‹ Histoire de Charles VIIChapitre 51 sur 340 · Rotuli Parliamentorum, t. IV, p · texte numérisé non relu

Rotuli Parliamentorum, t. IV, p

6. Délibération du â3 décembre 1435. !d,, ibid.f p. 486-88. Cf. The Parliamentary kistory of England, t. II, p. 238.

la pensée de supporter impunément une telle injure. C'est avec peine que les ambassadeuî*8 échappèrent aux fureurs du peuple quand ils allèrent s'embarquer pour la Flandre. Toison d'or fut congédié par le chancelier avec ces rudes paroles : « Thoison d'or, le Roy d'Angleterre et de France, mon « souverain seigneur, a veu les lettres et offres que vous « lui avez apportées , lesquelles luy ont moult despieu , « et non sans cause. Pour lesquelles choses il a assemblé « ceulx de son sang et lignage pour y avoir adviz ; et vous « en povez bien retourner delà la mer*. » Le religieux porteur du message des cardinaux ne reçut pas une meilleure réponse *.

La démarche faite par le duc de Bourgogne , loin d'amener le résultat qu'il en espérait, ne fit d,oncque précipiter la nipture. On raconte qu'en lisant la suscription de la lettre de Philippe, qui , au lieu de la formule habituelle : « A mon très redoublé seigneur monseigneur le Roy', » portait : « A très hault et puissant prince nostre très chier seigneur et cousin, » le jeune Henri n'avait pu retenir ses larmes : « Puisque, avait-il « dit, le duc de Bourgogne s'est ainsi montré déloyal envers « moi et s'est reconcilié avec le roi Charles mon ennemi, je a vois bien que mes seigneuries du royaume de France en « vaudront beaucoup pis*. » Ce fut, autour du trône, un concert de récriminations et d'injures. Le due de Gloçester, se rappelant ses anciennes querelles, Jura de tirer vengeance du rebelle. Dans les rangs du peuple, le même sentiment se fit jour : il n'était , dit Monstrelet , fils de bonne mère qui ne maudît le duc et ne l'accablât de vilenies , ainsi que tous ceux de ses pays*. La populace se rua sur les sujets de Philippe qui se trouvaient à Londres pour les intérêts de

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