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3. Ilinérairr. Le 21 septembre, un envoyai! de Tours 1 i\iré, au-devant du Roi et de la Reine, peur savoir quand ils arriveraient, ftegiilra da Complu, vol. XX, T. 8I)'V°.
4. Celte ^ussc nouvelle nit répandue le !<1 ï Tours, là., t. 80, el litgitlrtada dilibéralioni, vol. H, f. 89 v".
5. Ardiivcs de Tours, RegUlrn de* àélibiratiout, vol. 11, f. 7t-72; cilraits dans le Cobintt ftf«(oWfUP,1859, p. 104; Retint dts complet, vol. XX, f. 67 ï»-69 v°i — Exirailt dtt Aegiitreii capilulaiTri de Sahil-Marliit, dans D. Rousseau, vol, XV, f. 272 v.
G. Voir lettres du IC janvier UU. Arrliives, J 749. n° 8. Cf. Raynal, llàloire du llerrg. t. III, p. 8.
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1424 PHEHIËRES ANNÉES DE RËGNE. (i3
30 janvier, une importante réunion du Conseil fut tenue à Selles, pour aviser aux mesures à prendre à l'égard des gens de guerre, dont les désordres donnaient lieu de toutes parts à de trop justes plaintes; elle aboutit à la promulgation d'une ordonnance par laquelle le Roi, congédiant toutes ses troupes, déclarait ne garder à sa solde que les Écossais et les Lombards ^
On comptait beaucoup à ce moment sur les secours d'Ecosse. A la date du 25 février, le Roi écrivait de Tours aux habitants de Tournai pour leur faire part de l'arrivée des ambassadeurs qu'il avait envoyés dans ce pays, et du prochain débarquement de plus de dii mille hommes , sous les ordres des comtes de Douglas et de Buchan et d'autres grands seigneurs écossais, lesquels étaient décidés à livrer bataille aux ennemis aussitôt après leur arrivée. Ces dix mille hommes, conformément à l'engagement des chefs, pris par lettres patentes, devaient être rendus àdestination le 8 mars ; ils se composaient de « deux mille chevaliers et escuyers, six mille bons archiers et deux mille escos sauvages à haches. » — «Et pour cause de leur dicte venue, disait le Roi , faisons assembler la puissance de nostre seigneurie, aftin de nous mettre sus à leur descente, que attendons de jour à aultre, pour tenir champs et quérir nos diz ennemis où ilz seront; et avons bien espérance, à l'aide de Nostre Seigneur, nostre dicte puissance et la dicte armée d'Escoce mise ensemble , de passer, comme bî^n le pourrons adoncques faire, oultre les rivières, affin de reconforter vous et nos aultres bons suivez qui, par vostre grant et louable loyaulté, avez tant souffert pour nous, dont à tousjours nous -vous aurons et bien avoir devons en singulière recommandacion, et de recouvrer nostre seigneurie que usurpent nos diz ennemis. » Le Roi parlait enBuite de la réunion d'États qui devait se tenir le 10 mars, et promettait d'avoir les affaires des Tournaisiens pour recommandées '.
Le i2 mars 1424, sous la présidence du Roi, et en présence du duc d'AlençoD, qui se tenait alors en sa compagnie ; de
i. Voir plus loin la circulaire iidress^ |»r le Rui pour rexécutiob de celte ordon- 3. Original, Archives de Tournai.
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Charles de BouriwQ; de Jean d'Harcourt, comte d'Aumale, le vainqueur de La Gravelle, et de la reine de Sicile, dont I'ïdflueDcc va se faire seutir de plus eu plus dans la direction des affaires politiques, les États généraux s'assemblèrent à Selles. Le Roi fit exposer l'état de son royaume, le grand vouloir qu'il avait de mettre sa seigneurie en paix , l'espoir que lui donnait le secours amené du royaume d'Ecosse par les plus grands seigneurs du pays, venus à la tfite de plus de dix mille combattants. 11 fit connaître en même temps son intention de se « mettre sus, » au plaisir de Dieu; en la présente saison, avec toute sa puissance. De graves mesures furent prises dans cette réunion d'Ëtats, où fut votée une aide d'un million : convoca-* lion du ban et de l'arrière- ban pour le 15 mai suivant; nominations de Jacques de Bourbon, comte delaMarche,etdeCbarles de Bourbon comme lieutenants généraux , l'un en Languedoc , l'autre en Lyonnais et M&connais ; envoi d'ambassadeurs au duc de Bretagne en vue d'opérer un rapprochement V Dans des lettres patentes du 16 mars, ordonnant la concentration de l'armée sur les bords de la Loire, le Roi disait formellement : « Â ceste fois, nous entendons mettre et employer toute nostre puissance à la repulsion de nos ennemis, et y exposer, aussi avant que le cas le requiert, nostre propre personne *. »
Les luttes d'infiuences qui s'agitaient autour de Charles Vil reprirent avec une intensité nouvelle après le retour de Yolande. La reine de Sicile avait trouvé son ancien serviteur Louvet en possession d'un pouvoir illimité. Comme en 1418, au temps de la domination du connétable d'Armagnac, il y avait à la cour un parti de la paix et un parti de la guerre. Les uns, à la tête desquels se trouvait, dès la fin de 1422, le chancelier Martin Gouge, évoque de Glermont, et qui allaient être activement secondés par Yolande, poursuivaient un rapprochement avec le duc de Bourgogne, et n'avaient point hésité à accepter, comme base des négociations, des conditions qu'on ne fil guère que reproduire douze ans plus tard à Arras. Les autres cher- . chaient dans les alliances étrangères , dans les secours armés
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venus d'Espagne, de Lombardie, et surtout d'Ecosse, un moyen de résister à la fois au duc de Boui^ogne et aux Anglais, et de s'affranchir du joug de capitaines qui déshonoraient par leurs excès la cause royale.
A côté de ces deux partis, également sérieu^i et animés d'un esprit élevé, il y avait un parti qu'on pourrait appeler le parti des aventuriers ; et, dans le temps où un Séverac était maréchal de France et un Frotier grand maître de l'écurie du Roi, ce n'était ni le moins audacieux, ni le moins puissant.
pierre Frotier est, avec Jean Louvet et Tanguy du Chastel, un de ceux qui « gouvernent ^ » Arrêtons-nous un instant sur ces trois personnages, qui jouent à la cour de Charles Vil un rûle si important.
Gentilhomme d'un rang secondaire', Frotier s'est élevé rapidement, grâce au dévouement dont il n'a cessé de donner des preuves'. Dès le 20 septembre 1419, — dix jours après le tragique événement de Montereau, — de simple écuyer d'écurie, il devient « premier écuyer de corps et maître de l'écurie, » aux gages de six cents livres parisis. Frotier accompagne le prince dans son voyage de Languedoc, et reçoit un don de mille livres, en considération des « bous etagréables services » par lui faits et des charges qu'il doit supporter*. Le grand écuyer avait organisé, en dehors de la garde écossaise, une garde spéciale, placée sous ses ordres, pour veiller à la sûreté de son maître'. Pourvu en 1418 de la capitainerie de Gençais, et en 1420 de celle de Ranches •, il reçut, l'année suivante, l'office de châtelain et capitaine de Melle, i un des principaux
1 « En celui lemps, le Roy, qui osloil i Amboise, vint à Pailîcrs avec Tanncgnj du (Chastel, 1c prcsidenl de Provtaiee el Frolicr, qui gouvciitaient. n Rftoutel, dans Charlier, t. il], p. 188. — Le renseiEiieoicnt relaiir à i'iliniSrairc n'est poinl c\icl : c'esit d'Angers, après l'entrevue avec Riclicmsat. que le Roi se rendit !i Poitiers, oi'i il éUiU le \" novembre 1431.
i. Quoi qu'en dise Jouveoel qui, dans sa plaidoirie, ]iri^lend iju'îl était t moull noble, » Archives, X" 9197, t. 280.
3. Voir Raoulel, dans Charlier, I. RI, p. 16! cl 16C. Il Dgure parmi les signatures du Irvté de Foirill<r (t1 juillet 1419).
4. Lettres du 21 nur^ 1430. Piica originalti. vol. 1S!>!> : Fnonut. — Le 20 janvier, il contresignait k Lyon des lettres du Dauphin.