‹ Histoire de Charles VIIChapitre 211 sur 340 · Peregrin, /. c, t. II, p, 412-14; cf. t. I, p · texte numérisé non relu

Peregrin, /. c, t. II, p, 412-14; cf. t. I, p

5. Elle se composait d'Hélie de Pompadour, conseiller au Parlement, et du seigneur de Hangcst. Cinquième compte d'Étiennc Bernard (l^r octobre 1430 -30 septembre 1440). Extraits dans le ms. 685 du Cabinet des litres, f. 59.

de vaillance, René, assiégé dans Naples (novembre 1441), succomba sous le nombre et la trahison : le 2 juin 1442, Naples tombait au pouvoir d'Alphonse V, qui livra la ville au pillage ; le 3, le roi René s'embarquait avec ses chevaliers français et les rares Napolitains demeurés fidèles à sa cause. Il gagna Florence ; de là, après s'être convaincu de l'impossibilité d'un retour offensif, il fit voile pour la Provence *. Le 14 juin 1443, son rival était reconnu par le Pape *.

Un autre prince du sang royal avait profité de l'ambassade du sire de Gaucourt pour conclure une alliance avec le roi d'Aragon ', et il allait se faire dans le nord de l'Italie le représentant de l'influence française. Nous voulons parler du duc d'Orléans qui , du chef de sa mère Valentine de Milan , possédait la seigneurie d'Asti et en avait reçu l'investiture de l'empereur Sigismond par acte du 3 juillet 1414*. Pendant longtemps, cette seigneurie avait été laissée aux mains du duc de Milan ; mais Charles d'Orléans , au moment où il recouvra la liberté , se mit en négociations avec ce prince pour reprendre possession d'Asti. Nous avons la mention d'un acte du 31 août 1440, par lequel un envoyé de Philippe-Marie promettait, au nom de son maître, d'abandonner au duc d^Orléans, dans le délai de six mois, le gouvernement de la seigneurie'. Cet engagement n'était point rempli l'année suivante , car, à la date du 30 décembre 1441 , le même envoyé , Jean de Fagnan, était à Blois, promettant , au nom du duc de Milan , de gouverner bien et loyalement la seigneurie pendant l'espace de six mois, et de la remettre ensuite entre les mains du duc d'Orléans, confor-

1. Lecoy de la Mai'chc, t. I, p. 185-220. — C*esl à tort que Paulcur, s'appuyant sur un passage de YHintoire de Charles VU ^ M. Vallet de Viriville (t. III, p. 376). prétend que Charles VII, loin de protéger le roi René, « ne cessa même pas d'entretenir des relations amicales avec le roi d* Aragon (p. 223). » — On a vu plus haut quMl n*y eut alors aucunes relations entre Charles VII et Alphonse V, en dehors de Tintervention en faveur de René.

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