Monstrelet, t. V, p
4. Monstrelet, t, V, p. 458; Berry, p. 4i2; Cliartier, t. U, p. 12; Gruel, p. 39!. Chronique tT Adrien de But, dans la collection des Chroniques belges, \}!kr M. Kervyn de Leltenhove, p. 266. Voir sur ce fait Tuetcy, Les écorcheurs sous Charles K//, 1. 1, p. 75 et suivantes.
5. Les chroniqueurs disent que Charles Vil fil grâce aux capitaines d'écorclicurs, sauf au bâtard de Bourbon. Celte assertion est démentie par une lettre de Jean d'Escii, secrétaire de la ville de Metz, au magistrat de Strasbourg, gui mentionne ces exécutions. Tuetey, /. c.,p. 76-77.
6. « Dont maints lairons furent esbabis , » dit le prieur Maupoiat dans son Journal Voir Mémoires de la Société de l'histoire de Paris ^ t. IV, p. 27.
7. Chronique du doyen de Saint-Thiébaut , dans D. Cal met. Histoire de Lorraine,
t. V, Pol. XCMÎ.
1441 l'expédition de champagnk 171
seil , le Roi assigna à chacun des logements dans ses villes et forteresses et pourvut à leur solde. Les peines les plus sévères furent édictées contre ceux qui enfreindraient ses ordres *.
Le Roi s'avança jusqu'à Langres, sur les frontières de la Bourgogne. Il y reçut une ambassade du maréchal de Bourgogne et du Conseil de Dijon*, venant s'informer s'il était vrai, comme le bruit en avait couru, que Charles VII eût l'intention d'occuper Champlitte, ville dépendant du domaine du duc. D'autres requêtes furent présentées relativement aux excès des gens de guerre. Le Roi, voulant mettre un terme aux luttes qui ensanglantaient la contrée, manda en sa présence les princlpaux fauteurs de ces désordres; il interdit toute voie de fait, et proclama une amnistie générale pour les délits de ce genre commis dans cette partie du royaume et dans les pays de Bar et de Lorraine'. De Chaumont-en-Bassigny, le 21 février, Charles VII écrivit au maréchal de Bourgogne; il lui annonçait qu'il avait nommé le seigneur de Saint-Georges (un des rares conseillers et chambellans pris parmi les sujets du duc Philippe) lieutenant en Champagne et dans le bailliage de Sens, avec charge de protéger les pays de son cousin de Bourgogne et de les préserver de toute attaque ; il prévenait en même temps le maréchal qu'il allait se rendre en Normandie, emmenant avec lui tous les gens d'armes qui résidaient dans la contrée, afin de les employer contre les Anglais ; il lui recommandait de s'entendre avec le seigneur de Saint-Georges au sujet de la garde de ses provinces et de celles du duc , que le Roi entendait protéger comme les siennes *.
Charles VII se transporta jusqu'aux confins de la Lorraine. Il suivait l'ancienne voie romaine allant de Langres à Verdun, qui passait par Neufchâteau, Domremy et Vaucouleurs ', et tra-