeurs juraient le Ireité (Original, Archives, J, 244', n° 96; copie, Hs. Tr. 2715, t. 11 y). Le même jour, Charles VI s'engageait à ue liiire aucun accord avec le Dauphin, sans que le duc de Itrelagoe ï rot conjpris, et pronictt^t d'assigner au duc, près de son domaine, des leiies et seigneuries jusqu'à coDcurrmee de IS.IMO I. t. de rente (Fontanieu, 111-113; D. Lobineau, t. n, p. 9S9).
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quitta Lille pour se rendre près de Bedford*. Comme il avait représenté soD,mattre au lit de mort de Henri V, Lannoy le représenta aux obsèques de Charles VI, accomplies le 10 novembre. Les Parisiens furent indignés de l'absence du premier prince du sang, et l'accusèrent d'avoir abandonné le Bol après sa mort comme il l'avait abandonné pendant qu'il était en vie'. Le comte de Richemont secondait activement le régent anglais auprès du duc son frère, qui était vivement sollicité de se rendre à Paris pour y jurer en personne le traité de Troyes. Les négociations se poursuivaient, d'ailleurs', et une déclaration des États de Bretagne en faveur de l'alliance bourguignonne vint singulièrement faciliter la t&che des négociateurs *. En même temps, les arrangements relatifs au mariage du duc de Bedford avec Anne de Bourgogne furent rendus définitifs par la signature du régent anglais, donnée à Vemon - le 12 décembre*.
Telle était la situation au moment où les ambassadeurs du duc de Bourgogne s'acheminaient, avec une lenteur calculée, vers la cour de Savoie. Le rapport qu'ils adressèrent à leur mattre ne le trouva pas disposé à accueillir les ouvertures d'AmédéeVIII. Loin de songer à se rapprocher de Chartes VU , le duc venait d'envoyer une circulaire à toutes les villes tenant le parti
1. Archives du Nord, B 1935, f. a v-h. i, Jourenel des Ursins, p. 398.
3. A la date du S décembre , le Parlement de Puis envola une dépulalion au duc pour le presser de venir (Archives, X'", 1180). — Le 13 décembre, le régenl Bedford délivra des letlres de saur-coudull au duc de Bretagne (Archives de la Loire-iDrérieure, E 1S1 ; copie dans les Mss. (r. 37U, f 90, et 3715, f. 66). — Le IT décembre, il ordonoaiita un paiement de ÎOO livres à Bcraud de Hontfcrrant, pour les frais qu'il aurait à faire ■ en alaut en ^etaigac, où nous l'euvoyuns présentement devers nostrc très chier et très ami frère le duc de brla^e. •> Bedford prend dans l'acte, avec le titre de Rigeal le Royaume, celui de duc de Normandie (Pièces originates, S0i9 ; UoNIFEdBANT}.
4. Par cet acte, les Étals se déclaraient ouvertement pour le marïage du comte de Richemont avec madame de Guj'enne et pour l'alliance bouigu^onnc; ils s'engageaient k pourvoir i la sûreté du duché dans le cas où le duc serait dans la nécessité d'aller en personne conclure un traité (Texte dans D. Plancher, llitloire de Bourgogne, t. III, preuva, p. CCCXiX). (^i rend fort douteuse l'assertion de Guillaume Gmel, prétendant que, trois mois plus tard, les États s'opposèrent au voyage du duc à Antiens (Voir plus haut, p. 1!).
5. Ms. fp. 46îe, f. 529; D. Plancher, 1. III, preuvet, y. cccxvii. Le duc de Bourgogne s'engageait, entre autres clauses, à payer 50,000 écus d'or i Dedfard, donl 10,000 avant les noces. — Ses lettres de raliiicalion fureul données le 30 décembre USi. Ms. fr. 1638, r 533; cf. Stevenson, t. ), p. xxuv, note 3.
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bom^igDon (14 janvier 1423), pour lea mettre en gai-de contre les agissements du Dauphin, et leur annoncer qu'il allait se rendre près du duc de Bedford, afin de travailler,^ de concert avec lui, à pacifier le royaume et à repousser les ennemis'. Au lieu de se montrer. favorable k la réunion projetée de Chalon, le duc se préparait à tenir ime conférence, à la même époque, à Amiens, et les princes qui devaient y prendre part étaient précisément les plus mortels adversaires de Charles VII. Le 25 février 1423, la chancellerie . boui^ulgnonne délivrait un sauf-conduit au duc de Bretagne '. Déjà ce prince avait reçu d'autres lettres du même genre données par le régent Bedford, à la date du 12 *, et il venait d'envoyer au Parlement de Paris des ambassadeurs pour leur faire connaître ses intentions favorables à l'alliance anglaise *. C'était entre le duc Philippe et Bedford, un perpétuel échat^e d'ambassades ' ; à la date du 18 mars, le régent anglais, alors à Rouen, donna pouvoir de s'engager en son nom à prendre Anne de Boulogne pour femme '. Craignant que le duc de Bretagne ne se fît attendre, Philippe lui dépêcha le 6 avril un de ses écuyers '- Lui-même quitta Arras le 11 pour se rendre à Amiens *, où trois jours après fut signé le contrat de mariage du comte de Richement et de madame de Guyenne*. Le 17 avril, un traité d'alliance et de confédération était conclu entre les ducs de Bourgogne, de Bretagne et de Bedford ". Au traité
1. ■ Nons avons entenda que, par divers moyens, lea ennemis de Monseigneur le
Roj el les noslres s'efforcent de vous Taire d'être le contraire et moult de choses contra ta vérité, i la charge de nous et de nos bienvueilhns, landans affin de séduction, pour voua malicieusement attraire à leur dampnable parti. i> Uoreau, !iS, i. 58.
2. Archives de ta Loire -I nKrieu re ; copie dans Fontaoteu, 113-111.
3. Mîmes sources. — Ce document a élé publié par M. Stevenson dans son recueil, I. n, p. 1. Cf. Paicefilings and ordinances of Privy Counàl, t. III, p. 16-77.
i. Extraili ile> Regûlre* rlii l'arltmenl, dans Felibicn, 1. IV, p. 589.
5. Ambassade de Hugues de Lanno; à Paris et Ponlolse <r£trier) ; ambassade de Lannoy et de Georges d'Osiende i Rouen <1S mars) ; ambassade de Philippe de Croix el de Palys, roi d'ai-mes de Sandre, à Rouen <31 mars). Qvalrième eomjae île Gug Glàlbaut. Collection de Bourgogne, 65, f. Ul.