Id.y ibid
d'arriver à la réformation de l'Église, et de voir opérer de bod vivant l'iiliion avec TËgliBe grecque ; il avait indiqué, comme lieu convenable pour la tenue de l'assemblée, Rome, Pise, Florence ou Sienne , tout en déclarant qu'il n'avait à cet égard aucun parti pris. Simon Charles ajouta que lui et ses collègues avaient rendu compte de leur mission au Roi, lequel leur avait ordonné d'agir pour qu'on choisit un lieu favorable tout ensemble à la réunion avec les Grecs et à l'apaisement des dissensions ^
Le Concile, sans tenir de nouvelle session, continuait à agiter la question pendante depuis de longs mois. Déjà le vide se faisait dans son sein. C'est avec l'adjonction irrégulière d'un certain nombre de votants qu'on finit par décider, dans la vingtcinquième session (7 mai 1437), que le synode unioniste ne se tiendrait qu'à Bàle ou à Avignon , ou tout au moins dans une ville de Savoie '.
Charles VII regut, au mois de janvier 1437, une nouvelle ambassade du Concile ^ Il lui remit une lettre pour les Pères , en date du 28 janvier ; cette lettre fut lue dans la congrégation tenue le 11 février.
Le Roi déclarait que, bien qu'il eût autrefois, par condescendance pour le Pape , donné son assentiment au choix de Florence comme lieu de réunion du nouveau concile, cependant, tenant compte de la préférence témoignée par les Pères en faveur d'Avignon, il se ralliait à ce projet, et promettait assistance et faveur au Concile. Il insistait encore une fois pour que le Pape, qu'il nommait son père très vénéré, fût traité avec beaucoup de révérence, de douceur et de respect ; il terminait en annonçant qu'il venait de lui envoyer de nouveaux ambassadeurs.
Les deux envoyés du Concile firent ensuite leur rapport sur la mission qu'ils avaient remplie. Le Roi, en agréant le choix
1. Mûnumenta, t. H, p. 908-909. — Sur ces missions diplomatiques de Simon Charles, voir des leltres du Roi en date du 23 avril 1437 : Ms. fr.. 20978, f. 118''.