Canat, p. 438-39. Voir ci-dessus, chap. i, p
S. Noël le Haicbe avait été envoyé à Amiens vers le Dauphin, le comte de Dunois et le sire de Gaucourt, « aQn qu'ils ne volsisscnt souffrir que certain nombre de gens d*armes estans environ Amiens n'entrassent en ses pays pour les dommaigicr. » (Archives du Nord, B 1978, f. 148.) Baudouin de NoyeUe et le sire de Gréquy avaient été, du 14 au 31 août, envoyés à Abbeville vers le Dauphin, (/d., ibid,, f. 8â.) Du 1*' au 30 ^eptemb^e, nouvelle ambassade de Tévéque de Verdun et du seigneur de Temant. ([d., ibid,, f. 72 vo et 108 v<>.) Du l»*^ au 23 octobre et du 19 novembre au 6 janvier, Antoine de Lomay, échanson du duc, avait été employé dans deux ambassades vers le Dauphin. (Id., ibid., f. 151 v«.)
3. Il fut employé à cette mission du 9 janvier au 21 février 1444. Archives du Nord , B 1978. f. 77.
4. Claiz de Hie^e part le 9 décembre et vaque à ce voyage durant soixante-quatre jours. Archives du Nord, B 1978, f. 140 v».
5. 11 partit le 3 janvier et fat employé à cette mission jusqu'au 16 mars. Archives du Nord, B 1982, f. 59 v^^.
6. Du 10 janvier au 4 février, voyage du seigneur de Hautboardin, du seigneur de Barbanson et de Baudouin de NoyeUe <l en certains lieui et pour certaines besongnes dont mon dit seigneur ne veult autre dcclaracion estrc faicte. » Archives du Nord, B 1982, f. 52 v^.
Le mois suivant , d'autres messagers furent envoyés au chancelier de France, alors à Paris, et au Dauphin ^ Enfin, au mois de mars , Philippe fit partir Toison d'or pour se rendre près du Roi *. '
Après son séjour en Anjou, Charles VII était venu s'installer à Montils-les-Tours. Vers le 15 mars, il fut informé que le comte de SufTolk était débarqué , non à Calais , comme on s'y attendait, mais à Harfleur'. A peine arrivé, le comte s'était empressé d'écrire au duc d'Orléans et à Pierre de Brezé pour les informer de sa venue , et du projet qu'il avait de se rendre à Rouen et de là au Mans.
Charles VII manda aussitôt auprès de lui les princes du sang, pour délibérer sur la marche à suivre. Le duc d'Orléans, le roi de Sicile, le comte d'Eu, répondant à son appel, vinrent se joindre au comte du Maine et au comte de Vendôme qui siégeaient habituellement dans le Conseil. Une grande assemblée fut tenue. On résolut d'envoyer immédiatement Brezé à Rouen*; on chargea deux capitaines de veiller k la sécurité des plénipotentiaires anglais et de les escorter, si besoin était, jusqu'au Mans ; on fit partir des messagers pour prévenir le duc de Bourgogne et les autres princes absents, et les presser de venir ou d'envoyer leurs représentants. Enfin on donna ordre au chancelier, qui était demeuré à Paris , prêt à se diriger vers le nord, de revenir près du Roi.
Suffolk ne tarda pas à arriver au Mans. De là, il écrivit à Brezé pour lui demander quelles étaient les intentions du Roi, afin que lui et ses collègues pussent se rendre auprès de sa personne. Une ambassade., composée du sire de Gaucourt, de
1. Anthune le poursuivant part de Bruxelles le 9 février, porteur de lettres closes adressées au chancelier de France, « pour aucunes ctioses et matières secrètes. » Le 12 février, Antoine de Lornay et le héraut Beaumont sont envoyés au Dauphin c pour aucunes choses et matières secrètes. » Us vacquent à ce voyage jusqu'au 6 avril. Ardiives du Nord, B 1978, f. 139. et 1982, f. 54 v» et 55.