‹ Histoire de Charles VIIChapitre 310 sur 340 · Id., ibid · texte numérisé non relu

Id., ibid

10. Archives, X^ 24, au 15 août 1444, cité par Tuetey, Les écarcheurs «mu Charles Vil, t. I, p. 133.

11. Sixième compte de Jean de Xainçoins. Cabinet des titres, 685, f. 80.

l'administration de 1433 a 1444. 477

de simples secrétaires, le maître-queux prêtent de l'argent comptant au Roi « pour faire ses plaisirs et volonté*. » Enfin, chose inouie ! à la date du 11 juillet 1439, le Roi emprunte une somme de trois mille francs à La Trémoille *.

Malgré la pénurie du trésor, à partir de 1436 on commence à liquider d'anciennes dettes ou à acquitter des dons qui remontent parfois à dix ou douze ans. Nous pourrions citer de nombreuses lettres rendues à cet effet'. Mais les services ne fonctionnent point encore régulièrement : en 1439 , la pension de deux cents livres assignée à Marguerite d'Orléans, comtesse d'Étampes, n'avait pas encore été payée* ; en 1440, Sauton de Mercadier, écuyer d'écurie du Roi, n'avait pas été payé depuis six années de ses gages comme capitaine de Ghâteaucarlier *.

Nous avons vu plus haut qu'une administration spéciale avait été établie pour l'Ile de France, la Champagne, la Brie, etc. Après la nomination de Régnier de Bouligny comme général des finances dans cette région (27 mars 1438), le Roi donna au chancelier une commission spéciale pour procéder à une enquête et opérer une réforme complète(14 décembre 1438). Regnault de Chartres avait mission, de concert avec plusieurs membres de la Chambre des comptes, de faire comparaître tous receveurs et officiers de finanoes, tous receveurs particuliers des aides et impôts établis dans les diverses villes, et d'exiger la production de leurs comptes ; de vérifier les baux des fermes des aides et l'assiette de la taille ; d'annuler tous gages nouveaux ou extraordinaires et toutes charges induement imposées; de révoquer au besoin les receveurs et autres officiers, et de nommer gens « souffisans et feables; » enfin de donner au fait et à la distribution des finances « tel et si bon ordre et prévision que doresnavant lesdictes finances puissent mieulx

1. Lettres du 4 avril 1437. Titres originaux de D. Villevieille, vo). IV : Blosset.

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