‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 264 sur 367 · En passant par Auierre, où il était le 0 avril · texte numérisé non relu

En passant par Auierre, où il était le 0 avril

6. Elles avaient commencé eu avril-nui. La journée de Pont-de-Veïle fol tenue in commencenienl de juin; puis une autre journée fut fixée à Geuève au 1"' juillet, mais ne Tut point tenue. Les négociations furent reprises le IS oclubre i Belleville, et se poui^ suivirent ï Pont-dc-Veile i partir du 16 novembre. Journal dt'Jtkm Denù. dans Ciial, t. c, p. 217-257, et plus loin, p. 343-14, 350 et suiv.; lostnictions du dur de Bourgogne (2 juin 1434), Collcclion de Bourgogne, 09. p. 410-lG;cr. jrf., p. 977-84 ; Archives, P 1358» , cote SâT; Saint-Remy, I. Il, p. 303.

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1434 LE CONOBfiS d'arras. 51t

il fit partir pour l'Angleterre une ambassade \ chargée de fiiire coQoaître au roi d'Angleterre la situation des affaires de FraDce et d'exposer les moyens d'arriver à un « apaisement. » Henri VI répondit au duc à la date du 11 juin, et lui ùl remettre par ses ambassadeurs un long mémoire ', dans lequel il rappelait tout ce qu'il avait fait pour arriver à la pacilication du royaume, et les démarches faites par le concile de Bâle, à deux reprises, et par l'empereur en faveur de la paix. A ces démarches le roi d'Angleterre avait répondu que des négociations avaient été entamées sous les auspices du cardinal de Sainte-Croix et qu'on en attendait » bonne et fructueuse conclusion; H qu'il ne lui paraissait donc ni honnête ni convenable d'interrompre ces négociations, et que d'ailleurs.'dansle cas où les choses n'aboutiraient pas, il enverrait ses ambassadeurs au Concile, munis dé tels pouvoirs qu'il apparaîtrait à tous que si la paix ne se faisait pas , cela ne tiendrait point à lui. Le roi ajoutait que le cardinal ayant définitivement échoué dans sa mission, il envoyait présentement au Concile, conformément à ce qu'il avait écrit aux Pères de BSile et à l'empereur, une ambassade chargée de négocier la paix, et qu'il priait le duc de donner ordre à ses représentants au Concile de s'entendre avec ces ambassadeurs afin d'agir de concert, non-seulement en ce qui touchait à la paix , mais aussi à toutes les affaires concernant l'Église, le roi d'Angleterre et ses royaumes et seigneuries. Le roi remerciait le duc de l'avoir informé des intentions de ses ennemis, qui se proposaient de contester devant le Concile son droit à la couronne , exprimant l'espoir que', grâce. à ses avis et à son assistance, et eu égard au « bon droit et juste titre >> qu'il avait à sa couronne, la malice de ses ennemis serait confondue. En ce qui regardait les opérations militaires, le roi d'Angleterre félicitait le duc sur les ■ grands et honorables exploits » par lui faits, et dont il avait été « moult

t. Elle se composait de Jacques, seigneur de CrèrciEiir.et deQuectliaMeiiarl, prévdtde , SaiDt-Omer;elle putit le 1"niai el arriva i Candie ÏOjuin. Archiies du Nord, B tt95, r. W;i95*, r. 35; 1952, n° î.

î. Archives de U Cdle d'Or, B 11899; HiUoire de Bourgogne, L IV, preuves,

f. CXU-CXUM.

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réjoui, » et le remerciait des nouvelles qu'il lui avait données de la guerre qu'il se préparait à poursuivre en Picardie et en Bourgogne ; il lui annonçait qu'il avait ordonné au comte d'Arundel d'une part, au sire de TalbOt d'autre part, et en troisième lieu aux sires de Scales et de Willougliby de se mettre en campagne , « notablement accompagnés, » et que présentement une autre « belle et notable armée » allait être envoyée pour résister a«i « malicieusetés et damnables entreprises u. des ennemis. Le roi d'Angleterre exprimait enûn le regret de ne pouvoir, « vu la grande povreté et la nécessité » du royaume, répondre , comme il l'aurait désiré , à la demande du duc de Boulogne en lui donnant un secours armé ; mais si les ennemis s'assemblaient pour lui livrer bataille, les armées du roi et du duc pourraient s'unir pour lutter de concert et se porter secours '.

Les négociations dont le concile de Bâle prenait l'initiative ne pouvaient avoir une prompte issue. A ce moment la guerre était rallumée sur tous les points avec plus de violence que jamais, d'une part entre l'Angleterre et la France, et d'autre part entre le duc de Boulogne et le Roi, qiie la duchesse Isabelle ne craignait pas d'appeler, dans des documents publics, « le Daulphia, ennemi de monseigneur le Roy et de monseigneur de Boui^ogne *. » Comme nous l'avons vu plus haut, cette guerre se compliquait d'une querelle particulière entre le duc de Bourgogne et le duc de Bourbon. De ce côté , on arriva bientôt à s'entendre : une première trêve partielle avait été signée le 24 octobre 1433 ; elle devait durer du 3 novembre au 1" janvier; de nouvelles trêves furent conclues en novembre 1433, puis en juin 1434,à Pont de Veyle,pour le Maçonnais et le Beaujolais ; enfin une trêve générale, d'une durée de trois mois, fut signée au même lieu le 2 décembre 1434'.

Une autre suspension d'armes, d'une importance bien plus

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