Homfroy, duc de Gloucester. Voir plus haut, p
4. Ce témoignage en faveur de l'humanité de Bedford est à re-
go DE BETHFORDIAE DUCIS REGIMINE
Accepit autem'^ in uxorem nobilem dominam Annam, sororem Philippi Burgundionum ducis ^ ; unde inter Ipsum et eumdem Philippum, qui dictam suam sororem* valde amabat, ex affinitate hujuscemodi amicicie nexus plurimum invaluit duravitque inter eos quoad aiïïnitas illa ejusdem sue sororis obitu solveretur^.
Dominus igitur Bethfordie dux, imperium pro Anglorum rege in Francia administrans, fines a Henrico defuncto et termines regni dimissos totis conatus est viribus ampliare atque propagare. Multa quippe opidula et castra, que Franci adhuc tenebant circa Normannie fines et Parisiensium termines, vel armis expugnata vel obsidionibus coartata^ recepit. De quibus per singula referre nec opus est et fastidiosam nimis sua prolixitate hystoriam legentibus redderet.
CAPITULUM III
De bello apud Vernolium inter Francos et Anglos
lUud vero pretermittendum non est quod, cum Angli castrum de Yveri^ in Ebroycensi dyocesi obsedissent et Franci magnas undique contraxissent copias ad prebendum obsessis. solacium et obsidionem tenentes debellandum, divertentes versus Vernolium*, opidum ipsum, quod per aliquod jam tempus sub Anglorum steterat imperio; receperunt et cum multis armatorum milibus occuparunt. Quod cum Angli intellexissent, suam solventes obsidionem, suis undique collectis militibus, ascitis
a. enim P. — b. uxorem corrigé en sororem par l'auteur, dans G. — c. coarcta P.
marquer. Il ne faut pas oublier que Basin est né et a passé sa jeunesse sous la domination anglaise.
GOUVERNEMENT DU DUC DE BEDFORD gl
Il prit pour femme noble dame Anne, sœur de Philippe, duc de Bourgogne ^ ; aussi, entre lui et ledit Philippe, qui chérissait beaucoup sa sœur, une amitié se noua-t-elle, que cette affinité contribua à resserrer, et qui dura jusqu'au jour où cette affinité elle-même se trouva rompue par la mort de ladite sœur ^.
Donc, le duc de Bedford, gouvernant souverainement en France pour le roi d'Angleterre, s'employa de tout son pouvoir à étendre et élargir les limites et frontières du royaume laissées par le feu roi Henri. Beaucoup de petites places et de châteaux, que les Français tenaient encore vers les confins de la Normandie et du Parisis, prises d'assaut ou gagnées par des sièges, tombèrent entre ses mains. Rapporter tout cela par le détail n'est pas nécessaire et rendrait cette histoire fastidieuse aux lecteurs par sa trop grande prolixité.