Voir t. n, p
3. Voir des lettres données au nom de quatre commissaires royaux, visant des lettres du Roi en date du 15 juin 1435. Ms. fr. 25969 (Qtiittances ecclésiasUques), n» 957.
4» On voit par les Registres de Tours que les députés de la ville vaquèrent pendant vingt-cinq jours. Registres des comptes, XXVI, f. 63, 109 vo, 111 et 111 v».
5. Lettres du 10 janvier 1437, citées par Thomas, Les États généraux sous Charles Vlly p. 39, note 1.
6. Quittance de Jean Havart du 19 mars 1436. Pièces originales, 1494 : Havart. Parmi les documents qui mentionnent ce vote, on peut citer : Pièces originales, 159 : AzonÈRES; 687: Charrier; 708: Chastenier; 791: Gluneau; 1326: Gilijer; 1479: Marcourt; 2262: Picard (no 51226h 2305: Ploesquellec ; 3032: VrrnY; Mss. fr. 25969, no 957; 26060, n* 2769; 26064, n- 3429 ; Clairambault, 151, p. 3629 et 3649; 167, p. 5187; 188, p. 7161, et 203, p. 8629; Chartes royales, XIV, n» 95.
villes du nord-est , afin d' « ad viser à ce qui seroit affaire pour le recouvrement de Creil , Meaux et Montdidier. » Nous avons trace de cette communication dans les archives locales \ et un curieux document nous apprend que rassemblée tenue à Paris fut comme le complément de celle qui avait été réunie à Poitiers au mois de février. Le connétable , en effet , y exposa que le Roi avait décidé, d'accord avec les États, de rétablir les aides pour un certain temps, et qu'en outre il avait obtenu une somme de deux cent mille francs. II sollicita les députés de voter le rétablissement des aides, et leur demanda roctroi d'une somme d'argent, modérée à trente mille écus en raison de ce que leurs villes avaient été « grandement foulées et travailliées pour la guerre *. »
S'autorisant du vote rendu, en février 1436, par les États généraux de Languedoil, Charles Vil se passa, pour la première fois, l'année suivante, du concours des États ; au mois de février 1437, il ordonna d'imposer dans ses pays de Languedoil une somme de deux cent mille francs , « pareillement que l'année passée ^. »
De semblables mesures furent prises en mars 1438, pour la même somme ^, et en mars 1439, pour une somme de trois cent mille francs *.
11 n'en fut pas de même en Languedoc, où les États continuèrent à tenir régulièrement leurs sessions annuelles.
1. Lettres apportées à Compiëgne par BrifTet, messager do connétable : Compt€$ de Compiègne, dans D. Grenier, vol. 20 bis, <« partie, f. 17. — Aml^ssade de la ville de Reims vers le connétable à Paris : Délibération du S7 avril li36. Arcbives de Reims, CwclusioM du Conseil de ville, 1. 1 ; Compte des deniers communs^ t. Il ; instrnoUoDs aui députés. Communication de M. L. Demaison, ai'chiviste.
â. Instructions aux députés de Reims. Communication de M. Demaison.
3. Voir lettres des généraux des finances en date du A mars 1437 : Pièces origiMàUs, â79 : Brlleville (dossier 6045). Cf. Pièces originales, 238 : Beaucaire ; 240 : Beai- FOBT (dossier 5346); 1228 : Fours; 1849 : Mareujl; — Charles royales, XIV, n«112; Mss. fr. 20682, f. 29 ; 21427, f. 1 ; Archives, K 64, n» 14.
4. Lettres du 3 mars 1438: Chartes royales, KIV, nM14; Mss. fr. 23902 et 23909. Cf. Chartes royales, XIV, n» 116 ; Mss. fr. 20580, f. 26 ; 20582, f. 29; 20584. f. 5; 25969, n* 958; Pièces originales, 207: Barton ; 240: Beaufort (dossier 5346); 687: Charrier; 2193: Parcaut; Clairarabault, 149, p. 3495; 188, p. 7149; Arehires, K 64, n« 27.
5. Lettres du 28 mars 1439, dans Fontanieu, 117-118; Document du 28 noTembre 1439. Pièces originales, 207 : Barton.
l'administration de 143S a 1444. 437
Une assemblée avait été convoquée à Vienne, d'abord pour le *20 mars, puis pour le tS avril 1436, et le Roi avait annoncé rintention de la présider*. Il nous paraît douteux que cette assemblée ait été tenue ; en tout cas, malgré Tassertion contraire de D. Vaîssete, lé Roi n'y assista point. C'est au mois de novembre suivant, et à Béziers, que les États de Languedoc se réunirent, sous la présidence de l'évoque de Laon, Ils se préoccupèrent de la résistance à opposer à Rodrigue de Villàndrando et au bâtatrd de Bourbon, qui étaient entrés en Albigeois, à la tête de sept mille hommes, et semaient l'épouvante dans toute la contrée. Une somme de neuf mille sept cent cinquante livres tournois fut votée , tant pour les besoins de la défense que pour la composition à conclure avec les routiers. Une députation se rendit, aii nom des États, près de Rodrigue, qui consentit, moyennant finances, à évacuer l'Albigeois : cinq cents écus d'or furent comptés au terrible chef de bandes, et deux cents à son lieutenant ^.
D. Vaissete nous apprend que, le 8 janvier 1437, eut lieu à Béziers une nouvelle réunion, et que les députés consentirent au rétablissement, pendant trois ans, des aides de d,ouze deniers pour livre, du huitième du vin et de l'imposition foraine ^ La réforme opérée par les États de Languedoii, en février 1436, se trouvait donc étendue au Languedoc. Depuis longtemps, les États n'avaient voté aucun subside. Le Roi les convoqua à Montpellier, en sa présence, au mois de mars 1437 *. Une somme de cent-vingt mille livres y fut votée. Les États demandèrent le rétablissetaent du Parlemeùt de Toulouse (requête à laquelle le Roi fit droit par lettres du 18 avril), Tautorisation d'user de monnaies étrangères (accordée le 17 avril), et diverses autres mesures dans l'intérêt du Languedoc, qui furent prises aussitôt '.
1. Quittance du 8 mars 1436, dans Fontanieu, 117-118. Cf. D. Vaissete, t. IV, p. -484.
2. D. Vaissete, t. IV, p. 485-86; Rodrigue de ViUandrando, par M. Quiclierat, pages 131-32, 280, 282. Cf. Ms. fr. 26063 {Quittances, 72), n» 3252, et Pièces originales, 3000: VIU.A.