‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 40 sur 367 · Sans doute faire guerre · texte numérisé non relu

Sans doute faire guerre

i. LeIU'e du 33 mars Ilâ5. Doal, m, f. 3i5.

5. Voir aux Piècts jutlificetivet. Les iiabilapls de Tours refurenl le i aïril i leltre close dti Roi, leur d«iiimdanl de se faire représenter à MoMluel par t ^ notalile el savant de la dicle ville. » RegUtres de» déllbirationi , 111, t. U t°.

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solution : la première était la coDclusiOD d'un accord avec le duc de Bourgogne permettant, soit de réduire l'eQuemi plus facilement, soit de traiter avec lui k des conditions acceptables; la seconde, la réfonne de l'armée, indispensable pour reprendre la guerre avec les Anglais et la pousser avec vigTieur. Charles VII s'occupa aussitôt de ces deux questions : les négociations furent activement poursuivies ; quant à la réforme de l'armée, conformément aux engagements pris, le Boi, — « par cri solennel, « et en vertu de lettres patentes émanées de lui et du connétable, — donna ordre à tous capitaines de gens d'armes et de trait de se rendre à Selles, où le connétable devait présider à la réoi^aoisation de l'armée *. En mêïne temps — et sans doute conformément à un vote des États — on leva, sous forme d'emprunt, une somme de trente mille livres pour subvenir à la solde des gens d'armes envoyés aux frontières, et au licenciement des autres'.

En attendant le rendez-vous assigné aux capitaines à Selles, le connétable était retourné en Breta^e pour réunir ses gens de guerre '. Tanguy du Chastel ne tarda pas à se rendre à Nantes, avec mission de solliciter du duc de Bretagne une assistance armée*. C'est alors, paraît-il, que se dessinèrent nettement les exigences qu'on avait pris soin de dissimuler jusque"-là. Quand Tanguy insista près du duc pour qu'il donnât son appui au Roi, lui faisant observer qu'il y était tenu en a plusieurs et diverses manières', a Jean VI répondit « qu'il ne pourroit aider ni donner secours au Roy, si préalablement, et avant toute œuvre, ceux qui "avoient conseillé au comte de Penthièvre (Je le prendre, lesquels estoient du conseil du Roy et

1, C'est ce que nous apprend Richeraont dans sa lettre suk LyonDais, en date du 2 juin UÎ5. rievue rfu Lyonnaii, I. XIX, 9< vol. de 18S9, p. 3^. Après aamen, on dev^t « metlrc les bODS es rronllères, et les aultres non passables cassez et eavoyei à leur labour ou mestier. »

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