‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 240 sur 367 · I. Voirions baul, p · texte numérisé non relu

I. Voirions baul, p

i. Il les nomoK : c'JUwnt Tbomaa Thissac (alioi Cuisac), dievalier iriiiiMliii ; lem f^i<gCDl, docteur en lois, et niatire Jean Ci>ilarl, l'un dos secrétaires du duc. Mais l'ambassade était plus considérable : elle se composait en outre de Gilles de Bretagne. d'Alain Ubbé son guuvemeur, du chancelier de Bretagne, de Bertrand de Tréal, de Jean de Troissy, bailli de Sentis (un des familiers dii connélable), de Jean Joreze , énijer anglais, de sept écuyers et de deu« médecins, avec 140 hommes d'armes conduits par le aeigneur de Beaufort (D. Lobineui, I. I, p. S94). Chose digne de remin{ue, les ambassadeurs bretons n'eurent aucun rapport avec les deun envoyés du duc de Bourgogne : • Mais onques ils n'ont parlé ï nous, el si esliesmes logié bien prts li uns de l'antre. • Relation de Laanuy, dans Stevenson, t. Il, p. 243.

3. C'est l'objet indiqué par le roi d'Ai^eterre dans li!s pouvoirs donnés, par lettres du a mars 1433, aux commissaires désignés pour traiter avec les ambassadeurs du duc de Bretagne. Rymer, t. IV, part, iv, p. 195.

4. Ces détails soat consignés dans une lettre de Henri VI aa duc de Bourgogne, en dite du 14 août 1433, publiée dans les Prtuvet de VHUtoirt de Bourgognr, I. IV. p. cxxxv. Les dDcs d'Orléans et de Elonrbon séjounièrent à Douvres pendant un mws, en mai 1433 ; les durs de BedTord el de Clocesler et le cardinal d'Ai^leterre se tinrent 1 Calais « depuis environ Pasques (1! avril) jusques assez près do la Saint Jeban Baptiste. »

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Le 14 août, pendanl le séjour des ambassadeurs bretons eu Angleterre ', le duc d'Orléans signait avec Henri VI un traité secret par lequel les arrangements suivants étaient pris : une coQTention serait tenue, soit à Calais, soit dans uo autre lieu, de préférence en Normandie, vers le Ib octobre prochain, et le roi d'Angleterre y enverrait ses ambassadeurs. Le duc d'Orléans y convoquerait la reine de Sicile et son Bis, le duc de Bretagne et ses frères, le duc d'Alençon, les comtes d'Armagnac, de Fois et de Pardiac, Charles de Bourbon, l'archevêque de Reims (ou d'Embrun), et l'évêque de Beauvais. Le duc déclarait qu'il était assuré qu'on arriverait à une entente, si a provision notable et honnête » était faite à celui qu'il ne craignait pas d'appeler le Dauphin. Dans le cas où la paix ne serait pas conclue dans le délai d'un an, le duc s'engageait à revenir en Angleterre. Là il serait mis en liberté, moyennant qu'il fit hommage au prince que déjà il nommait son seigneur Henri, roi de France et d'Angleterre ; il s'engageait en outr£ , si la paix a'était pas faite : 1" à reconnaître ce roi , toutes et quantes fois qu'il en serait requis par lui, comme vrai roi de France et d'Angleterre, à lui faire hommage lige comme au vrai roi de France, et à être, à ce titre, homme lige et fidèle sujet de lui et de ses héritiers ; 2° à le faire reconnaître par tous ses sujets et ^ ne rien tenir dans le royatùne que de lui ; 3° à lui procurer l'adhésion, aux mêmes conditions, du duc d'Alençon, des comtes d'Armagnac et de Pardiac, du comte d'Angoulême et de tous ses amis ; 4" à lui procurer l'alliance de ses amis du dehors , tels que les ducs de Uilau et de Savoie et le marqiùs de Ferrare ; 5" à remettre entre ses mains les villes d'Orléans et de Blois, et tontes celles qu'il posséderait au moment de sa libération ; 6° à procurer la remise entre ses mains et la soumission des places suivantes : La Rochelle, le Mont Saint-Michel, Limoges, Saintes, Boutées, Cliinon, Poitiers, Tournai, Tours, Béziers et Loches, en s'y employant par tous tes moyens possibles*.

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464 HISTOIRE DE CHARLES Vil. 1433

Telles étaient les offres que le premier prince du aaug , l'héritier de la couroDue en cas d'extinction de la branche atnée , ne craignait pas de faire au roi d'Angleterre, avec une libéralité qui ne lui coûtait qu'une chose : la perte de son honneur !

Le lendemain de la signature de ce traité , le roi d'Angleterre donnait des lettres patentes par lesquelles, considérant que le Dolphin de Viennoys , son adversaire , avait , par l'organe du cardinal de Sainte-Croix, manifesté autrefois le désir que les princes prisonniers en Angleterre fussent conduits en France pour qu'on pût, de concert avec eux, négocier la paix, il déclarait consentir à ce qu'une journée fût tenue à Calais, le 15 octobre prochain, où il enverrait ses représentants, en compagnie du duc d'Orléans, pour y conférer avec les parents et amis que le duc d'Orléans y manderait et avec les gens du conseil du Dauphin , et donnait des sauf-conduits pour rendre dans cette ville'.

Ces dispositions prises, le duc d'Orléans fit des démarches auprès de la cour de France , et se prépara à prendre le chemin de Calais. Le duc de Bourgogne avait été informé du projet de conférence par le roi d'Angleterre ', qui avait chargé les ambassadeurs du duc de Bretagne de lui en faire part'. Mais cet appel ne fut point entendu : le 31 octobre , le lieutenant de Henri VI à Calais écrivait au prévôt de Sainl-Omer que personne n'était encore arrivé, et qu'il était vaguement question d'une conférence pour Noël. Le duc de Bourgogne avait pourtant désigné des ambassadeurs*. Le cardinal de Winchester, les comtes de Warwick et de Stiffolk s'étaient rendus à Calais en vue de la réunion projetée ; ils attendirent

1. Rymer, l. IV, part, iv, p. 198. — D«s lettres de sauf-condait rurenl ainsi détint à la r«ne de Sicile, i Clurles d'Anjou, k Jean qui se dit duc d'Aleacon, à Arthur de Bret^iue, i Richard sod frère, à Charles de Bourboti se disant comte de Clennont, an bilard d'Origans, aui comtes d'Araiagnac. de Foii et de Pirdiac ; — puis à l'arcbetjqne de Reims (an i celui d'Embriu), aux jvéques de Bciuvais, de Uaguelanne et de Béliers, à La Hire, i Polon de SaînlraiUes, au sire de Bueil, à Jean de Roctaechuiurl et à seiie autres personnages. Voir Rymer, l. c.

i. Lettre de Henri VI au duc de Boulogne, en datedu 11 août 1433. Ordinal, archives de U cote d'Or, B 11899 ; HiiMTt ât Bourgognt. t. IV, prturei, p. a\.\\.

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