Thomas. /. c, t. I, p. 150 et 248 ; t. II, p. 100 et
8. Quittance de Beraud, seigneur d*Âpchier, du 4 septembre; autre quittance do même mois. Pièces original 5, 78 : àpchier ; Ms. fr. 26437, n« 90.
9. LeUres des 14 et 15 novembre 1438. Mss. fr. 20417, f. 9 et 10; 20409, f. V, t^ 23901 ;ûuicherat, Rodrigue de ViUandrando , \i. 312.
LA GRANDE ORDONNANCE DE 1439. IWl
taises, dans le cours de Tannée 1438, « pour qu*ilz vuldassent le pays et feussent plus abstrains au service du Roy, » s'élè* vent à près de vingt mille francs *. En février 1439 , le pays de Languedoc accorde une sonune de cinq mille huit cents écus d'or pour obtenir Téloignement de la garnison de Cabrières, qui désolait la contrée*. Dans le même mois un traité est passé à Béziers avec Brusac , Cbâbannes , Blancbefort et autres capitaines pour éviter leur passage à travers le Languedoc'* En juin 1439 , mille écUs d*or sont versés à Guy, bâtard de Bour-* bon et deux mille à Rodrigue de Villandrando, aOn que la ville de Toulouse soit épargnée *.
Le Roi connaissait les eifroyables maux que les gens de guerre infligeaient à ses sujets; il s'occupait sans cesse d'assurer aux capitaines une solde régulière, de prévenir leura excès et leurs déprédations. Nous verrons plus loin les mesures qu*il prit, au point de vue financier, afin qu'ils « n'eussent cause de demander et faire appatis, courses et pillerij&s, » ainsi que cela leur était trop habituel*. Lors de son voyage en Languedoc, afin d'épargner le Lyonnais et les pays environnants , il envoya ses troupes vivre au delà du Rhône, en attendant qu'elles fussent employées ^ Après la prise de Montereau , en congédiant ses capitaines , il donna à chacun a fourme et manière de vivre » jusqu'à la saison nouvelle '. Au commencement de 1438, il se transporte à Saint- Jean d'Angely, et ce voyage est le signal de mesures énergiques contre les gens de guerre : Jean de la Roche, seigneur de Barhezieux, reçoit mille livres « pour oster les pilleries du pays de Saintonge • ; » le 14 avril suivant, CSiarles d'Anjou reçoit trois mille livres