Archives, JJ 176, n« 5U
i. Ordonnances, t. XIII, p. 399.
5. Cartulaire de Cormery, par Tabbé Bourassë, dans les Mémoires de la Société archéologiqtte de la Touraine^ t. XII, p. 254.
6. Lettres du 15 avril 1444. Archives, Y 4, f. 80 v» Cf. Journal d'un bourgeois de Paris, p. 373.
7. Lettres du 23 décembre 1443. Ordonnances, i. XIII, p. 389.
8. Voir lettres du 22 janvier 1444. Chartes royales , XV, n» 168.
9. Voyage de la Terre-Sainte, par Bertrandon de la Broquière. Ms. fr. 5639, f. 8 v; cité par P. Clément, Jacques Cœur et Charles Vil, 1. 1, p. 12-13.
l'administration de 1435 a 1444. 487
tives. On échangeait les productions du pays, noix de galle, laine, SQie, poil de chèvre, étoffes et tapis fabriqués dans la Turcomanie et là Garamanie, avec du fer, des bois de toute espèce, de l'étain, du plomb, du cuivre, des draps légers, des objets de menue quincaillerie. On transportait aussi, contrairement aux règlements fort sévères alors en vigueur, des monnaies françaises ^ Jacques Cœur, commis dès 1438 au fait de l'argent erie, avait ses comptoirs à Montpellier; à l'époque où nous sommes parvenus , ses opérations commerciales commençaient à prendre une réelle importance ^.
L'exploitation des mines était une source de revenu qui n'était point à négliger. En vertu de lettres données par Charles VI en 1413, la <|ixième partie métallique des mines, après qu'elles avaient été purifiées, appartenait à la Couronne. A la requête des ouvriers des mines de Lyon, Charles VII confirma les lettres de son père, et maintint à ces ouvriers et à ceux qui feraient travailler aux mines les privilèges dont ils jouissaient '. Les mines du Lyonnais étaient alors exploitées par Jacques Cœur, qui, en 1444, obtint à ferme du Roi, moyennant deux cents livres par an, le bail de diverses mines d'argent, de cuivre et de plomb situées en Lyonnais et en Beaujolais *.
Malgré la fâcheuse situation de l'industrie, certains corps de métiers continuaient à fonctionner. Plusieurs sollicitèrent l'approbation royale pour la rédaction ou le renouvellement de leurs statuts. Charles Vil donna des lettres approuvant les statuts des drapiers de Moutivilliers (12 mars 1436) ', des bouchers de Paris (août 1437)", des barbiers de Paris (19 mai 1438) ^ des chirurgiens de Paris (octobre 1441)^, des drapiers de Bourges (5 octobre 1443)^. Dans la rédaction de ces derniers statuts,
1. Pai'dessus, Tableau du commerce antérieurement à la découverte de l'Amériqtie, dans h Collection des lois maritimes, introduction; P. Clément, l. c, p. 13 et suiv.
2. Voir Jacques Cœur, par M. Vallet de Viriville (Paris, 1864), p. 12-13.