Tuetey, l. c, p. 320 note
7. Lettres du 27 février 1437, relatives au Dauphinë. Archives de Usère, B 2825, f . 240.
fin appelés demi-écus d*or et valant moitié de Técu d*or ordinaire ; il renouvela en même temps certaines prescriptions sur le fait du change ^
Nous sommes arrivés au terme de la crise monétaire qui durait depuis 1422. Cette crise, selon M. de Wailly, qui a si profondément étudié la question, avait entraîné, dans l'espace de seize ans, cinquante-deux mutations, dont les écarts extrêmes portèrent la valeur moyenne de la livre tournois à 9 fr. 21 et à 3 fr. 95. De 1438 à 1461, il ne survint pas plus de huit mutations dans le cours de la /livre tournois , qui se maintint entre 7 fr. 97 et 7 fr. 01 ^
Charles VII se préoccupait toujours des réformes à apporter dans Tadministration des monnaies. Une enquête fut ordonnée : à la date du 10 décembre 1438, le Conseil rédigea un mémoire qui fut remis aux généraux des monnaies, et auquel ceux-ci donnèrent réponse, article par article '. En décembre 1441 , eu révoquant toutes commissions antérieures, le Roi nomma deux de ses généraux des monnaies, Pierre des Landes et Gaucher Vivien, généraux réformateurs par tout le royaume sur le fait des monnaies , avec mission de se transporter dans toutes les monnaies et ailleurs, pour faire information sur les a fautes, crimes, maléfices et abus quelconques » qui se commettaient, procéder à une enquête sur la situation de chaque monnaie, l'administration des maîtres des monnaies, la conduite des changeurs , et agir contre tous ceux qui seraient trouvés coupables * ; en même temps il réduisait le nombre des monnaies, en supprimant toutes celles qui avaient été nouvellement établies". A la date du 29 juin 1443, le Roi, considérant que le nombre des généraux maîtres des monnaies s'était multiplié de façon à nuire à la bonne administration des monnaies et au secret nécessaire à garder, annula toutes les provisions don-