‹ Histoire de Charles VIIChapitre 222 sur 307 · TRISTE FIN DU COMTE D ARUNDEL · texte numérisé non relu

TRISTE FIN DU COMTE D ARUNDEL

bombarde, fut fait prisonnier par les Français et conduit à Beau vais avec quelques nobles. Là, en proie à la tristesse d'avoir succombé, vaincu par une si mince troupe et si honteusement, victime aussi de son orgueil excessif, qui lui faisait repousser les médicaments susceptibles de guérir sa blessure, il mourut au bout de quelques jours à peine ^, C'était un grand ennemi des Français, adversaire irréductible de la liberté et du droit des populations, et surtout, comme nous l'avons dit, de celles qui habitent le pays de Caux. Mais elles rendaient bien la pareille aux Anglais sous le rapport de l'amour et de la haine.

Aussi tout ce pays de Caux — qui, par le nombre et la densité de la population, dépassait les autres provinces françaises, bien qu'il ne comptât pas d'autre ville que Rouen et que les places fortes y fussent très rares eu égard à l'étendue du territoire — connut-il les plus grandes calamités et pour un temps la ruine totale.

Comment l'événement se produisit, nous ne devons pas le passer sous silence.

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