Ce mariage eut lieu à Troyes, le 14 juin
2. Anne, duchesse de Bedford, mourut à Paris, le 13 novembre M32.
3. Ivry-la-Bataille (Eure, arr. d'Évreux, cant, de Saint-André), anciennement Ivry-la-Chaussée.
4. Verneuil-sur-Avre (Eure, arr. d'Évreux, chef-lieu de canton).
92 DE PRAELIO APUD VERNOLIUM (l6 AUG. I424)
eciam nobilibus Normannie, ad ipsum Vemolii locum concito gradu audacter perrexenint, ut hostes suos Francos, si expectarent, prelio aggrederentur. Quod quidem ipsi Franci, sed infelici valde sorte, fecenint.
Accersierat "^ tune Franconim rex ad solacium suum auxilia magna ex Scotis, qui pugnaces quidem et robusti sed temerarii nimium ac superbi esse consueverunt. Ferebantur esse quasi ad decem milia pugnatorum, quonun erant ductores principales comes de Douglas et cornes de Boukan'^. Ex Francis vero erat eciam militis collecticii multitudo magna, sed plurimum absque disciplina et ordine militari, majore eciam ex numéro armis maie instructa.
Erant duces eorum dux Alenconii^, Johannes, comes de Alba Mala ^ et plures alii barones et capitanei de ipso regno Francie. Et quia Anglici, per suos sagittarios pugnantes, pedites^ Francos sepe prostraverant, providencia contra hoc per proceres regni adhiberi crédita est, si pedestribus copiis sagittariorum ex Anglia opponerentur quadringente vel quingente lancée * ex Ytalicis militibus ^, qui armis, tam viri quam equi eorum, optime protecti, sagittarum nichil pertimescentes ictus, pedestrem Anglorum sagittariorum miliciam, in qua potissime^ sui exercitus robur et vires soient consistere, irrumperent et eorum ordinem perturbarent, eos contis et lanceis proterendo. Talem itaque Ytalici militis manum secum Franci tune habuerunt.
E diverso vero Anglici non segniter rébus suis provi-
a. Accersirat corrigé en accersierat par l'auteur, dans G. — b. Leçon de P ; pedes G. — c. potissimum P.
I. Archibald, comte de Douglas, était l'un des chefs du contingent écossais et le beau-père de John Stuart, comte de Buchan et de Douglas, nommé connétable de France le 4 avril 1423.
COMBAT DE VERNEUIL (l6 AOÛT I424) 93
et, ayant, en outre, avec eux la noblesse normande, marchèrent avec autant de rapidité que d'audace sur Verneuil pour livrer bataille aux Français, leurs ennemis, si ceux-ci les attendaient. C'est ce que firent ces derniers, mais pour leur malheur.
Le roi de France avait rassemblé en ce temps-là pour son service une garde importante d'Écossais, gens à la vérité vaillants et robustes, mais par trop pleins de témérité et de confiance en soi. Il y avait, à ce qu'on dit, près de 10,000 combattants, dont les chefs principaux étaient le comte de Douglas ^ et le comte de Buchan. Du côté des Français, il y avait aussi une grande multitude d'hommes, mais pour la plupart sans discipline et sans cadres, et peu instruits à se servir de leurs armes.
Leurs capitaines étaient le duc d'Alençon^, Jean, comte d'Aumale^, et plusieurs autres barons et capitaines du royaume de France. Et comme les Anglais, combattant par le moyen de leurs archers, avaient souvent défait les troupes de pied françaises, les grands du royaume s'imaginèrent qu'on serait en garde contre ce danger si, aux formations anglaises d'archers à pied, on opposait quatre ou cinq cents lances* de cavaliers italiens^ qui, parfaitement protégés, tant hommes que chevaux, ne craignant en rien les coups de flèches, se jetteraient sur les compagnies d'archers à pied anglais, rempart habituel de cette armée, et mettraient le désordre dans leurs rangs, en les chassant à coups de pique et de lance. C'est la raison pour laquelle les Français eurent dès lors avec eux un tel corps de troupe commandé par un chevalier italien.
Pour leur paît, les Anglais pourvoyaient vigoureusement à