CHAPITRE XIII
L'ADHIHISTKATION DU ROI DE BOUROES
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§ I. — ROYAUTÉ, ADMINISTRATION CENTRALE, PARLEUKM, ÉTATS OÉNÉBAUX, CLBHQÉ, NOBLESSE, TIERS-ÉTAT
Tiveun qu'ils refoivent. — Grends officiers : chingamenti aurvenus dans leur ptrunnel. - Qniul «HiaeiL; cnnasils pirticuliera et tamporairea ; imponsnce croisaoate das malireg di requMsa do l'hfitcl. — Parlement : ailuation précaire da aus membres; leur pauvrail; al" qui «n rtaulLenL; nkcsuraa priaaa en Taveur des^fRciers du Pailcment; rdki bonorabio i lisaants 1 Parlsmenl de Toulouaa i Parlemenl da On
dea t^randa Teudalairet ; canvucationi dea nobles pour le iervic<: militaire: lellrca d'imoUissemcnl; lettrea de rémission; déiionibremml des Hefs. — TJcty^lat : mesures prises m faveur des villaa; eonarmilions de priviièges; faveura spécialeatllHdi^s à Tournai tl* d'aulres villesi lettres d'alTrancbitaemiint données à Is^oudun et JMltoo-sar-VtTre; dégrevemenla d'irnpBta, eonceasioni d'aides, etc., accordées 1 boa nambr^ffiWlM.
Si nous enviBageons la situation du pouvoir royal (TXant la première période du règne de Charles VU, un double fai Jf^PP^ nos regards : d'uae part l'afTaiblissement de l'autorité diV"" verain, compromise par les procédés arbitraires du conoéui* de Richemoiit et par la détestable administration de La Tt moilte ; d'autre part l'amoindrissemeiit du domaine, \ 1
Noua n'avons pas à revenir sur le premier point, qui a éM si^fâsammcnt élucidé dans les pages qui précèdent ; mais la question des aliénations du domaine est ici de notre ressort et nous devons nous y arrêter. Examinons d'abord quel
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l'administration du roi de BOURGES. 561
était l'état du doniaine royal à l'aTénement de Charles VU. Ce domaine comprenait : le duché de Berry, le duché de Touraine, le comté de Poitou, la Saiotonge et l'Aunis, le Limousin, une partie de la Guienne, le Languedoc, le Dauphiné, le Lyonnais, le Velay, le Gévaudan , le Touraaisis et la châtellenie de Saint-Pierre-le-Moutier en Nivernais.
La suzeraineté du Roi s'étendait en outre sur les possessions du duc de Bourbon (duchés de Bourbonnais et d'Auvergne, comté de Forez et seigneurie de Beaujeuj ; du comte de la Marche [comtés de la Marcbe et de Castres), du comte de Vendôme (comté de Vendôme); du duc d'Orléans (duché d'Orléans, comtés de Blois et de Dunois , comté de Périgord) ; du comte d'Ângoulême (eomté d'AngouIême), du duc d'Anjou (duché d^Anjou, comté du Maine), auxquelles il faut joindre, au moins partiellement, celles du comte d'Armagnac, du comte de Fois, du comte de Comminges, du comte de Pardiac, du comte de Nevers.
Les parties du domaine royal assujéties à ta domination anglaise étaient : la Normandie, le Calaisis et le comté de Guines, la Picardie, l'Ile-de-France, le comté de Chartres, le comté de Champagne et de Brie, et la portion ouest de la Guienne. En outre, les possessions du duc d'Alençon (duché d'Alençon et comté du Perche), et certaines possessions du duc de Bourbon (comté de Clermont), du due d'Orléans (duché de Valois, comté de Soissons, seigneurie de Coucy, comté de Beaumont, comté de Porcien, comté de Vertus), du duc d'Anjou (comté de Guise] , étaient au pouvoir des Anglais. Enfin, toutes les possessions du duc de Bourgogne (duché de Boulogne, comtés d'Auxerre, de Tonnerre, de Charolais et de Maçon, seigneurie de Bar-sur-Seine, comtés de Flandre, d'Ostrevant, d'Artois et de Boulogne, comtés d'Étampes et de Gien) et du duc de Bretagne (duché de Bretagne et comté de Montfort) se trouvaient inféodées au roi d'Ai^leterre. Il en était de même possessions du duc de Lorraine et du duc de Bar dépendant ,n ■ couronne ',
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.paiud I ^ tmail si remarquable de M . Aug. Lungnon , Ltt limites de la France , was a
I ^ ulile pour dresser ce lableau. Toute !a demiire partie de cette magistrale étaàe
J q"^' -103) est consacrée à la Detcr^tiott féodale du royaume de Franee en i4»9.
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Tandis que le gouvernement anglais récompensait les services rendus avec les terres du domaine royal ou les possessioDH des princes et seigneurs restés fidèles à Charles VII ', le Roi fut ameaé, lui aussi, à disposer d'un certain nombre de seigneiH-ies dépendant de son domaine, les unes situées dans les provinces encore soumises k l'autorité royale, les ^utres dans les pays conquis par l'ennemi.
Nous avons tu que, durant sa régence, Charles VII avait donaé à Richard de Bretagne le comté d'Étampes, alors au pouvoir du duc de Boulogne ' j. cette donation fut confirmée après le traité de Saumur '. Richard reçut en outre le comté de Mantes, occupé par les Anglais *. Le comte de Richemont obtint à la même époque toutes les terres et seigneuries qui avaient été acquises du seigneur de Parthenay '. Louis, duc d'Anjou, eut la ch&tellenie de Loudun, pour en jouir en apanage * ; la reine de Sicile la baronnie et les terres de GauvissoQ et de Uassillargues ' ; le bAtard d'Orléans le comté de Uortain', qui passa ensuite à Charles d'Anjou, beau-frère du Roi*, puis le comté de Gien". Le duc d'Alençon reçut la ville de Niort, en garantie de certaines sommes à lui dues ". Le duc de Bourbon (ut mis en possession du duché d'Auvergne et du comté de Montpensier ; mais le duc jouissait déjà de ces seigneuries, et Charles vn ne fit lit que remplir un engagement contracté par son père en 1409 **■ Le comte de Venddme