Archives, J 409, n
5. Le 8 juin 1437, Bermond de Sommières, seigneur du Gayla, conseiller et ckambellan du Roi, partait jde Montpellier pour aller porter au dpc de Savoie des lettres de Charles VII (Pièces originales, 2714 : Sobimiêres). —Le 4 février 1438, une somme de 500 1. t. était payée hi Jean de Montmorin, envoyé en Savoie et en Dauphiaé, en compagnie de Guillaume le Tur et autres, pour Taflaire du Valentinots (Glairambault, 78, p.608i).
— Le 17 mai 1438, Charles VU oi*donnait à tous capitaines et gens dto guerre étant daD> son royaume de ne point entrer, loger ou séjourner dans les terres do duc de Savoie (Archives de Turin, Negoi, con Franda, mazzo !<>, n» 11). — • Au mois de novembre 1438, des ambassadeurs du duc de Savoie venaient à Paris (Archives de la Cdte-d*Or, B 741B).
— Le 6 février 1439, le duc de Savoie écrivait, de Ripaille, à Gharies VII, relativement à Taffaire du Valentinois (Archives de Ilsère, B 2989, f. 20 et 31); Charles Vil loi répondit à la date du 1« mars (M., ihid., f. 21 et 30). — Le 27 avril 1439, Charles Vil constatait que Louis, duc de Savoie, avait prolongé jusqu'au !•' mai 1440 le délaide remboursement des 68,000 ducats par lui prêtés (Archives de^ Turin, Trattati, n* 18).
6. Voir sur ce po'mt historique le mémoire de M. Lecoy de la Marche : Amédée VIU et son sé^'our à Ripaille, dans la Revue des questions historiques, 1. 1, p. 192-309.
7. Sur Amédée VIII, voir Tappréciation d'iflneas Sylvius, dans Europœ status sub Frederico ///, cap. xxxviii.
alliance avec le duc de Bourgogne : nous avons mentionné pins haut le traité passé à Ghalon, le 10 juillet 1443, entre lui et Philippe le Bon. Les deux princes s'engageaient à entretenir, tant qu'ils vivraient, des relations fraternelles, et à s'assister mutuellement, « à toute puissance, de corps et de chevance *. » Au même moment le duc Louis se mit en relations avec Charles VII : une ambassade de Savoie vint trouver le Roi à Poitiers,, à son retour du midi^; nous ne possédons aucun renseignement sur l'objet de cette ambassade.
En partant pour Naples, au mois d'avril 1438, le roi René reçut de Charles VII une somme de vingt mille florins •. C'était le seul secours que , dans la situation du royaume , il fût possible de lui donner. Mais le Roi n'avait cessé d'agir en sa faveur par les voies diplomatiques. On a la trace d'ambassades envoyées dans ce but vers le Pape, à Florence, en 1435 et 1436*. Au mois d'avril 1439, le sire de Gaucourt et Thibaud Lemoine, évêque de Chartres, partirent pour l'Italie : ils avaient mission de se rendre d'abord près du Pape , et de là à Naples , pour tenter de conclure une paix entre le roi René et Alphonse V, son compétiteui*'. Après s'être entendu avec les envoyés du Roi, ^ Eugène IV chargea l'évêque d'Albano d'aller à Naples, afin de prendre part aux négociations *. Le Pape se montrait d'autant