‹ Histoire de ChartresChapitre 8 sur 21 · X. Étaux de bouchers et charcutiers, par m 2 , fr · texte numérisé non relu

X. Étaux de bouchers et charcutiers, par m 2 , fr

XI. Machines agricoles, pailles, fourrages, bois, charbon, fagots, souches, place des Halles ; par m 2 , fr. 10.

Bals publics. En dehors des foires de mai et de septembre, pour une durée à fixer par l'administration, par m' 2 , fr. 10 etc., etc.

Adjudication pour six années, à partir de 1898.

Au mois d'avril 1898, l'adjoint Besnard, rapporteur

de la Commission des octrois, explique que le vin, en entrant, paie un droit de 2 fr. 24 par hectolitre ; la loi nouvelle réduirait ce droit à 1 fr. 40 ; le cidre baisserait de 1 fr. 15 à fr. 85; la bière, de 5 fr. 50 à 5 fr.

» Cette réduction est trop faible, dit le rapporteur; elle est insignifiante pour le consommateur.

» Il faut la suppression complète des droits, qui ont donné (moyenne des cinq dernières années) 96,695 fr. 63, pour les boissons, vin, cidre, bière, plus du quart du revenu total de l'octroi : (vins 26,587 hectol. ; cidres 19,015 ; bière 2,777.)

a II est perçu sur les vins (loi du 28 avril 1816) 7 fr. 94 par hectolitre introduit, dont 2 fr. 24 pour la Ville et 5 fr. 70 pour l'État. La recette totale des octrois est de 357,878 fr. 47, moyenne des trois dernières années; il ne reste plus, en retranchant 96,695 fr. 63 pour les boissons, que 261,182 fr. 84.

» On est arrivé au rendement maximum.

» La population agglomérée de 19,213 habitants, paie 18 fr. par tète environ; la population éparse, 380 habitants, seulement 5 fr. par tête. Tous paient l'octroi.

» Les frais de perception sont de 15 0/0 environ ; s'il y a suppression des recettes des boissons, le personnel ne diminuera guère, les frais monteront à 20 0/0 pour le reste.

» L'octroi profite surtout à la propriété, par l'embellisse-

ment des quartiers, par la distribution de l'eau, du gaz, etc.

» A Chartres, le centime est de 2,988 fr. 70 sur les quatre contributions ; il faudrait 115 centimes additionnels pour supprimer l'octroi complet ; le revenu net imposable de la commune est de 2,310,745 fr. sur la propriété bâtie ; le revenu brut est de 3,080,993 fr. qui représente un capital de

» Avec un impôt de 6 0/Ô0, on obtiendrait 369,720 fr., ce qui permettrait de supprimer complètement l'octroi ; 5 0/00 ou 308,100 fr. suffiraient, le personnel pour le service d'octroi étant supprimé.

» L'octroi coûte 18 fr. par an, par tête ; une famille de quatre personnes paie 72 fr. par ménage. Une taxe de 100/0 sur les loyers serait favorable aux petits loyers.

Loyers

taxes

octroi 4 têtes

boni par iamilla

100 fr.

10 fr.

72 fr.

62 fr.

» Au delà, perte pour le contribuable.

» Mais, sur les 3,756 cotes mobilières, il y en a 3,219 de 700 fr. et au-dessous qui seraient dégrevées et 547 qui subiraient une augmentation.

» Au lieu de faire supporter toute la taxe à la propriété, il serait plus juste d'imposer la valeur locative, car la généralité des habitants jouit des embellissements de la voirie, et aussi du gaz, de l'eau. Cette application ne devrait servir que d'appoint.

» Pour 1897, la valeur locative est de 1,548,760 fr., pour 3,756 cotes; de même en 1898. Sur 6,583 ménages:

3,727 paient la cote mobilière et personnelle.

1,855 — la cote personnelle seule.

801 sont exonérés complètement.

200 paient la cote mobilière seule.

« L'impôt sur la valeur locative porterait sur 3,727 ménages ; il faudrait un impôt de 20 0/0 en plus :

Loyers taxes charge actuelle boni par ménage

100 fr. 20 fr. 72 fr. 52 fr.

» Au-dessus de 400 fr., il y aurait surcharge.

» Les droits sur les fourrages sont de 11,100 fr. ; il y a 700 chevaux dans la commune, 450 voitures ; avec une petite surcharge sur les chevaux et les voitures, on retrouverait les 11,100 fr. des fourrages.

» En augmentant le droit d'entrée sur l'alcool, de 10 fr. ; pour 2,000 hectolitres, plus-value de 20,000 fr. etfc.

Le rapporteur propose la suppression des droits sur les vins, cidres, bières, et éventuellement sur les fourrages, en remplaçant ces derniers par une taxe supplémentaire sur les chevaux et les voitures.

En octobre 1898, rapport très étudié du conseiller Laurent, sur la suppression des octrois.

» Le revenu net des octrois, dit-il, est de 292,063 fr. 26. Pour le remplacer, il peut être fait état de :

1° De la taxe sur la valeur locative, déjà proposée, pour compenser la suppression totale des octrois sur les boissons hygiéniques, soit 46,462 80

» 2° Du produit des licences municipales . 25,496 75

» Il ne pourait être question de la surtaxe sur l'alcool et nous n'aurions plus d'employés pour la percevoir ; mais il pourrait être établi, en vertu des articles 4 et 5 de la loi du 29 décembre 1897.

1° Une taxe de vingt centimes additionnels 60,292 80

2 e Une surtaxe de 3 0/0 sur la valeur locative entière 46,462 80

3° Une taxe de 5 0/0 sur le revenu net imposable des propriétés bâties, et sur le revenu net du sol des propriétés bâties et non bâties. 115,537 25

» On obtiendrait ainsi une recette de . . 294,252 fr. 40 II 12

Se rapprochant sensiblement du produit net annuel de nos octrois. »

» Sur la proposition du conseiller Bourgeois, le Conseil ajourne la discussion de ce rapport après son impression et remercie le rapporteur de son consciencieux travail. »

Après une discussion approfondie, le Conseil ne vote pas la suppression complète des octrois, mais seulement le dégrèvement des boissons hygiéniques.

En octobre 1900, les entrées moyennes des octrois, ayant été reconnues dans les années 1897, 98, 99, de :

Vin: 27,919hectol.57.

Cidre : 13,006 05.

Bière : 2.918 83.

La diminution de recettes prévue sera de 29,000 fr.

» Le Conseil délibère ce qui suit :

» Article i er . A partir de 1901, les taxes d'octroi perçues par la Ville de Chartres, applicables aux boissons hygiéniques, seront les suivantes :

» Pour le vin, par hectolitre 1 fr. 40.

» — le cidre 85.

» — la bière 5 ».

» Article 2. A titre d'impôt de remplacement, la taxe sur l'alcool sera, à partir de la même époque, majorée de 15 fr. et portée à 30 fr. par hectolitre.

» Article 3. Le surplus des taxes d'octroi, telles qu'elles sont en vigueur, sera maintenu pendant cinq années, à partir du 1 er janvier 1901. »

La délibération, comme vœu, est adoptée.

En 1900, l'abonnement de M. Hornung, brasseur, pour la consommation de la bière dans la commune, est fixé à 14,000 fr., par suite des modifications apportées par la loi du 30 mai 1899. Sa fabrication est d'environ 10,000 hect. ; la consommation dans la commune, de 2,500 hectolitres.

Agriculture, céréales, jardiniers, concours. — En 1873, foire de mai, 658 chevaux: prix des limonniers, 1,300 à 1,500 fr. ; d'omnibus, 900 à 1,000 fr.

tâ*u**^/.ïtaiL<t

Vaches amenées 197 : génisses vendues 550 à 850 fr. ; vaches grasses, 1 fr. 50 à 1 fr. 70 le kilog. ; laitières, 480 à 630 fr. ; maigres, 260 à 455 fr.

25,855 moutons, soit 3,545 de plus qu'en 1872 ; antenais de deux ans vendus de 25 à 55 fr.

A la Saint-André, de 1882, 1,273 chevaux; vente des chevaux de reproduction, 2,000 à 3,000 fr. ; de limon, 1,600 à 2,000 fr. ; d'omnibus, 1,000 à 1,300 fr. ; de service ordinaire de 5 à 7 ans, 500 à 700 fr. ; les poulains de 18 mois à 2 ans, 1,000 à 1,200 fr. ; de 4 à 8 mois, 300 à 500 fr.

Anes 46; vendus de 80 à 150 fr.

625 vaches ; génisses, de 7 à 800 fr. ; grasses, 1 fr. 40 à 1 fr. 60 le kilog. ; laitières, 5 à 600 fr. ; maigres, 2 à 300 fr.

Moutons 8,986 : antenais de deux ans, 21 à 41 fr. ; moutons de 3 à 4 ans, 22 à 43 fr. ; de 5 ans, 16 à 36 fr. ; brebis de 3 à 4 ans, 17 à 38 fr. ; agneaux (dits gandins) 18 à 35 fr.

Porcs 377 : gras 221 ; maigres 109 ; de lait 47. Vendus, gras l fr. 35 à 1 fr. 45 le kilog; maigres, 50 à 100 fr.

Quelques marchés de la Saint-André :

Années

Cheraux

Vachen

Moutons

Porcs

Anes

Le prix du sac de blé de 120 kilog. est, en juillet 1871,

de 26 fr. 75 ; en 1873, il passe de 26 fr. 35 à 30 fr. 25 ; l'avoine de 9fr. 75 à 9 fr. 30; le sac de farine de 159 kilog., de 73 à 83 fr. ; le son, de 15 à 17 fr. le quintal.

Le blé valait à l'hectolitre, en 1858, 16 fr. 44 ; en 1860, 20 fr. 41 ; en 1862, 23 fr. 74; en 1867, 26 fr. 18; en 1871, 25 fr. 65; en 1877,23 fr. 44; en décembre 1879, 24 fr. 20.

Les récoltes pour la France ont été évaluées, en : 1872 120,803,459 hectolitres de blé

De 1883 à 1886, les prix diminuent pour le blé, de 30 fr. à 25 fr., le sac de 120 kilog. ; pour la farine, de 55 à 60 fr. le sac de 159 kilog., à 41 à 45 fr. ; les sons restent à 13 fr. ; l'avoine à 12 fr. ; l'orge à 16 fr. 50.

De 1887 à 1891, après quelques variations, les prix du blé remontent de 26 à 33 fr. ; la farine de meules, de 47 à 55 fr. ; la farine de cylindres, de 49 à 59 fr. ; l'avoine, de 11 fr. 50 à 17 fr. 50; le son, de 12 à 15 fr.

De 1893 à 1900, le prix du blé descend de 26 à 20 fr. le sac ; l'orge, de 18 à 16 fr. ; l'avoine, de 16 à 12 fr. ; la farine de cylindres, de 49 à 46 fr. ; le son, de 15 à 13 fr.

En avril 1874, le Conseil vote une somme de 3,000 fr.

pour subvention et récompenses au Comice agricole de Chartres et à la Société d'horticulture ; en y comprenant la fête, la dépense fut de 4,200 fr.

Les Concours régional et hippique ayant lieu en 1877, la municipalité traite avec M. Kervella, de Nantes, pour 20,000 fr. au lieu de 23,500 fr. en 1869.

En septembre 1878, il est créé un service de dépèches météréologiques agricoles; vote d'un crédit de 40 fr. , ce qui met le prix de la dépêche à fr. 10.

Une exposition d'instruments agricoles, pendant la foire de mai 1879, aura lieu sur la butte des Charbonniers; il sera payé une indemnité de 100 fr. à M. Morin, adjudicataire des droits de place.

En avril 1882, conférence au théâtre, par M. Pouyer- Quertier, sénateur, ancien ministre, sur la protection; grand succès. Elle est suivie d'un banquet.

Le 17 mai une réunion générale des comices agricoles du département, sur les intérêts de l'agriculture, attire un très grand nombre de cultivateurs.

Le 27 mai 1883, Comice agricole de Chartres.

En février 1885, rapport du conseiller Le Vassor sur les Concours régional et hippique.

« Les dépenses sont évaluées à 41,000 fr. ; le crédit voté est de 50,000 fr. ; il resterait 9,000 fr.

» Le programme des fêtes comporte :

Jeux publics 200 fr.

Soirée de gala au théâtre .... 500

Enlèvement d'un ballon monté . . 900

Subvention à la Société d'horticulture 1 ,500

Concours de musique 2,400 } 12,000 fr.

— pompes 2,000

— gymnastique. . . . 2,000

Carrousel 1,500

Frais généraux 1,000 j

» Les recettes et les dépenses ont été arrêtées en prenant pour bases celles analogues, faites à l'occasion du concours de 1877.

» La Commission propose l'ouverture d'un crédit supplémentaire de 3,000 fr. Adopté.

M. Kervella, qui a déjà été chargé des concours de 1869 et de 1877, fait les offres les plus avantageuses ; un traité est passé avec lui pour l'installation des Concours régional et hippique, le feu d'artifice, les illuminations, au prix de 25,000 fr.. Le prix à forfait, en 1877, était de 20,000 fr.

« La butte des Charbonniers est choisie pour le Concours hippique ; elle peut contenir 500 chevaux ; le clos Saint-Jean servira pour le Concours régional; le Marché -aux-Chevaux sera utilisé pour les fêtes, jeux, enlèvement d'un ballon. »

Sur interpellation du conseiller Salmon, le maire Boutet dit que l'Etat donne une subvention de 17,000 fr., et le Département une de 14,000 fr.

Le cahier des charges est approuvé par le Conseil.

Au mois de mai 1885, le Maire propose d'ajouter un bal aux fêtes. Le Préfet y renonce, ses salons étant trop petits.

Le Conseil décide qu'un bal aura lieu au théâtre. Vote d'un crédit de 3,500 fr.

En juillet, indication des recettes :

« Carrousel

» Concours de musique » Représentation théâtrale » Concours de pompes .

» Fête de gymnastique .

5,590 fr. »

> 21,801 fr. 45

Concours régional et hippique 12,093 »

» Il reste à toucher 1,400 fr. des propriétaires qui ont retenu des stalles pour leurs chevaux et ne les ont pas occupées. L'amende est de 40 fr. par cheval. »

Un concours de moissonneuses-lieuses a lieu en juillet, sur la ferme de M. Egasse, à Archevilliers.

En août 1890, un cyclone effroyable parcourt le soir

les communes de Dreux et d'Abondant, causant de très grands dégâts; le désastre est immense. Le Conseil vote 500 fr. pour les victimes.

En janvier 1891, une commission est nommée pour

étudier deux réclamations faites par le représentant de la Société fermière des marchés, sur l'application du tarif aux jardiniers. Sont élus les conseillers : Bonnar.d, G. Fessard, Besnard et Gilbert.

Le maire, M. Boutet, donne lecture de son exposé :

» Le tarif est du 23 novembre 1888, le cahier des charges est du même jour pour l'adjudicataire; le tout, approuvé par le Préfet, le 30 novembre 1888. La concession des droits est faite pour neuf ans, à partir du 1 er janvier 1889.

» Après deux ans, surviennent trois pétitions des jardidinierset maraîchers, signalant que le concessionnaire avait la prétention de percevoir, à partir du 1 er janvier 1891, des taxes sur des bases nouvelles, place Billard, et avait perçu, place des Épars, des taxes arbitraires. Il y aurait augmentation du quatruple peut-être, de moitié au moins.

» Le maire, en renouvelant le traité, pensait apporter des changements aux marchands forains et divers, sur la place des Épars, mais non aux maraîchers, jardiniers, marchands de fruits ou légu nies, exerçant leur commerce sur la place Billard.

» On a perçu jusqu'au 31 décembre une taxe de fr. 30 par jour de marché, à raison de 3 m'*, soit fr. 10 par m*, (article 3 du tarif).

» Autrefois, par abonnement, le placier prenait 3 fr. 60 par mois, soit en moyenne quatre semaines à trois marchés, ou douze marchés à fr. 30. Le concessionnaire actuel a porté l'abonnement à 4 fr. par mois, ou 48 fr. par an.

» La taxe permettait d'exposer les produits dans des paniers à fond plat, de forme cylindrique, appelées Muettes^ dont le nombre est de deux par espace. Le complément de l'étalage est fait avec des paniers de moindres dimensions et de formes diverses, contenant les fruits, les primeurs, et en général les produits de plus grande valeur.

» Le concessionnaire dit que l'article 3 vise les étalages à terre, tels que légumes, fruits, etc., et ne peut s'appliquer aux légumes, fruits, exposés dans les muettes. A ces derniers serait applicable un droit de Ofr. 15, fr. 20, fr. 40

» Ainsi, premier cas, droit de fr. 10 par mètre carré toujours pratiqué.

Deuxième cas, le droit serait de fr. 15 et même de fr. 40 par mètre.

» Cela est inadmissible, en contradiction avec les usages établis et reconnus constants, n'est pas l'expression vraie du tarif, ni des règlements.

» A l'article 8, au point de vue du texte, les termes: mannes, mannequins, cageaux, paniers dits carrés ou de somme ne correspondent pas à la définition de la muette. Ce sont des appareils solides, pour le transport.

» La muette, au contraire, légère sans profondeur, est destinée à exposer la marchandise et à la préserver des souillures du sol; elle ne peut servir au transport.

» Le mot étalage à terre ne peut être entendu dans le sens littéral ; il définit l'usage, par opposition à l'exposition à la main, sur une table, sur une voiture, une bête de somme, ou dans une boutique.

» Ce tarif a consacré des habitudes, des usages presque séculaires sur lesquels il n'y a jamais eu ni doute, ni incertitude, ni contestation.

» Cependant le Maire fait des réserves sur l'application du tarif avec muettes; le débat doit être circonscrit entre le concessionnaire et les jardiniers et marchands, qui feront interpréter par les tribunaux le tarif et le règlement, c'està-dire par le juge de paix. »

» Le commission croit que c'est au pouvoir exécutif du

Conseil de prendre en main la direction du débat; le tarif est fait par la Ville pour la location sur les places et voies publiques; le taux des fermages, fixé par elle, est approuvé par l'autorité préfectorale ; la Ville peut donc avoir intérêt à se substituer au mandataire. »

— « Le Maire, M. Boutet, dit que le placier M. Lesage, n'est pas son mandataire ni son préposé ; c'est un fermier en principe général ; ce ne sont pas ceux qui font les contrats qui ont le droit de les interpréter.

— « Le conseiller Bourgeois, adjoint, dit que le Conseil ne doit se mêler de rien. Le règlement a été fait en 1859, par MM. Leviez-Huet et Doublet de Boisthibault ; les tribunaux seuls doivent vider le différend.

— « Le conseiller Bonnard expose que la commission n'invite pas la Ville à aller en justice ; le tarif est le même qu'en 1808; en 1817, il a été soumis à des changements peu inportants, mais l'idée d'assimiler la muette à l'étalage à terre n'a jamais été émise ; la Ville a intérêt à ce que le tarif soit appliqué comme par le passé; elle est aussi intéressée à faire prévaloir la réclamation des jardiniers. »

— « Le conseiller Bourgeois, adjoint, fait remarquer que la commission invite le Conseil à se faire juge ; que la muette a toujours été considérée comme un étalage à terre. »

— » Le maire dit qu'il n'y a qu'une difficulté de forme et de procédure ; que l'administration et la commission ont usé de toute leur influence vis-à-vis du placier et des jardiniers. »

— » Le conseiller Robinet n'est pas suffisamment éclairé ; il demande l'ajournement. »

— » Le conseiller Fessard dit que ce serait l'enterrement de la question, qui demande une solution immédiate. »

L'ajournement repoussé, le rapport est adopté en ce qui concerne les jardiniers.

Au mois de mars 1871, le maire Boutet annonce au Conseil la mise en cause de la Ville par les jardiniers, dans les poursuites exercées contre eux par le placier, et demande l'autorisation de plaider.

— « Le conseiller Fessard appuie la demande d'autorisation, mais il désire savoir quelle attitude va prendre l'administration, car il a vu dans un journal de la ville un article, émanant de l'un de ses membres, qui émet l'avis que la question devrait se trancher par une transaction et une revision du tarif. Il aurait compris cette proposition, avant que le procès fût engagé ; l'heure de la transaction est passée; il a été étonné de voir cette proposition, qui serait une capitulation, et il demande que le Conseil sache bien dans quelle mesure elle appartient à l'administration. »

— » Le conseiller Bourgeois, adjoint, puis le maire répondent qu'elle n'appartient en rien à l'administration. »

— » Le conseiller Salmon dit que cette situation est regrettable, à savoir qu'un membre de l'administration s'est séparé de ses collègues et a manifesté son opinion dans un article de journal. »

— « Le conseiller Bourgeois, adjoint, répond qu'un membre de l'administration a bien le droit de manifester son opinion personnelle dans un journal; sa proposition reviendra au Conseil. »

— » Le conseiller Fessard dit qu'il regrette cette sortie dont l'avocat adverse pourrait s'emparer. »

— Le conseiller Bourgeois proteste contre l'observation de son collègue Fessard, qui ne Ta pas laissé achever; il dit que sa proposition de revision des tarifs reviendra au mois de mai, cela n'a rien à faire au procès. »

L'affaire en resta là au Conseil ; elle eut ultérieurement une influence électorale, en faisant élire deux jardiniers protestataires, après le décès de M. Boutet, maire.

A la session de mai 1893, le maire Béthouart propose une subvention de mille francs pour l'objet d'art du Concours hippique et trois médailles d'or aux exposants de vaches laitières, de moutons et de volailles; le Comice agricole de 1889 avait coûté 4,300 fr. ; en 1893, vote d'un crédit de 4,500 fr.

En avril 1896, le conseiller Doullay, rapporteur, expose le budget du Concours régional de 1896.

« Les dépenses prévues s'élèvent à 150,000 fr. ; en 1885, elles atteignirent seulement le chiffre de 80,772 fr. ; la Ville recevait alors sept départements au lieu de onze ; on donne maintenant des primes importantes en espèces; outre les concours classiques de musique et de pompes, il y en a d'autres. La fête du 14 juillet est comprise, et on compte sur une visite présidentielle.

Voici l'exposé des concours et fêtes :

« 1 Concours de gymnastique, 24, 25 mai. . 11,480 fr. » 2 — pompes, 31 mai .... 14,700

» 3 — agricole et hippique, 6 au

14 juin.

1°. Installation Lapeyrère. . 31,470 fr.

2°. Bal 4,000

3°. Représentation théâtrale 3,000 } 42,670 fr,

4°. Banquet 3,000

5°. Feu d'artifice 1,200

» 4. Concours de chiens, 18 au 21 juin. . . . 500

» 5. Fête militaire, 28 juin 2,000

» 6. Concours de musique, 5 et 6 juillet. . . 15,880 » 7. Concours de vélocipèdes, voitures sans

chevaux, sports divers 500

» 8. Fête nationale du 14 juillet 6,000

» 9. Subventions :

1° Exposition d'horticulture. 5,500 fr. j

2° — scolaire. . . 4,000 / â/x ^ „

qo n 4cu\ > 10,600 fr.

3° — apiculture . . 100 ( '

4° — archéologie. . 1,000 J

» 10. Publicité et gratifications 3,000

» 11. Décorations; tribunes, portiques. . . . 21,800

» 12. Illuminations 8,260

» 13. Clôtures, matériel, service de l'eau. . . 6,000

» 14. Imprévu 6,610

Total. . . . 150,000 fr.

« C'est une augmentation de 50.000 fr. sur la somme admise lors de l'établissement du budget de 1896.

» Le Département subventionne la Ville de 22,000 fr. ; la recette, comptée pour 38,000 fr., le sera pour 63,000 fr., en prenant 3,000 fr. sur le crédit des fêtes, à cause de celle du 14 juillet, comprise dans l'ensemble. La part contributive de la Ville ressortira à 62,000 fr. au lieu de 40,000 fr.

» On dépensait 40,000 fr. tous les sept ans ; la dépense sera de 62,000 fr. tous les onze ans ; c'est à peu près la même chose. Dans le premier cas, la dépense annuelle est de 5,715 fr. ; dans le second, elle atteint 5,636 fr.

» La différence de 22,000 fr. sera prise sur une partie d'emprunt, non utilisé pour l'agrandissement du collège de jeunes filles et la restauration du théâtre.

» L'augmentation de la prévision des recettes est basée sur le concours de 1885, où les recettes ont été de 35,752 fr. 15 ; les fêtes, en 1896, sont plus que doublées. »

L'administration propose la création de tickets ; 16,000 bons numérotés de 5 fr., donnant droit à un tirage : à chaque bon, 10 tickets de fr. 50; le produit de ces bons sera de 80,000 fr.

A déduire :

1° Valeur des lots 1/10 8,000 fr. j

2° Publications, impressions . . 9,000 j^ [

Différence 63,000 fr.

En réalité, il ne fut placé que le tiers des bons.

Service des eaux de l'Eure. — En février 1872, le maire Delacroix expose que « le 8 mars 1870, le Conseil avait voté l'installation, au Ghamptier des Perriers, d'un établissement hydraulique. Le terrain, la construction, les machines, coûtaient 90,000 fr. L'ajournement a du être fait, par suite d'impossibilité d'exécution sitôt après la guerre.

« Aujourd'hui, on installerait deux machines de 20 chevaux, deux jeux de pompes. Chaque jeu élèvera, par 24 heures, 2,400 m 3 , en tout 4,800 m 3 ; ce qui 'parait suffisant pour l'avenir.

» Il faut de plus, ajoute le maire, un nouveau réservoir. Celui du collège, en mauvais état, peut manquer; la con-

sommation est variable, l'alimentation constante ; l'eau élevée en 12 ou 15 heures, est généralement consommée dans les huit premières heures du jour. Un réservoir est donc indispensable ; on le mettra à un point élevé du chemin des Comtesses; il sera d'une capacité de 600m 3 , communiquera avec celui du collège ; la conduite sera de m. 300 au lieu de m. 216.

» La totalité de la dépense sera de 160,590 fr. »

Commission nommée: les conseillers Lefebvre, Mouton, Fontaine, Billard de Saint-Laumer, Salmon.

[/usine hydraulique sera établie aux Perriers.

En mars 1872, vote du projet; le Conseil approuve le traité avec la société Béthouart et F. Brault.

« Cette maison, dit le Maire, présente toutes les garanties désirables sous le rapport de l'expérience, de l'outillage et de la capacité ; il y a un avantage incontestable à employer un constructeur de la localité, qui a un intérêt direct à établir la machine dans des conditions irréprochables.

» La dépense totale du projet est de.. . . 170,720 fr.

A déduire, vente de l'ancien établissement. 18,000

Reste 152,720 fr.

En février 1873, sur l'observation du Conseil des bâtiments communaux, l'eau étant élevée à 41 mètres environ, l'épaisseur des murs du réservoir est doublée; le devis augmente de 13,000 fr.

» Chaque jeu de pompes élèvera donc, dit le maire, 1,200m 3 , soit pour les deux, 2,400 m 3 en 24 heures.

» Il y aura en réserve dans les réservoirs 635 m 3 .

» Le devis sera de 183,720 fr., au lieu de 170,720 fr. »

» Le Conseil adopte l'augmentation de 13,000 fr. ; plusvalue de 12,534 fr. sur les tuyaux de fonte.

En juillet 1874, les constructeurs Béthouart et F. Brault ont terminé le montage des machines à vapeur, des pompes, de la canalisation.

» On peut, dit le maire, monter l'eau dans le réservoir du collège, en attendant la terminaison des réservoirs neufs, ;i la fin de septembre. »

En août 1875, la compagnie de l'Ouest demande une

concession journalière âe 125 m 3 d'eau, pouvant être portée à 250 m 3 , au prix de fr. 08 le mètre cube.

» La livraison d'eau aurait lieu à certaines heures du jour ou de la nuit, de façon à entraver le moins possible l'usage des concessions particulières.

AO fr. 08 par mètre, dit le maire Billard de Saint-Laumer, la Ville touchera 3,650 fr., par an; au tarif, une concession de 125 m 3 coûterait 6,275 fr. et le prix du mètre serait de fr. 1375.

« La ville du Mans fournit à la Compagnie de l'Ouest, pour 8,000 fr. à l'année, 300 m 3 par jour, ce qui fait ressortir le prix du mètre cube à 7 cent. ^. »

Le maire propose de fixer àO fr. 10 le prix du mètre cube, pour une fourniture quotidienne de 125 m 3 d'eau, et de ne descendre à fr. 08 que pour la quantité de 200 m 3 et audessus.

« Une protestation a été adressée par les propriétaires riverains de la rivière l'Eure, les usiniers et propriétaires de moulins, qui mettent en doute le droit qu'aurait la Ville de vendre à la Compagnie de l'Ouest l'eau nécessaire à son exploitation.

— » Cette question nous parait très délicate, dit le maire; nous ne pouvons avoir la prétention de la résoudre ; nous dirons seulement que les précédents sont en faveur de la Ville; qu'en 1849, une concession de 80 m 3 , qui pouvait être portée à 150 m 3 , a été accordée pour l'exploitation de la ligne, et que c'était l'Etat lui-môme qui était notre concessionnaire.

» Il y a donc lieu seulement d'ajouter à la convention, pour la réserve des droits des tiers, que s'il était reconnu, par décision de l'autorité administrative ou judiciaire, que ces droits seraient lésés et qu'il y aurait lieu, soit à cessation de fourniture, soit à paiement de dommages-intérêts, la Ville de Chartres aurait le droit de résilier le traité, sans indemnité envers la Compagnie de l'Ouest. »

« Le conseiller Charpentier-AUeaume fait observer que la

Ville n'a pas le droit de vendre Peau de la rivière à des étrangers et que les 125 m 3 qui lui seront enlevés doivent, d'après la loi, lui être restitués. Il en résulterait un préjudice assez sérieux pour les meuniers, et ce préjudice se traduirait, chez lui notamment, par un temps d'arrêt d'un quart d'heure environ.

» Il admet que Ton donne aux habitants de la Ville toute l'eau nécessaire, mais il ne reconnaît pas ce droit aux étrangers, et il considère la Compagnie de l'Ouest comme étrangère à la Ville. Cette compagnie sait très hien qu'elle n'a pas le droit de puiser de l'eau à la rivière, puisqu'elle a établi sur la route de Chartres à Lèves une usine spéciale pour ce service. Quand le fossé qui alimente son usine manque d'eau, elle s'entend avec le meunier de Lèves pour faire refluer l'eau dans ce fossé et lui donne en échange une indemnité. »

« M. le maire ne croit pas que les meuniers puissent exiger une indemnité des industriels de la Ville qui emploient de l'eau pour leur industrie.

» La Compagnie de l'Ouest ne doit pas, comme le dit M. Charpentier, être considérée comme une personne étrangère à la Ville ; on peut parfaitement la satisfaire sans nuire aux autres industriels etaux habitants. La quantité de 125 m 3 par jour sera élevée en moins d'une heure et demie par la machine, et encore peut-on faire ce travail pendant la nuit. »

— « Le conseiller Boutet trouve que la question soumise au Conseil est délicate et diflicile à traiter. En admettant le principe soutenu par M. Charpentier, devra-t-on priver d'eau la caserne que l'on construit sur le territoire de la commune de Lucé ?

» Il pense que la Ville a parfaitement le droifde prendre de l'eau à la rivière et d'en fournir 125 à 250 m 3 au chemin de fer; mais il faut commencer par donner de l'eau aux habitants ; on verra ensuite si l'on est en mesure d'en fournir au chemin de fer. »

« Il semble diflicile, dit le maire, de ne pas accorder ia concession ; il resterait à examiner les prix. »

Le Conseil renvoie la question à la commission.

En novembre 1875, rapport du conseiller Boutet.

« Le rapporteu r n'admet pas le prix des dépenses, 33,250 fr. , indiquées par le maire pour l'élévation de 1,600 m 3 d'eau par jour ; il donne un prix de 51,450 fr...

» L'eau, ajoute-t-il, n'a réellement jamais coûté moins de 15 à 16 centimes.

» La Ville du Mans fournit l'eau, à raison de 8,000 fr. pour

300 m 3 par jour, soit fr. 07 ^ par m 3 ; mais l'altitude ne dépasse pas 20 mètres, et une machine hydraulique permet de n'employer la vapeur que dans les grandes eaux ou les chômages, d'où dépense minime de charbon.

» Le charbon est plus cher, la main-d'œuvre plus élevée; la canalisation plus coûteuse, et le maire veut abaisser le prix. Il faut au contraire l'élever de deux centimes; le fixer à fr. 12 pour 125 m 3 ; à fr. 10, pour toute quantité excédant ce chiffre. »

Les conclusions de la commission sont adoptées.

En décembre 1876, le maire traite avec la Compagnie de l'Ouest, à fr. 09 le m 3 , malgré la délibération, motivée par le rapport de M. Boutet de 1875.

« Les dépenses sont faites ; les frais de personnel et de matériel sont à peu près les mêmes ; le charbon sera seul augmenté de 60 kilog. environ par jour. »

Le Conseil ratifie le traité.

La quantité d'eau, nécessaire à la caserne d'infanterie, est, par jour, de 4,013 litres

Au quartier du train des équipages, de . . 8,330

Ensemble. . . 12,343 litres

L'autorité militaire demande la concession gratuite ; la Ville consent à appliquer le tarif réduit de l'Ouest: fr. 09 le m 3 . L'État paiera annuellement 405 fr. 46 au lieu de 727 fr. 50, au tarif ordinaire.

En juillet 1876, règlement des travaux, approuvé.

Entreprise Carnis 53,192fr. 41

— Bégué 44,042 11

.4 reporter 97,234 fr. 52

Report 97,234 fr. 52

Entreprise Rénaux et Bonpain . . . 24,158 49

Honoraires de l'architecte 3,641 80

Travaux Mauger 3,594 06

Machines Béthouart et F. Brault. . . 56,617 25

Canalisation 84,920 78

Total. . 270,167 fr. »

MM. Marchand, direc&ui' de la Compagnie des eaux, et Bourdilliat, inspecteur du Service des Eaux de la Ville de Paris, experts, ont reçu les travaux, en 1876.

En 1882, le conseiller Billard de Saint-Laumer,

étudie la fixation du prix de l'eau, au compteur.

« Tout le monde, expose le rapporteur, payait à la jauge; le prix de la jauge sert de base à celui de l'eau fournie au compteur; à la fin de Tannée, on divise le total indiqué par 365 jours, pour avoir la dépense d'eau journalière et établir le prix à payer qui, d'après le tarif de la jauge fixé au mètre cube, ressort à Ofr. 274 pour les consommations journalières de 1 à 5 hectolitres et à fr. 137 pour celles excédentes.

» Depuis trois ans, il y a quelques compteurs, le produit sera de 1,500 fr. environ; pour 1883, il faut arrêter un tarif. Le prix est fixé à fr. 30 le m 3 pour toutes quantités, à partir de 188: \ ». Adopté.

Un nouveau réservoir doit être construit ; celui du collège sera démoli. Le devis est de 52,923 fr.

En 1887, expiration du traité pour fourniture d'eau

à la Compagnie de l'Ouest, passé en 1877.

« Le prix sera de fr. 08 le m 3 jusqu'à 200 mètres ; de fr. 07 pour chaque mètre en plus, jusqu'à 400 m 3 ; la durée du traité, de dix années, avec prolongation de cinq ans en cinq ans. La fourniture aura lieu la nuit pour ne pas gêner

celle à faire aux habitants »

« Le conseiller Brault fait remarquer que la Ville vend à présent pour 4,111 fr. par an d'eau au chemin de fer; par le nouveau traité, la fourniture sera de 10,950 fr. ; le traité est donc avantageux. »

En 1887, le prix des concessions est changé.

« Le minimum des concessions jaugées serait fixé à 4 hectolitres par jour, au lieu de deux; soit un abonnement minimum de 40 fr. à Tannée. Le prix du mètre cube d'eau, délivré au compteur serait de fr. 30 par mètre pour les 200 premiers mètres ; de fr. 20, de 200 à 500 mètres ; de Ofr. 15, de 500 à 1,000; au delà de 1,000 mètres, fr. 10.

» Il est monté en moyenne 1,840 m 3 d'eau par jour ; 2,300 en été et 1,300 en hiver; les concessions en puisent 550; il reste donc 1,300 m 3 d'eau employés sans être payés.

» L'arrosage, ajoute le maire Boutet, qui dure trois heures en été, emploie 600 m 3 d'eau par jour. Où passe la différence de 700 m 3 ; ce sont les concessions jaugées qui l'absorbent; certaines, autrefois jaugées, coûtent cinq et six fois plus cher depuis les compteurs.

» N'ayant plus de concessions libres, sans compteur, la Ville perdra 6 à 7,000 fr. ; mais on montera moins d'eau et la dépense d'eau sera moindre.

» Le chemin de fer paie 125 m 3 ; il en consomme 250; le robinet reste ouvert pendant trois heures pour monter l'eau à une certaine hauteur dans le réservoir ; mais pendant ce temps là, il passe des trains qui prennent de l'eau. »

Le minimum pourra être abaissé à 15 fr., avec l'emploi d'un compteur à piston.

En mai 1891, l'adjudication du charbon pour l'établissement hydraulique, donne 37 fr. 501a tonne, prix offert par M. Desandre, pour 330,000 kilog. En 1890, le prix était de 39 fr. 25.

Pour l'Hôtel de Ville, les Écoles, le Théâtre, la Crèche, etc., le prix du Charleroi, soumissionné par M. Girouard, est de 45 fr. 85 ; il était de 47 fr. 49 en 1890.

Dans la séance du 7 février 1893, le maire Béthouart

donne lecture d'un exposé sur le projet d'alimentation d'eau de la Ville, qu'il a étudié.

Le projet comprend deux parties :

1° La captation des eaux de la source de Fontaine-Bouillant, qui débite 194 litres à la seconde et leur amenée par une conduite, au réseau des tuyaux de la Ville.

2° La réfection en partie, l'agrandissement, la mise au point de la canalisation intérieure de la Ville, pour une distribution de la quantité de 200 litres par habitant et par jour. La seconde partie, susceptible d'augmentation de détails, est prête pour l'exécution.

Historique — H y a plus de cent ans que les Chartrains ont cherché déjà et d'intelligente façon, à donner à la consommation publique de l'eau pure, saine et abondante.

En remontant bien plus haut, sans cependant aller jusqu'à l'occupation romaine qui a laissé des traces encore visibles de canaux amenant des eaux de sources, prises en amont, nous retrouvons que, en 1520, les échevins de la Ville firent venir pour étudier la question, Josse Cornillat, maître fontainier, renommé à Rouen.

» Cet artiste, accompagné de Jehan de Beausse, maître des œuvres de l'Eglise de Chartres, et de plusieurs horlogers, visita la fontaine Saint- André, celle de la porte Drouaise, la fontaine du Vivier, assise près de Luisant et une autre au même lieu. »

Il fut reconnu que le cours des susdites fontaines ne pouvait venir ni monter au haut de la Ville, et on en resta là. En 1778, un inconnu remit à l'Évêque une somme de 9,800 livres, pour être utilisée à amener à Chartres l'eau d'une fontaine extérieure ; une commission communale fut nommée à cet effet.

« Il y va de l'intérêt général des citoyens, dit le rapporteur, qu'on établisse des fontaines dans une Ville où l'on boit de l'eau de mauvaise qualité, où les bâtisses de la plupart des maisons sont en bois, où les rues sont étroites et serrées, d'où destruction prompte et inévitable en cas d'incendie.

» On devra faire analyser les eaux et choisir la meilleure; un mécanicien habile dans la science hydraulique sera consulté ; on calculera la quantité de muids d'eau que les sources fournissent par jour; connaissant la consommation quotidienne des habitants, on verra alors si le produit des sources est suffisant.

» Par des combinaisons arithmétiques, on constatera ensuite la dépense qui doit en résulter ; ce sera là sans doute le moment le plus intéressant.

» Un don a été reçu par la Ville ; une souscription bien entendue pourra être faite pour compléter la somme nécessaire aux travaux. »

Voilà un programme, formulé par la commission communale de 1778, dont le dispositif général ne serait pas désavoué aujourd'hui.

Le 12 mai 1778, on envoie à MM. Macqué et Beaumé, chimistes à Paris, douze bouteilles d'eau de chaque fontaine, y compris l'eau minérale des petits Prés. Il y est joint de l'eau de la rivière d'Eure, sur la représentation du conseiller Maillard, parce qu'il est intéressant pour l'art de la teinture de connaître sa composition.

Le corps communal se préoccupe, comme en 1520, de la recherche de la meilleure eau de source ; si on veut connaître en même temps la composition de l'eau de la rivière, cela résulte de la demande de M. Maillard, pour les besoins de l'industrie et non pour l'alimentation humaine.

Le rapport des chimistes indique que l'eau du Vivier de Luisant est la meilleure de toutes ; c'est la plus légère, la plus pure, la plus potable.

L'eau de la rivière d'Eure est également bonne ; il faut cependant lui retirer un goût de croupi ; cette saveur peut lui être ôtée en l'exposant et en l'agitant au grand air.

L'eau minérale est très faible ; elle doit être abandonnée comme eau potable ; elle pourrait être réservée pour l'état de maladie.

Des plans, des modèles, des devis, sont établis par un ingénieur nommé Loriot. Après quatre années d'études, on renonce à amener l'eau de la source de Luisant, la dépense devant atteindre 40 à 50,000 livres.

L'eau sera prise à la rivière, élevée à la terrrsse de la porte Saint-Michel; la dépense est évaluée à la somme de 24,375 livres, à laquelle il faut ajouter j- pour le bénéfice et les peines de Loriot.

Nouveaux retards, puis décès de Loriot, enfin abandon du projet.

Essai infructueux de Petey, plombier, à la fin de la Restauration pour rétablissement de pompes ; puis percement d'un puit artésien dont la profondeur dépasse 800 pieds, sans aucun résultat; enfin en 1845, mise en marche des pompes actionnées par une machine à vapeur, établies à la Courtille par M. Hubert.

Ces pompes devaient, en une année, distribuer pour les besoins de la Ville 7,600 m 3 d'eau de rivière. La constation de ce résultat a été faite en 1855.

La population étant de 18,000 habitants en 1845, la quantité moyenne attribuée par année à chaque Chartrain, ressort à 4,220 litres et par jour à 12 litres environ.

La puissance des pompes permettait de puiser par jour 300 à 350 m 3 d'eau.

Du 1 er novembre 1864 au 31 octobre 1865, la quantité d'eau élevée fut de 150,000 m 3 , pour une population de 19,500 habitants, ce qui donne par tête et par jour 21 litres.

La puissance de l'usine avait été augmentée, et du 16 juillet au 16 août 1867, il a été consommé 24,000 m 3 d'eau, ce qui revient à 800 m 3 par jour. En 1868, du 16 mai au 16 juin, il est élevé 26,000 m 3 ; la consommation de chaque habitant à cette époque, par jour, a donc été d'environ 40 litres.

l'ne nouvelle usine est installée en 1875, en amont de la Ville, après une discussion intéressante qui avait duré près de 10 ans, entre les partisans d'eau de source de Fontaine- Bouillant, d'eau de rivière prise directement, ou d'eau de rivière recueillie dans des bassins creusés près de ses bords. La solution la plus économique fut adoptée par le Conseil; on prit l'eau à la rivière.

La production en eau montée de cette nouvelle usine, pour l'année 1883, est de 608,000 m 3 , ce qui, pour une population de 21,000 habitants, donne à chacun 74 litres par jour.

Au mois d'août de cette même année 1883, il est élevé 70,000 m 3 , ce qui donne à chaque habitant 98 litres par jour. Ce débit pendant le mois d'août est le plus fort de l'année.

En 1890, la production totale est de 622,000 m 3 ; pour le mois d'août, elle est de 63,800 in 3 .

En 1891, il est élevé 681,000 m 3 ; dans le mois d'août, 69,100 m 3 .

En 1892, la production totale atteint 754,000 m 3 , ce qui, pour une population de 22,000 habitants, donne 94 litres à chacun par jour. En cette môme année, il est élevé en mai 72,700 m 3 ; en juin 74,800, en juillet 81,000, en août 82,700 m 3 . Pour ce dernier mois, chaque Chartraina disposé de 121 litres par jour. C'est la plus forte quantité qui ait jamais été atteinte à Chartres.

Cela n'est plus suffisant aujourd'hui; un certain nombre de rues n'ont pas encore de canalisation; les faubourgs sont insuffisamment dotés. Cette inégalité doit disparaître ; tous les quartiers ont droit à être desservis et il semble que les plus pauvres, moins salubres, méritent d'attirer l'attention d'une façon toute spéciale.

Quantité. — Quelle quantité d'eau est donc nécessaire pour l'alimentation de la Ville de Chartres, en 1893, sachant que la population est de 22,000 habitants ?

Il n'y a rien de fixé, de précis pour la déterminer ; il n'existe aucune solution exacte, mathématique, à ce sujet.

A Paris, à la fin du siècle dernier, il était distribué 14 litres d'eau par jour et par habitant ; en 1860, la quantité était de 60 litres ; aujourd'hui elle atteint près de 220 litres, dont 100 litres d'eau de source.

Le rapport, si clair, si précis, de M. Humblot, fait ressortir ce fait qu'il n'y a d'autres limites à la consommation de l'eau que l'impossibilité d'en avoir davantage.

M. H. Bourgeois, à qui nous devons une étude consciencieuse de la question des eaux, suivie d'un historique détailté, fort intéressant, a relevé les quantités d'eau consommées dans certaines Villes, par rapport à leur population.

Le tableau qu'il a dressé donne les résultats suivants: Marseille 318,868 âmes 450 lit. par tête et par jour

Garcassonne 25,971 — 400 —

Aurillac 11,221 — 280 —

Besançon

54,404 âmes

Agen

Bayonne

Limoges

Dijon

Paris

Melun

Orléans

Tours

Boulogne-sur

-Mer 40,075

Semur

Nantes

Lyon

Périgueux

Toulouse

Arras

Troyes

Il ressort de ce tableau qui constate des faits, que la ville de Chartres se trouve dans des conditions moins favorables.

La qualité des eaux, consommées dans ces diverses Villes, n'est pas indiquée ; leur provenance vient-elle de puits, de sources ou de rivières ?

La quantité de 90 litres environ, distribuée journellement à chaque Chartrain, est donc insuffisante, et nous aurions voulu arriver à 200 et même à 250 litres par tète et par jour.

Il y aurait là un acte de prévoyance car, si la population de la Ville augmente, ce qui est probable, et atteint avant 20 ou 30 ans, 25 à 26,000 âmes, au lieu de 22,000 qu'elle comprend aujourd'hui, l'alimentation d'eau sera assurée à l'avance, d'une façon suffisante.

En admettant donc comme point de départ, le besoin de 200 lit. d'eau par tète et par jour, la population étant actuellement de 22,000 habitants, il faudra monter dans les réservoirs 4,400 m 3 par jour, ou 1,750,000 m 3 par année, si la consommation était constante.

Il est évident que cette quantité de 4,400 m 3 ne sera pas élevée tous les jours d'hiver, de pluie, etc., mais il est nécessaire de calculer la puissance motrice, la capacité des pompes, le diamètre de la conduite de refoulement pour l'alimentation des jours de plus grande consommation.

La population devant donc augmenter d'environ 15 0/0, la puissance de la distribution augmentera d'autant et, au lieu d'élever par jour 4,400 m 3 d'eau, il faudra en monter 5,060 m 3 .

En admettant que les machines et les pompes fonctionnent 15 heures par jour, 337 m 3 d'eau seront élevés en une heure et 94 litres en une seconde. »

Qualité. — Il ne peut être établi à Chartres de double canalisation, Tune pour l'alimentation de l'homme, l'autre pour le service public, par une raison d'économie ; l'unité s'impose donc dans le choix de l'eau à élever.

Il faut que notre cité soit dotée d'eaux abondantes et limpides, d'un goût excellent ; il n'est pas plus possible de marchander à l'ouvrier l'eau saine et agréable, que l'air pur et le bon pain.

L'eau doit donc être pure, fraîche, d'une température à peu près constante; elle plaira au goût autant qu'à la vue.

Dans la séance de la Chambre des députés du 25 octobre 1892, M. le docteur Proust, commissaire du gouvernement, dit dans une discussion sur les eaux dégoût de Paris, que l'un des principes d'assainissement admis dans toutes les villes principales de l'Europe, c'est de donner à une ville une eau pure, à l'abri de toute souillure et en quantité convenable.

Cela était dit à propos de l'eau de la Seine, qui est contaminée ou tout au moins suspecte. Les microbes, les bactéries, les bacilles, ces infimes organismes microscopiques sont devenus, depuis qu'on connaît leur existence et leur rôle, un juste sujet d'épouvante; ils sont les dangereux transporteurs des plus redoutables contagions, malgré leur éphémère existence.

Ils sont partout; ils fourmillent dans les eaux; les rivières

en sont remplies. Dans l'eau de Seine, à Choisy, il en existe 300 dans un centimètre cube ; à l'aval du grand collecteur de Clichy 244,000 ; dans l'eau de source de la Vanne, il y en a 66 seulement.

Nous n'accusons pas la rivière l'Eure d'être aussi peuplée que la Seine de ces êtres malfaisants; cependant l'emploi des eaux de l'Eure doit-il être maintenu? On peut en être partisan par économie, en augmentant seulement la puissance des pompes actuelles, si les forces financières de la ville ne peuvent supporter une dépense plus considérable pour l'amenée d'eau de source.

Mais ces eaux de l'Eure sont souvent troubles, salies, chaudes pendant Tété ; elles nécessitent l'installation d'appareils de filtrage chez les concessionnaires.

Leur mauvaise réputation ne date pas d'aujourd'hui ; les chimistes Macquer et Beaumé, en 1778, examinant l'eau puisée aux Trois Ponts, disent qu'il faut se préoccuper « du goût de croupi, qui lui vient vraisemblablement du sol sur lequel elle coule (la rivière) et des matières végétales qui, en se pourrissant, lui communiquent cette saveur et la couleur qu'elle a. »

Cette insuffisance de qualité est reconnue au cours d'une discussion courtoise sur les eaux, entre MM. Lefebvre et Bourgeois père, il y a 25 ans.

« Les eaux de l'Eure, dit ce dernier, ont toujours répugné comme boisson, à cause des détritus et des vases qui y sont mélangés.

» Alors, une partie de la population achète l'eau potable aux porteurs d'eau de la fontaine de Luisant, qui en fournissent chaque année 1,716 m 3 ; à ceux des fontaines Saint- André et Saint-Pierre pour 912 m 3 ; en totalité 2,628 m 3 . »

A raison de 5 fr. le m 3 , cela constitue un prix d'achat d'eau pour boire, de plus de 13,000 fr.

N'ayant pas d'éléments suffisants d'appréciation pour évaluer la quantité d'eau de table de provenance de sources diverses, aujourd'hui, il nous semble cependant que l'on peut estimer au moins à la moitié du chiffre cité plus haut cette vente d'eau actuellement.

C'est encore beaucoup trop ; cela grève le budget de nombre d'habitants, et enfin, voyez la différence du prix. L'eau des sources de Luisant et de Saint-André revient à 5fr. le mètre cube, lorsque l'eau de la Ville ne vaut que fr. 30.

Si un certain nombre d'habitants de la classe aisée n'hésitent pas à payer quinze fois plus cher qu'au tarif de la Ville, ces eaux de sources, c'est assurément qu'ils repoussent l'emploi de l'eau de rivière pour la table et la toilette ; mais est-il possible d'admettre que les ouvriers, les indigents surtout qui usent de l'eau à boire en plus grande proportion que le reste de la population, puissent payer des prix aussi élevés ? non certainement. Aussi ceux qui habitent près des sources de Saint- André, ou à proximité de quelques puits fournissant de l'eau de bonne qualité, peuvent-ils cependant se procurer des eaux potables sans trop de peine ; mais la plupart, à cause des distances trop grandes à parcourir, sont réduits à consommer des eaux contaminées et dangereuses pour la santé.

L'intérêt général, le soin de l'hygiène publique, semblent donc commander le rejet de l'eau de la rivière d'Eure ; il ne suffît pas de dire que l'on s'en est bien contenté jusqu'à présent, cela serait inexact pour les classes aisées, et le danger pour les classes moins favorisées vient de vous être signalé.

Tous nos grands hygiénistes, d'ailleurs, sont d'accord sur l'emploi des eaux de sources et il n'y a pas lieu de rechercher si, il y a trente ans, l'attention du public n'était pas appelée sur les ravages causés par les êtres microscopiques qui vivent dans les eaux.

Nos aines, en 1520 et en 1778, ignoraient l'existence de ces êtres malfaisants, et cependant ils savaient bien que les eaux de sources devaient être préférées; les tentatives laites pour les amener dans notre vieille cité chartraine en donnent un témoignage sans réplique.

Eaux de sources. — Les eaux de source, de Fontaine- Bouillant et de Luisant sont de qualités égales, de même que telles en amont de la Ville, à Fontenay.

Il n'y a d'ailleurs pas à redouter que la vidange, les égouts de la Ville, viennent souiller et rendre pernicieuses à la santé les eaux qui sortent de terre à 4 ou 5 kilom. en aval; l'eau de Fontaine-Bouillant est donc bien de qualité égale à celle des sources d'amont.

Si l'on voulait amener à Chartres l'eau de la source de Fontenay, il faudrait indemniser les propriétaires des moulins Lecomte, Leblanc, etc., jusqu'au moulin de Paille.

Fontaine-Bouillant est la plus belle et la plus riche fontaine que l'on puisse rencontrer ; elle fournit 194 litres par seconde, le double de ce que la consommation chartraine peut exiger.

11 résulte d'une expertise faite le 1 er septembre 1858, dans un débat judiciaire, que le débit est de 194 litres à la seconde ou de 16,750 m 3 par jour; qu'il est de 2(J3 litres à la seconde ou de 22,723 m 3 par jour, si on abaisse le niveau de la source de 9 centimètres 1/2.

En abaissant davantage le plan d'eau, le débit sera encore plus considérable, l'eau des sources, par suite des obstacles, prenant une autre direction.

L'eau de Fontaine-Bouillant marque 21° à l'hydrotimètre ; elle cuit bien les légumes et dissout convenablement le savon; l'eau de l'Eure marque 17° 9. La première contient, par litre mill. 3 5 de matières organiques et la seconde, 1 mill. 3 2.

L'établissement d'une conduite de refoulement forcée, avec usine élévatoire à la source môme, n'offre pas de difficultés sérieuses ; la distance n'est pas un obstacle ; par un téléphone, la communication sera assurée avec le bureau de l'Hôtel de Ville. L'achat d'un terrain permettra l'installation de l'usine et la Ville se rendra propriétaire en même temps du terrain d'où sort la source.

Avec l'adduction des eaux de la source de Fontaine- Bouillant, on obtiendra la qualité pour la consommation des habitants et par suite, la sécurité au point de vue de la santé publique. La quantité est assurée également, puisque le débit de la source atteint 194 litres par seconde, et que moins de 100 lit. suffisent pour la distribution de la Ville.

Eaux de la rivière d'Eure. — Il est possible d'améliorer le système élévatoire actuellement en fonctions, par le curage de la prise d'eau, l'augmentation de vitesse des pompes pour élever le débit journalier, l'addition d'un troisième jeu de pompes et l'accroissement du diamètre de la conduite maîtresse de refoulement, conséquence des premières améliorations.

Le service des eaux actuel a élevé en 1883, 608,100 m 3 ; en 1884, 633,900 ; en 1885, 644,000 ; en 1886, 649,500 ; en 1887, 607,300; en 1888, 581,300; en 1889, 596,300; en 1890, 621,900; en 1891, 681,200 et en 1892, 754,000. Il se manifeste une sorte d'élasticité dans la puissance de production, variable suivant les besoins ; c'est ainsi qu'en prenant les cinq mois de mai à septembre, la quantité d'eau montée a été en 1888 de 292,700 m-; en 1889 de 320,700; en 1890 de 328,900; en 1891 de 322,600 et en 1892 de 382,800. L'année dernière, la quantité a dû être augmentée, à cause des craintes d'épidémie cholérique et aussi par suite de la grande sécheresse.

Au lieu de prendre l'eau directement dans la rivière, on pourrait aussi la rechercher dans la nappe souterraine ; des expériences ont été faites dans cet ordre d'idées, en 1867, au mois d'avril ; elles n'ont pas donné de résultats probants pour cette époque, puisque nos prédécesseurs ont préféré installer l'usine élévatoire, avec une prise d'eau dans un bassin réuni à volonté avec la rivière par une vanne mobile; si cette vanne est restée ouverte, c'est sans doute que l'aspiration à travers les parois du bassin ne pouvait donner le volume d'eau cherché.

Les expériences de 1867 aux Trois-Ponts ont indiqué un débit de 2,400 m 3 par jour; or, la prévision pour la ville est de 5,000m 3 en 15 heures; il faudrait donc rechercher si cette dernière quantité pourrait être obtenue, si elle serait normale, si un abaissement de niveau ne serait pas à craindre et par suite une insuffisance de débit pendant la période d'été, où le besoin d'eau augmente, ne se produirait pas.

Le système de captation des eaux d'une rivière, dans une

TROtSIÈMR RÉPUBLIQUE 205

nappe souterraine, a été appliqué pour le service d'élévation d'eau de la ville de Colmar, située dans une plaine, à peu de distance du massif des montagnes Yosgiennes qui font converger des masses d'eau, par la pente naturelle, vers la large vallée du Rhin.

Un puits de 4 m. de diamètre intérieur, d'une profondeur de 10 m., a été creusé; sur un rayon de 95m. autour de ce puits central, des tuyaux concentriques en fer au nombre de 65, ont été établis.

Des jaugeages ont été faits pendant 19 jours et le débit normal de 72 litres par seconde a été constaté, ce débit correspondait à la quantité d'eau jugée nécessaire pour l'alimentation de la ville de Colmar. L'effet des épuisements n'était appréciable que dans un rayon de 100 mètres autour du puits central.

Ce point étant acquis, l'usine élévatoire des eaux a été installée pour l'emploi de ce volume d'eau.

A Chartres, la quantité d'eau à élever est une fois et un tiers celle dont Colmar se contente.

A Newton, dans l'état de Massachusetts (Amérique du Nord), la population est aujourd'hui de 20,000 habitants; en 1875, cette population n'était que de 16,000 âmes, et la prise d'eau d'alimentation de la Ville fut faite dans un long bassin creusé parallèlement à la rivière Charles.

Ce bassin est séparé de la rivière par une banquette, ayant au moins 15 mètres de sable fin ; la galerie creusée dans le gravier aquifère reçoit les eaux des collines qui s'acheminent vers la rivière, et les intercepte avant qu'elles n'y arrivent.

Une pompe Worthington, capable de fournir 19,000 nr, par 24 heures, relève l'eau à 50 m. au-dessus de la prise. Le bassin filtrant a une longueur de 475 m., une largeur de 18 à !21 m. et une profondeur de 3 m. au-dessous de l'étiage de la rivière.

La consommation journalière a été de 4,040 m :i en moyenne, soit 155 litres par habitant.

Comme les eaux souterraines employées à Newton se

troublaient en plein soleil, une conduite filtrante couverte, de i m. 20 de largeur, servant de galerie de captation, vient d'être établie sur une longueur d'environ 700 m., à partir de l'ancienne extrémité du bassin. La dépense a dépassé 200,000 francs.

11 y aurait donc lieu d'examiner, si l'utilisation de la nappe d'eau souterraine du bassin de l'Eure, sans certitude absolue de succès, ne doit pas être abandonnée, à cause des dépenses considérables qui pourraient en résulter.

Analyses. — M. le major Godard a bien voulu nous communiquer le résultat des expériences faites par le laboratoire de la direction du service de santé du 4 e corps d'armée. Analyse de Veau de l'Eure, faite le 18 septembre 1892. Eau claire, limpide, incolore, inodore et sans saveur ; neutre aux papiers réactifs :

Degré hydrotimétrique 16°5

Chlore 14

Acide sulfurique 007

Acide azotique 011

— azoteux absence

Oxygène emprunté 001,75

Permanganate décomposé 007

Ammoniaque 000,15

Résidu desséché à x 120° 272

— calciné 245

Matières volatiles 027

Analyse bactériologique. — 376 colonies par cent. 3 . 18 bactéries termo,

16 levures,

12 baciles subtiles et des microcoques vulgaires, Pas de bacille col commune,

Pas de bacille d'Eberth (fièvre typhoïde).

Conclusion : l'eau de l'Eure est potable.

Analyse de Veau de la fontaine Saint-André en 1892.

8 microcoques chromogènes par cent. 3 ; pas de germes putrides ni de germes pathogènes; eau très bonne, mais cependant un peu inférieure à celle de Luisant.

Eau de la fontaine de Luisant. — Analysée en 1892. Eau complètement stérilisée ; eau excellente. Dépenses. — Les devis approximatifs qui ont été établis, pour les travaux à faire, sont les suivants:

1° Source de Fontaine-Bouillant :

Captation, conduite, machines, etc. . . . 326,000 fr. Réservoirs, addition et relèvement. . . . 24,000 Canalisation du service de distribution . . 210,000

Total. . . 560,000 fr. 2° Prise d'eau de rivière, additions de machines :

Usine hydraulique 110,000 fr.

Réservoirs 24,000

Canalisation du service de distribution . . 210,000

Total. . . 344,000 fr.

3° Conservation de la prise d'eau de rivière, une machine neuve :

Usine hydraulique 83,000 fr.

Réservoirs 24,000

Canalisation du service de distribution . . 210,000

Total. . . 317,000 fr.

La dépense occasionnée par l'exécution du projet d'adduction de l'eau de Fontaine-Bouillant peut paraître un peu élevée aujourd'hui, mais il faut considérer que ce travail complet, sans esprit de retour, assure non seulement les besoins présents mais aussi ceux de l'avenir pour une longue période.

Nos successeurs n'auront donc point à nous reprocher les dépenses que nous vous proposons. La consommation de l'eau croissant sans cesse, ils seront heureux de trouver, grâce à la prévoyance de leurs aines, la qualité et la quantité ; ils participeront pour une partie, sans se plaindre, à la dépense dont le remboursement sera échelonné sur une longue période d'années. Il leur restera l'entretien d'un matériel suivant l'usure naturelle, jusqu'au jour, très éloigné, ou un remplacement partiel s'imposera à nouveau.

Nous vous proposons donc, Messieurs, la nomination d'une

commission de six membres, pour étudier la question et examiner les projets qui vous sont soumis.

Nous avons été aidés dans cette étude, par M. Piébourg, architecte voyer, pour les travaux se rapportant à l'architecture et par M. Desgorces, surveillant des travaux delà Ville, pour ceux qui concernent la conduite des eaux, la canalisation, et tous les détails de la distribution. »

En juin 1893, rapport du conseiller Bouthemard.

« La quantité d'eau élevée par jour, est de 4,400 m 3 pour 22,000 habitants, soit 200 litres par habitant, au lieu de 90 à 120 litres distribués actuellement.

» La surélévation et les travaux aux réservoirs coûteront la somme de 24,000 fr.

» La dépense la plus élevée s'applique à la canalisation, à son extension et à son remaniement. La longueur actuelle de la canalisation est de 22,546 mètres ; elle serait portée à 32,318 mètres; la dépense atteindrait la somme de 210,000 fr. Ensemble, avec les réservoirs, 234,000 fr »

Le Conseil adopte.

En mars 1894, le projet de canalisation voté Tannée précédente est augmenté : dépenses prévues :

Réservoirs 26,000 fr.

Canalisation 275.000

Direction des travaux 5 % 15,050

Ensemble. . . 316,050 fr.

Pour exécuter ces travaux et rembourser les Hospices, restitution du legs Reverdy, pour l'école chrétienne Saint- Ferdinand, désaffectée, le maire propose d'emprunter 410,500 fr. Adopté.

En octobre 1895, au sujet de la recherche des eaux pour la Ville, l'ingénieur ordinaire des ponts et chaussées remet son rapport:

« 1 er projet : Source de Fontaine-Bouillant;

» 2 e projet : Fontaines d'amont : Luisant, Barjouville, et ensuite Fontenay-sur-Eure;

» 3 e projet : Eau de l'Eure, plus en amont de la Ville ;

» 4 e projet : Nappe souterraine dans la vallée.

» Insuffisance de Luisant, Barjouville.

» Le débit constaté en 1867 au puisard des Trois-Ponts, 2,400 m 3 par jour, est aussi trop faible.

» Les analyses de 1893, au laboratoire municipal de Paris, s'occupant d'un élément dont on n'avait pas tenu compte jusque-là, des micro-organismes pathologiques : les eaux de la rivière, prises aux robinets de la Ville, ont 3,330 bactéries par m 3 ; la fontaine Saint-André 3,600 ; Fontaine- Bouillant 11,250.

» 11 serait peu rationnel, ajoute l'ingénieur, de considérer comme certains, les résultats même concordants, de deux ou trois analyses qui ont peut-être été faites avec des échantillons qui n'auraient pas été recueillis avec toutes les précautions désirables; et il y aurait lieu de poursuivre les études entreprises en 1893, sur les différentes eaux du pays.

» Les eaux de Fontenay-sur-Eure, très éloignées, exigeraient trop de dépenses pour l'adduction.

» Les eaux de l'Eure, souvent troubles, ont un goût désagréable, répugnant à la population qui préfère acheter, à un prix élevé, l'eau potable des sources.

» Aux Trois-Ponts, en 1867, on creusa un puits de 2 mètres de diamètre et de 5 à 6 mètres de profondeur. Une machine à vapeur, actionnant une pompe, assurait un débit de 100 m 3 environ à l'heure ; il n'y avait pas de sels de fer et les eaux marquaient 27 à 28 à l'hydrotimètre. La dépense s'éleva à 11,000 fr., dont la moitié environ pour les frais d'épuisement. »

« Des expériences nouvelles ont été faites.

» La nappe, a-t-on dit, serait une véritable déviation de la rivière, produite par des pertes subies en amont de la Ville. L'Eure, à quelques lieues en amont, a un débit moyen de 14 à 1,500 litres à la seconde, alors que ce débit n'est plus que de 1,220 litres au moulin Lecomte et qu'il revient à 1,400 litres, en eaux normales, au moulin de Lèves.

» Nous ferons quelques réserves... »

En juillet et août 1895, il est dépensé 11,000 fr. de sondages pour ces recherches.

Il 14

Au mois de septembre 1897, le conseiller docteur Maunoury lit un rapport documenté sur les eaux potables ; il indique l'épuration des eaux parle procédé Anderson ; pour (>,000 m 3 d'eau, la dépense serait de 120,000 fr. ; un hectare de terrain suffirait.

« La commission propose ;

1° D'établir aux Trois-Ponts une usine pour épurer l'eau de l'Eure, par le procédé Anderson ;

2° De nous adresser à la Compagnie générale des eaux pour l'exécution des travaux. »

— « Le conseiller Bourgeois lit un mémoire sur le même sujet, aussi très documenté; il combat le rapport de la commission et conclut à l'établissement dans les quartiers populaires de fontaines filtrantes, comme à Cherbourg. »

— « Le conseiller Doullay, expose un projet considérable, dans ses lignes principales. La captation des eaux du Boullay, l'amenée des eaux par une conduite de 42 kilomètres; la dépense est évaluée à 1,500,000 fr.

« Il propose le maintien du statu quo , l'expérience des iiltres n'étant pas suffisamment concluante ; peut-être accepterait-il quelques fontaines filtrantes sur divers points de la Ville. »

— « Le maire, Fessard, combat ce projet, insuffisamment étudié ; il présente trop d'aléas ; il faudra plusieurs années d'études ; la dépense atteindrait deux millions.

» Il ajoute que la réfection de l'usine élévatoire coûtera 110,000 fr. ; l'installation des filtres 238,000 fr., en totalité 350,000 fr. ; l'entretien de l'usine élévatoire resterait sensiblement le même que par le passé ; l'entretien annuel des filtres serait de 9,300 fr. »

— « Le conseiller Ganot avait proposé une double canalisation, eau de rivière pour le lavage des rues; eau de source pour boire. En amont, ajoute-t-il, les eaux de Barjourville et de Fontenay suffiraient pour l'alimentation ; mais la dépense totale atteindra 1,200,000 fr.

— « Le conseiller Gaillard, dit que sur dix sources, neuf sont mauvaises ; que l'eau de l'Eure vaut mieux. »

— « Surtout améliorée parla iiltration, ajoute le conseiller Watrin. »

Au mois d'octobre, le conseiller Doullay présente un devis de 1,500,000 fr. pour l'adduction des eaux du Boullay. Repoussé.

— « Le conseiller Dezarnaud propose de voter les dépenses des machines élévatoires et d'ajourner la filtration ; et avec un amendement du conseiller Laurent, de voter la transformation de la prise d'eau actuelle, afin qu'elle soit établie dans les meilleures conditions possibles.

» Ce soin serait laissé à l'initiative d'une commission à nommer et dont le rapport sera soumis au Conseil. »

Cette proposition est acceptée par onze voix.

Commission élue: MM. Laurent 18 voix, Dezarnaud 17, Candre 16, Fresneau 14, Gilbert 10, puis Ganot 6.

En novembre, le conseiller rapporteur Fresneau, explique que « l'élévation quotidienne de 6,000 m 3 , à 50 mètres de hauteur, représente une force de 46 chevaux 67. On installerait deux nouvelles machines de 25 chevaux chacune qui coûteraient, avec accessoires, 50,000 fr.; deux générateurs, 17,000 fr.

La consommation de 4,000 m 3 correspond à 16 heures de marche ; la dépense serait de 100,000 fr. » Conclusions adoptées.

En avril 1898, concours pour la construction des machines hydrauliques ; une commission d'examen des projets comprend : MM. Mecker, Béthouart ancien maire, F. Brault, G. Lecomte et les conseillers Paulin et Fresneau.

En mai, la commission propose l'adoption du projet Farcot ; le devis est de 55,800 fr. Accepté.

La quantité d'eau à monter est de 70 litres à la seconde, jusqu'aux réservoirs exhaussés de 6 mètres.

En juin, la surélévation des réservoirs, de 6 mètres, qui coûtera 38,200 fr. est votée.

En janvier 1899, traité nouveau avec la Compagnie

de l'Ouest pour la fourniture de 200 m 3 d'eau de l'Eure par jour, à raison de fr. 10 le m 3 .

En 1900, prorogation du droit de prendre de l'eau à la fontaine Saint- André, à Coudray, pour 200 fr. Tan.

Chemins de fer, chemins, routes. — La revision des chemins vicinaux subventionnés, expose le maire Delacroix, avait nécessité, dans la session d'août 1872, l'augmentation de la subvention allouée aux communes en

« La part attributive à la Ville dans ce supplément est fixée à 8,000 fr., en plus de son emprunt de 30,000 fr. réalisé en 1871. On a voté alors un centime pour le remboursement des 30,000 fr. ; il suflit aussi pour le supplément de 8,000 fr. Sur l'annuité de 4 0/0 du capital emprunté, le département fournit la moitié. Il ne s'agit donc que d'une annuité de 2 0/0 pendant trente ans ». Adopté.

En 1893, le réseau subventionné comprend onze chemins, d'une longueur totale de 16,574 mètres , la longueur construite est de 4,655 m. : il reste à faire 11,919 m.

Le réseau non subventionné comprend dix chemins, d'une longueur de 9,891 m.; 9,029 m. sont construits; il reste à créer 862 m.

La commune avait dix-sept chemins vicinaux ; avec quatre nouveaux, leur nombre est porté à vingt et un.

En 1874, le Conseil vote 5,000 fr. pour l'intérêt de la subvention de 100,000 fr. non versée à la Compagnie d'Orléans-Rouen, ouverte au trafic le 4 août. Le capital sera payé par annuités de 10,000 fr.

En février 1881, le Conseil émet un vœu pour que

la nouvelle ligne de Paris à Chartres, par Limours, passe par Gallardon et non par Auneau.

— « La question est capitale pour notre Ville, dit le maire Doullay-Gillot ; le projet de faire passer la nouvelle ligne par Auneau lui causerait un très sérieux préjudice, s'il était mis à exécution. »

— « Chartres, dit le conseiller Bonnard, s'est imposé autrefois une contribution de 100,000 fr. pour la ligne d'Orléans à Rouen, il ne faut pas qu'on lui enlève le trafic parla

ligne d'Auneau. On signale des études à Saint-Arnoult : il est temps d'agir. »

— « Il y a économie par Gallardon, ajoute M. Salmon. »

Vœu du Conseil d'arrondissement pour ce tracé.

« La ligne, expose le maire, à une séance suivante, desservira 18 communes ayant 10,600 habitants ; la vallée de la Voise produit beaucoup de bois. Dans cette vallée et celle de la Rémarde, il y a douze moulins; la contrée traversée a des carrières de pierres de taille, de pierres à chaux et à bâtir, de sable, de marne.

» L'exécution de la ligne coûterait moins cher par Gallardon que par Auneau; le Conseil d'administration des chemins de fer de l'Etat est favorable au tracé par Gallardon. »

« En février 1882, une députation, envoyée auprès du Ministre des Travaux Publics, a insisté pour que le tracé par Gallardon fût préféré au tracé par Auneau.

» Malgré l'appui des sénateurs Delacroix et Labiche, des députés Noël Parfait, Gâtineau, Maunoury et Truelle, malgré les puissants arguments que le sénateur Labiche notamment a fait valoir en faveur du tracé par Gallardon, c'est le tracé par Auneau qui est aujourd'hui soumis à l'enquête, bien qu'il soit plus long de 8 kilomètres.

En 1882, lettre du maire de Gallardon ; le tracé, par ou près Auneau, va être soumis aux Chambres; il propose une démarche auprès du Ministre.

« La ville de Gallardon, explique la lettre, s'est engagée à verser la somme de 30,000 fr. dans les caisses de l'État ; que fera la ville de Chartres? »

« Le maire A. Brault, pense que le moment n'est pas opportun pour une visite au Ministre.

» Quant à la subvention, elle n'apporterait pas d'allégement aux charges de l'État, d'une façon appréciable; la Ville a déjà de lourdes charges, un sacrifice nouveau n'est pas à demander. »

« Les conseillers Amiot et Boutet disent que la Ville doit s'engager pécunièrement, pour montrer son désir de voir adopter le tracé par Gallardon. »

A la session d'août 1891, un vœu est présenté en faveur du tracé par Gallardon, Ablis et Saint-Arnoult.

— « Le maire Boutet, expose que les intérêt», général et municipal, concordent pour l'adoption de ce tracé qui est moins long et par suite moins coûteux, et en outre nécessitera moins de dépenses de construction et d'exploitation. »

— « L'adjoint Bourgeois dit qu'au Conseil général, le président a fait remarquer que ce tracé avait peu de chances d'aboutir, parce que le Ministre de la Guerre, dans un but stratégique, voulait le raccordement de toutes les lignes de l'État avec la Compagnie d'Orléans, pour n'avoir qu'une seule gare. »

Le Conseil émet un avis favorable au vœu.

En 1891, l'Association commerciale et industrielle

d'Eure-et-Loir, demande un passage souterrain, à la gare; les Conseils municipal et général appuient.

En 1894, le passage souterrain, sous les voies de la gare, est approuvé par le Ministre ; la largeur sera de *2 m. 20 ; la hauteur de 3 m. 50 ; la dépense de 33,850 fr.

Ce travail ne fut pas exécuté.

En 1893, le conseiller Doullay lit le rapport sur la

question du tramway de Lèves à Bonneval; une enquête a lieu, du 25 septembre au 25 octobre.

« Le projet crée une gare dans le Clos-Pichot, établit un remblai dans la traversée de la Place Chàtelet, coupe en deux la Place des Epars; il faut protester. »

Une protestation générale sera remise au magistrat enquêteur. Adopté par le Conseil.

En 1896, une pétition des habitants de la basse-ville, demande que le tramway passe par les boulevards des Filles- Dieu, Guillaume, Morard et la Courtille.

Après bien des discussions, le tramway est construit. L'inauguration a lieu le 9 avril 1899.

Le programme comporte le voyage de Chartres à Lèves, puis à Bonneval, où a lieu le déjeuner; ensuite retour à Chartres. Pendant le parcours, une ovation est faite par la

population, au Président de la Chambre des Députés, Paul Deschanel.

Les tramways de Dreux à Brezolles, de Châteauneuf, avaient été inaugurés auparavant.

Commerce, expositions. — En 1873, Exposition universelle à Vienne, Autriche.

MM. Béthouart et F. Brault, constructeurs de turbines, obtiennent une médaille supérieure de Mérite ; Edouard Garnier, imprimeur, une médaille du Progrès.

L'Exposition de 1878, fut inaugurée par le Président de la République, Maréchal de Mac-Mahon.

Des récompenses sont accordées à divers Chartrains : Béthouart et F. Brault. constructeurs ; Truffaut, meunier, médailles d'or; Garnier, imprimeur, Durand Roger, imprimeur, Lorin, peintre verrier, Pétrot-Garnier pour instruments scolaires, E. Savigny pour cafés, Royer pour cafés, Javouhey pour les pains d'épices, Mouton H. pour la céramique; aux écoles supérieures et primaires, etc.

A la suite, M. Béthouart, constructeur, est nommé chevalier de la Légion d'honneur.

En 1885, à Paris, Exposition des appareils de la meunerie; la mouture dû blé à cylindres prend alors un grand essor et, en peu d'années, remplace la mouture à meules.

En novembre 1886, formation de l'Association commerciale et industrielle d'Eure-et-Loir. Président M. Emile Peulvey, entrepreneur; membres du Syndicat: MM. Maillard (bois), Dézarnaud (grains), Desandre (charbon), Charbonnier (nouveautés), Hardouin (quincaillerie), Gilbert (pharmacie), Chasles (épicerie), L'anglois (imprimerie), F. Brault (ingénieur), M. Charpentier (meunier), Henri Mouton (briqueterie), Besnard (vins), Gibon (boucherie), Hornung (brasserie).

Elections au tribunal de commerce, en 1887, MM. Damiot président; Béthouart et Savigny juges titulaires; Durand et H. Mouton juges suppléants.

L'Exposition universelle de Paris, en 1889, est ouverte le 5 mai, par le Président Carnot.

Récompenses attribuées à des Chartrains:

Enseignement du dessin, médaille de bronze, Ecole nor-» maie d'institutrices de Chartres.

Ecole des sœurs de Saint-Paul, Saigon ; médaille d'or.

Editeur. Médaille de bronze à Pétrot-Garnier.

Imprimeur. Médaille de bronze à Roger Durand.

Vitraux. Médaille d'or à M ,ne Lorin.

Céramique. Médaille d'argent à M. H. Mouton.

Bonneterie, lingerie. Médaille de bronze à M. Gompain.

Chaussures. Médaille de bronze à M. Ghollet A.

Moulins. Grand Prix à MM. Brault, Teisset et Gillet.

Turbines. Médaille d'or, aux mêmes.

Electricité. Médaille de bronze à M. Renouf.

Tuilerie. Médaille d'argent à M. Voyet.

Carrosserie. Médaille de bronze à M. Cochepain.

Pain d'épice. Médaille d'argent à M. Javouhey.

Confiserie. Médaille d'argent à M. Denis.

Cidres. Médaille d'argent à M. Modelet.

Syndicat Agricole de Chartres. Médaille d'argent.

Comice Agricole. Médaille d'argent.

Beurres, crèmes. Médaille d'argent à M. A. Lejards. '

Horticulture. Médaille d'argent à M. Hurtault.

Construction de serres. Médaille de bronze à M. Vidon.

Société de secours mutuels des instituteurs d'Eure-et- Loir, médaille d'or.

M. Brault est décoré de la Légion d'honneur.

Des délégués furent envoyés à l'Exposition.

<( Le ministre a mis une somme de mille francs à la disposition du département, expose le maire ; je propose de désigner quatre ouvriers appartenant aux ateliers les plus importants; ces ouvriers seront les plus méritants et les plus intelligents. On leur remettra à chacun 40 fr. ; il y a quinze exposants dans la commune. »

Le Conseil vote un crédit de 240 fr., pour déléguer six autres ouvriers à l'Exposition.

En novembre 1889, l'Association commerciale et

industrielle d'Eure-et-Loir tient sa réunion générale annuelle, sous la présidence de M. Béthouart.

« Dans son discours à l'ouverture de la séance, M. Béthouart rappelle la part que M. Peulvey a prise à la création de l'association, et donne un aperçu des questions étudiées par le syndicat, depuis la dernière réunion générale.

» La situation financière est excellente; l'actif dépasse 4,000 fr., et il serait possible d'abaisser à 5 fr. le chiffre de la cotisation. »

Puis, le Président parle de l'Exposition.

« Le commerce et l'industrie de notre département, dit M. Béthouart, y ont été noblement représentés; les récompenses les plus élevées, les distinctions honorifiques les mieux méritées ont été attribuées aux grands établissements et à leurs chefs, dans nos divers arrondissements.

» Toutes les professions, la meunerie, la mécanique, la filature, la fabrication des feutres, la papeterie, s'y sont distinguées. La céramique, les produits alimentaires, l'horlogerie, la carrosserie, etc., y tiennent une place honorable.

» Dans un autre ordre d'idées, l'instruction publique, l'agriculture ont brillé d'un vif éclat. En pouvait-il être autrement dans la Beauce et le Perche, où nos agriculteurs sont si avancés dans la science de la terre, où nos dévoués instituteurs trouvent de si bons sujets pour les écouter... »

Le soir, banquet à la Salle Sainte-Foy.

Elections consulaires de 1891 : Président, M. Béthouart

214 voix; juges, MM. Mouton 208, Voyet 196; juges suppléants. Hornung 196, Charpentier M. 193.

En 1895, sont élus MM. H. Mouton, 123 voix, président ; Gaucheron 123, Gilbert 124, juges; Desandre 119, Fresneau 116, juge suppléants.

En 1899, sont élus, MM. Charpentier 215, président ; Hardouin 214, Desandre 209, juges; Vovelle 205, Fresneau 202, juges suppléants.

En 1895, création d'une Chambre de commerce en Eureet-Loir; Les membres sont: MM. Barre, Baudin, Brault,

Renard, Villette-Gâté, Besnard, Bourrez, Bourgeois, Habert, llardouin, Gilbert, Durand.

M. F. Brault est élu président. Après son décès, en 1899, M. V. Gilbert le remplace.

L'Exposition universelle de 1900, est ouverte par

M. Loubet, Président de la République.

En août, le Conseil décide l'envoi d'ouvriers à l'Exposition, sur le rapport du conseiller Hervé.

« Le nombre est de vingt-six, dit le rapporteur, pris dans toutes les corporations, en groupes ; chaque délégué fera un compte rendu sommaire sur la partie de l'Exposition concernant sa profession. Un délégué, pris dans le Conseil, les accompagnera, au moins la première journée.

» Il sera alloué à chaque ouvrier une somme de 30 fr. pour deux journées; les délégués auront droit à une réduction de 50 0/0 sur le prix du voyage en chemin de fer et à l'entrée gratuite à l'Exposition.

* 21 professions comprennent les 26 ouvriers ; la dépense sera de 26x30 = 780 fr % . Le département donne une subvention de 150 fr., la Chambre syndicale des entrepreneurs, une de 50 fr. ; il restera pour la Ville 580 fr. »

Récompenses obtenues par des Chartrains.

Le Comice Agricole a eu 19 récompenses, dont un grand prix pour l'ensemble de la collectivité.

Le Syndicat Agricole, un grand prix ; médaille d'or, M. Garola, professeur d'agriculture ; médaille d'argent, M. Mercier, secrétaire du syndicat.

Médaille d'argent à l'Inspection académique, de bronze à l'Ecole maternelle.

— de bronze à la Société archéologique.

Mention honorable au Cours municipal de dessin. Médaille d'argent à M. Durand imprimeur.

— de bronze à M. Desgorces, directeur des travaux de la Ville, pour topographie.

Grand prix pour moteurs hydrauliques à MM. Teisset, V vc Brault et Chapron, fonderie de Chartres. Médaille d'argent à M. Lavo, collaborateur.

Médailles de bronze: MM. Gougis, Coutanceau, Sainson, Fresnay, Brunet, collaborateurs.

Grand prix pour appareils de moulins : MM. Teisset, V Ye Brault et Chapron.

Médailles d'or: MM. J. et P. Legait, collaborateurs.

— d'argent: MM. Piot et Jules Cézard.

— de bronze: MM. D. et A. Desgorces, monteurs. Médaille d'or pour farine : M. Charpentier M.

Mention honorable: M. Legendre, meunier.

Médaille d'or: M. Vinsot vétérinaire.

— de bronze : La Fourmi d'Eure-et-Loir.

— de bronze: M. Vidon, serrurier.

— d'or : Société de Secours mutuels des instituteurs et institutrices d'Eure-et-Loir.

Grand prix pour procédés de colonisation : le Docteur Ballay, Gouverneur de la Guinée.

Médaille d'argent, services administratifs de la guerre : M. A. Béthouart, ingénieur, ancien maire.

Mention honorable : M. Coutanceau son collaborateur. — M. A. Rouelle chez M. Vidon.

Médaille d'argent : Sauveteurs d'Eure-et-Loir.

M. Teisset est décoré de la Légion d'honneur.

Au tirage des bons de 20 fr. de l'Exposition, M. Chasles, ancien épicier, gagne le lot de 500,000 fr.

Religion, legs, fabriques, évoques. — En mars 1872, vient au Conseil, pour donner l'avis, une ordonnance épiscopale du 3 novembre 1871.

« M« r l'Evèque, sur la proposition du curé de Saint-Pierre avait changé les circonscriptions des paroisses Saint-Pierre et Saint-Aignan, dont les limites actuelles ont été déterminées par une ordonnance royale du 11 décembre 1822.

» Cette ordonnance épiscopale a été prise sans l'accomplissement des formalités requises en pareil cas ; une enquête a été confiée au juge de paix du canton nord; 67 personnes se sont présentées : toutes ont protesté contre le démembrement de la paroisse Saint-Aignan. Certains habi-

tants auraient à faire, pour aller à Saint-Pierre, un trajet triple de celui pour Saint-Aignan.

» Ce n'est pas l'intérêt spirituel des paroissiens qui a inspiré le curé de Saint-Pierre, mais l'intérêt temporel de son église, qu'il essaie de justifier par sa lettre à Monseigneur. Il existe encore des familles aisées et très aisées sur cette paroisse, à en juger par les dépenses considérables récemment faites dans l'église et couvertes par les dons des fidèles. »

Le Conseil vote le maintien du statu quo.

En 1877, dégagement de l'église Saint-Aignan.

En 1893, dallage de l'église Saint-Aignan en mosaïques des Pyrénées, dans le chœur et les passages, et en parquet sur bitume, par l'abbé Beauchet.

Avis favorable. Aucune dépense pour la Ville.

En février 1885, le Conseil presbytéral de la paroisse de Chartres, projette la construction d'un temple et d'un presbytère, pour le service du culte protestant. La dépense est évaluée à 53,700 fr.

Il demande une subvention de 8,000 fr., capital de l'annuité de 400 fr., du logement du pasteur. Adopté.

Le budget du conseil presbytéral de Chartres a été, en 1893, de :

Recettes 229 fr. 80

Dépenses 198 25

Excédent 30 fr. 95

En 1893, l'abbé Foucault, né à Senonches en 1843, ancien professeur à l'Institution Notre-Dame, curé de Nogent-le- Hotrou, est nommé évêque de Saint-Dié.

Au mois d'octobre 1893, M lle Bidat, demeurant à

Chartres, lègue en mourant, à la Fabrique de Saint-Aignan, une somme de 10,000 fr. pour l'acquisition d'un maître-autel, ou autre embellissement de Saint-Aignan.

L'abbé Beauchet, curé de la paroisse, a un devis du maître-autel de 14,641 fr. 50; il ofTre de parfaire la différence de 4,641 fr. 50. Avis favorable.

L'abbé Douay, décédé à Paris, en 1892, a fait dans son testament les dispositions suivantes :

(i Je donne et lègue à M. le chanoine Goussard, directeur de la Maîtrise des Clercs de N.-D. de Chartres, mon exécuteur testamentaire, cinq mille francs, honoraires de mille intentions de messes, en l'honneur de la très pure et Immaculée Marie.

» Soixante mille francs pour faire acquitter vingt mille intentions dans les divers sanctuaires et aux divers autels qui sont dans l'église Cathédrale de Chartres, pour les âmes du Purgatoire.

» Je donne tous mes livres, mes gravures à l'œuvre des Clercs de N.-D. de Chartres. »

Pour que la Fabrique de la Cathédrale accepte ce legs, le Conseil émet un avis favorable.

Même avis pour le legs de M ,le Claire Jabely, décédée à Nice, en 1894, fait en faveur de la même fabrique.

« 1° 25,000 fr. à placer sur l'Etat, à charge d'employer les intérêts à faire célébrer chaque jour de l'année à perpétuité, une messe annoncée au prône le dimanche, pour le repos de l'àme de son père Eugène Jabely ;

» 2° Une somme de 12,500 fr. à placer sur l'État, à la charge d'employer les intérêts à faire célébrer cent quatrevingt-quatre messes, par an, à perpétuité, annoncées au prône le dimanche, pour le repos de son âme. »

En 1896, legs de M me Cochin, décédée au faubourg La Grappe, de 2,000 fr. à la Fabrique Saint-Pierre, pour une messe chaque mois pour la famille Cochin, à perpétuité.

En 1900, rapports du conseiller Bouthemard :

Fabrique de Saint-Pierre : Recettes . . . 7,656 fr. 99

Dépenses: Pain, 41 fr. 70; vin, néant : luminaire, 268 fr. 70; encens. 1 fr. 50; combustible, 37 fr. 25; huile, 49 fr. ; buis, 25 fr. ; éclairage au gaz, 135 fr. 04 ; ensemble, 558 fr. 19.

Honoraires de prédicateurs 75 fr. ; etc., etc

Total des dépenses ordinaires, y compris 500 fr. pour la pension du legs Launay, à M. Prévost chanoine. 6,632 fr. 65

Travaux à là couverture de l'église. . . . 999 38

Total 7,632 fr. 03

Excédent de recettes de 24 fr. 96 pour 1899.

Le budget primitif pour 1901, donne: recettes ordinaires

et extraordinaires 8,364 »

Dépenses ordinaires 7,364 »

— extraordinaires, travaux. 1,000 »

Fabrique de la paroisse Saint-Aignan; Recettes: Produit de rentes et fondations 1,293 fr. »

Location de bancs et chaises. 3,606 70

Concession de bancs . . . 2,003 20 ___ r

r^ • i- • / oo£> en ) 14,302 tr. 15

Droits sur services religieux. 4,836 50 '

Cire revenant à la Fabrique . 2,251 »

Entretien des lampes. . . . 181 75

Chauffage 130 »

Recettes extraordinaires 1,144 fr. 12

Total 15,446 fr. 27

Dépenses des prédicateurs . 300 fr. »

Autres dépenses 12,118 86 \ 12,418 m

Excédent de recettes .... 3,027 fr. 41

Recettes extraordinaires 6,549 fr. 41

Dépenses extra... (chaire, 6,000 fr.) . . . 6,457 50

Boni 91 fr. 91

Le budget primitif de 1901, comprend:

Recettes 13,438 fr. *>

Dépenses. 13,302 »

Boni 136 fr. »

Fabrique de la Cathédrale ; Recettes ordinaires :

Rentes des biens restitués et produit des rentes cédées

au domaine 170 fr. 50

Rentes et fondations; autorisation le 7 thermidor an XI, (décret ou arrêté préfectoral) . 3,540 »

Location de bancs et chaises 14,309 05

Quêtes faites pour les frais du culte. . . 4,275 17

Troncs 574 20

Droits perçus sur services religieux. . . 10,255 60

Cire revenant à la Fabrique 632 »

Achats de fonds placés au Trésor. ... 24 25

Autres recettes imprévues 165 25

Produit des visites aux clochers .... 1,104 90

Intérêts du fonds du legs Douay .... 2,000 »

Total 39,050 fr. 92

Recettes extraordinaires :

Sommes provenant de legs . 6,000 fr. » / Ressources exceptionnelles . 23,415 80 \ ~ ' Excédent du budget de 1898 272 79

Total des recettes 68,739 fr. 51

Dépenses ordinaires :

Pain 367 fr. 20

Vin 321 45

Luminaire 2,632 25 . „

T? * u • joa on / a,5b2 fr. 85

Encens et buis 120 20 l

Combustible 1,962 65

Eau, raisin, fleurs .... 159 10

Ornements et vases sacrés . 304 50

Meubles et ustensiles. . . 1,594 05 I

Blanchissage, raccommodage 1,206 55 3,200 fr. 05

Vêtements des employés. . 91 50 l

Divers 3 45

Gages: officiers, serviteurs. 13,729 » i

Prédicateurs 1,575 » / isq9()fr o 7

Entretien de l'église . . . 403 40 j ° ,J ' *'

— du presbytère . 213 57 '

^1 reporter . . . 24,683 fr. 87

} 8,901 fr. 43 686 fr. 20

Report 24,683 fr. 87

Traitement des vicaires . . 4,515 » , Charges des fondations . . 3,209 12 Contributions et assurances . 126 46

Frais d'administration . . . 207 95

Imprimés, ordo, regist re9 , etc. 156 70

Divers :

Secours à une chaisière . 50 fr. »

Musique .... 250 »

Gratifications . . 100 »

Gardien des clochers. \ 276 20

Total 33,585 fr. 30

Dépenses extraordinaires :

Messes Douay 5,525 fr. »

Dépôt provisoire au Trésor. 18,000 80

Rentes sur l'État 5,968 08 } 30,010 fr- 86

Calorifère, sacristie. . . . 349 30

Réparation des propriétés. . 367 68

Total des dépenses 63,596 fr. 16

En résumé : Recettes 68,739 fr. 51

Dépenses. . . . 63,596 16

Excédent des recettes. . . . 5,143 fr. 35 Le budget primitif pour l'exercice 1901, comprend:

Recettes 34,263 fr. 25

Dépenses 33,305 »

Excédent des recettes . . 958 fr. 25 En août 1889, décès de M* r Louis-Eugène Regnault,

né à Charleville, le 21 février 1800; coadjuteur de Févêque

de Chartres, en 1852, ayant pris l'administration du diocèse

le 20 janvier 1853, par suite de la démission de M^Clausel

de Montais.

M« r Lagrange, nommé évoque de Chartres, est préconisé

le 30 décembre 1889; il meurt le 23 juin 1895 à l'âge de

68 ans.

En février 189(5, nomination comme évêque de Chartres,

de M. l'abbé Mollien, vicaire général à Amiens.

Collège, Lycée, Collège de jeunes filles. — Rétributions collégiales en 1871 :

Élèves classiques 12,125 fr.

— spéciaux 5,480

— primaires 1,220

Total 18,825 fr.

8 élèves spéciaux et 12 primaires dispensés.

En 1873, le Conseil vote un secours de 800 fr., en faveur de M me Sarrut, veuve du Principal, décédé le 17 juillet. Ce secours sera présenté tous les ans.

La Ville achète le mobilier et les appareils à gaz du Collège, pour 8,891 fr. 50; M. Wehrlé, nouveau Principal, paiera l'intérêt de cette somme, k 5 °/ .

Les recettes du Collège, en 1875, ont été de 53,700 fr. »

Les dépenses, de 51,601 86

Différence 2,098 fr. 14

Ce boni fait retour à la caisse municipale.

Le cours d'allemand pour les adultes, créé en 1876, a été favorablement accueilli; il compte 114 élèves, dont 90 suivent régulièrement les cours. En 1877, ouverture d'un cours d'anglais analogue, avec subvention égale de 300 fr., pour le professeur.

« L'engagement quinquennal est renouvelé, à partir de 1878, avec garantie des traitements des fonctionnaires du Collège, s'élevant à 49,300 fr. par année. Recettes déduites, la Ville dépense 30,000 fr., plus 5,000 fr. au budget extraordinaire.

» Si la création du Lycée avait lieu, l'engagement quinquennal serait résilié de plein droit. »

En septembre 1878, M. Prieur est nommé Principal du Collège, en remplacement de M. Werhlé,pour une période de deux années, terminaison du traité Werhlé.

« Suivant le rapport du conseiller Béthouart, en 1881, la population du collège est composée comme suit :

» Pensionnaires 169 )

Demi-pensionnaires 15 [ 315

Externes. ... 131 )

Il 15

50 >851fr.

» Enseignement classique 171 )

— spécial 109 ' 315

Ecole primaire 35 )

» Le petit collège comprend 55 à 60 élèves.

» Les frais de pension et d'études sont de :

Pensionnaire : pour le Principal. . . . 485 fr. Rétribution collégiale pour la Ville Charge de trousseau, blanchissage Livres et papeterie (moyenne). .

Entretien annuel du trousseau. .

Le nombre des boursiers de l'Etat est de 16, du département, de 13. Le Principal perd 100 fr. par tête » Rétribution collégiale 25,000 fr,

Subvention de la Ville .... 26,030 v rr QQA r t n • • i • i o m • • i ? 55,8dU fr

Le Principal paie le Sous-Principal

et les maîtres d'études. . . . 4,800 » H reste à la Ville, 26,766 fr. 70 ; en y ajoutant les pensions allouées en 1880, à d'anciens professeurs ou à leurs veuves, de 3,595 fr., la charge est de 30,361 fr. 70. »

« En 1885, le conseiller Massot expose les comptes du collège communal pour l'année précédente.

» Recettes: Charges du Principal. 5,500 fr. ]

Rétribution collégiale 31,300 I g, g™ «

Subvention communale .... 23,660 1 Recette de la classe primaire . . 1,500 / » Dépenses : Traitement .... 55,150 fr. I fi - q™ *> Diverses et extraordinaires. . . 6,810 j Lycée. — La transformation du collège en lycée est présentée en 1878, par le maire, Delacroix.

« En principe, dit le maire, la Ville s'engagerait à faire les frais de cette transformation. Au point de vue financier, cette transformation exonère la Ville d'une subvention annuelle qui, en vingt ans, ne représente pas moins de 600,000fr. » Sous le rapport intellectuel, ajoute M. Delacroix, cette création constituera une maison d'éducation de premier ordre, qui défiera la concurrence par l'étendue de ses bâtiments, l'espace et l'air dont elle disposera, par la force de

TROISIÈME RKPl BLIQUK 227

ses études et les grades de son personnel enseignant, enfin par les jeunes gens qu'elle retiendra dans leur pays natal, au lieu de les voir, comme aujourd'hui, aller chercher à Paris ou ailleurs des ressources qu'ils ne trouvent pas chez eux.

» Des devis ont été faits à diverses époques ; cette transformation peut être obtenue, moyennant une dépense approximative de 500,000 fr., en faisant choix de l'emplacement actuel, qui recevrait seulement les agrandissements convenables. La situation financière permet de faire cette dépense; la Ville, en consacrant chaque année 31 à 35,000 fr. au remboursement d'un emprunt de 500, 000, au taux de 4,75 0/0, serait libérée en 29 ans. Cet amortissement ne coûte pas plus que la subvention annuelle pour le Collège. »

Cinq conseillers accompagneront le maire chez le ministre de l'Instruction publique.

Avis favorable, à l'unanimité, h la proposition.

» Au mois de juin 1878, le Conseil délibère :

» Article I er . — Le Conseil prend, au nom de la Ville de Chartres, l'engagement de supporter les dépenses de construction et d'appropriation des bâtiments, que cette transformation du collège en lycée entraînera, ainsi que celles relatives à la fourniture du mobilier et des collections nécessaires à l'enseignement.

» Article 2. — Il prend en même temps l'engagement d'assurer l'entretien et la réparation des bâtiments, de fournir les locaux et le mobilier nécessaires pour un pensionnat de 200 internes, et de fonder un nombre de bourses qui sera fixé de gré à gré avec M. le Ministre de l'Instruction publique. »

Le maire, Delacroix, au mois d'août, expose :

» Qu'un avis défavorable a été donné auprès du Conseil de l'Instruction publique. Le ministre est personnellement disposé à faire la transformation ; il demande une nouvelle délibération, pour être armé auprès de ce conseil.

» Pour combattre le rapport défavorable, dont les objections méritent le plus sérieux examen, le maire demande la nomination d'une commission. »

Sont nommés les conseillers : Doullay-Gillot, Lefebvre, Rabuan, Salmon, Maunoury.

Le mois suivant, rapport du docteur Salmon.

« La première tentative, dit le rapporteur, a eu lieu en 1839, après une année de mise en régie, sous la direction de M. Desroziers, docteur es sciences, Principal. Elle fut faite à l'instigation du bureau d'administration du collège ; le Conseil l'accueillit, par délibération du 8 mai, qui fut repoussée le 10 juillet, M. Villemain étant ministre, par cette considération que, si la Ville de Chartres, par les sacrifices qu'elle s'imposait pour assurer la prospérité de son collège, avait des titres à la bienveillance du gouvernement, il faudrait demander aux Chambres un crédit considérable, pareille demande étant faite en faveur de plusieurs autres collèges.

» Il faut rappeler qu'à cette époque, il n'existait en France que 37 collèges royaux, non compris ceux du département de la Seine.

» La seconde tentative remonte à 1852 ; les études, les négociations durèrent jusqu'au 27 mars 1855, époque à laquelle le Conseil municipal, épuisé par les sacrifices faits cette année même, à propos de la cherté du pain, dut refuser la proposition qui lui était faite, la dépense sollicitée étant de 400,000 fr. Le patronage du projet avait pourtant été puissant; le ministre Fortoul insistait beaucoup pour son adoption.

» La troisième tentative eut lieu en 1862, sur l'initiative du maire, Sédillot; les pourparlers, entre le maire et le ministre, durèrent jusqu'en 1866 ; rien ne fut soumis au Conseil; ils n'aboutirent pas. Il fallut pourvoir au traitement de plusieurs nouveaux professeurs, pour une dépense annuelle de 7,000 fr.

» Aujourd'hui, c'est la quatrième tentative. »

Le ministère fait des objections contre la transformation ; le rapporteur les réfute.

« 1° S'il est vrai que, dans les quatre collèges du département et les cinq écoles libres, il y a 926 élèves, renseignement est faible ; il n'y a pas d'émulation, à cause du petit

nombre d'élèves dans les classes ; renseignement scientifique est médiocre à peu près partout.

r> 2° Le lycée n'a pas à craindre les lycées des départements voisins : Evreux prospère, malgré Rouen et Paris ; Alençon, malgré Caen et Le Mans ; Orléans, malgré Paris et Versailles, etc.

» 3° Considérations inutiles.

» 4° La Ville accepte une dépense 4 à 500,000, fr. à la place d'une subvention annuelle de 26,000 fr. ; la charge annuelle de l'Etat serait de 30 à 40,000 fr.

» On dit que la superficie devrait être de deux hectares; voici ce qui existe à :

hectare 78 ares 15 centiares

Mâcon

lectare

78 ares

Bourges

Sens

Evreux

1 hectare

La Rochelle

09 ares

Laval

Saint-Omer

Bar-le-Duc

Auch

» Enfin, sur trente lycées connus, deux seulement, Coutances et Morlaix ont deux hectares.

» 5° Le lycée ne trouvera pas son recrutement aussi facilement que le collège ; erreur :

Bar-le-Duc, avant sa transformation en lycée, en 1857, avait 140 élèves ; en 1859, il en a 304.

Sens transformé en 1838, a 125 élèves ; en 1865, 282.

Laval érigé en lycée en 1841, grande augmentation.

Partout la force des études augmente. »

Comme conclusion, délibération adoptée.

« Le Conseil persiste dans sa demande de transformation de collège en lycée, maintient ses délibérations antérieures à ce sujet, et insiste de nouveau auprès de M. le Ministre de l'Instruction publique pour obtenir la mesure qu'il sollicite. »

En 1878, le rapporteur Salmon analyse les projets :

« 1 er projet, de M. Piébourg père, architecte (1863) sur l'emplacement du collège actuel, agrandi du terrain du docteur Maunoury : dépense 1,148,000 fr. L'inspecteur d'académie évalue le projet à 1,400,000 fr. L'entrée monumentale serait sur le boulevard de la Courtille ; la superficie serait de 15,000 m 2 , et en prenant le parc aux moutons, de 20,000 m 2 . Le lycée pourrait contenir 250 internes, et 100 externes.

» L'inspecteur d'académie a un autre projet, pour 4 à 500 élèves, la façade étant sur la rue Saint-Michel ; dépenses deux millions ; et un troisième, un peu réduit, dont la dépense serait de 1,500,000 fr. »

» Le projet nouveau, ajoute le rapporteur, étudié par M. Alfred Piébourg, continue les bâtiments Ouest du collège actuel en longue ligne, en y comprenant même tout ou partie du parc aux moutons, s'il était besoin, avec cours spacieuses, très aérées, ouvertes au levant, avec jardins et rampe au midi pour les jeunes enfants et les bâtiments de Tinfirmerie, etc. La superficie du lycée serait d'un peu plus de 14,000 mètres ; en ajoutant le parc aux moutons, on arriverait à 20,000 mètres. La dépense approximative est de 1,100,000 fr.

» La dotation du trésor, au dire du rapporteur, est de 50 millions, pour la reconstruction des Lycées nationaux ; elle est payable en six annuités ; il y a en plus une dotation de 8 millions, pour l'acquisition du mobilier scolaire des lycées. Cette subvention ne peut-être moindre du tiers de la somme à dépenser. Un emprunt remboursable en 35 annuités, au moyen d'un versement semestriel de 2,50 °/ , en supposant à notre charge une dépense de 730,000 fr. minimum, donnerait une annuité de 36,500 fr.

» Il y aurait à ajouter au budget 5 à 6,000 fr. pour l'entretien des bâtiments ; mais la Ville serait libérée des frais du Collège et des suppléments de pension de retraite des professeurs. Le projet comprend une population de 200 internes et de 150 externes. »

Délibération conforme au rapport à envoyer au Ministre.

En janvier 1879, le vice-recteur de l'Académie de Paris fait connaître au Conseil qu'il y a lieu de fixer préalablement les rétributions des élèves pour la pension, la demi-pension et l'externat.

« Prix à proposer, d'après le vice-recteur :

» 1° Pensionnaires entretenus par la famille.

Division élémentaire et année préparatoire . 590 (r.

Le prix pour le Collège était de 591 fr.

Division de grammaire et cours spéciaux . . 640

Division supérieure 690

» 2° Pensionnaires entretenus par le lycée.

Division élémentaire et année préparatoire . 650

Le prix pour le collège était de 641 fr.

Division de grammaire et cours spéciaux . 700

Division supérieure 750

» Demi-pensionnaires.

Division élémentaire et année préparatoire . 375

Division de grammaire et cours spéciaux . 425

Division supérieure 475

» Externes.

Elémentaire, préparatoire, classe primaire. . 80

Division de grammaire et cours spéciaux . . 100

Division supérieure 120. »

Le Conseil vote huit bourses à 700 fr 5,600 fr.

La surélévation de la demi-pension pour la demi-bourse : 16 à 75 fr 1,200

16 bourses d'externes à 100 fr . 1,600

Total. . . . . . 8,400 fr.

En 1879, commission d'étude de l'emplacement. Elus MM. Bourgeois 19 voix ; Brault 17 ; Rabuan 15 ; Doullay- Gillot 14; au second tour, le docteur Salmon.

En 1880, nouveau rapport du conseiller Salmon ; il examine les emplacements proposés.

« 1° Proposition du maire Delacroix. Installation du lycée boulevard de la Courtille, sur un terrain nu ; la superficie serait de 12,500 m 2 . »

« 2° Terrain entre les rues de Chàteaudun, des Crépi-

nières et Saint-Thomas ; 16,450 mètres ; valeur 330,000 fr. ; une rue serait percée en face de la rue Régnier ; elle coûterait 80,000 fr. » Prix trop élevé.

« 3° Terrain, boulevard Chasles, rue de Bonneval et rue de Châteaudun, 17,780 m"; évalué 385,000 fr. »

« 4° Terrain, place Saint-Michel, boulevard Chasles, rues des Vieux-Capucins, de Châteaudun, 11,090 m 2 , prix estimatif: 555,000 fr. »

« 5° Terrain derrière le marché aux chevaux, 16,570 m 2 , prix approximatif: 350,000 fr. »

« 6° Terrain, rue d'Amilly, 16,110 m 2 , 231,000fr. ;on peut porter la superficie à 21,068 m 2 . »

« 7° Clos Saint-Jean, projet du conseiller Coudray ; contenance de 37,649 m 2 ; on prendrait 28,357 m. ; le reste, 9,292 m. serait vendu sur la mise à prix de 47,000 fr. »

« 8° Projet du conseiller Amiot, faubourg Bonneval et rue de Reverdy, 25,000 m. ; 189,000 fr. »

« Malgré son éloignement, dit le rapporteur, la commission est favorable à ce projet.

» Il ne reste en présence que trois projets :

Emplacement du collège, choisi d'abord.

— rues d'Amilly et du Grand-Faubourg.

— faubourg Bonneval et rue de Reverdy.

Ce dernier est proposé à la majorité de 4 voix sur 5. Le conseiller Doullay-Gillot est opposant, à cause de i'éloignement. Peu après, il donne sa démission de la commission du lycée ; il est remplacé par le conseiller Robinet.

« En mars 1880, le conseiller Le Vassor propose de construire le lycée sur un emplacement à prendre, dans un terrain nu, situé à l'extrémité et dans Taxe de la rue des Petits- Blés ; la dépense serait de 870,000 fr. ; il en résulterait une économie de 130.000 fr. sur le projet de la rue de Bonneval, qui se chiffre à un million. »

Après une vive discussion, une suspension de séance, la commission accepte ce projet.

« L'administration persiste à proposer l'emplacement du Collège, agrandi. »

Le projet Le Vassor, mis au voix, n'est pas adopté.

Ont voté contre, les conseillers : Amiot, Amblard, Caillard, Doullay-Gillot, Foreau, Nicolle, Blondel, Lelong, Durand, Fessard, Mouton, Delacroix, Boutet.

Ont voté pour, les conseillers ; Brault, François, Rabuan, Salmon, Robinet, Bonpas, Lefebvre, Bourgeois, Le Vassor, Coudray.

Le maire met aux voix* la proposition de remplacement du Collège. Rejetée. Contre, les conseillers : Brault, François, Rabuan, Doullay-Gillot, Robinet, Foreau, Bonpas, Nicolle, Lelong, Bourgeois, Le Vassor, Coudray.

Pour, les conseillers : Amiot, Salmon, Amblard, Caillard, Blondel, Fessard, Mouton, Delacroix, Boutet.

Abstentions : les conseillers Durand, Lefebvre. Rien n'est sorti.

« Pour mon compte, dit le conseiller Lefebvre, je suis humilié d'avoir travaillé près de deux ans pour n'aboutir à rien. »

C'est une sorte de journée des dupes.

A la fin de mars, le maire Delacroix reprend le lycée.

« L'administration propose de nouveau l'emplacement actuel du Collège ; le devis a été présenté ; il se peut que le devis définitif soit moins élevé.

» Il y aura pour trente années, une annuité de 48,000 fr. ; en y ajoutant 8,000 fr. pour prix de bourses et 4,000 fr. d'entretien, l'annuité totale serait de 60,000 fr.

» La dépense du Collège, des dix dernières années, a été de 35,000 fr. par an. Le Collège ne répond plus à la situation ; il faudrait l'augmenter, l'agrandir; pour cela, contracter un emprunt, donnant lieu à une annuité de 8,000 fr. qui, avec les 35,000 fr. qui précèdent, formerait un total de 43,000 fr.

» Au bout de trente ans, les 60,000 fr. (annuité du lycée) disparaîtront en majeure partie ; les dépenses du Collège resteront pour 35,000 fr. »

Une longue discussion s'engage. Y prennent part MM. Boutet adjoint, Doullay-Gillot, Lefebvre, Mouton adjoint, Salmon, Bourgeois.

Le conseiller Doullay-Gillot lit une proposition, dont la conclusion est ainsi formulée :

« Demande au Conseil de renoncer à la création d'un lycée, dont la dépense serait trop onéreuse à la Ville, et empêcherait de faire des améliorations bien plus urgentes. De profiter également des avantages que présente la caisse des Collèges, pour agrandir, améliorer et créer un petit collège. » #

La clôture de la discussion étant prononcée ; à la majorité de 14 voix contre 7, la priorité est votée pour la proposition de l'administration, qui est ensuite adoptée par 16 voix contre 7.

Ont voté pour, les conseillers : François, Rabuan, Amiot, Salmon, Amblard, Rabinel, Caillard, Bonpas, Fessard, Lefebvre, Bourgeois, Le Vassor, Coudray, Mouton, Delacroix et Boutet.

Ont voté contre, les conseillers : Durand, Petit, Doullay- Gillot, Nicolle, Lelong, Blondel, Minard.

Au mois d'avril 1880, une commission nouvelle , le Conseil ayant été renouvelé, avait été nommée ; elle comprenait les conseillers Lefebvre, Massé, ingénieur des ponts et chaussées, Billard de Saint-Laumer, Salmon, Bourgeois.

« Le rapporteur Salmon expose en mai que la superficie sera de 16,600 m' 2 , suivant le plan de l'architecte. La Ville possède 10,464 m 2 , valant environ 250,000 fr. ; les 6,136 mètres à acheter coûteront 250,000 fr.

» Les dépenses seraient :

Constructions 1,400,000 fr.

Mobilier scolaire 175,000

Terrain à acquérir 250,000

Terrain appartenant à la Ville 250,000

Total. . . 2,075,000 fr.

» En ajoutant 125,000 fr. pour l'imprévu, le total ressort à 2,200,000 fr. dont la moitié pour l'Etat, la moitié pour la Ville, soit 1,100,000 :

En argent 850,000 fr./

En terrain 250,000 \

total égal 1,100,000 fr.

Au milieu de juin 1882, les plans et devis de Lycée sont remis par l'architecte ; la dépense totale est de 2,518,872 fr. 23 ; la moitié à la charge de la Ville, ressort à 1,259,436 fr. 12.

a A la fin de novembre 1882, par une lettre, le ministre de Tlnstruction publique explique que le subside accordé à la Ville de Chartres, pour le lycée, ne pourra dépasser 1,320,000 fr. »

« Le maire, Doullay-Gillot, dit que la Ville ne veut pas participer pour une somme dépassant 1,057,000 fr. »

Les deux déclarations sont catégoriques.

« L'administration ne proposera pas de solution ; le maire n'admet pas que Ton s'engage au delà de la somme de i,057,(X)O fr., moitié de la dépense totale, comme cela a été délibéré par le Conseil.

Le ministre ni le maire n'acceptent l'imprévu.

Une commission est nommée, dans le but unique d'étudier les imprévus et les économies à faire. Elle comprend les conseillers: Lefebvre, Amiot, Bourgeois, Billard de Saint- Laumer, Bellamy.

En décembre 1882, rapport du conseiller Bourgeois.

« L'état déclare nettement, qu'il ne pourra dépasser la somme de 1,320,000 fr., dans aucun cas, pour sa subvention. Le maire a déclaré à plusieurs reprises que la participation de la Ville ne pourrait dépasser un million ; que le montant de cette somme a été porté à 1,057,000 fr., par délibération du 31 octobre 1882, plus les bâtiments actuels du collège.

» Les deux déclarations sont catégoriques.

» L'administration municipale est divisée.

» La commission accepte la proposition ministérielle et demande que l'on poursuive la réalisation du projet.

» Les plans, ajoute le conseiller Bourgeois, ont été vus par la commission technique des lycées et ils sont revêtus de l'approbation du ministre. Tous ces plans doivent être refaits à plus grande échelle et comporter l'indication des détails d'exécution ; il se produira alors certaines modifications au plan primitif; il pourra, par suite, être réalisé queU ques économies.

» La commission propose d'inviter l'administration municipale à poursuivre la réalisation du projet de transformation du collège en lycée. »

— « Le conseiller Béthouart, demande que Ton ne comprenne pas dans le vote, la nomination de la commission d'examen des travaux, qui ne doit pas être permanente. »

— « Le maire dit que la commission ne pourrait être permanente ; le Conseil, à chaque session, pourrait lui renouveler son mandat et lui en fixer les attributions. »

Après discussion, il est dit que plus tard on nommera la commission ; que c'est à l'administration de surveiller, avecson architecte, les travaux du lycée.

» Le maire répète qu'il n'acceptera pas la responsabilité des modifications ou des diminutions, pendant l'exécution des travaux. »

Le rapport de la commission est mis aux voix :

Ont voté pour, les conseillers: Brault, Mouton, Foiret, Delacroix, Bourgeois, Béthouart, Boutet, Billard de Saint- Laumer, Amiot, Salmon, François, Adam, Lefebvre, Gaillard, Robinet, Bonnard, Bonpas.

Ont voté contre, les conseillers: Doullay-Gillot, Fessard, Bellamy, Fleury, Lelong, Coudray, Bellier de la Chavignerie, Massot, Blondel.

M. Le Vassor absent; le docteur Lelong s'abstient.

A la fin de décembre 1882, le maire Doullay-Gillot est démissionnaire ; il est remplacé par M. Brault.

Au moment de l'enquête, au mois de mai 1882, il est fait des observations diverses; le Conseil vote la continuation de la transformation.

Pétition, à la suite d'une réunion publique de 700 personnes, présidée par M. Caillot, directeur du Journal de Chartres ; elle est hostile à la création du lycée.

Le maire Brault propose l'ordre du jour. Adopté.

Au mois d'août 1887, inauguration du Lycée. Le maire, M. Boutet, ira à la gare, au devant des Ministres de l'Instruction publique et de la Guerre: MM. Spuller et général Ferron ; le cortège ofliciel se rendra au lycée.

Distribution de secours aux indigents, enlèvement d'un ballon, audition musicale, banquet, etc. ; la fête coûte

Collège de jeunes filles. — En octobre 1885, exposé du maire :

« Le 15 septembre 1883, le préfet a été saisi, par une lettre du vice-recteur de l'Académie de Paris, du projet d'un collège de jeunes filles à Chartres.

» Le Conseil général, dans sa dernière session, a consenti à mettre à la disposition de la Ville, l'ancien local de l'Ecole normale d'institutrices, pendant les quatorze années qui restent à courir sur le bail; il paiera le loyer (5,000 fr.) et les charges accessoires, à condition que la Ville annexerait un internat au Collège. »

En novembre 1885, le maire, Boutet s'exprime ainsi:

« Il n'existe, dans le département, aucun établissement d'enseignement secondaire proprement dit, pour les jeunes filles. Nous pensons donc que vous n'hésiterez pas à doter la population chartraine et le département d'un établissement, où le9 jeunes filles pourront trouver les moyens d'instruction qui, jusqu'à ce jour, ont été si libéralement accordés aux garçons pour l'enseignement secondaire, et aux garçons comme aux filles dans l'enseignement primaire.

» Vous hésiterez d'autant moins, que les charges de la création n'augmenteront qu'insensiblement les dépenses de la Ville, par suite du large concours offert par le déparlement et l'Etat. L'Etat prend à sa charge la moitié des dépenses, estimées 36,000 fr. »

Après discussion, une commission est nommée.

Au 1 er tour, le conseiller Doullay-Gillot, 14 voix (hostile); au 2 e tour, les conseillers, Brault 16 voix, Delacroix 15, Bonnard 14, Salmon 13.

En 1886, rapport de M. Doullay-Gillot :

« L'emplacement est central, convenable pour l'installation du Collège...

» Pour cette organisation restreinte et provisoire, les traitements du personnel administratif enseignant seraient de

15,050 fr.; les dépenses diverses, de 1,950; ensemble 17,000 fr. Les rétributions collégiales étant évaluées à 5,000 fr. ; les bourses de l'Etat, du Département, de la Ville, à raison de 100fï.l'une,àl,500fr.; il reste une différence de 10,500 fr., dont moitié à la charge de la Ville, soit 5,250 fr. La dépense, avec les honoraires de l'architecte et l'imprévu, se chiffre à 59,192 fr. » Dans la séance suivante, le docteur Salmon, membre de la commission, dit que l'utilité d'un enseignement secondaire de jeunes filles n'est pas douteux.

— « Le brevet simple, ajoute-t-il, a été sollicité en 1885 par 416 jeunes filles, dans le département; 62 ont tenté les épreuves du brevet supérieur; sauf les élèves de l'Ecole normale supérieure d'institutrices, la plupart ont échoué ; il faut une préparation plus élevée : le collège la donnera. »

— « Depuis quelques années seulement, dit le maire Boutet, 67 collèges ou lycées de jeunes filles ont été ouverts ou sont sur le point de l'être, dans des villes même moins importantes que Chartres. L'Aisne en possède trois; il en existe deux en Algérie. »

— « Le conseiller Bonnard explique que le lycée de garçons n'est pas encore terminé ; il faudra des ressources extraordinaires ; il propose d'ajourner la question jusqu'après apurement des comptes du lycée, et après le vote de la loi sur renseignement primaire. »

Après discussion, l'ajournement est repoussé.

Le conseiller Doullay-Gillot demande le renvoi à l'étude de l'administration. Rejeté.

La proposition du maire est adoptée ; une commission est nommée ; elle comprend les conseillers : Salmon, Robinet, Massot, Mouton, Hardouin, Adam.

En 1886, le docteur Salmon fait un rapport très étudié sur la question ; il conclut à une dépense annuelle, avec amortissement de l'emprunt, de 11,000 fr.

A déduire, subvention départementale pour

l'internat 5,250

Différence 5,750 fr.

Il faut retrancher le chauffage du cours d'enseignement

secondaire, 1,200 fr., d'où le coût réel, annuel, pour le collège de filles, resterait de 4,550 fr.

Au mois d'avril 1886, le Conseil discute si Ton fera un Collège ou un lycée de filles.

Le maire écarte le lycée, trop coûteux pour l'état actuel des finances. Le Conseil, par 15 voix contre 6, se décide pour le Collège.

Les conseillers Bonnard et Lefebvre expliquent qu'un Lycée, plus complet, vaudrait mieux ; le Conseil voit que c'est pour faire tomber l'affaire, à cause de la grande dépense. Le Collège est voté.

La dépense de 76,051 fr. 29 serait portée à 81,242 fr. 39; moitié pour la Ville, 40,621 fr. 20. Adopté.

En 1890, le collège de filles comprend 82 élèves.

Son budget s'établit comme suit:

Recettes 29,226 fr. 25

Dépenses 28,805 »

Excédent 421 fr. 25

A la session de mai 1892, le conseiller Gilbert lit le rapport, très documenté, de la commission.

« Le traité avec le ministre, dit-il, a été passé en août 1886 ; la libre jouissance de l'immeuble était laissée pendant treize ans à la Ville, par le Département locataire à cette époque, en représentation d'une somme de 5,250 fr. qu'il accordait comme subvention annuelle.

En 1886, il y avait une classe primaire et trois années secondaires, pour un effectif de 36 élèves.

En 1887, création d'une classe enfantine ; 39 élèves.

En 1888, fondation de la 4 e année ; 57 élèves.

En 1889, fondation de la 5 e année ; 73 élèves.

» Il existe trois classes primaires, cinq années secondaires, soit le double de ce qu'il y avait à la fondation. Le nombre des élèves a doublé également ; il est de 83 en 1890 ; 89 en 1891 ; 100 en 1892.

» Les professeurs et les frais d'instruction ont augmenté; cette dépense de 15,050 fr. en 1886, se trouve actuellement

être de 22,975 fr. La dépense totale est de 32,005 fr. ; la recette prévue égale ; la charge de la Ville, de 6,762 fr. 50 au budget de 1892. »

En avril 1895, projet d'achat de l'immeuble.

Le nombre d'élèves est en progression constante : en 1886-87, 45; en 1890-91, 89; en 1894-95, 125.

Il y a promesse de vente par M. Chastes, de son ancien hôtel; avec le parc, la superficie est de 7,285 m 2 ; le prix fixé est de 180,000 fr. soit 24 fr. 70 le mètre ; les frais d'acquisition étant évalués à 8 °/ (14,400 fr.), le prix du mètre reviendra à 26 fr. 95. En ajoutant deux jardins d'une contenance totale de 1,063 mètres, valant 8 à 9,000 fr., frais compris ; l'ensemble des acquisitions montera à 203,000 fr.

En 1895, l'architecte de la Ville a étudié les plans et devis d'un Lycée de filles; le devis est de 595,000 fr., susceptible d'un rabais de 20 °/ . Le total ne dépasserait pas 700,000 fr. : l'Etat prendrait 350,000 fr. à sa charge ; pareille somme à la Ville.

Le projet est adopté par 13 voix contre 11. Mais en octobre, on revient au Collège de filles, dont l'agrandissement est voté par 14 voix contre 12; les travaux furent ultérieurement exécutés.

Au mois de juin 1900, sur le rapport du conseiller Watrin, le renouvellement du traité avec l'Etat, pour le Collège de jeunes filles est voté par le Conseil.

« Le traité, explique le rapporteur, passé le 21 août 1886, entre la Ville de Chartres et l'Etat, expirait le 15 juillet 1899. Le traité nouveau ne diffère pas sensiblement du traité ancien ; il a pour base le partage des dépenses par moitié ; cette part, évaluée à forfait à 10,250 fr., est versée à la Ville par l'Etat. Les bénéfices, s'il en existe, sont affectés éventuellement à des améliorations et ensuite partagés par moitié.

» Un internat, dépendant exclusivement de la Ville, est annexé à l'externat ; le nombre des pensionnaires est limité à 80.

Tarifs annuels des rétributions scolaires :

Externat Internat

simple surveilla demi-pension pension

Classes primaires ... 95 fr. 105 fr. 325 fr. 550 fr. Enseignement^ l re période 100 130 350 600

secondaire ( 2 rae — 125 155 375 650

» La Ville et l'Etat entretiendront chacun, pendant dix ans, au moins, à partir du 1 er octobre 1900, un certain nombre de bourses d'externat simple, au taux uniforme de cent francs par an. Le département et les particuliers peuvent en créer de semblables.

» Les bourses d'externat surveillé sont fixées à 130 fr.

Celles de demi-pensionnaires à 350

Celles de pensionnaires à 600

» Les professeurs et maîtresses femmes font quinze à seize heures de leçons par semaine.

» La directrice et les maîtresses sont logées, nourries et blanchies; la première reçoit 2,600 fr.; les autres 1,800 fr.: les professeurs 2,500 fr.

» Les maîtresses des classés préparatoires et primaires reçoivent 1,600 fr. et 1.000 fr.

» Les dépenses du personnel, s'élèvent à 23,675 fr.

Les dépenses diverses à 5,825

En totalité .... 29,500 fr.

» La répartition s'établit comme suit :

Part de la ville 10,250)

Part de l'Etat 10,250\ 29,500 fr.

Rétribution collégiale 9,000^

En novembre 1900, sur le rapport du conseiller Delaunay, le budget primitif de 1901 est établi en :

Recettes 35,637 fr. 50

Dépenses 34,195 »

Excédent .... 1,442 fr. 50

A la fin de décembre 1900, le traité pour l'internat est renouvelé avec M ,,e Jeanne-Léonine Mercadier, officier de l'instruction publique, directrice.

« Prix de l'internat, sans rétribution collégiale :

Demi-pension Pension

Classes primaires 250 fr. 475 fr.

( l re période. . .... 250

Enseignement) F , libres ... 250

secondaire I r période. , ., , ir/k ,__

[ l I boursières . 250 47j

Ecoles primaires; laïcisation. — Au mois d'octobre 1871, le Conseil vote la gratuité de l'enseignement dans les Ecoles primaires.

« Peu après, le traitement de 700 fr. est attribué à un quatorzième frère, qui sera chargé d'un cours de dessin dans les trois écoles ; douze frères reçoivent actuellement, chacun 700 fr. Un treizième frère reçoit 750 fr., par suite d'une libéralité de M. Grégoire Remond. »

Le professeur de gymnastique, est augmenté de 200 fr. en 1872, pour le travail supplémentaire des exercices militaires ; son traitement est porté à 1,400 fr.

Des appareils de gymnastique seront établis dans les Ecoles primaires. Vote d'un crédit de 1,010 fr. pour l'Ecole mutuelle, autant pour l'Ecole Saint-Ferdinand.

L'enseignement de la gymnastique est réglé en 1884, dans les Ecoles de la rue de la Cathédrale et de la rue Saint- Pierre ; le professeur, M. Aubinière, recevra 1,200 fr. pour le Collège et 800 fr. pour les écoles.

« En février 1878, le Conseil décide que la fréquentation des écoles primaires, sera gratuite pour les enfants de la commune et que, pour les élèves dont les parents n'habitent pas la Ville, le taux de la rétribution scolaire sera maintenu comme par le passé à 2 fr. par mois, pour ceux âgés de moins de huit ans, et à 2 fr. 50 pour ceux au-dessus de cet âge. »

Il est voté, pour pourvoir aux dépenses des Écoles gratuites, une imposition extraordinaire de quatre centimes ; les charges des Ecoles primaires s'élèvent à environ 28,000 fr. par an, et les ressources que la loi accorde n'atteignent que 20,000 fr.

Le directeur de l'Ecole mutuelle, en 1872, gagne

1,800 fr. par an ; il a en plus 4 fr. par chaque élève au delà du nombre cent. Cette condition est changée, et les appointements portés à 2,000 fr. Le Conseil accorde un second maître adjoint, à 800 fr., qui touchera en outre 160 fr. pour une classe d'adultes.

« La Ville a acquis, expose le maire en avril 1874, le 30 mars dernier, les quinze dernières actions de l'Ecole mutuelle. Elle est seule propriétaire, se trouve substituée aux droits de la Société constituée le 16 mai 1829, en vue de réaliser le fonds social de 40,000 fr. »

En 1877, déplacement de l'Ecole mutuelle.

« L'installation, expose le maire, date de 1828; elle est insuffisante, défectueuse, la cour trop petite, l'habitation en mauvais état. On pourrait l'installer dans la maison de M. Royer, rue Sainte-Même. »

Au mois de mars 1878, proposition nouvelle.

« L'ancien Hôtel-Dieu, annonce le premier adjoint, Boutet, a été acheté aux héritiers de M Ii6 de Bernard ; le prix d'acquisition est de 110,000 fr. contrat en main, jouissance au 24 juin. »

Au mois de juin de la même année, le conseiller Bourgeois fait le rapport de la Commission pour l'installation d'une Ecole laïque, à l'ancien Hôtel-Dieu.

La superficie occupée sera de 1,460 m 2 , dont 500 couverts et 960 en cours et préaux. Il restera, pour la justice de paix ou le gymnase, une surface de 380 m 2 vers le cloître et de 235 m 2 vers la rue Percheronne.

Le rapporteur accepte la Crèche, repousse l'édification d'une Justice de paix, non urgente. L'espace est réservé à - une école primaire supérieure.

En 1880, M. Bretonnière, directeur de l'École Mutuelle, demande un troisième adjoint, aux appointements de 1 ,000 fr. ; les trois classes étant remplies, il est obligé de refuser des élèves.

La population est de 162 élèves. Accordé.

En 1878, la transformation de l'Ecole Saint-Pierre, congréganiste, en école laïque vient au Conseil.

24i TROISIÈME RÉPUBLIQUE

« L'immeuble a été acquis en 1734, par M. de Mérainville, évoque de Chartres, expose le maire Delacroix ; il en a été fait abandon à la Ville en 1791, par M. de Lubersac, son successeur, à la charge de payer ce qui était du alors, tant sur le prix des dits immeubles, que sur celui de divers meubles, effets et fournitures. La Ville a payé, par délibération du Conseil général de la commune, du 31 janvier 1791, la somme de 10,828 fr., suivant quittance notariée.

» La Ville peut donc disposer de l'immeuble.

» La transformation sera assez onéreuse pour les finances; le personnel devra se composer d'un directeur et de deux maîtres adjoints, dont les traitements réunis s'élèveront à 5,000 fr. Le traitement des quatre frères enseignants est aujourd'hui de 2,800 fr. ; différence en plus, 2,200 fr.

» L'agencement du local coûtera 19,724 fr. 27. »

En mai 1878, la Ville reçoit une donation de 20,000 fr. de Madame Chasles, veuve d'un ancien maire, pour accroître la fondation de M. l'abbé Chasles, ancien curé de N.-D. de Chartres, avec stipulation que cette somme sera placée en rente 3 °/o sur l'Etat, et que les revenus seront employés à payer les frais d'apprentissage de jeunes garçons et de jeunes filles pauvres. Il y aura réunion de cette donation à la fondation déjà gérée par le bureau de bienfaisance.

L'acte de donation est réalisé le 4 avril 1879 ; le Conseil accepte le don et témoigne à M me Chasles, au nom des pauvres, ses sentiments de gratitude.

En 1881, approbation des travaux dans les Ecoles:

École de la Cathédrale ; travaux 42,715 fr. 07.

École des filles de la rue Sainte-Même (maison Royer ayant coûté 87,000 fr.) ; travaux réglés à 43,000 fr.

École Saint-Pierre des garçons ; travaux 22,388 fr. 50.

En juillet 1879, le conseiller Amblard, rapporteur

de la Commission des prix, répartit la dépense comme suit :

Élèves Prix Crédit

» Écoles chrétiennes réunies. 550 700 600

» Écoles laïques de garçons. 250 276 350

A reporter. . . 800 976 950

Reports ... 800 976 950

» École annexe de l'école normale (garçons) 80 60 100

» Ecole de filles de la rue des Béguines 260 280 225

» École de filles, annexe de l'école normale d'institutrices . 180 284 250

» Couronnes, attestations, installations 500 fr.

» Ce crédit pour les Écoles, sera de 2,025 fr.

» Le Principal du Collège demande 500 prix, pour 270 élèves; la dépense est évaluée à 1,000 fr. »

Adjudication entre les trois libraires chartrains.

Le Conseil. adopte les conclusions du rapport.

En 1881, le nombre d'élèves des écoles communales monte à 1,641, dont 1,030 garçons, et 611 filles.

En 1891, vote de 3,000 fr. pour les prix des écoles de la Ville.

D'après la loi du 28 mars 1882, une caisse des écoles est fondée. Cette caisse a pour but de faciliter la fréquentation des écoles, par la distribution de secours aux enfants indigents, par la fourniture d'aliments chauds, de vêtements et de chaussures en hiver, par des récompenses, ou par le don des fournitures scolaires nécessaires, etc.

» Tout cela se fait déjà à Chartres, dit M. Brault, adjoint, il y a lieu de grouper les dépenses en un seul crédit, qui sera de 1,500 fr. pour cette année. »

En 1878, le docteur Rabuan formule le vœu suivant :

« Le Conseil, exprimant sa préférence pour le principe de la laïcité dans l'enseignement primaire, émet le vœu que ce principe reçoive son application dans la Ville, dans les conditions suivantes :

» 1° En se conformant aux lois ;

2° En respectant les situations acquises par contrats ;

3° En tenant compte des sentiments de la population ;

4° Et en proportionnant l'application aux ressources budgétaires de la contmune. »

246 TROISIÈME nÉPDBLIQUE

— « Le maire, Delacroix, estime que cette question a lieu d'être sérieusement étudiée et approfondie; il prévoit que l'application du vœu qui vient d'être formulé ne se fera pas attendre, mais il pense que, pour le moment, il ne faut pas retarder le vote du budget.

» Il invite le Conseil à réserver pour une époque ultérieure la discussion de cette proposition ».

— « Les conseillers Rabuan et Petit protestent contre l'ajournement, qui ne tend à rien moins qu'à la mise à l'écart du vœu ci-dessus formulé. »

— « M. Doullay-Gillot dit que le Conseil n'est pas suffisamment éclairé sur la question. »

— « Le conseiller Lefebvre désire que cette proposition soit discutée, séance tenante. »

La discussion immédiate a la priorité.

— « Le conseiller Rabuan constate une disproportion énorme, quant au nombre, des élèves qui fréquentent les établissements laïques et congréganistes ; disproportion en faveur de ces derniers.

» Quelle est la cause de cet envahissement, qui menace d'aller jusqu'à l'absorption ?

» Quel est l'état de l'opinion à cet égard ?

» Les idées libérales n'ont pas changé depuis les dernières élections, je désire au moins l'égalité.

« Il n'est nullement question de porter atteinte à la liberté de conscience. L'assemblée laïque, chargée d'administrer un budget laïque, dans l'intérêt d'une société organisée laïquement, a le devoir de fournir à l'enseignement laïque tous les moyens de soutenir une lutte au moins égale.

« Il demande que l'assemblée vote sur la prise en considération de sa proposition. »

« M. Doullay-Gillot appuie cette demande. »

— « M. Salmon demande qu'il soit établi à Chartres:

» 1° Deux Ecoles primaires supérieures ; l'une laïque, École municipale du Cloître Notre-Dame; l'autre congréganiste, École Saint-Ferdinand.

» 2" Deux Écoles primaires annexes, l'une laïque, Ecole

Saint-Pierre qui cesserait d'être dirigée par les frères, l'autre, congréganiste, École Saint-André. »

— M. Lefebvre ne votera pas le principe de la laïcité ; il met au-dessus, celui de la liberté qui appartient aux parents, d'envoyer leurs enfants à une école laïque ou à une école congréganiste.

» Il accorde qu'en ce qui concerne les filles, ce principe de liberté est violé; en ce qui concerne les garçons, il est gêné ; la part n'a pas été faite assez forte à l'enseignement laïque. Il faut chercher à créer pour les filles une Ecole laïque ; ne peut-on pas encore créer d'autres écoles laïques, sans supprimer une Ecole congréganiste ?

» L'enseignement congréganiste a un avantage incontestable, celui de l'économie; quant à la force de l'enseignement, il n'est besoin que de consulter les résultats des concours départementaux et autres.

« Sa préférence est pour l'égalité ; il se refuse à voter le principe de la laïcité. »

Le Conseil prend en considération la proposition Rabuan, par 14 voix contre 9, sur 23 votants.

Le docteur Maunoury, parlant dans le même sens que le docteur Rabuan, demande la laïcisation de l'école Saint- Pierre, qui peut recevoir 160 élèves. Voté.

Puis vote du crédit de 25,700 fr. pour les Ecoles.

En juillet 1878, le conseiller Salmon demande la laïcité de l'une des deux salles d'asile.

» Le Conseil, dit le maire Delacroix, semble s'engager, au point de vue de la laïcité, dans une voie regrettable, dans laquelle il ne le suivra certainement pas, en exagérant ainsi, par des suppressions successives et précipitées, l'application du vote qui vient d'être émis.

» Il ajoute que, d'ailleurs, une nouvelle salle d'asile va être prochainement ouverte et pourra donner satisfaction aux intentions du Conseil. »

Le docteur Salmon retire sa proposition.

Le crédit est voté, sur l'assurance de l'établissement prochain d'une nouvelle salle d'asile.

« En lévrier 1879, le conseiller Robinet demande la laïcisation de l'Ecole Saint-Pierre.

» Déjà, le Conseil, par délibérations des 9 juillet, 20 no* vembre 1878, avait émis le vœu, que le Conseil départemental de l'instruction publique, n'a pas pris en considération. »

Adopté par 23 voix sur 24 votants.

Le mois suivant, l'Ecole Saint-Pierre était laïcisée. La dépense pour le personnel enseignant, laïque, ressort à 5,520 fr.; le traitement des congréganistes était de 2,800 fr. pour quatre frères : à chacun, 700 fr. La différence en plus est de 2,720 fr.

En octobre 1880, à l'Ecole Saint-Pierre, le nombre d'élèves est de 166 ; les trois classes n'en devraient contenir que 141, d'où excédent de 25; le directeur Bouchard obtient un troisième maitre.

En 1879, proposition du conseiller Robinet, sur

l'Ecole de filles de la haute Ville.

« L'annexe de l'Ecole normale des institutrices, dit-il, ne peut contenir que 50 élèves environ et, en ce moment, 170 jeunes filles y sont entassées.

» Ce nombre augmente dans des proportions notables et tous les jours on en refuse de nouvelles.

» Pour utiliser la maison de la rue Sainte-Même, faisons une Ecole laïque de filles.... »

Le Conseil invite l'administration à faire un examen approfondi de cette question.

Le 12 septembre, une longue discussion a lieu sur la laïcisation de l'école de la rue des Béguines.

Les conseillers Salmon, Coudray, Rabuan, Maunoury demandent la laïcisation; la proposition de la commission, qui veut la transformation en Ecole laïque, est repoussée par Mi voix contre 9.

Ont voté contre, les conseillers : Boutet, Mouton, H. Bourgeois, Lefebvre, Fessard père, Durand, Minard, G. Lelong, Blondel, Nicolle, Amblard, Foreau, Brault.

Ont voté pour, les conseillers: Bonpas, François, Ra-

binel, Maunoury, Amiot, Robinet, Kabuan, Coudray, Salmon.

Abstentions: MM. Petit et Doullay-Gillot.

Par suite d'une loi votée par les Chambres, la laïcisation des Ecoles des Frères, Saint-Ferdinand et Saint- André, doit avoir lieu au mois d'octobre 1891 ; des travaux d'appropriation sont faits pour la tenue des classes et le logement des maîtres. Le nombre des maîtres sera de cinq à Saint-Ferdinand et de trois à Saint-André.

Nombre des élèves des écoles laïques de garçons :

Ecole de la cathédrale 87 82

— du boulevard Chasles. ... 82 138

— Saint-André 59 84

— Saint-Pierre 212 192

Soit, pour 1893, un excédent de 56 élèves.

En 1894, le Conseil décide, après discussion, que l'Ecole de la rue des Petits-Blés, fondée par des souscriptions particulières, pourra s'appeler Ecole Saint-Ferdinand ; celle du boulevard Chasles sera désignée sous le nom d'Ecole communale.

Au mois de juillet de la même année, le conseiller II. Bourgeois demande que, sur le fronton de l'Ecole du boulevard Chasles, l'inscription suivante soit inscrite :

« Fondée le 1 er janvier 1845 par M. de Reverdy, ouverte le 15 octobre 1857. »

Le conseiller Bouthemard propose d'ajouter :

« Et laïcisée le 31 octobre 1891. »

Le conseiller Doullay appuie cette demande.

La première proposition est adoptée par 12 voix contre 12; la voix du maire étant prépondérante.

A la fin du siècle, pas encore d'inscription.

Hôpitaux, fondations, bureau de bienfaisance, ateliers communaux. — Le préfet prend un arrêté, le 17 novembre 1871, pour provoquer des souscriptions, dans le but de

venir en aide aux indigents de chaque commune et arriver à l'extinction de la mendicité.

— « La liste des indigents va être établie, dit le maire J. Delacroix. Quelle sera la proportion demandée à la Ville, pour les secours à répartir dans tout le département. »

— « Chartres entretient ses pauvres, dit un membre du conseil; les indigents de toutes les communes affluent dans la Ville ; il n'en sera plus de même à l'avenir et, dans tous les cas, on aura le droit de les expulser quand toutes les communes seront mises en demeure de les nourrir, et qu'on leur aura donné le moyen de le faire. »

— « La ville n'est pas aussi riche qu'on le croit, réplique un conseiller; sa population est d'environ le quinzième du département ; ses impôts sont à peu près dans la même proportion de ~\ elle ne représente donc que la fortune moyenne du département. »

— « Un autre conseiller répond qu'il y a à Chartres des propriétaires qui ont des fermes dans d'autres communes, où ils paient les impôts ; d'autres, qui ont des valeurs mobilières.

» La disposition de la loi indiquée pour les travaux publics des ouvriers indigents, n'est-elle pas comme une sorte de droit au travail.

« Les travaux de charité, entrepris l'hiver par la Ville, se font depuis longtemps ; ils ne sont pas très rémunérateurs, mais cela fait vivre les indigents. Il n'y a qu'à continuer ainsi, recevant seulement les habitants de la commune. »

En février 1872, le crédit de 5,000 francs pour les ateliers de charité communaux est épuisé ; il y a eu jusqu'à 107 ouvriers; on espère fermer les ateliers le 2 mars. Vote supplémentaire de 2,000 fr.

Dans le mois de février 1874, le crédit de 5,000 fr. pour les ateliers communaux étant épuisé, le Conseil vote à nouveau 2,000 fr. ; le nombre des ouvriers s'est élevé jusqu'à 190 ; la dernière feuille de paye constate encore la présence de 123.

En septembre 1874, le bureau de bienfaisance ayant dis-

trihué 18,000 fr. de pain, la limite du crédit est atteinte ; pour les quatre derniers mois, le Conseil vote une somme supplémentaire de 8,000 fr., puis, à la fin de novembre, à nouveau 2,000 fr.

Au mois de février 1875, le département alloue un secours de 2,000 fr. à la Ville, pour les ateliers de charité. Le crédit de 5,000 fr. étant épuisé, le Conseil vote à nouveau 4,000 fr., dont 2,000 fr. seront pris sur l'allocation de la commission départementale.

En février 1876, le crédit des ateliers étant dépassé, le Conseil général alloue encore 2,000 fr. et la Ville 2,000 fr., vu la rigueur de la saison.

» Les comptes du budget du bureau de bienfaisance, pour l'exercice 1875, sont réglés comme suit:

Recettes 49,747 fr. 25

Dépenses 47,552 67

Excédent 2,194 fr. 58

« Le budget primitif pour 1877 est établi ainsi : Recettes présumées . . 36,879 fr. »

Dépenses — 36,366 50

Excédent présumé . . . 512 fr. 50

Le 9 juin 1877, sur le produit d'une quête faite à une cayalcade, le bureau fait une distribution extraordinaire de viande, aux indigents, en raison des fêtes du concours régional.

Au mois de novembre, le Conseil discute la question

de quête pour le bureau de bienfaisance.

M. Doullay-Gillot propose de la supprimer.

« L'assistance des indigents, dit-il, est une charge qui incombe à la commune. La Ville s'est depuis quelque temps créé des ressources nouvelles. Il est juste qu'elle supporte cette nouvelle charge. Il en résultera d'ailleurs que tous les habitants paieront leur cote-part dans une proportion équitable, tandis qu'aujourd'hui beaucoup de personnes, qui pourraient en raison de leurs ressources, contri-

buer à l'entretien des indigents, savent se soustraire à cette obligation. »

« Le conseiller Lefebvre réplique qu'il n'est pas juste de dire que la Ville soit dans une situation aisée. Il lui parait convenable d'associer la bienveillance publique au secours des indigents. »

Le maire, Delacroix, qui voulait faire élire les questeurs, retire sa proposition.

La question est reprise quinze jours après ; renseignements ont été pris dans dix villes.

« A Niort, à Tours, expose le maire, il n'est fait ni quête, ni souscription.

» Dans trois autres villes, des circulaires provoquant des souscriptions sont envoyées aux habitants, qui s'engagent alors à payer, immédiatement ou à terme, une certaine somme.

» Cela produit : à Angouléme 14,000 fr. , à Angers 19,000 fr. , à Laval 13,000 fr.

» A Nevers, les souscriptions publiques avaient lieu, avec engagements pour cinq ans. Ce système, inauguré en 1855, produisait alors 18,000 fr. ; aujourd'hui, 5,000 fr. seulement et la décroissance ne s'arrêtera pas là.

» A Alençon, par le même procédé, on a recouvré, en 1876, 6,166 fr. ; il se produit des non-valeurs, par suite de départs, de décès, ou autrement.

» A Caen, une quête dans les églises, donne 1,500 fr.

» Au Mans, une quête à domicile, comme à Chartres, produit 14,000 fr. ; à Dreux, avec le même mode, 7,000 fr.

» La proposition du conseiller Doullay-Giilot, ajoute le maire, ne peut être adoptée, par l'inscription d'une somme de 8,000 fr. au budget des dépenses. La Ville a beaucoup de travaux à terminer ; ses ressources sont limitées. »

I^e maire propose de continuer comme par le passé, et engage le Conseil à désigner les questeurs, par tirage au sort.

Le conseiller Doullay-Giilot retire sa proposition. Sont désignés comme questeurs, les conseillers: Amiot, Billard

de Saint-Laumer, A Brault, Coudray, Lefebvre; suppléants, François, Doullay-Gillot.

En 1878, revient le mode à adopter pour la quête du bureau ; de nouveaux renseignements ont été pris auprès des maires de quinze villes différentes.

« Deux seulement, d'après le rapport, pratiquent des quêtes: Châteaudun et Le Mans.

» Quatre ont fait des souscriptions quinquennales, conformément à la circulaire ministérielle de 1875 : Alençon, Blois, Nevers, Dreux.

» Deux font des souscriptions annuelles: Laval et Angouléme.

» Six entretiennent leurs bureaux de bienfaisance par des souscriptions municipales : Tours, Niort, Angers, Nogent-le-Rotrou, Beauvais et Gaen.

» A Nevers, le bureau dispose d'un budget de plus de 100,000 fr., subventionne deux hospices, a établi un service médical et pharmaceutique, surveille les apprentis des deux sexes, etc. Ce service a été inauguré en 1875; les renseignements portent sur une manière de faire encore bien récente.

» Le bureau de Chartres donne des secours en pain, vêtements, linge, loyers et chauffage à 500 familles, comprenant 1,500 individus.

» La société de distribution d'aliments aux indigents est tombée à la charge du bureau.

» Une autre société de distribution gratuite de médicaments aux malades, fonctionne sous le patronage de la Ville, dans un local du bureau.

» L'ouvroir pour jeunes filles, dirigé par les sœurs de Saint-Vincent de Paul, est également dans les dépendances du bureau, qui ne fournit que le local. Cet établissement est entretenu par des dons particuliers.

» La maison des Petites Sœurs des pauvres donne asile à des vieillards et ne vit que d'aumônes.

» Une conférence de la Société de Saint-Vincent de Paul patronne de jeunes apprentis, et distribue des secoure aux familles.

» Une société de Jeunes économes patronne de jeunes apprenties filles.

» Deux sociétés ont pour mission de soigner les malades à domicile.

» Il existe encore d'autres sociétés qui ont le même but de bienfaisance: la Sainte Enfance, l'Œuvre des couvre-pieds, l'Œuvre des tabernacles, des vestiaires établis pour utiliser des vieux vêtements, etc.

» Je ne parle pas des hôpitaux et hospices qui subsitent par leurs propres ressources.

» Cette émulation de charité, cette abondance de secours, attire à Chartres les mendiants de tout le département et des départements limitrophes. Pour arrêter cette immigration, par une mesure rigoureuse, même excessive, on n'admet les indigents qu'après six ans de séjour, à participer aux secours du bureau.

» Cette disposition est paralysée par les autres sociétés qui, n'ayant pas adopté la même règle, permettent aux horzains d'attendre qu'ils aient atteint le temps du séjour fixé. Toutes ces sociétés n'ont de ressources que la générosité du public ; elles sont constamment occupées à recruter des adhérents, à solliciter des secours.

» Tous ces appels faits à la bienfaisance, les sermons de charité, les quêtes faites par les Petites Sœurs des pauvres, par les maisons religieuses, par les cavalcades, les concours orphéoniques, etc., font tort à la quête du Bureau qui, cependant, monte encore à G ou 7,000 fr., ce qui peut paraître surprenant.

» Le Bureau comprend huit membres. Le maire, président, le curé de la paroisse N.-D., le pasteur protestant, et cinq membres chargés de visiter les indigents et de distribuer les secours. La Ville est divisée en cinq sections; chaque administrateur, accompagné d'un conseiller municipal, quête, dans sa section, au mois de décembre. Cette quête demande cinq à six vacations, de midi à cinq heures; elle est pénible, a lieu par mauvais temps, est interrompue les dimanches et jours de marchés ; elle se prolonge trop.

Il faudrait prendre plus de quêteurs, afin de finir en une journée.

» En 1876, quête à domicile à Chartres. . . 6,700 fr.

Dons et aumônes versés directement . . . 2,332

Total . . . . 9,032 fr.

Pour 20,000 habitants, cela fait 46 fr. 50 par 100. » En 1877, quêtes, dons, aumônes . . . 8,414 fr. 57 » Quête de la cavalcade 3,000

Total . . 11,414 fr. 57

» A Châteaudun, en 1876, produit total 2,180 fr. 50, ou pour 6,719 habitants, 32 fr. 54 par 100 habitants.

» Au Mans, produit 14,000 fr. ; 37,209 âmes ; 37 fr. 63 par 100.

» Les souscriptions quinquennales n'ont pas réussi; la population des villes est variable ; il survient des décès, des départs ; certains éprouvent des revers de fortune.

» Angers a renoncé à sa souscription.

» A Blois, la souscription a produit en 1876, la somme de 500 fr. ; pour 20,331 habitants, cela ressort à 2 fr. 46 par 100.

» A Nevers, les souscriptions pour l'extinction de la mendicité, faites tous les cinq ans, vont en déclinant. En 1855, le produit était de 15 à 18,000 fr. ; en 1876, de 5,000, soit 27 fr. 65 par 100 habit.

» A Dreux, la souscription, les dons, les aumônes, en 1876, ont produit 7,500 fr.; pour 6,940 âmes, 108 fr. 60 par 100.

» A Alençon, le produit, en 1876, a été de 6,351 fr. 10; pour 16,110 habitants, 39 fr. 45 par 100.

» Les souscriptions annuelles ont donné, en 1876, à Laval 16,016 fr. ; pour 22,892 âmes, 69 fr. 94 par 100.

» A Angoulême, en 1876, 14,000 fr. ; pour 24,691 habitants 56 fr. 58 pour 100.

» Les souscriptions annuelles donnent des résultats plus satisfaisants que les quêtes, cela se comprend. Les souscriptions éveillent l'amour-propre, excitent l'émulation; telle personne aisée, qui ne donne qu'une faible somme à la quête,

n'osera pas inscrire son nom à la suite d'un don qui n'est plus en rapport avec sa fortune.

» Certaines villes subviennent aux dépenses des bureaux de bienfaisance par des subventions municipales. Ce mode est le plus simple et aussi le plus équitable. Les communes doivent secourir les indigents. C'est humain ; c'est imposé par la loi. L'assistance des indigents est une charge publique, non pas facultative, mais obligatoire. L'impôt doit donc y pourvoir.

» Les quêtes produisent une inégalité choquante; des gens riches refusent leur aumône, ou ne donnent qu'une somme insignifiante.

Le sacrifice imposé aux habitants, par la quête de 6 à 7,000 fr., est de deux à trois centimes du budget delà Ville. Le commerçant de classe moyenne, qui paye cent francs de contributions, aura à payer 5 à 6 fr. C'est ce que la plupart d'entre eux donnent spontanément à la quête.

» Si les dépenses du bureau étaient à la charge de la commune, les quêtes seraient réservées pour les circonstances exceptionnelles, les années calamiteuses, et produiraient d'autant plus qu'elles ne seraient pas périodiques.

» La ville de Beauvais 15,364 habitants, a \

reçu en dons, aumônes, etc. .

La subvention de la commune

a été de

> Caen, 43.750 âmes; dons, aumônes.

Quête dans les églises.

Subvention municipale .

> Tours, 41 ,061 habitants ; dons, aumônes, Subvention municipale

> Angers. 51, 797 habitants; dons,aumônes, Subvention communale » No<jent-le-Rotrou. 7.500 âmes; dons, au

môties

Subvention communale

> Niort, 20,330 habitants; dons, aumônes Subvention municipale

1,254 fr. 44

2,500 fr.

4,000 fr.

5,031 fr.

1,220 fr.

8,254 fr. 44

La commission conclut donc au mode seul, de subvention municipale.

» C'est le plus simple, dit lé maire J. Delacroix, mais estce le plus équitable. Il est permis d'en douter. La Ville donne déjà 8, (XX) fr. ; il faudrait grever le budget d'une dépense nouvelle de 7,000 fr. ; en tout 15,000 fr.

» Il propose d'adopter la souscription annuelle, comme à Laval et à Angouléme. »

» Le conseiller Boutet ajoute : l'application est facile ; les résultats sont reconnus par l'expérience ; la répartition spontanée offre par cela môme, toute garantie d'équité ; il y aura allégement probable des charges municipales. »

Le Conseil adopte la proposition du maire.

Pour les ateliers de charité, le crédit de 5,000 fr.

étant à peu près dépensé, la commission départementale alloue 1.500 fr. à la commune.

Après l'hiver rigoureux de 1880, où les divers crédits des ateliers communaux ont atteint 18, (XX) fr., des secours ont été distribués par le bureau à 556 ménages, comprenant 1,658 personnes. Les chiffres étaient de 1,344 personnes en 1874, de 1442 en 1875, de 1473 en 1876, de 1455 en 1877, de 1543 en 1878, de 1612 en 1879.

La subvention communale ordinaire est de 8,000 fr.

En 1884, la prévision de 19,000 fr. pour le pain n'a pas été atteinte ; la dépense a été de 18,940 fr. 56 ; ce résultat est excessivement rare ; il tient à la baisse du prix du pain.

« Les bons de soupe, ajoute le conseiller Blondel, rapporteur de la commission des comptes, étaient prévus pour 1,000 fr. ; la dépense s'est élevée à 580 fr. 36.

» Il y a défaveur chaque année dans ce genre de secours, près la classe indigente ; les portions alimentaires sont cependant faites avec beaucoup de soin ; cela provient sans doute des nombreux secours donnés par les sociétés de charité de la Ville.

Dans le mois de janvier 1886, les ateliers communaux comprennent 358 ouvriers inscrits : occupés dans la première semaine, 213; dans la deuxième 295; dans la troisième 2 / i5. Il 17

Le crédit annuel était de 6,000 fr. Le Conseil alloue successivement deux nouvelles sommes de 6,000 fr. chacune ; en tout 18,000 fr. pour ce service, comme pour l'hiver précédent.

Les conditions restent sensiblement les mêmes, et en 1888, les ateliers de charité seront utilisés pour exhausser le sol des Grands-Prés, en y apportant des terres de déblais.

En 1890, les ateliers communaux ont coûté 20,500 fr. ; il n'y a eu que 12,000 fr. votés: le déficit est de 8,500; les hospices donneront 3,500 fr., pour transport de terres dans leur pré ; la différence de 5,000 fr., est votée par le Conseil.

En 1891, 427 ouvriers ont demandé leur inscription aux ateliers communaux ; une moyenne de 302 ont été employés pendant les trois premières semaines de janvier ; la dépense a été de 4,860 fr. 45; sur le crédit de 6,000 fr., il reste 1,139 fr. 50 seulement. Le Conseil vote 6,000 fr. à prendre sur les fonds libres.

La Ville loue, comme Tannée précédente, un matériel de chemin de fer Decauville, pour le transport des terres du chemin rural des Petits-Bleds, dans le pré de l'hospice Saint- Brice.

Au mois de février 1892, le crédit de 6,000 fr. des ateliers est épuisé ; 363 ouvriers ont demandé leur admission ; une moyenne de 222 a été employée pendant les cinq dernières semaines écoulées ; la dépense s'est élevée à 5,270 fr. 45 ; il y a encore deux semaines de travaux. Le Conseil vote à nouveau 4,000 fr.

En 1893, 418 ouvriers sont inscrits; une moyenne de 250 a été employée en janvier; il y avait beaucoup de neige à enlever. Un second crédit de 6,000 fr. est voté.

— Le conseiller docteur Lelong demande quel est le nombre de familles secourues par le bureau de bienfaisance.

— Le maire Béthouart répond qu'il y a environ 600 familles secourues et que chaque famille reçoit 80 fr. environ par année.

Le nombre des ouvriers inscrits en 1894 est de 458; la

moyenne des présents sur le chantier a été de 319; il y avait beaucoup de neige à enlever dans les rues et sur les places. Le crédit de 6,000 fr. étant épuisé, le Conseil vote à nouveau 6,000 ; puis encore 3,000 fr. pour cet objet.

En 1896, 422 ouvriers sont inscrits aux ateliers de charité; la moyenne de présence est de 240, contre 280 Tannée précédente. Un second crédit de 6,000 fr. est voté.

Au mois de juillet de la môme année, le Conseil vote une subvention de 1,000 fr. pour la création d'un quartier départemental, d'assistance par le travail, à Courville.

Au mois de juillet 1900, le conseiller Torcheux est

rapporteur de la commission des comptes du bureau de bienfaisance, « créé en 1557, depuis trois siècles et demi, pour atteindre l'indigence et venir en aide aux pauvres de la Ville. »

« La commission présidée par le maire, expose-t-il, est secondée dans sa tâche par un receveur, un employé, et six sœurs de Saint-Vincent de Paul (fondation Vintant, du 17 février 1852), chargées en outre des distributions et des visites aux indigents, et de Touvroir, dit ouvroir Saint-Michel, annexé au bureau. Elles desservent encore un dispensaire installé dans les bâtiments du bureau, par l'assistance médicale gratuite.

» Personnel assisté,

» Pendant Tannée 1899, le bureau a secouru 729 familles, comprenant 2,154 personnes, comme suit :

Valides: hommes 316 femmes 427 enfants 1,058 1,801

Infirmes — 29 — 35 — 7 71

Vieillards — 98 — 184 — » 282

Totaux 443 646 1,065 2,154

» En 1898, le personnel secouru était de 2,220. » Le budget primitif de 1901, est établi comme suit:

Recettes 41,376 fr. »

Dépenses 41,372 50

Excédent de recettes .... 3 fr. 50

Le Conseil approuve les conclusions du très documenté rapport du conseiller Torcheux.

Le service d'assistance gratuite â domicile, a coûté

en 1899, la somme de 13,676 fr. 55 ; les ressources, qui se composent de trois centimes additionnels sur les quatre contributions directes, se chiffrent à 9,163 fr. 09; elles sont insuffisantes.

En ajoutant un centime et demi du principal des quatre contributions directes aux trois centimes déjà votés, la recette se monte à 13,744 fr. 63.

Ajoutant en plus la subvention de l'Etat et du Département, un dixième de la somme précédente, ou 1,374 fr. 46, on aura créé une ressource totale de 15,119 fr. 09, qui sera désormais suffisante.

En janvier 1899, l'œuvre de la Soupe aux petits est créée ; elle offre pendant l'hiver un déjeuner aux enfants, de 4 à 13 ans, des veuves nécessiteuses et des indigents chargés de famille.

En 1900, le total des soupes distribuées est de 8,000, au prix moyen de Ofr. 12; une loterie, quelques souscripteurs, enfin des donateurs qui offrent des saucisses, des pommes de terre, du sucre d'orge, des gâteaux, des jouets, etc., voilà les seules ressources. Le nombre d'enfants admis passe, de 25 au début, à 80, en 1900.

Cette œuvre utile est administrée avec dévouement par M. Sevrette, professeur au Lycée Marceau, M ,le * Damiot, Piébourg, Mouton, etc.

En octobre 1871, l'administration de l'Hôtel-Dieu

achète 5,000 fr. la magnifique grille du chœur de la cathédrale, pour la placer à l'entrée de l'Hôpital.

Dans les années 1870 et 1871, les journées de malades militaires ont été de 76,434

Leur nombre en 1868 et 18(59 ressort à . . . 9,612

D'où excédent pour 1870-1871 66,822

A déduire journées des inilit. allemands . 17,768

Augmentation pour militaires français . . . 49,054

Diminution de journées, malades civils . . . 12,692

Pendant l'exercice 1871, les journées des militaires français ont produit 50,017 fr. »

Celles des militaires allemands 1,448 90

Avant le 27 février 1871, la demande des hospices a été

de 25,972 fr., le gouvernement prussien a refusé de payer.

En 1871, la journée de malade civil, ressorte. . lfr. 90

La journée de malade militaire à 1 20

Le budget primitif pour 1872, est établi ainsi :

Recettes " 226,779fr. 65

Dépenses 226,736 31

Boni prévu 43 fr. 34

Au mois de février 1873, le gouvernement allemand ayant rejeté la réclamation des hospices pour le paiement de la somme de 25,972 fr., dépensée pendant la guerre pour les blessés allemands, les hospices demandent à la Ville un secours à titre gracieux. Le Conseil vote 10,000 fr.

L'année précédente, l'Hôtel-Dieu avait reçu 2,322 malades, dont 303 militaires et 2,009 civils ; la durée du traitement moyen a été de 33 jours 1/2; le nombre des journées de 54,787 ; le prix de journée revient à 2 fr. 20.

L'hospice Saint-Brice donne asile à 239 personnes, vieillards aveugles et orphelins; il y a eu 86,707 journées, dont le prix moyen est de 1 lr. 12.

En 1875, 1,848 personnes sont venues au dispensaire pour demander des consultations gratuites; 1,446 malades, civils, militaires, femmes et enfants nouveau-nés ont été admis dans les salles et ont fourni 38,171 journées, ce qui fait pour chacun une moyenne de 26 journçes. (Cette moyenne paraît peut-être un peu forte.)

A l'hospice Saint-Brice, la population était, au 31 décembre 1873, de 259 personnes; au 31 décembre 1874, de 264, soit 5 en plus; le nombre des journées a été, en 1875, de 94,182, soit pour chaque individu 362.

Recettes des hospices réunis . 296,246 fr. 53 Dépenses 257,219 90

Excédent de l'année .... 39,026 fr. 63

Au mois d'octobre 1879, pour la première application d'une nouvelle loi, deux administrateurs des hospices, pris parmi les membres du Conseil municipal, sont élus; ce sont MM. Brault, 15 voix, et Bourgeois, 14.

En décembre 1879, le Conseil vote un crédit de

1,850 fr. pour les soupes aux enfants, dans les asiles.

La soupe grasse revient à fr. 14 par enfant; la soupe maigre avec des haricots, à fr. 065; la soupe maigre, avec lentilles, à fr. 10. *

En faisant deux soupes de chaque sorte par enfant, dans la semaine, on arrive à une moyenne de fr. 10 par unité; il existe 150 enfants dans les deux asiles ; la dépense sera de 15 fr. par jour; elle ne dépassera pas 450 fr. par mois.

Le matériel à acheter, tables, cuillères, assiettes enétain, ustensiles de cuisine, est évalué à 500 fr.

La distribution chaque année, pendant trois mois, à partir

du premier décembre, ne coûtera pas plus de 1,350 fr.

Pour Tannée 1879 matériel ... 500 fr. j

4 otcn 1,850 fr.

soupes .... 1,350 \

Pour l'exercice 1880 soupes 1,350

Par testament du 17 décembre 1875, M me V e Texier-

Gallas lègue à la Ville une somme de 45,000 fr., pour la création d'une crèche.

En 1880, le Conseil décide la création d'une crèche unique, dans la basse ville. Avec les intérêts accumulés de 5,000 fr., le legs Texier-Gallas de 45,000 fr., forme un total de 50,000 fr.

« L'immeuble, dit Escalier de la Reine Berthe,au bas de la rue des Ecuyers, est évalué à 18 ou 20,000 fr.

« L'emplacement est de 500 m 2 ; il est suffisant ; il y a peu de travaux à exécuter, simplement les appropriations; sa situation répond à toutes les exigences. »

« Il y viendra 8 ou 10 enfants, dit le conseiller docteur Lelong ; il faut un nombre égal de barcelonnettes ; on mettra quinze berceaux. »

La dépense totale, acquisition et appropriation, serait de 35,000 fr. environ. Adopté en 1882.

En mars 1883, le rapporteur Bellier de la Chavignerie, « expose que Ton installera d'abord 12 berceaux, avec prévision de 18.

» La crèche d'Orléans n'a que 24 berceaux; elle reçoit 30 à 40 enfants, pour une population double de la notre ; le devis de l'architecte est de 14,000 fr. » Adopté.

En 1900, le conseiller Fresneau fait le rapport des comptes de la crèche communale.

« Le nombre moyen des enfants a atteint, en 1899, 16 à 17, s'élevant au maximum à 22 pendant l'hiver.

» A la fin de l'hiver 1898-99, une grave épidémie de rougeole s'est déclarée dans la Ville et a enlevé 8 des petits pensionnaires.

Recettes 1899; rétribution maternelle. . . 308 fr. 20 — subvention de l'État . . . 450 »

Total 758fr.20

Dépenses : M mc Courtois, surveillante ; une aide, médecins, gaz, chauffage, etc 3,898 21

« A la charge de la Ville 3,140 fr. 01

Les rétributions maternelles comprennent 3,053 journées d'enfant à fr. 10, et 58 journées à fr. 05, pour le deuxième enfant de la môme famille.

Le nombre des malades admis à l'Hôtel-Dieu, en 1881,

a été de 1,733 donnant 48,973 journées et une moyenne de 134 présents. Le bureau des consultations a été fréquenté par 1,909 personnes.

A Saint-Brice, le nombre total des journées a été de 90,183; au 31 décembre, la population était de 116 vieillards des deux sexes. Il y avait en plus : 43 aveugles, 70 orphelins de la Ville, 18 enfants assistés du Département; en totalité 247.

Prix de revient des journées : malades de l'hôpital, 2fr. 06; pensionnaires de Saint-Brice, 1 fr. 068.

En 1886, sur la demande du docteur Gabriel Maunoury, chirurgien, d'établir, à ses frais, à l'Hôpital, une salle d'opérations, permettant dans toute leur rigueur, l'application

des nouveaux procédés chirurgicaux par la méthode antiseptique, l'autorisation est accordée par le Conseil. La dépense est évaluée à la somme de 9,000 fr.

En 1890, quatre pavillons séparés, formant deux quartiers, vont être bâtis à l'hospice Saint-Brice, pour l'installation de 150 nouveaux lits.

Chaque lit du dortoir disposera de 27 m 3 d'air et de 6 m 2 79 de surface. La salle de réunion et du réfectoire pour 50 pensionnaires, donne 4 m 3 20 de volume et 1 m 2 de surface par tête. Cela est faible ; mais la plupart des pensionnaires seront occupés ailleurs.

Pour les quatre pavillons, la dépense sera de 530,059 fr. ; le lit reviendra à 2,650 fr. il y aura en plus, le mobilier, et l'agencement des services généraux dans les anciens bâtiments.

En 1891, le prix de la journée, à Saint-Brice, est de 1 fr. 40 ; à l'hôpital, de 2 fr. 76. L'Etat paie aux hospices réunis de Chartres, 2 fr. 15 la journée, le Département et les communes, 1 fr. 50, les particuliers 2 fr.

Pour l'exercice 1894, les journées des militaires soignés à l'Hôtel-Dieu, prévues en 1893 à 20,000 fr., le sont à 24,000 fr. Ces chiffres sont basés sur la moyenne des cinq dernières années. Les journées des malades des communes passent, de 4,500- à 6,000 fr. Les fournitures de layettes et vètures, faites au Département, de 30,000 à 32,000 fr.

Il y a quelques diminutions ; les fermages en argent sont évalués à 168,059 fr. 84 en 1894, contre 169,481 fr. 89 en

1893, d'où baisse de 1,422 fr. 05 sur les baux. Les intérêts des fonds placés au Trésor sont prévus pour 2,000 fr. en

1894, contre 3,000 fr. en 1893.

Les journées des malades traités à leurs frais, sont portées sur la base de la moyenne des trois dernières années, à 24,000 fr. pour 1894, au lieu de 30,000 fr. en 1893.

Il y a d'autre part, des augmentations de dépenses.

Par jugement du 28 février 1894, la Ville est condamnée à payer aux Hospices réunis, la somme de 90,100 fr., pour non exécution du legs de Reverdy, relatif à l'école Saint-

Ferdinand, désaffectée, les frères de la doctrine chrétienne

ne professant plus en cette école.

En août 1900, le conseiller Roussille fait le rapport sur

les comptes des Hospices, en 1899:

Les recettes ont été de 594,812 fr. 25

Les dépenses, de 576,587 99

Excédent de recettes 18,224 fr. 26

En y ajoutant le restant à recouvrer . 8,941 89

La disponibilité est de 27,166 fr. 15

qui sera employée au budget additionnel de 1900.

« Le personnel, ajoute le rapporteur, est de 97 personnes ; 55 à l'Hôpital, 42 à Saint-Brice.

» Le produit des jardins, lait, etc., a été de 28,774 fr. 91.

» 2,138 malades ont été soignés à l'Hôpital et y ont passé un total de 58,041 journées, au lieu de 2,037, avec 54,145 en

» A Saint-Brice, il est passé 822 vieillards, infirmes et enfants assistés, avec 100,552 journées, au lieu de 876, avec 99,553.

» C'est une augmentation de 4,895 journées de malades en 1898, pour les deux établissements; niais le nombre pour les enfants assistés est tombé, de 4,935 à 3,562.

» La recette pour malades de toutes catégories payantes, s'est montée à 82,149 fr. 93. »

Le traitement du personnel a coûté 27,016 fr. 07. On a payé aux indigents hospitalisés une somme de 5,999 fr. 98, pour travaux exécutés par eux au profit des Hospices.

« Il a été employé 48,905 fr. 20 en achats de titres de rente 3 0/0, attribués, pour 100 fr. de rente à l'hôpital 'des malades, pour 1,982 fr. à l'hospice des pauvres et pour 69 fr. à l'hospice des aveugles.

» Une somme totale de 8,756 fr. 20 a été donnée en secours à des vieillards infirmes et aveugles, placés dans leurs familles. C'est dans cette somme que sont comprises celles provenant des fondations Lesueur et Beaufre-Vangeon. »

266 TROISIÈME nEPUDLIQUB

« Le prix de la journée de malade a légèrement

baissé, en 1899.

» A l'hôpital, elle n'a coûté que 2 fr. 54895, au lieu, en 1898, de 2 fr. 92531 ; la nourriture est revenue à fr. 83 au lieu de fr. 92.

» A l'hospice Saint-Brice, la journée a été de 1 fr. 42 au lieu de, en 1898, 1 fr. 45; et la nourriture de fr. 58, au lieu de fr. 60. »

Le remboursement des frais des malades militaires est de 7,000 fr.

« La commission administrative a établi, le budget primitif pour 1901, comme suit :

» Recettes 542,463 fr. 37

Sur lesquelles figurent les produits de la dotation pour 377,838 fr. 37

Les produits en nature, jardins, etc., 25,000 fr. »

» Dépenses 541,777 fr. 57

Traitement du personnel . 13,929 fr. »

Achats de rentes. . . . 62,545 65

Dépenses de l'hôpital . . 135,150 »

— produits en nature 10,000 »

Dépenses de l'hospice St-

Brice. . . . 161,700 »

— produits en na-

ture .... 15,000 »

L'excédent de recettes sera de 685 fr. 80

Il y a économie de 13,000 fr. environ, sur l'entretien et la réparation des immeubles de Paris (12,000 fr. au lieu de 23,480 fr. dépensés en 1899), de 4,000 fr. sur l'entretien des propriétés rurales (4,000 fr. au lieu de 7,998 fr. en 1899), ensemble 17,000 fr. Cela permet de mettre à la dotation 67 ? 269 fr. 56, au lieu de 48,800 fr.

Le 17 avril 1904, doit avoir lieu un remboursement de 100,000 fr. à M. Laillet fils, somme léguée par M. Gabriel Lelong. La Commission inscrit à cet effet, une première somme de 20,000 fr., au budget de 1901.

mà^iàâ^tÊ^.

Au mois (le juin 1880, M. Michel Chasles, membre de l'Institut, lègue une somme de 20,000 fr. au bureau de bienfaisance, et une somme de 10,000 fr. à la Ville.

Fondations. — Au mois de novembre 1884, le maire

expose au Conseil, que M ma Louise -Mélanie Vangeon, veuve de M. René-Bernard Beaufre, ancien avoué, ancien conseiller municipal, a légué à l'hospice Saint-Brice, sa fortune, pour fondations: un quart, pour lits d'orphelins légitimes, un quart pour infirmes et incurables, un quart pour lits de femmes, hommes, vieillards de 60 ans au moins et domiciliés à Chartres depuis dix ans, un quart, pour pensions de 4 à 600 fr., pour aveugles nés dans le département, y domiciliés depuis dix ans.

D'après l'inventaire de M e Lory, notaire, l'actif de la succession s'élève à 880,374 fr. 73.

Le legs est accepté par le Conseil et la délibération, sur la demande d'un membre, témoignera de la reconnaissance des habitants de la Ville appelés à jouir de cette munificence exceptionnelle.

Par testament olographe du 3 avril 1885, déposé

chez M e Péan de Saint-Gilles, notaire à Paris, M. Lelong, Gabriel-Philippe, lègue l'universalité de ses biens aux hospices réunis de la Ville de Chartres, sa ville natale, pour la fondation à Saint-Brice de lits de vieillards, l'un étant réservé pour la commune du Gué-de-Longroi, où il réside une partie de Tannée.

« L'actif de la fortune, expose le maire Boutet, dans la séance du 4 août 1886, est de 6,224,236 fr. 25. Le passif, provenant des legs particuliers et les droits de succession, de 3,357,955 fr. 20.

» Il reste net pour l'Hospice des vieillards 2,866,281 fr.05.

» Le Conseil, sans observations, émet un avis favorable à l'acceptation du dit legs par les Hospices réunis de la Ville de Chartres. »

En octobre 1888, Madame V e Boutroue, lègue à la

Ville, la somme de 40,000 fr., dont les intérêts, tous les deux ans, serviront à doter quatre jeunes filles pauvres, au

choix et sur la présentation de M« r l'Evêque, du Maire et de la Supérieure de la maison Saint-Michel.

Elle lègue 30,000 fr., pour admission d'indigents, aveugles, sourds-muets, aliénés dans les hospices ou établissements spéciaux :

12,000 fr., pour les intérêts être délivrés en livrets de caisse d'épargne de 20 fr. au moins, aux enfants des deux sexes les plus méritants des écoles communales.

Elle lègue, en outre, à l'hospice des pauvres : une rente de 1,000 fr. en 3 0/0, pour l'admission et l'entretien à perpétuité de deux orphelins à Saint-Brice.

Une rente de 1,320 fr. pour quatre orphelins de diverses communes, à charge de faire entretenir la tombe de M. Boutroue et la sienne; aussi le portrait sur toile de son mari.

— En Tannée 1888, Madame V e Aubert donna à la Ville, un tableau représentant le Cardinal Pie; ce tableau, peint à l'huile, mesure 3 m 10 sur 2 m 10; il est signé Lejeune.

En 1890, M. Jules Courtois, ancien juge, chevalier de la Légion d'honneur, lègue à la Ville, son portrait, sa maison de la rue des Juifs, dont la superficie est de 1,000 m*, où l'on pourrait fonder un établissement de bienfaisance ou d'instruction primaire, tel qu'école, asile, crèche.

Pendant vingt-cinq ans au moins, les revenus seront capitalisés pour augmenter les ressources et faciliter à la Ville le déplacement des maisons de tolérance qui existent dans cette rue.

L'administration sera confiée à trois membres du conseil.

— En octobre 1893, le lieutenant-colonel d'artillerie Chavaudrey, officier de la Légion d'honneur, par un legs, fonde un lit de vieillard à Saint-Brice et deux places pour orphelins, de préférence pour habitants de la commune de Luisant.

Au décès du colonel, une somme de 1,000 fr., léguée par lui, avait été remise au bureau de bienfaisance.

« Le conseil décide d'acheter du 3 0/0 français ; des remerciements sont votés à la mémoire du colonel. »

— « M™* Antiq, décédée le 25 décembre 1898, lègue

=. fc*. .» j» j^JLif .

à la Ville, une somme de 20,000 fr., dont le revenu devra être employé à payer le collège à un enfant pauvre, laborieux, intelligent, de famille parfaitement honnête, à condition qu'il sera né à Chartres ou dans l'arrondissement. »

« Par un codicile, le mot lycée est substitué au mot collège.

Le montant du legs dont il s'agit, expose le maire Fessa rd, placé en rente 3 0/0, donnera un revenu d'environ 580 fr., qui permettra de donner une bourse de demi-pensionnat en faveur du bénéficiaire. »

Le Conseil autorise l'acceptation du legs.

En février 1899, legs de M. Charles Martin, ancien carossier.

» Je laisse 20,000 fr. pour être distribués, soit en capital, soit en rente, aux nécessiteux honnêtes de la Ville de Chartres.

» Je tiens à ce que ces dons aient lieu sur la décision de comités d'ouvriers sérieux et travailleurs (tels que Trochard), pour éviter toute faveur et injustice, ces derniers sachant parfaitement apprécier tel ou tel individu.

« Le surplus de mes biens sera donné à la société centrale de sauvetage des naufragés, pour le bien qu'elle fait et peut faire. »

Le Conseil accepte la libéralité de M. Ch. Martin.

Au mois d'août 1899, Madame Paugué-Gatineau, lègue somme suffisante pour fonder un lit à l'Hotel-Dieu de Chartres, pour y recevoir des malades de la commune de Saint- Loup, ou un parent à n'importe quel degré.

Ce même mois, Mademoiselle Victoire-Désirée Léon lègue à la fabrique de la paroisse de Notre-Dame de Chartres, une somme de 0,000 fr., pour être employée à l'entretien de la chapelle de la Brèche.

Le Conseil donne un avis favorable pour l'acceptation des deux libéralités.

M. Rabinel, ancien conseiller municipal, décédé le 8 janvier 1900, laisse une somme suffisante pour fonder à l'hospice de Saint-Brice, un lit d'homme.

Avis favorable.

Art 8, fêtes, théâtre. — Arts. — Le nombre des tableaux augmente toujours dans le musée ; en août 1873, le Conseil vote un crédit de 3,000 fr., pour appropriations, établissement de cloisons.

La même année, un arrangement nouveau fait dans la bibliothèque revient à 11,995 fr. 39.

Au mois de mars 1872, un très intéressante exposition des verrières de Saint-Mihiel, exécutées par le peintre verrier Lorin, a lieu dans les ateliers du peintre.

En 1875, la société archéologique recevait une subvention de 300 fr.

» Cette société est riche, dit le conseiller Salmon; elle peut parfaitement vivre par elle-même. »

La subvention est supprimée. Le conseiller Amiot propose d'attribuer cette subvention à la société Choçale et fanfare.

Le Conseil vote 1,500 fr. pour la Chorale et fanfare; 1,000 pour la Philharmonique; comme les instruments de la Chorale et fanfare sont défectueux, tout en représentant une somme de 3,500 fr., le Conseil alloue en plus 600 fr. à cette société pour cet objet.

En 1881, M. Henri Chasles fait don à la bibliothèque

de 5,060 livres, dont 50 manuscrits. M. Claudin, libraire à Paris, estime le tout à 30,000 fr. Le Conseil accepte et vote des remerciements.

Le 26 août 1881, décès de Ad. Lecocq, né à Chartres, le 24 janvier 1814. C'était un chercheur; il a publié ses chroniques, légendes, curiosités et biographies chartraines, aussi d'intéressants articles dans les Bulletins de la Société archéologique, dans le Journal de Chartres, l'Astrologue de la Beauce et du Perche.

L'année suivante, M. Henri Chasles, fait don au musée du portrait de son oncle, Adelphe Chasles, ancien maire de Chartres, de 1830 à 1847, peint par Eugène Lejeune, de Beau mon t-les-Ati tels.

A la fin de décembre 1883, la Ville achète, moyennant la somme de 3,000 fr. la collection de M. Paul Durand : livres, dessins inédits, esquisses, épures, nombreuses et importantes reproductions de Fart monumental en Egypte et en France, fruit des travaux du laborieux Chartrain, et de plusieurs voyages, tant en Egypte que dans le reste de l'Orient.

Par testament olographe du 5 juillet 1888, Madame

Elisabeth-Louise Bridan, veuve de Jean Besmer, rentière à Versailles, où elle est décédée le 4 mai 1890, a légué au musée le portrait de son grand-père, Charles-Antoine Bridan, auteur du groupe de l'Assomption de la Vierge et des huit bas-reliefs du chœur de la cathédrale.

Au mois d'août 1890, la restauration de la Porte- Guillaume est à l'étude. Elle coûterait 38,027 fr., suivant un ancien devis de l'architecte de la Ville, A. Piébourg, y compris 8,814 fr. 41 pour la réfection du pont.

Un nouveau devis est établi; il se chifFre à 4,819 fr. 18; ce devis sera envoyé au ministère ; l'Etat devra concourir à la dépense, le monument étant classé. La société archéologique sera invitée aussi à contribuer aux frais.

» La Porte-Guillaume est un monument précieux, dit le conseiller Bonnard. Depuis huit ans, on devait faire la réparation ; le devis de 30,900 fr. a fait rejeter ce travail.

Le danger est imminent. La Société archéologique l'a signalé ; elle est départementale, et ne pourrait contribuer à la dépense que dans l'intérêt de l'installation d'un musée lapidaire dans la tour.

» M. l'architecte Boeswiwald arrêtera le travail à exécuter » Adopté.

En 1893, une location de la Porte-Guillaume est faite à la Société archéologique, dont M. Lucien Merlet, archiviste départemental, est président.

Au mois de décembre 1882, les horloges de la Ville

ayant été examinées, celle de l'Hôtel-de-Ville ne peut être réparée, d'après une lettre de M. Renouf horloger.

» Il remplacerait ajoute-t-il, cette horloge, en attendant la construction d'un clocher, par une neuve qui resterait

sa propriété; la pose et l'installation coûteraient 150 fr. Il toucherait, comme par le passé, 200 fr. par an pour le remontage, sans autres frais. » Adopté.

Même combinaison est approuvée pour le Collège.

L'Horloge de la cathédrale ne va plus; au mois de juillet 1883, le maire, A. Brault, propose le remplacement de cette horloge, par une autre, que M. Renouf s'engage à fournir moyennant le prix de 8,250 fr.

— « Le conseiller Adam estime qu'un travail de cette importance doit être mis en adjudication. »

— « Le maire reconnaît que le système d'adjudication a du bon, mais dans le cas présent, il craindrait qu'il n'attirât des étrangers, auxquels il serait difficile d'avoir recours pour l'entretien. Il croit donc préférable de s'adresser à un spécialiste de notre pays. »

— « Le conseiller Adam dit que l'on pourrait circonscrire l'adjudication entre les horlogers de la Ville. »

Une commission est nommée ; elle comprend les conseillers: Bourgeois 15 voix, Billard de Saint-Laumer 13, Béthouart, 12, Boutet 8, Fleury 8.

A la fin de juillet, le conseiller Béthouart, rapporteur de la commission, s'exprime ainsi :

» Le 19 juillet dernier, la commission a visité l'horloge de la cathédrale ; elle a d'abord reconnu d'une façon générale que tous les organes en mouvement, engrenages, axes, déclics, présentaient une usure considérable ; que les tourillons tournaient mal dans les coussinets, ovalisés par l'usure, que le mécanisme donnant le mouvement aux aiguilles du grand cadran ne fonctionnait plus, et qu'une partie des pièces de ce mécanisme n'existait plus.

» Klle a aussi constaté l'impossibilité d'obtenir une régularité parfaite, dans l'état de vétusté de l'appareil ; elle s'est assurée que les erreurs d'indication de l'heure ne pouvaient être rachetées qu'à la main et cela, au moins une fois par jour, le remontage d'ailleurs devant aussi être effectué chaque joui:, opération qui ne demande pas moins de vingtcinq minutes d'un travail pénible.

» Le bâti en bois, malgré son Age vénérable, présente encore une stabilité à peu près suffisante.

» La commission a observé, dans le clocher, que le timbre en bronze, du poids de 5,000 kilog, est en bon état. Il y aura peut-être lieu cependant de vérifier s'il n y a rien à redouter au point de vue de suspension, si les pièces en fer, qui relient le timbre à la charpente supérieure et qui sont exposées aux injures de l'air depuis plusieurs siècles, ne sont pas rouillées au point de faire craindre un accident.

» Les batteries de marteaux, placées près du timbre et la communication par fils, bascules, etc., depuis le bas de la Cathédrale jusqu'au clocher, sont en très mauvais état. Les marteaux sont trop légers, les ressorts fonctionnent mal et les coups étant trop faibles, le son ne s'entend pas à une assez grand distance.

» La commission est d'avis que l'appareil doit être remplacé.

» Après avoir examiné les divers devis fournis par M. Renouf, la commission a pensé que le devis n° 1, de 7,750 fr. .pouvait être adopté, les conditions générales d'exécution paraissant acceptables, ainsi que le prix, en tenant compte toutefois de la garantie de dix ans donnée par le constructeur.

» M. Renouf fera d'ailleurs, sans augmentation de prix, le démontage et le remontage de la vieille horloge, en un point qui lui sera désigné, sans que cependant les frais de transport soient à sa charge.

» L'examen de cet antique appareil, ajoute le rapporteur Béthouart, a conduit à rechercher ses origines et ses diverses transformations.

» Une grosse horloge fut établie à la Cathédrale, suivant les prescriptions de saint Louis, en 1258, dans un bâtiment près du transept du midi. En 1368, il y est fait une importante réparation; il n'y avait pas alors de sonnerie, le gouverneur de l'horloge frappait les heures avec une cloche f en surveillant la marche de l'aiguille sur le cadran.

» On répare à nouveau le mécanisme en l.'$80, pour 20 écus d'or.

il 18

» En 1392, l'horloge est établie à sonnerie par Philippot Mau voisin, pour le prix de 80 livres. Pour une somme annuelle de 25 livres tournois, Mauvoisin reste gouverneur de l'horloge, par le même traité.

» En 1519, le pavillon actuel de la grosse horloge est élevé et un nouveau timbre, beaucoup plus puissant que l'ancien, est fondu en 1520. Le poids de ce timbre est de 5,100 kilog. ; il est payé six vingt livres tournois au fondeur Pierre Sauget.

» En 1547, après un siècle et demi d'une marche régulière, le mécanisme est détraqué ; une grosse réparation y est faite, pour 20 écus d'or ; les horlogeurs donnent une garantie de trois ans; en 1576, réparation coûtant 200 livres tournois ; en 1577, nouvelle réparation, pour la somme de 120 livres.

» Les deux dates 1556-1576, gravées en creux sur une face du bâti en bois de chêne, indiquent sans doute que des modifications importantes ont été faites ces années-là au mécanisme.

» Le poids qui agit sur le mouvement de l'horloge pèse 100 kilog. ; celui de la sonnerie, environ 500 kilog.

» Comme on sonnait autrefois les cloches pendant les orages, cet usage fut cause de divers accidents, occasionnés par la foudre au mécanisme ou au bâtiment de l'horloge, en 1589, 1701, 1740.

» En 1655, la chaîne est rompue pour cause de vétusté ; on en met une autre, pour 30 livres.

» L'horlogeur de l'Église, Jehan Preveur, est remplacé en 1(558, parce qu'il conduit et gouverne mal les horloges.

» Dans les années 1695, 1727, 1737, 1741, pendant un demi-siècle, il est fait de fréquentes réparations, et cependant l'horloge marche mal.

v En 1755, nouvelle dépense de 410 livres. L'horloge pourra encore subsister 40 ou 50 ans, dit-on ; mais en 1759, on est obligé de faire un nouveau travail qui coûte 320 livres. On assure que la durée de l'appareil sera encore de M) ans.

» En 1788, réparation par Pothier, horloger, pour 150 livres.

» Retou Faîne, en 1792, fait un travail considérable, qui revient à 1,170 livres et en 1797, il est payé au citoyen Louis, serrurier horloger, la somme de 656 fr., pour réparation de l'horloge du Temple décadaire. C'était à cette époque le nom de la Cathédrale.

» En 1803, nouvelle dépense de 1,200 fr., et en 1805, l'horloge est rétablie et marche régulièrement, après un travail de 1,950 fr., fait par Mazure.

» Depuis cette époque, de nombreuses réparation, plus ou moins coûteuses, ont été faites par MM. Potier, Delacroix, Renouf.

» Sans pouvoir indiquer d'une façon certaine l'époque du montage de cette vieille horloge, il a paru intéressant à la commission de vous proposer la conservation de cet appareil, datant de quatre siècles environ. Il serait remonté sur son bâti et placé dans une chambre du clocher neuf, où les visiteurs pourraient le voir. »

Après discussion, le maire est prié de s'entendre avec le gouvernement, propriétaire de la Cathédrale, pour obtenir sa coopération dans la dépense.

Au mois de juin 1884, le ministre des Cultes donne une réponse négative pour sa coopération dans les travaux de l'horloge ; il ne dispose d'aucun fonds de secours à allouer à la Ville.

Le crédit de 4,000 fr., inscrit au budget primitif, est annulé ; la dépense est trop importante ; il convient d'abord d'équilibrer les recettes et les dépenses du budget supplémentaire.

Le Conseil ajourne la réparation.

L'établissement d'une horloge à sonnerie électrique eut lieu en 1890. M. Renouf en eut la fourniture, pour le prix de 6,490 fr.

A la fin de mai 1885, décès de Victor Hugo.

« Le Conseil adresse, aux enfants de Victor Hugo, l'expression des profonds regrets que lui inspire la perte du

grand poète national. Il décide qu'une délégation de cinq membres sera chargée de le représenter aux obsèques. »

La délégation élue se compose de MM. Hardouin, Delacroix, Gaillard, François Legras et Le Vassor.

A la fin de janvier 1887, M. Alexandre Cochon,

ancien marchand de fers, propose au Conseil de construire à ses frais, sur la butte des Charbonniers, un kiosque à l'usage des sociétés musicales.

Il demande que Ton mette l'inscription suivante sur le kiosque :

« Offert par M. A. Cochon, ancien marchand de fers, forgeur à Chartres ». Accepté.

Le kiosque a coûté la somme de 10,000 fr. au donateur»

En octobre 1894, une subvention de 400 fr. est votée en faveur du jeune Mercier, élève à l'Ecole des Beaux-Arts ; déjà les jeunes Boucher etLeclerc touchent pareille somme; mais la subvention accordée à ce dernier expire dans Tannée ; un crédit nouveau n'est pas nécessaire.

En novembre 1885, un Club des patineurs est formé.

« Un bassin de 1,500 mètres, explique le maire Boutet, serait établi dans la première pelouse du clos Saint-Jean ; une canalisation sans compteur amènerait l'eau: cette canalisation coûterait 600 fr.

<( Le Club paierait 100 fr. par an pendant six années ; et la ville aurait ainsi une canalisation pour le clos. »

— « Le conseiller Doullay-Gillot craint de voir, chaque hiver le clos Saint-Jean, bouleversé par les terrassements et des inondations; envahi par les patineurs, il manquera à sa destination. »

— Le conseiller Lefebvre préférerait pour le club, le bassin creusé dans les (îrands-Prés.

— Les conseillers Le Vassor et Bourgeois disent qu'au clos Saint-Jean, on ne prend que 1,500 mètres sur 40,000 que comporte le clos.

« Le niveau de l'eau sera constant, la distance moindre; cela ne fera de tort à personne; ce sera plutôt une distraction pour tous, membres du club et spectateurs. »

— Le conseiller Billard de Saint-Laumer appuie la demande ; on fait ainsi pénétrer dans le clos Saint-Jean, sans bourse délier, la canalisation d'eau. Adopté.

En 1894, le Club des patineurs, dont le Président est le vicomte de Marcy, s'installe sur le bassin des Grands-Prés, en payant annuellement une redevance de 50 fr. à la Ville ; une barrière ferme l'enceinte réservée.

Fêtes. — Le Conseil, dans le budget primitif de 1872, réduit à 1,000 fr. la subvention annuelle de la Société philharmonique, qui était de 1,500 fr., « par la raison, dit le maire, qu'elle manque de zèle, que ses membres n'assistent pas aux répétitions, aux opéras. »

Dans le même budget, la subvention de la Société chorale et fanfare, qui était de 1,000 fr., est portée à 1,500 fr. « Ses progrès sont sensibles, les services rendus, nombreux et variés ; ses membres sont dignes de tous éloges, pour le zèle qu'ils montrent et les succès de concours qu'ils ont déjà obtenus, en présence des premiers compositeurs. L'instruction musicale est habilement dirigée. »

En février 1873, la Société chorale et fanfare organise un concours d'orphéons, de fanfares et de musiques d'harmonie, pour l'été.

« Elle demande, expose le maire Delacroix, une subvention de 1,000 fr. et la disposition de la salle du théâtre, du préau de l'École Saint-Ferdinand, la cour de l'Hôtel de Ville, les tribunaux, le manège, etc. ; elle se charge de l'ornementation extérieure, avec son matériel de fête. »

« Le décor intérieur étant évaluée à 1,000 fr., le Conseil vote une subvention de 2,000 fr. pour la totalité ; cette souscription ne sera versée, qu'autant qu'un programme sérieux sera organisé et aura été soumis à M. le Maire. »

Le 8 juillet 1874, sur une demande de la Société chorale et fanfare pour le concours d'orphéons, qui doit avoir lieu le 23 août, le Conseil ne veut contribuer à aucun frais, et offre une médaille d'or de 120 fr.

Mais le 19 août, le Conseil s'apercevant « que le concours d'orphéons du 23 prend une très grande importance, qu'on

ne pouvait s'attendre à de si nombreuses adhésions, que Fafïluence du public sera considérable, vote un crédit de 1,000 fr., pour pavoiser et illuminer le soir, la place et la rue Jean-de-Beauce, ainsi qu'une partie des promenades.

» La fête sera complétée par un feu d'artifice. »

Le 17 juin 1877, un concours d'orphéons, musiques d'harmonie, fanfares, est organisé par la Société Chorale et fanfare. La Ville vote 1.500 fr. ; le festival aura lieu, sous les auspices et avec le concours de l'administration municipale.

Quelques jours avant le concours, la Société Chorale et fanfare, qui a obtenu récemment une médaille de vermeil au concours de Dourdan, demande au Conseil le don de trois couronnes de vermeil pour le concours du 17 juin, où 105 sociétés sont convoquées, ce qui amènera 3,000 exécutants environ.

Le Conseil vote un crédit de 600 fr. pour cet objet.

« M. Béthouart, vice-président de la Société Chorale, expose au Conseil, par une lettre du 6 septembre 1877, que le concours du mois de juin n'a pas donné, pour les finances de la Société, le résultat qu'elle était en droit d'en attendre; un orage survenu à six heures du soir, au moment où le public affluait dans l'enceinte, dans laquelle devait avoir lieu la distribution des récompenses, a empêché cette distribution et a annulé la recette, qui était évaluée à 1,000 fr. au minimum.

« Il résulte de ce fait que le concours musical a constitué la Société Chorale en perte de 650 fr. »

M. Béthouart, ajoute le maire, invoquant les plus-values qui se sont produites sur les recettes du concours régional, demande que la Ville veuille bien accorder à la Société une subvention de pareille importance, pour remettre ses finances en équilibre. »

Le Conseil accorde la demande, en raison des efforts faits pour donner à la fête le plus d'éclat possible.

La cavalcade du 7 juin 1877 faisait partie des fêtes

du concours régional; en tenant compte des recettes pn*-

TROISIÈME nÉ PUBLIQUE 279

venant de la quête faite à domicile, il reste à payer une somme de 3,500 IV. Cette dépense est votée.

La quête, faite sur le parcours de la cavalcade, a produit 3,373 fr., qui ont été versés au bureau de bienfaisance.

Au mois de juin 1878, le Conseil vote, sur la demande de M. Béthouart, président de la Société Chorale et fanfare, une somme de 500 fr. pour l'aider à figurer dans les concours.

Ont voté pour: MM. Blondel, Brault, Amiot, etc,

Au mois de juillet de la même année, le Conseil alloue une subvention de 1,500 fr. à la Société Chorale et fanfare et une de 1,000 fr. à la Philharmonique.

Le conseiller Le Vassor demande que la somme de 2,500 fr. soit répartie par moitié entre les deux sociétés musicales; elles ont chacune droit à une sollicitude égale, de la part de l'administration. Repoussé.

A la fin de Tannée, M. Escudier, directeur musical de la Société Chorale et fanfare, organise une musique instrumentale à l'Ecole Mutuelle; il fera cinq fois par semaine un cours d'une heure ; trente élèves suffisent pour la première organisation.

Pour une fanfare, les instruments coûteraient 2,148 fr. ; pour une harmonie 2,535 fr. Ces fonds, pour l'harmonie, sont accordés.

En janvier, 1880, pour la musique de l'Ecole mutuelle, le Conseil vote Tachât de seize instruments nouveaux, afin de compléter l'organisation; la dépense s'élèvera à 1,186 fr., sous déduction de 25 0/0 sur les prix forts.

Au mois de juin 1880, l'Harmonie Saint-Ferdinand redoit 3,400 fr. sur prix d'achats d'instruments ; elle demande une subvention au Conseil. Ajourné.

A l'occasion du Concours régional de juin 1885, et des concours de musique, de gymnastique et de pompes qui suivirent, parut le Chartres Illustré^ revue qui n'eut qu'un numéro unique.

Au mois de juin 1891, une cavalcade s'organise; le

président du comité d'organisation, Geoffroy, demande à la

Ville une subvention de 2,000 fr. ; le produit doit revenir en partie au Bureau de bienfaisance (1/2) et aux sociétés de la Croix rouge (1/4) et des Femmes de France (1/4). Voté.

Cette cavalcade historique représente Chartres, à travers les âges. Époques: gauloise, mérovingienne, carlovingienne, moyen-âge; XVI e siècle, XVII e siècle; célébrités chartraines ; époques Louis XVI et République.

Le 27 avril 1886, première audition publique, sur la butte des Charbonniers, au kiosque, érigé avec la donation de M. A. Cochon, par l'Harmonie Chartraine.

Au mois de février 1892, sur la demande de M. Bé-

thouart, président de la société de gymnastique l'Avenir de la Beauce, une subvention de 2,000 fr. est votée pour une fête de gymnastique. Sur cette somme, deux palmes seront données au nom de la Ville. Le surplus des bénéfices sera versé au bureau de bienfaisance.

Le 22 mai 1892. grand concours de gymnastique; tombola, grand succès. Au banquet, présidé par le préfet Desprez, le maire Béthouart, président de l'Avenir de la Beauce, s'exprime ainsi :

« Messieurs,

» Le but poursuivi est patriotique ; nous voulons préparer des soldat, forts, infatigables, intrépides et par suite invincibles, en leur inspirant le sentiment du devoir et l'amour de la patrie.

» Est-ce que ces sentiments sont nés d'aujourd'hui? ne viennent-ils pas de plus loin et les Français d'autrefois ne nous ont-ils pas donné de généreux exemples ?

» Assurément oui, cherchons dans le passé. La France fut un jour malheureuse et ce jour fut long; il a reçu un nom terrible, celui de la guerre de cent ans.

» Pendant cette période néfaste, une idée de salut se produisit; tous les jeux de hasard, tous les jeux non guerriers furent interdits.

. » Echecs, darnes, paume, quilles, il n'y eut de grâce pour aucun. On imposa par contre, comme unique divertis-

JAmVlf ft^f^A . .,

sèment, le tir de l'arc et de l'arbalète. Chaque village eut son camp de buttes.

» Les Anglais perdirent alors leur supériorité; plus tard, ils furent chassés et notre pays redevint libre.

» Une dernière fois, la France a été malheureuse. Après 1870, un entraînement vers les jeux virils a repris la jeunesse. Cela n'est point une mode ; c'est le salut, la sécurité de la nation.

» Nos gymnastes, aussi bien que nos tireurs d'autrefois, feront la force de l'avenir; la tactique de la guerre a changé, mais, comme au temps des archers et des arbalétriers, la vigueur des muscles, l'agilité, l'adresse, permettent seules au courage de traduire en actes sa puissance morale.

» Ces qualités, les gymnastes les possèdent; tous les jours, elles se développent ; aussi la perfection est proche et aucune surprise n'est plus à craindre aujourd'hui.

» Je lève mon verre aux gymnastes français, à leurs succès, à leur courage et à leur patriotisme, qui nous rendront la France puissante et forte. »

En 1892, le Conseil vote une subvention de 200 fr.

à la Lyre chartraine, société chorale, pour assistera un concours. Cette société n'a aucune ressource, le Conseil accorde la subvention, à titre d'encouragement.

Par une loi du 20 juin 1892, une fête nationale,

centenaire du régime républicain, doit avoir lieu le 22 septembre.

Le maire Béthouart, demande la nomination d'une commission, pour étudier les voies et moyens de célébrer dignement cet anniversaire. Sont élus commissaires, les conseillers : Guillaumin 17 voix; Besnard 15; Gilbert 10; Doullay 12 voix au second tour.

La commission se réunit, et à la fin de la séance, le rapport du conseiller Doullay conclut à une distribution aux indigents, à des auditions musicales, des fêtes de gymnastique ; illuminations, feu d'artifice. La dépense est évaluée à 3,000 fr. Pareil crédit est voté.

Dans Tété de 1893, des concerts assez suivis sont donnés

dans le jardin du café Jacques ; il en est de même au café Français.

Au mois d'octobre de la même année, fêtes franco-russes de Toulon ; des drapeaux pavoisent les bâtiments municipaux; des rampes de gaz seront allumées, le soir, à l'Hôtel de Ville et au théâtre.

— — Au mois d'avril 1897, le professeur d'escrime, Caujolle, organise une séance d'escrime, intéressante.

Assaut, entre MM. Francis Brault et Chevalier : de Marcy et Wez ; Alphonse Bernard et Rousselot.

Assaut à l'épée de combat, entre MM. Caujolle et de Marcy .

Belles passes, par MM. Cappon Jacques, Cappon André, Rousselot, Fourmentin, Charles Martin Saint-Léon, Frédéric de Saint-Laumer.

Au mois de janvier 1899, la Société de photographie,

sous la présidence de M. A. Piébourg, architecte, organise une conférence, faite par M. Bonnard, avoué à Paris, avec projections. Sujet : La route des Pyrénées.

En février de la même année, pour les fêtes de la

mi-carême, M lle Isabelle Pocoulé, est élue Reine des Blanchisseuses ; elle sera accompagnée de charmantes demoiselles d'honneur.

Le Roi des Bouchers, élu, est M. Jules Guérin ; il sera escorté de cavaliers, de soldats gaulois et de quatre sacrificateurs.

Théâtre. — Le nouveau théâtre de Chartres a été inauguré le 28 avril 1861. M. Adelphe Chauveau, vice-président delà commission théâtrale, créée le 22 mars 1880 pour administrer le théâtre, a réuni dans une plaquette, très documentée, tous les faits relatifs au théâtre : directions, représentations, recettes, etc.

« Le théâtre fut d'abort desservi par des troupes sédentaires, expose M. A. Chauveau; directeur et artistes habitaient Chartres pendant toute la saison. Le mois de mai était consacré aux représentations d'opéra-comique, qui furent presque toujours très bonnes, mais peu productives, malgré les frais relativement minimes en ce temps-là. »

En cinq ans, deux directions : Péchoux et Blanche ; 278 représentations, ou 56 par année, donnant 39,540 fr. de recelte annuelle, ou 706 fr. 13 chacune en moyenne.

En 1866, direction Bourgouin; le directeur habite

Paris, ainsi que ses artistes.

« Ce sont les meilleurs élèves du Conservatoire, au dire de M. A. Chauveau, qui forment le fonds de sa troupe ; il confie souvent les principaux rôles à des célébrités parisiennes ».

La direction dura deux ans ; elle donna 86 spectacles, ou 43 par année, produisant chacun 738 fr. 62.

En 1868, Ludovic, directeur de Versailles, prend en

même temps la direction de Chartres ; la recette moyenne de chaque soirée est de 646 fr. 67.

A la saison de mai 1870, M. Vidal donne la Juive ,

Robert le diable et Guillaume Tell; en 16 représentations, il ne fait qu'une recette moyenne de 569 fr. 68.

Pendant la guerre de 1870-71, le théâtre est fermé; le grand foyer est transformé en ambulance.

Du 6 août au 3 décembre 1871, direction de M. Dai-

glemont. Il donne La Calomnie, de Scribe ; il présente des célébrités parisiennes ; mais il veut jouer lui-même les principaux rôles de certains ouvrages, ce qui l'oblige à se retirer. Sa moyenne de recettes pour douze représentations, est de 773 fr. 95.

La saison d'hiver se termine, pour 18 spectacles, avec une moyenne de 635 fr. 96. Les Lionnes pauvres ; les Enfants d'Edouard ; le Malade imaginaire, avec Talbot.

Mademoiselle Savary prend la direction, de mai 1872

à mai 1873. 54 représentations produisent une moyenne de recette de 629 fr. 51. La Fille du Régiment, avec M ro6 Ducasse. les Plaideurs ; Lazare le pâtre ; la Dame de Monsoreau, drame en 8 tableaux d'A. Dumas; le Domino Noir; etc.

En mars 1873, sur la proposition du maire J. Delacroix, M Uc Savary, est exonérée de la somme de cent francs qu'elle doit pour location du plancher de bal ; la plupart des pièces représentées l'ont été d'une façon remarquable, mais les recettes n'ont pas toujours été rémunératrices.

A la foire de mai, le théâtre Cocherie, le cirque Dubonnet, les Variétés.

En octobre, M mo Favart dans Advienne Lecouvreur.

D'octobre 1873 à juin 1875, direction Aurèle.

« Il donne, écrit M. Chauveau, 64 représentations, la plupart bonnes, quelques-unes excellentes, mais qui ne font pas monter sa moyenne à plus de 744 fr. 83.

Au mois de mars 1874, le directeur Aurèle expose qu'il a fait l'hiver de grands frais, pour réunir sur le théâtre des artistes de mérite ; il a perdu plus de îftille francs dans son exploitation. Le Conseil lui accorde une subvention de mille francs et la remise du prix de cent francs, pour location du plancher de bal du mardi gras.

Sous cette direction : le Cid de Corneille et la Dame aux Camélias, de Dumas fils, avec M llc Rousseil ; la Tour de Londres, avec Dumaine ; la Fille de Madame Angot, grand succès ; rideau à 7 heures 1/4 ; les Mousquetaires, de A. Dumas, 11 tableaux; le Bossu, en 11 tableaux, de Paul Féval.

En juin 1874, mort de Jules Janin, le prince des critiques de théâtre, du Journal des Débats,

En octobre, M lle Scriwaneck vient jouer: Cérisette en prison, en un acte, la Gardeuse de dindons, en 3 actes ; le Gamin de Paris, en 2 actes.

Les Deux Orphelines, drame en 8 parties de D'Ennery et Cormon pour la Saint-André ; grand succès. Les Mystères de Paris, 6 actes et 10 tableaux d'Eugène Sue.

En mai, le Barbier de Séville, opéra comique.

Foire de 1875 : cirque Truzzi ; ménagerie lozérienne de Pezon ; théâtre des Variétés lyonnaises.

La Fille de Roland, avec Brindeau, des Français.

En juillet, le Dépit Amoureux ; Britannicus 9 avec M l,e Agar de la Comédie Française; La Cagnotte, jouée au Palais Royal.

De juillet 1875 à fin mai 1876, direction Guérinot,

directeur de Versailles ; bonne troupe d'opéra comique ; 36 représentations : moyenne 878 fr. 44.

Tartuffe; le Procès Vauradieu, 3 actes, de Delacour et

Hennequin. La Dame Blanche ; les Noces de Jeannette. Le Bossu, drame.

En octobre 1875, M. Volatum, locataire du café du théâtre, demande une indemnité de mille francs (le loyer est de 1,200 fr.) ; il y a eu, depuis deux ans, vingt -huit représentations de moins que d'habitude.

« Aucune clause du bail du café, expose le maire Billard de Saint-Laumer, n'assujettit la ville à tenir compte au locataire du peu de fréquentation de la salle de spectacle. « La garantie d'assurance du théâtre n'est faite que pour 45 représentations, bals et concerts ; or, en 1873, le nombre des représentations, concerts, etc., a été de 56; en 1874, de 51. En 1875, ce nombre atteindra encore 45 ». Rejeté.

« Pendant la saison d'été de 1876, écrit M. A. Chau-

veau, cinq représentations sont données par des artistes qui s'appellent M m * Favart, M llc Agar, MM. Berthelier, Taillien, Amaury et toute la troupe de l'Odéon. Elles produisent une .moyenne de 480 fr. 43. Triste ! ».

Dans l'hiver 1876, la coopération théâtrale donne 19 spectacles ; recette moyenne 689 fr. 27.

fa Maître de Chapelle ; Galathée, le Toréador ', le Postillon de Lon jumeau. Les Plaideurs ; Horace, avec M l,c Agar. Faust, opéra en cinq actes, de Gounod.

Des spectacles-concerts s'organisent dans les chefs-lieux de canton ; en avril 1876, à Courville, par la fanfare de Courville avec le concours de M. et M œ * Escudié, M. Allais et autres amateurs de Chartres ; grand bal après le concert.

En mai, les Danicheff, drame en quatre actes par Pierre Newki. Phèdre, avec M lle Agar.

En 1877, apparaissent les tournées.

L'ami Fritz avec Masset; recette de 1,664 fr. 35. Fromont jeune et Hisler aine, de Daudet. La Reine Margot, drame en 10 tableaux de A. Dumas. Le Tartuffe, V Avare, avec Talbot.

En un mois, M. Octavien Jeanselme, directeur de Versailles, du 11 février au 11 mars 1877, donne quatre représentations d'opéra, avec une moyenne de 983 fr. 70.

Le 16 mars 1877, « le maire J. Delacroix propose de pas-

ser un traité pour l'exploitation du théàtre,avec M. Gugliel, directeur du grand théâtre de Versailles, moyennant une subvention de 600 fr., du 22 avril au 16 juin. Il amènera la plupart des premiers rôles de sa troupe, donnera les jeudis et dimanches des représentations bien choisies dont il fournit la liste. » Accepté.

M. Guérinot redevient directeur jusqu'au 19 mai 1878; 43 représentations : moyenne 892 fr. 32.

Puis vient la direction des Bouffés du Nord de Paris, sous le nom de MM. Bourdeille et S ta in vil le.

« Cette direction, écrit M. A. Chauveau, resterait très terne, avec une moyenne de 751 fr. 94, sans le coup de tamtam de la fin.

« A ce moment, un directeur lui sous-loue la scène chartraine, pour y donner des représentations du Tour du Monde en 80 jours ; la pièce est jouée seize fois de suite, avec une moyenne de 906 fr. 64.

« En 1879-1880, le théâtre est dirigé par l'Agence

Lavigne et C i0 . Direction très inégale ; beaucoup de bon, mais beaucoup de mauvais. La moyenne des quarante et une soirées reste à 794 fr. 77 ».

V Assommoir , de Zola. François leCkampi; C Avare.

A la foire de mai 1879, le théâtre Legois ; les marionnettes John Holden's.

L'hiver suivant, la Cagnotte. La Closerie des Genêts^ 7 tableaux, de Frédéric Soulié ; rideau à 7 heures 1/2; te Fils de Coralie.

Au mois de février 1880, le conseiller Blondel, à

propos de la direction du théâtre, s'exprime ainsi:

« II demande que la direction ne soit plus donnée à un directeur privilégié ; la Ville aurait avantage à avoir son théâtre libre...

« Xous ne serions pas privés, comme nous l'avons été depuis longtemps, de voir sur notre scène certains artistes des grands théâtres de Paris, qui n'ont pu donner des représentations, à cause des exigences de notre directeur actuel.

« Avant le 1 "janvier 1880, vingt-six représentations auraient été données seulement depuis le 1 er mai dernier, dont dixsept par la location de la salle et neuf pour le compte du directeur. « Les dix-sept représentations, avec salle louée, ont dû rapporter au directeur plus de 4000 fr., en admettant que la location ait été faite sur le pied de 250 fr.

« Si le théâtre était libre, la Ville pourrait percevoir un faible droit, qui couvrirait bien au delà les dépenses de chauffage, d'éclairage et d'entretien, portées au budget pour une somme de 2,600 fr.

« Le Conseil a du voter en plus une somme de 1,200 fr., comme dépense supplémentaire pour frais d'éclairage et de chauffage, occasionnés par 15 ou 16 représentations du Tour du Monde ». Ajourné.

Le 20 mars 1880, la Commission théâtrale est créée.

Président : M. Boutet, adjoint au maire :

Membres: MM. Blondel, Chauveau, Coudray-Monnier, Le Vassor et Vovelle.

« Le Président, écrit M. Chauveau, expose que l'administration est décidée à ne plus confier l'exploitation du théâtre à un directeur privilégié, et désire faire, pendant un an au moins, l'essai de l'administration du théâtre par une commission. »

Créée pour un an au moins, en 1880, la Commission fonctionnait encore au XX e siècle.

En 1900, la Commission théâtrale est composée comme suit:

MM. Fessard, maire, président ; A. Chauveau, vice-président, Vovelle, secrétaire, Fresneau, Gilbert, Le Vassor, Masson, A. Piébourg, Petrot.

Sont représentés en 1880 : La Favorite, opéra ; la Fille du Tambour-Major, opérette, jouée neuf fois pendant la foire de mai, parla troupe des Folies-Dramatiques (moyenne 1,210 fr. 51); le Voyage de M. Perrichon, avec M me Marie Kolb et la troupe l'Odéon. Les deux Orphelines, à la Saint- André.

Un concert donné par M"" Carvalho, MM. Sivori, Delsart, etc., produit la recette de 1,923 fr. 70.

A la session du Conseil de mai 1881, le rapport, sur la gestion de la Commission théâtrale, indique que le nombre de représentations a été de 44 ; la recette brute s'est élevée à 39,387 fr. 67 moyenne 895 fr. 17 ; la recette nette pour les directeurs, à 27,287 fr. 55.

L'orchestre est compté 45 fr. aux directeurs. Si un musicien manque, le cachet profite à la Ville qui, de ce chef, a encaissé 48 fr. dans Tannée.

Le 2 janvier 1881, l'Ami Fritz, la Joie fait peur,

avec des artistes de la Comédie Française.

Une tempête dans un verre d'eau, avec M me Thenard. M ,le Scriwaneck dans le Vicomte de Létorières, comédie de Baillard ; le Légataire universel, comédie en cinq actes, de Regnard, avec Madame Thenard, et le Dépit amoureux. Huy Blets, drame en cinq actes, de Victor Hugo, avec de Féraudy, A Lambert ; Mademoiselle Monday, de la Comédie Française, joue le rôle de la Reine.

Le 1 er mars 1881, mardi gras, grand bal de nuit; d'année en année, la recette diminue ; elle baissera encore progressivement jusqu'à la fin du siècle.

Hernani, drame en cinq actes de Victor Hugo, organisé par M ,le Thenard (946 fr. 55). Lucrèce Borgia, drame de Victor Hugo. Divorçons, comédie de V. Sardou, jouée deux fois, avec M 11 * Marie Kolb. La Fille du tambour-major ', opérette, jouée six fois à la foire de mai (moyenne 959 fr. 09). Le Monde oà Von s'ennuie, avec M me Devoyod (1,097 fr. 30).

Des spectacles coupés par Baron, des Variétés (343 fr. 60), par MM. Milher, Peilerin, Numès et Madame Alice Lavigne, du Palais-Royal, (158 fr. 90), n'ont aucun succès, en été.

Tartufe, de Molière, avec Coquelin Cadet (1,323 fr. 45). Le Postillon de Lonjumeau ; la Fille du Régiment (1,501 fr. 65). Latude, ou 33 ans de captivité, drame. Mignon, opéra comique, d'Ambroise Thomas.

En octobre, les Fourchambault, comédie en 5 actes d'E. Augier. Si fêtais roi, opéra-comique d'Adam. Le Lion amoureux, drame en cinq actes de Ponsard, représentation

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organisée par M Uc Thénard. Un spectacle concert de M ,,,e Marie Sass, de l'Opéra.

Au mois de mars 1882, à la suite des effroyables

désastres causés par les incendies du Ring-theater de Vienne et du théâtre de Nice, le Conseil décide de faire au théâtre des sorties plus faciles, des perrons latéraux, de nouveaux escaliers, des dégagements mieux aménagés et plus considérables.

Le conseiller Bourgeois, dans un remarquable rapport, propose un travail complet, dont la dépense s'élèverait à 19,045 fr. 04. Le café serait supprimé; une buvette établie, sans gêner tes passages.

Le maire Brault propose de répartir la dépense en deux exercices, 1882 et 1883; cette dépense ne serait d'ailleurs que de 14,301 fr. 36.

Le Conseil, sur l'avis du conseiller Lefebvre, ajourne la question après la visite du théâtre. Après cette visite, le Conseil vote l'exécution, en 1882, des modifications urgentes, signalées par la commission, s'élevant à la somme de 9,708 fr. 41. Le reste est renvoyé à l'étude de l'administration.

La Commission organise les soirées suivantes :

En janvier 1882, l'Avare, comédie de Molière, avec Coquelin Cadet ; les Plaideurs, comédie de Uacine, bonne représentation organisée par M n °Thenard. Le Bossu, drame, Serge Panine de George Ohnet, Niniche, opérette. La Dame H/anche: les Noces de Jeannette. Marceau, par Anicet Bourgeois et Michel Masson. Le Demi-monde, par Alex. Dumas fils. Les Faux Bonhommes, comédie en 4 actes de Théodore Barrière. Les liantzau, avec MM. Mark, Chéri, Hameau, M no Chambly (1,480 fr. 30;.

Peau d'âne, féerie en 30 tableaux et transformations, montée par Dupoux-Hilaire, jouée 19 fois (dont 4 en matinée), pendant la foire île mai 1882 (moyenne, 787 fr. 03).

A la foire, le cirque Bazola.

En septembre la Traviata, opéra en 4 actes de Verdi, avec la troupe Vidal. Le Barbier de Sévi/le, comédie en 4 Il ii>

actes, de Beaumarchais. Lili, avec M 11 * Marie Kolb et M. Edouard Georges, grand succès (874 fr. 20). Lili (2 e ) avec Divorçons, par les mêmes (1,625 fr. 50). Tète de linotte \ comédie en 3 actes de Th. Barrière et Gondinet. La Voleuse d'enfants, drame en cinq actes, par Grange et Thiboust, par la compagnie Marie-Laurent (1,255 fr. 15).

La Mascotte, d'Audran; jouée deux fois, à la Saint-André.

Le Roi s'amuse, drame en 5 actes de V. Hugo, avec Talbot et ses élèves (1,691 fr. 65). Les Fourberies de Scapin, les Folies amoureuses, avec le concours d'artistes du Théâtre Français.

L'exercice 1882 avait produit 57 représentations, d'une recette moyenne de 872 fr. 62; l'exercice 1883, seulement 51, avec une recette de 891 fr. 1)2.

Le 1 er janvier 1883, Lili, 3 actes ; Divorçons, 3 actes,

avec Marie Kolb, MM. Emmanuel, Georges, Worms, etc. La tournée Simon donne la Grâce de Dieu, drame en cinq actes mêlé de chant, de DEnnery et Lemoine, interprété par M lle Marie Kolb, M mc Délia, MM. Bonier, Worms, Charley.

Les Mousquetaires au couvent, opéra comique de Varney. La Glu, drame en cinq actes, de Richepin, joué par les artistes de l'Ambigu. Les Deux Orphelines. Girofle % girofla, opéra comique de Ch. Lecoq, joué par la troupe d'opéra du grand théâtre de Versailles.

A la foire de mai 1883, le cirque Fernando, le théâtre Legois ; le théâtre de l'enfer. « c'est très rigolo, s'exclament les collégiens: à la chaudière ! des éclats de rire à en crever la toile ; que de damnés, quelles belles et vives flammes ! »

Le Cœur et la Main, opérette par la troupe de Versailles, jouée deux fois. L'Ombre, opéra comique de Flotow, avec M ,,e Galli-Marié, du théâtre de TOpéra-Comique (937fr.90). La Papillonne, comédie de V. Sardou, avec M 11 ' Céline Montaland, M r * Saint-Germain, François ^de l'Odéon).

A la foire de septembre 1883, Michel Strogoff, pièce à grand spectacle, avec ballets, 1(> tableaux, par d'Ennery et Jules Verne; 10 représentations, (recette moyenne, 707 fr. 98 .

« A la répétition générale, écrit M. A Cbauveau, accident très grave ; cinq chevaux et huit hommes tombèrent pèlemèle dans les dessous ; par un véritable miracle, il n'y eut que deux hommes blessés très légèrement. »

L'Etrangère, comédie en cinq actes, par Dumas fils.

A la fête de Sainte Cécile, l'Harmonie Chartraine fait entendre Auguez, ténor de l'Opéra.

A la Saint-André, les Crochets du Père Martin, drame de Cormon et Orangé, organisé par M 11 * Thénard.

Les Pirates de la Savane, drame d'Anicet Bourgeois et Ferdinand Dugué. Le Chevalier de Maison- liouge, drame en 11 tableaux, d'A. Dumas et Maquet.

Le 30 décembre 1883, la Petite Mariée, de Lecoq.

Concert symphonique Auvray, 35 musiciens (560 fr. 75).

En 1884, André qui occupe le café du théâtre, ayant perdu sa femme, ses filles étant trop jeunes, ne peut continuer ; le Conseil décide que le bail sera résilié, à partir du 1 er août 1885.

En janvier 1884, la Mascotte, opéra comique. Severo

Torelli, pièce nouvelle de François Coppée (1,334 fr. 30); Hemani deY. Hugo, avec Davrigny de la Comédie Française et des artistes de VOdéon. La Dame de Monsoreau de Dumas père. Tartuffe et le Dépit Amoureux, avec Febvre, sociétaire de la Comédie Française, et des artistes des Français et de TOdéon, organisés par M ,,e Thenard (709 fr. 50).

Le Maître de Forges, 5 actes, par G. Ohnet, pièce nouvelle, organisée par E. Simon, avec le concours de la troupe de l'Ambigu (1,649 fr. 20); une deuxième produisit 1,109 fr. 85. Le Dîner de Pierrot-, Trois Cœurs pour un ; Les Petites-filles de Richelieu, pour les adieux au public de M Mo Scriwaneck. Le Postillon de Longjumeau ; la Fille du Régiment.

Pendant la foire de mai 1884, M. Le Hoy organise les représentations de : le Voyage en Chine, opéra comique ; les Cloches de Corneville. opéra comique ; la Fille du Tambour Major \ la Mascotte.

Faust, opéra de Gounod, par les artistes de l'Opéra po-

pulaire de Paris. Les Cosaques, comédie opérette, 3 actes, d'Hervé, organisé par Saint-Omer. Les Noces de Jeannette ; les Dragons de Villa rs, organisés par M 1,e Julia Klotz.

Divorcés, les Deux Ménages, Minuit, Dans la Salle,, le Cousin Edgard, avec le concours de Coquelin Cadet. Mignon* organisé par Julia Klotz. La Favorite, opéra, donné par M lle Elise Persini. Le Bossu ; ce drame a été joué souvent à Chartres. Le Courrier de Lyon, organisé par M l,a Bienfait.

Au mois de janvier 1885, la Fille du Régiment, op.

comique en deux actes, etc., avec M 1Ie Persini. L'Aventurière, comédie en 4 actes d'Emile Augier, organisé par Abel. Le Philosophe sans le savoir, de Sedaine ; le Bourgeois gentilhomme de Molière, avec MM. Talbot, Charpentier, Touzé,etc. (836 fr. 25). Oscar, le Dernier Quartier, etc., monologues par Coquelin Cadet, Matrat, Madame Scellier (994 fr. 85). Le Toréador; Galathée, avec M ,,e Persini (742 fr. 10). Au premier mars 1885, Denise, comédie nouvelle en 4 actes, de Dumas fils, tournée de Langlay (1,523 fr. 70); très bonne soirée. Dora, comédie en 5 actes de V. Sardou. Huy~Blas, de V. Hugo, joué par Danjou, Rosambeau, etc. La Closerie des Genêts * drame en 9 tableaux, de Frédéric Soulié, organisé par Gaillard. « Pendant la foire de mai 1885, écrit M. A. Chauveau, la troupe du Théâtre Français de Rouen, directeur Robert Ancelin, donne quatre représentations très convenables de Mainzelle Nitouche (moyenne 697 fr. 20) et trois représentations de Tire Larigot (moyenne 310 fr. 90:.

« Le vendredi (2 juin, à l'occasion du Concours régional, Faust, avec un brillant et nombreux orchestre, conduit par M. Steck (1,777 fr. 75). »

A la séance du Conseil du 4 juin 1885 le conseiller Massot lit le rapport sur l'exercice de 1884.

Recettes :

Encaisse le premier janvier 1884. 5fr. 10 J

Subvention municipale . 1,300 » \ 5,326 fr. »

10 0/0 sur 11 spectacles. . . . 4,020 00 )

.1 reparler 5,326 fr.

Heport 5,326 fr. »

Dépenses :

Administration 561 15

Achat, entretien du mobilier scé-

nique 743 45

Versements au receveur munici- } 5,325 50

pal 3,405 90

Droit des pauvres : 15 fr. par rereprésentation 615 »

Il reste un excédent de fr. 50

Le Légataire Universel ; le Dépit Amoureux, avec Coquelin Cadet, M ,,e Marie Kolb (1,490 fr. 45). Don César de Bazan, drame de d'Ennery ; la Timbale d'argent, op. comique, musique de Léon Vasseur.

En novembre 1885, les Deux Orphelines , avec M me d'AskofF. M n * de la Seiglière, par Coquelin Cadet, Laugier, Laroche, M me Fournier, M ,,e Leturc (1,220 fr. 35).

Le 3 janvier 1886, Georgetle , comédie en 4 actes de

V. Sardou; tournée Achard (1,455 fr. 80). La Doctoresse; Divorçons, avec M ,,c * Marie Kolb, Jane Lepage, M. Worms (1,418 fr. 45). Patrie, drame en 7 tableaux, de V. Sardou, organisé par Gaillard. Sapho, comédie de Daudet et Belot, avec M lle Nancy-Vernet de l'Odéon. La Fille de Madame Angot. Le Député de Bombignac, comédie en 3 actes de Bisson, avec MM. Coquelin Cadet, Laugier, Laroche, M me * du Minil, Scellier (1,292 fr. 40).

Les Jacobites, pièce en 5 actes de François Coppée, jouée à TOdéon.

Le Parisien, monologues, avec Coquelin Cadet, etc. (1,109 fr. 10).

Une Mission délicate, comédie d\\. Bisson, jouée par les artistes de la Renaissance, Galipaux, Vois, Bonnet, Belot (727 fr. 90). Le Fiacre 111, comédie de Najac et Millaud, par MM. Baron, Edouard Georges, M lle Jane May (1,286 fr. 90).

Cromivell, pièce historique en six actes, de Victor Séjour, pour Taillade. Le Testament de César Girodot, comédie en

A actes de Belot et Villetard, avec Coquelin Cadet, M n,e Dayne- Grassot (1,245 fr. 60). Toute la Ville y passera, revue locale

En novembre 1886, la Tour de Nesle, jouée par des inconnus (1,339 fr. 60). Le fruit défendu, monologues, avec Coquelin Cadet, M lle Scellier (1,391 fr. 90).

Le 9 janvier 1887, le Fils de Giboyer, comédie d'Emile

Augier, tournée Deletraz. Joséphine vendue par ses Sœurs, opérette de Victor Roger, jouée aux Bouffes ; spectacle organisé par G. Le Roy de l'Opéra-Comique. Un Conseil Judiciaire, tournée de Langlay, bon ensemble (1,013 fr. 85). Le Grand Mogol, 4 actes, musique d'Audran; 4 représentations, par la troupe du petit théâtre des Délassements (moyenne 841 fr. 30).

Le Chiffonnier de Paris, drame, 12 tableaux, par Félix Piat ; spectacle organisé par Gaillard. Martyre, drame, 5 actes de d'Ennery et Toché ; tournée Achard (1,193 fr. 40). Francillon y comédie de Dumas fils ; tournée Paul Deshayes. Le Maître de Forges, de George Ohnet. Charlotte Corday 9 pièce en 5 actes de Ponsard ; organisé par Dalleu. Les Femmes Collantes, comédie bouffe de Léon Gandillot ; spectacle organisé par Andrel.

Les Misérables, drame de V. Hugo ; organisé par Lion. Numa Roumestan, comédie de Daudet; grand succès de TOdéon.

En mai 1887 ; la Mascotte ; la Fille du Tambour-Major.

Cirque Ditter ; quelques bons numéros : chevaux bien dressés, meute de chiens, trapèze, et Auguste dit l'idiot, bon, souple et adroit.

Joséphine vendue par ses Sœurs. Les Cloches de Corneville.

Vers la fin de mai, incendie de l'Opéra-Comique, de Paris; 10 artistes et 12 inconnus périssent.

« Le Conseil vote la modification du plancher et la disposition des trappes de la scène du théâtre, à cause de l'accident survenu à la répétition générale de Michel Strogoff, où des hommes et des chevaux sont tombés péle-méle dans les dessous.

« Une herse (crédit de 550 fr.) est aussi installée à l'avantscène; l'éclairage vertical en avant deviendra bien égal et mettra en valeur les premiers plans, qui paraissent obscurs par rapport aux toiles de fonds, seules éclairées par la herse unique, actuellement existante en arrière. »

« Le 1 er juillet 1887, des travaux sont votés, pour le théâtre, en vue de prévenir les accidents tels que ceux qui se sont produits dans d'autres théâtres et notamment à l'Opéra- Comique, à Paris : passages nouveaux, élargissement des couloirs, échelles en fer, cheminée d'aération au-dessus de la scène, etc. »

Le crédit ouvert est de 20,899 fr. pour cet objet.

La saison d'hiver ouvre le 16 octobre 1887.

La Cagnotte, organisé par Claude. Le Voyage à Dieppe, avec Coquelin Cadet, Numès, M lle Scellier (1,299 fr. 55). Le Bossu, par la troupe de Versailles. Le Barbier de Séville; la Fille du Régiment, organisé par M lle Marie Le Roy.

A la Saint-André, Martyre, de d'Ennery.

Le Médecin malgré lui; les Précieuses, etc., avec Coquelin Cadet, M lle Scellier (1,053 fr. 40). La Boule, comédie en 4 actes, de Meilhac et Halévy.

En 1886, 36 soirées, 33,509 fr. 10 ; moyenne 930 fr. 80.

En 1887, 40 soirées, 35,807 fr. 10 ; moyenne 895 fr. 17.

Le 1 er janvier 1888, Galathée, op. comique de Victor

Massé; le Toréador, op. comique d'Adam ; organisé par M ,,e Marie Le Roy. VAbbé Constantin, comédie, de Crémieux et Decourcelle, par MM. Masset, Louar, M me Largillière (1,322 fr. 60). La Femme à Papa, opérette; musique d'Hervé; troupe Saint-Omer. Le Premier Jour de Bonheur, op. comique d'Auber ; organisé par Andrel. Les Dragons de Villars, musique de Maillard ; la Poupée de Nuremberg, d'Adam.

Les Trente Millions de Gladiaior, comédie vaudeville en 4 actes d'Eugène Labiche ; organisé par Martial. L'Ami Fritz, comédie en 3 actes, d'Erckmann-Chatrian, avec des artistes de la Comédie- Française, MM. Febvre, Boucher, Laugier, Joliet, Roger, Hamel, M™"* Febvre, Brindeau, Fremaux, Jamaux (1,341 fr. 30).

Dora, pièce en 5 actes de V. Sardou ; organisé par Ch. Masset. L'Affaire Clemenceau; tournée Achard.

En mai 1888, M Ue Nitouche ; la Mascotte.

En septembre, Ni niche, opérette, de Boulard.

Roger la Honte, drame en 9 tableaux, de Jules Mary ; tournée Louard (1,416 fr. 40). Le Parfum, comédie de Blum et Toché ; tournée Tetrel avec Plet (850 fr. 30).

La Favorite, opéra, avec M me Louhany. Le Trouvère, de Verdi, avec M me Merly-Louhany (851 fr. 55). Carmen, chanté par des artistes d'opérette (1,295 fr.).

En janvier 1889, le Chapeau de paille d'Italie, d'Eugène Labiche ; tournée Saint-Omer.

Les Folies Amoureuses, comédie de Regnard; Gabrielle, comédie d'Emile Augier, par des artistes de la Comédie Française : MM. Davrigny, Joliet, Léautaud, M rae * Renée du Minil, Amel (1,052 fr. 65). Rigoletto, op. comique, paroles de V. Hugo, musique de Verdi.

La Porteuse de pain, drame en 9 tableaux, avec M l,e Favart (l re représentation 1,540 fr. 65; 2 e représentation 1,352 fr. 35). Valérie, 3 actes, de Scribe; le Légataire Universel, 5 actes, de Regnard, par des artistes de la Comédie Française : MM. Boucher, Davrigny, Joliet, M rac * Amel, du Minil (576 fr. 80).

Mignon, op. comique (935 fr. 20).

A la foire de mai 1889, Galathée, de V. Massé ; Si j'étais Roi, d'Adam (1,341 fr. 20). Le Chalet, d'Adam; la Dame Blanche, de Boïeldieu (1,552 fr. 50). La Favorite, opéra, 4 actes, de Donizetti ; spectacle organisé par M me Louhany,

Le 14 juillet, représentation gratuite : Un Mari dans du coton, en un acte, de Lambert Thiboust ; la Mère Lorraine, épisode de la guerre de 1870, par M me Sarah de Franchemont; la Fille du Régiment, opéra comique de Donizetti.

Pour la réouverture, en septembre : le Monde où l'on s'ennuie, de Pailleron ; la Joie fait peur, de M me E. de Girardin, avec M me% Favart, Reichemberg, MM. Rameau, Prad (904fr.90).

Francillon, comédie de Dumas fils ; (iavaut, Minard et C i9 , de (iondinet; organisé par Chambéry.

Au mois de novembre, une société de quatuor moderne,

donna une première séance de musique de chambre au grand foyer du théâtre, par des artistes de Paris ; organisé par M. Brument. Il y vient peu de monde; le concert est intéressant cependant, quoique bien classique.

Les Dragons de Villars, avec M me Louhany, du théâtre lyrique (644 fr. 80).

L'Habit vert, un acte, de E. Augier; l'Aventurière, b actes, d'Augier; strophes de Richepin, dites par Albert Lambert dis, avec des artistes de la Comédie Française : MM. Lambert fils, Berr, Laugier, M ,ne> Amel et Ludvvig (1,338 fr. 60). La Juive, opéra, 5 actes, d'Halévy, avec Auguez de l'Opéra, et Albert du Capitole de Toulouse i674 fr. 40). Les faux Bonshommes, tournée P. Deshayes.

En 1890, Belle-Maman, comédie, 3 actes, de V. Sardou,

tournée P. Deshayes, (738 fr. 85). La Cravate Blanche; Tète de Linotte ; tournée Saint-Omer.

Le Roi d'Ys, opéra, 3 actes, 5 tableaux, de Lalo; orchestre parisien de dix-neuf musiciens.

Le Jeu de l'Amour et du Hasard % comédie, de Marivaux ; le Médecin malgré lui, comédie, de Molière, par des artistes des Français : MM. de Féraudy, Clerh, Dehelly, Laroche, M n,c Amel (1,225 fr. 45). Les Misérables, de V. Hugo, tournée Achard, avec MM. Dumaine, Taillade, Lacressonnière, etc. (1,724 fr. 00).

Feu Toupinel, comédie, 3 actes, de Bisson; tournée Achard, avec MM. Achard, Worms, Galabert, Gaury, M me Achard- Becker (940 fr. 45) ; succès de beauté pour M me Achard- Becker. Margot, comédie, 3 actes, de Meilhac ; Décoré, 3 actes, de Meilhac, troupe E. Simon, avec M rap Marie Kolb (558 fr. 75).

Jeanne d'Arc, pièce, de Soumet; Horace, tragédie en 4 actes, de Corneille, avec M ra6 Segond-Weber, de la Comédie Française. Le Chapeau de paille d'Italie, avec Lassouche, Edouard Georges et autres artistes des Variétés (1,008 fr. 70).

Kermesse, en juillet, aux Grands Prés, par l'Avenir de la Beauce, société de gymnastique, et ensuite, autre kermesse par l'Harmonie Chartraine.

En septembre 1890, Henri III et sa Cour, p. historique, par A. Dumas, troupe Paul Deshayes (1,300 francs).

Le 5 octobre, conférence sur les fabliaux et contes populaires, faite au profit des victimes du cyclone de Dreux, par M. Paul Deschanel, député, ancien sous-préfet de Dreux. Très intéressante conférence; grand succès.

Les Danicheffy de Newky; troupe Chartier.

A la Saint-André, Roger la Honte, drame.

V Artésienne, 5 tableaux, de Daudet, chœurs de Bizet; spectacle organisé par A. Milliaud, avec le concours de M 11 * Dugueret, de TOdéon. Divorçons; l'Abbé Constantin; organisé par Grignon. La Vie à deux, par M mê * Réjane, Dea Dieudonné (1,067 fr. 85). Le Juif errant, d'Eugène Sue; tournée Achard, avec MM. Dumaine, Taillade, Lacressonnière (1,592 fr. 15).

En janvier 1891, fêtes de la presse chartraine; matinée enfantine ; fête populaire au théâtre.

En février, bal du commerce, au profit des pauvres.

Ferdinand le noceur, comédie bouffe, en 4 actes, de Gandillot; troupe Saint-Omer. Le Régiment, drame, 8 tableaux, de Mary et Grisier; tournée Abel (1,453 fr. 05). Denise, 4 actes, d'A. Dumas fils, avec M me * Blanche Baretta, sociétaire de la Comédie Française, Thomsen, Harris, M. Worms, des Français (1,092 fr. 15).

A la foire de mai 1891, au théâtre Chabot, la troupe joue Martyre, V Abbé Constantin, la Porteuse de Pain, Durand et Durand, la Grâce de Dieu, etc.

Au théâtre : La Fille du Tambour Major. M X{t de la Seiglière, comédie, de J. Sandeau ; tournée Baduel, avec Coquelin aîné, Jean Coquelin, M me Favart (2,178 fr. 15). Le Bossu, tournée Simon. Charlotte Corday, drame, 5 actes, de Ponsart ; le Testament de César Girodot, tournée Delétraz. L Étincelle, un acte, de Pailleron ; le Député de Bombignac, de Risson, avec des artistes de la Comédie Française : M. de Féraudy, M'"" Amel et Bertiny (854 fr. 05).

Le Courrier de Lyon, drame 7 actes, de Moreau. La Dame aux Camélias y comédie, de Dumas fils; tournée Schùsmann,

avec M mo Harris. Les Faux Bonshommes, par la troupe de TOdéon ; bonne représentation, faible recette.

Le Voyage de Suzette ; dix soirées ; moyenne 562 fr. 05.

En janvier 1892, la Dame Blanche ; le Chalet.

La Famille Pontbiquet, comédie en 3 actes, de Bisson ; tournée Achard, avec MM. Achard, Corbin, M™" Achard- Becker, Barberot (1,263 fr. 85). Les Deux Orphelines; Philémon et Baucis, op. comique, en 2 actes, de Gounod ; le Passant, de Coppée ; tournée Delétraz. Ma Cousine, avec M ,ne < Marie Kolb, Aline Guyon (956 fr. 45).

A la foire de mai 1892, cirque Bazola.

Miss I/elyett, opérette, d'Audran ; troupe Alix.

A la foire de septembre , théâtre Legois, où Ton donne la Fille du Tambour Major, les Cloches de Corneville, le Grand Mogol, le Petit Duc, le Jour et la Nuit.

Au commencement d'octobre, Gringoire, en un acte, de Théodore de Banville ; le Gendre de M. Poiïier, d'Emile Augier, avec MM. Coquelin aîné, Jean Coquelin, Louis Delaunay, M ,le Jeanne Thomsen, (2,348 fr. 85).

Don Pasquale, opéra, 4 actes, de Donizetti, avec M lla Raflaella Franchino qui chante aussi la Leçon du Rossignol. Le Testament de César Girodot ; le Médecin malgré lui, avec Coquelin cadet et M ,,e Favart (1,350 75). Le Juif Polonais, 5 tableaux, d'Erckmann-Chatrian, avec Dumaine (509 fr.).

Par le Glaive ; tournée Duray ; le Barbier de Séville, avec l'orchestre Brument (1,258 fr. 65); les Demoiselles de Saint- Cyr, avec M ,,c * Reichemberg, Aline Guyon, M. de Féraudy (1,147 fr. 20).

Le 1 er janvier 1893, la Fille du Chiffonnier, drame en

8 tableaux, de Ferdinand Dugué.

L'Œil crevé, opéra bouffe, d'Hervé. Ruy Blas, drame, de V. Hugo; la Favorite, avec Manoury (993 fr. 20).

Le Trouvère, avec Manoury (860 fr. 90). llernani, drame, de V. Hugo ; le Monde où l'on s'ennuie, comédie, de Pailleron, de l'Académie Française; troupe Fraizier-Christian.

Champignol malgré lui, 3 actes, de Feydeau et Desvallières, joué 400 fois à Paris; tournée Bayard; le Chat Noir

(1,195 fr. 50); Monsieur chasse ; le Malade imaginaire, avec M ,,,e Marie Kolb et M. Talbot (596 fr. 50); le Premier mari de France, avec M. Baron et M ,,e Lender (1,301 fr. 25); Tricoche et Cacolet; la Consigne est de ronfler, avec Brasseur (1 ,467 fr. 05) ; les Fourchambault, cTAugier ; tournée Christian.

A la Saint-André, Miss Helyett, opérette.

Concert Baret, avec M ,,e Milly Meyer (719 fr. 60).

Le nombre des représentations diminue en quatre ou cinq ans, de 40 à 31 par année ; la moyenne des recettes varie de 820 fr. à 780 fr.

Le 7 janvier 1894, le Roi s'amuse, de V. Hugo.

Jean Baudry , 4 actes, de Vacquerie; le Député de Bombignac; tournée Christian; le Fils naturel, d'A. Dumas (ils, avec M ,,,e Favart (802 fr. 85) ; Boubouroche, 2 actes, du théâtre libre, de Courteline ; le Gamin de Paris, avec M me Emma Carina, M. Dieudonné (453 fr. 15).

Spectacle concert Baret (874 fr. 20).

Gigolette, drame, 8 tableaux, de Decourcelle et Tarbé; grand succès de l'Ambigu ; spectacle organisé par Quettier, directeur du théâtre de Soissons (966 fr. 45); l'Héroïque Lecardunois, tournée Achard (774 fr. 40).

Faust, opéra, 5 actes, de Gounod, avec M ,le Bosman et MM. Ballard, Douailiier, de l'Opéra, Lepage, de l'Opéracomique (2,190 fr. 85).

Le prix des places avait été fixé comme suit : loges, orchestre, 5 fr. ; deuxièmes loges, 2 fr. 50; parterre, 2 fr. ; deuxièmes galeries, 1 fr. 50; troisièmes galeries, 1 fr.

Madame Sans-Gêne, 4 actes, de V. Sardou et Emile Moreau; tournée de Langlay, avec une troupe du Vaudeville : première (2,113 fr. 30) ; deuxième (771 fr. 25).

A la foire de mai 1894, les Vingt-huit jours de Clairette, opérette, musique de Victor Roger; deux représentations.

Les Saltimbanques, vaudeville en 3 actes, avec couplets de Dumersan et Yarin; le Fiacre 111 \ spectacle organisé par Baron des Variétés (882 fr. 10); la Beauté du Diable; le Brésilien, avec Brasseur et sa troupe (938 fr. 05); le

TROISIÈME RKI'UHLIQL'K 301

Panache, comédie, 3 actes, de Gondinet; tournée Baret; Serge Panine, comédie, de G. Ohnet; tournée Christian.

Martyre, de d'Ennery, par des artistes de l'Odéon ; Un Fila la patte ; tournée Achard, avec MM. Achard, Corbin, M mes Achard-Becker, Barberot (1,202 fr. 20 ; la Heine Juana, drame historique, de Parodi, avec M 116 Dudlay, des Français (790 fr. 40).

Spectacle de petites pièces en un acte, par M me * Amel, Ludwig, M. Béer (802 fr. 80).

Le Barbier de Séville, comédie, 4 actes, de Beaumarchais; Phèdre, tragédie en 5 actes, de Racine, avec M me Segond- Weber et M. Charpentier, des Français; prix ordinaires du théâtre ; les Mousquetaires au Couvent, op. comique, de Varney ; spectacle organisé par Landrin.

A la foire de novembre, les Pirates de la Savane, drame en 8 tableaux, de F. Dugué.

Mignon, opéra comique, d'A. Thomas, par la troupe d'opéra de Versailles ; la Dame aux Camélias, de Dumas fils ; organisé par Chataignié ; le Cid ; le Premier acte du Misanthrope, MM. Paul Mounet, Albert Lambert fils et Philippe Garnier, des Français et M me Laurent-Ruault, de la Porte-Saint-Martin.

Le 1 er janvier 1895, les Deux Orphelines.

Les Effrontés, comédie, d'Emile Augier ; tournée Christian; (iigolelte, tournée Landrin.

Le Tour du Monde en H0 jours, pièce féerique en 16 tableaux, de Jules Verne ; 400 costumes, machine à vapeur, lumière électrique; trois grands ballets, trente danseuses; éléphant dressé en liberté ; 200 personnes pour la figuration ; direction Hartman et Louar.

« En février, seize représentations, d'après M. A. Chauveau, dont 3 matinées moyenne 931 fr. 24 ï. La moins forte recette a été celle de la première soirée : 247 fr. 95 ; la plus forte a été celle du premier dimanche, l,5(k> fr. 90. Les matinées ont produit 778 fr. 35; 1,249 fr. 30: 1,014 fr. 150. »

Le 27 février 1895, le Conseil nomme une commission pour étudier les travaux de restauration du théâtre. M. A.

Piébourg, architecte de la Ville, présente un devis de 56,500 fr. Sont nommés, les conseillers Bouthemard, 18 voix, Bourgeois, 16 ; au deuxième tour, Bellier de la Chavignerie et Rouard, 17 voix chacun.

Dans une séance de juin, le conseiller Bouthemard, rapporteur, évalue à la somme de 43,920 fr. 19, l'importance des travaux d'extérieur et d'intérieur. Vote d'un crédit de 45,000 fr.

En janvier 1896, au règlement des travaux qui ont coûté 37,794 fr. 71, il reste libre une somme de 7,205 fr. 29. Le Conseil vote, en addition, quelques petits travaux d'appropriation pour 2,078 fr. 42.

Le lundi de Pâques, Madame Sans -Gêne, tournée de Langlay, avec la troupe du Vaudeville; troisième représentation (1,267 fr. 30).

Monsieur le Directeur-, tournée Achard (1,048 fr. 30); les CabQtins, comédie, de Pailleron, avec Coquelin atné (1,443 fr. 60).

Pendant la foire de mai 1895, théâtre de la Passion, théâtre Gallici ; théâtre des Fantoches ; théâtre de Galathée ; ménagerie Alexiano ; musée mécanique ; chemin de fer aérien, très couru.

François les Bas bleus, opéra comique, 3 actes, musique de Messager; Pour la Couronne, 3 actes, de François Coppée ; tournée Deletraz, avec M. Philippe Garnier, M m - Laurent-Ruault, Renée Cogé (889 fr.).

« Représentation du théâtre Français, d'après M. Chauveau, quatre petites pièces en un acte, pour la réouverture du théâtre, après réparation, et au bénéfice des rapatriés de Madagascar, par MM. Prudhon , Truflier, Falconnier, M" ,M Persoons et Bertiny (1,544 fr.)

Les Tenailles, comédie en 3 actes, de Paul Hervieu ; le Baiser, fantaisie en vers de Th. de Banville ; tournée Vast (711 fr. 80).

A la Saint André, la Grâce de Dieu, le 30 novembre; les Deux Orphelines, le 1 er décembre.

Mignon, opéra comique, avec M m '* Marié de l'Isle, Panseron,

et la troupe de Versailles (1,694 fr. 50); les Inutiles, avec MM. Romain, Rebel, Draoul, Corbin, M me * Duluc, Meuris (734 fr. 55).

Le 1 er janvier 1896, le Bossu.

Le chansonnier Aristide Bruant, avec M me Tarquini d'Or; spectacle concert (929 fr. 05) ; Marcelle, comédie en 4 actes, de V. Sardou, direction Carré (1,472 fr. 60). Spectacle concert Baret, avec Martapoura et la petite Parfait (1,029 fr. 75); la Vivandière, opéra comique, de Léon Godard ; le Maître de Chapelle, un a^cte, de Paer; troupe du grand théâtre de Versailles (1,323 fr. 95).

Iiritannicus, de Racine; les Plaideurs, de Molière; direction Samson, avec MM. Truflier et Philippe Garnier, des Français (544 fr. 60); Francillon, comédie, de Dumas fils, avec Abel, du Vaudeville; Hôtel du libre échange, de Feydeau.

A la foire de mai : théâtre Chabot ; cirque Lenka ; théâtre des Arts ; Miss Anny Jones ; la femme à barbe.

Disparu, tournée Achard (860 fr. 85).

Lachmé, op. comique en 3 actes de Léo Delibes, représentation de gala, organisée par la Ville, à l'occasion du concours régional, avec MM. Mondaud, baryton del'Opéra-Comique, Gandubert, ténor de l'Opéra, M rae Panseron de TOpéra-Comique (1,864 fr. 10). Carmen, avec M Ue Tarquinid'Or et la troupe d'opéra d'Orléans (1,252 fr. 35). Mireille; le Chalet, avec M llc Marié de Tlsle et les artistes d'Orléans (1,409 fr. 80). Don César de Bazan, drame, 5 actes, tournée J. Mary. L'Avare ; le Malade Imaginaire, avec Talbot. Amants, comédie, 4 actes, de Maurice Donnay ; tournée Montcharmont, avec M ,le Rosa Bruck, MM. Nerlann, Montcharmont (1,779 fr. 35).

En janvier 1897, le Barbier de Séville ; le Maître de

Chapelle, par la troupe d'opéra d'Orléans.

Les Deux Orphelines ; tournée J. Mary. Le Petit Duc, op. comique, 3 actes, de Lecocq, par la troupe des Bouffes-Parisiens. La Dame aux Camélias, avec M me Lina Munte. Monsieur Chasse, avec M mc Marie Magnier, MM. Hurteaux, Charlet, etc. (912 fr. 50).

Mignon, opéra comique, avec M me Panseron, M. Ganduherl et la troupe d'opéra de Versailles (1,279 fr.). Le Colonel de Roquebrune, drame, 5 actes, 6 tableaux, de G. Ohnet, avec Coquelin aine, Volny, Kozemberg,M me Esquilar (2,036 fr. 60).

Le Sursis, pièce en 3 actes, de Sylvane et Gascogne, tournée Achard (860 fr. 20). Le Chalet ; la Fille du Régiment ; troupe d'opéra de Versailles. Les Mystères de Paris, drame; troupe Romain (1,349 fr. 60).

Les Deux Gosses ; troupe Jules Mary.

« l re représentation 1,506 fr. 30; denxième 1,198 fr. 90; toutes deux en septembre 1897.

« Troisième représentation 1,084 fr. 80; 4 e 424 fr. 65 ; 5 e 1 ,482 fr. 45 ; les 28, 29 et 30 novembre, d'après M. Ghauveau. »

Le Chemineau, 3 actes, Richepin, avec M rae Lina Munte et M. Dulac de l'Odéon (936 fr.). Robert Macaire ; l'Auberge des Adrets; tournée Saint-Omer. L'Etrangère, avec M. Paul Mounet, M me Vanda de Boncza du Théâtre-Français, M^Harris du Vaudeville (1,376 fr.). Le Dindon, 3 actes, de Feydeau; tournée Ghartier. Le Bossu, drame de Paul Féval. Médor, avec Galipaux (862 fr. 80).

L'Ami Fritz; le Baiser ; spectacle organisé par M me Harris, avec le concours de M 1Ic Reichemberg, sociétaire de la Comédie-Française (1,206 fr. 70).

La fête de l'Arbre de Noël, pour les enfants des écoles, a été très brillante celte année au théâtre.

Le 16 janvier 1898, Roméo et Juliette, opéra de Gou-

nod, avec MM. Beyle, ténor; De Fourca, basse chantante, de l'Opéra ; M ,,c Marga Theisson, de l'Opéra impérial de Vienne 1,247 fr. 85).

La Porteuse de Pain ; tournée La Bruyère. Manon, opéra, ."> actes, de Massenet, avec M llp Margaret Reid, de Covent Gardon de Londres, et M. Beyle de l'Opéra (1,475 fr. 70). Le Terre-Neuve-, tournée Achard i960 fr. 50). Le Procès Vauradieiu\ 3 actes, de Delacour et Hennequin, avec Galipaux 070 fr. 70 .

Ram/et, tragédie de Shakespeare, version A. Dumas, avec M"" Adeline Dudlay, des Français (1,256 fr. 80).!/* Mare au

Diable, 3 actes, de G. Sand, avec M ,Ic Jane May. Catherine,

4 actes, de Lavedan, joué aux Français ; tournée Vast.

A la foire de mai, 1898 : les Deux Gosses; l'Abbé Constantin ; la Crève des Forgerons. Cyrano de Bergerac, avec Candé (1,939 fr. 65). Une deuxième représentation (950 lï. 20). Le Nouveau Jeu, des Variétés, avec Brasseur (820 fr.) Mignon, op. comique, avec M ,les Marié de lTsle, Oswald et M. (iresse (1,355 fr. 95). Le Contrôleur des Wagons-Lits, de Bisson ; tournée Achard (1,101 fr. 75). La Tosca, drame, 6 tableaux, de V. Sardou, avec M ,M « Lina Munte et M. Montlouis (834 fr. 40).

Le Gendre de M. Poirier, avec Coquelin Cadet (1,551 fr. 90). Froufrou, de Meilhac et Halévy, avec M 116 Ninove du Vaudeville et M. Léon Segond de la Porte Saint-Martin. Les Petites Michu, opérette. Terre Basse, avec M l,e Maguera (577 fr. 55).

Le l tr janvier 1899, les Deux Orphelines.

La Dame Blanche, le Chalet; spectacle monté par Jacquet de TOpéra-Comique, avec M ,le Arnold (1,536 fr. 65).

Séances de musique de chambre, organisées par le professeur Marré.

Louis XI, de Casimir Delavigne, avec M . Sylvain et M mo Hartmann-Sylvain (569 fr. 30). Werther, opéra, avec M mc Martini Paz (695 fr. 30). Marceau, drame, 10 tableaux, d'Anicet Bourgeois et Masson.

A la foire de mai 1899: cirque Bouthors ; théâtre Bellanger ; Musée Dupuytren ; Théâtre de Nains ; Le Tour du Monde ; Gondoles Russes ; Théâtre d'Eté, où Ton joue les Deux Orphelines, etc., les Vingt-huit jours de Clairette, la Mascotte, Gigolette.

La Femme a Papa, 3 actes, musique d'Hervé. Le Vieux Marcheur, 5 actes, de Lavedan, tournée Brasseur ^900 fr. 65).

Michel Strogoff, 14 tableaux, de d'Ennery et Jules Verne, tournée Romain : l re représentation 700 fr. 90 ; 2* représentation 1,210 fr. 75.

Le Chemineau, de Richepin ; tournée J. Mary. Ma Bru,

5 actes, de Billaut et Carré ; l'Anglais tel qu'on le parle, en un acte, de Tristan Bernard ; tournée Barel (834 fr. 70). Plus que Heine, 5 actes, d'E. Bergerat; tournée Bourgeois.

ii 20

« Lackmé, le Chalet; spectacle organisé par l'Opéra- Coinique, sujets, chœurs et orchestre, avec M ll6> Chambellan, Eyreams, Vilma, MM. David, Gresse, Vieulle, etc. (2,063 fr. 30). »

Monde énorme ; grand succès. Les premières loges et les stalles d'orchestre sont mises à 5 fr. ; les baignoires d'avantscène, à 4 fr. ; le parterre, à 2 fr.

La Dame de chez Maxim\ 3 actes de G. Feydeau ; tournée Achard, avec M. Achard, M" 6 * Jane May, Barberot (1,360 fr. 45). Advienne Lecouvreur, comédie 5 actes, de Scribe et Legouvé; organisée par M lle Dudlay (666 fr. 25). Le Torrent, 4 actes, de M. Donnay; tournée Vast, 6 e année, avec M ,le Ninove (643fr.30).

Le Marquis de Villemer, de G. Sand. Notre-Dame de Paris, d'après V. Hugo, avec M me Marie Laurent ; tournée de M rae Harris (674 fr. 55). La Fille de Madame Angot, opérette de Lecocq. Cyrano de Bergerac, 5 actes de Rostand. Le Député de Bombignac, avec de Féraudy ; tournée Harris (1,255 fr. 65).

Le 1 er janvier 1900, la Dame de chez Maxim' ; tournée

Achard, deuxième représentation (1,269 fr. 55).

CoralieetC le , du Palais-Royal; tournée Achard (1,505 fr. 35). Les Hantzau, d'Erckmann - Chatrian , avec de Féraudy (599 fr. 75),

Faust, opéra de Gounod, avec MM. Douaillier, Nivette, M mcs Douaillier et Beauvais; spectacle organisé par M. Durrieu, professeur de musique, à Chartres (2,171 fr. 95). CharC Itaid, revue locale, par des amateurs; représentation organisée par M. Rousseau, (2,149 fr. 85).

La Fille Elisa ; Poil de Carotte, avec M. Mevisto et M 11 ' Eugénie Nas (818 fr. 65). La Conscience de l'Enfant, avec M 11 " Ninove ; tournée Vasl (685 fr. 55;. Les Maris de Léontine; troupe Baret (853 fr. 85\

L'Aiglon, de Rostand, avec M n,f Grumbach, MM. Volnys et . Sehutz; tournée de M l,,e Sarah Bernard, directrice (1 ,986 fr. 10). Polin, chanteur comique, avec la troupe Baret (1,208 fr. 70). Amoureuse, tournée Vast, avec M mo Laure Fleur (780fr. 60).

M. Chauveau, dans sa plaquette, conclut ainsi : « La moyenne des recettes faites par les directions privilégiées, de 1860 à 1880, soit pendant 20 années, est de 731 fr. 49.

« La moyenne des recettes, faites par la commission théâtrale, en 20 ans, de 1880 jusqu'à 1900 est de 877 fr. 25. Le total des recettes municipales et de bienfaisance est de:

Recette municipale 45,772 fr. 92

Bureau de bienfaisance . . . 12,985 *>

Total. . . 58,757 fr. 92

Le nombre des représentations, dans le nouveau théâtre, depuis Tannée 1860, jusqu'à la fin du siècle, a été de 1,661. »

Ce relevé comprend peut-être un trop grand nombre de représentations; on peut cependant se rendre compte ainsi du goût du public, des pièces présentées, des acteurs souvent célèbres, qui sont venus jouer sur notre scène, des troupes de passage aimées généralement du public.

Quelques insuccès non mérités, dus souvent au passage des tournées pendant Tété, ou à la malechance, ont été aussi indiqués.

Les bals du théâtre, notamment le bal paré et travesti du mardi-gras, ont toujours été en déclinant ; la décadence, indiquée par rabaissement des recettes, est facile à suivre.

La recette du bal travesti du mardi-gras en 1862 est de 1,296 fr. 25 ; en 1868, de 1,130 fr. ; en 1873, de 1,298 fr. 95 ; en 1877, de 984 fr. 50 ; en 1882, de 791 fr. 30 ; en 1886, de 598 fr. 35 ; en 1889, de 491 fr. 25 ; en 1896, pas de bal ; en 1897, de 481 fr. 50.

Des cafés chantants ont été créés à Chartres, comme

partout ; ils n'ont jamais eu de grands succès ; quelques-uns ont su se maintenir dans des conditions ordinaires.

Politique, préfecture, mairie, diocèse, tribunaux. — Division territoriale et politique. — Le Département nomme trois sénateurs, au scrutin de liste.

Il n'y a actuellement que deux sénateurs. Il sera pourvu au troisième siège, prévu par la loi du 9 décembre 1884, lorsque le département aura été désigné, par voie de tirage au sort, à la suite d'une vacance produite parmi les sénateurs inamovbiles.

Le Département élit cinq députés.

Il forme l'Evêché de Chartres, suffragant de Paris, et est compris dans le ressort de la Cour d'appel et de l'Académie de Paris.

Il fait partie du 4 P Corps d'armée, dont le siège ept au Mans.

La superficie totale du département est de 587,521

hectares ; celui de l'arrondissement de Chartres de 210,138 hectares.

Le Département comprend 24 cantons, 426 communes et 280/i«9 habitants.

L'arrondissement de Chartres comporte 8 cantons, 166 communes et 1 I2,f>77 habitants.

Présidents. — Le Président de la République, en 1900, est M. Hinile Loubet.

Le Président du Conseil des ministres, ministre de l'Intérieur et des Cultes, M. Waldeck-Rousseau, sénateur.

Le Président du Sénat: M. Fallières.

Le Président de la Chambre des Députés : M. Paul Deschanel.

Sénateurs. — Les sénateurs d'Eure-et-Loir, MM. Labiche, président du Conseil général, Vinet, maire de Garancièresen-Beauce, ont été élus pour neuf ans, le 7 janvier 1894.

Ont été élus sénateurs, depuis Tannée 1875, date de la Constitution républicaine.

30 janvier 1876. MM. J. Delacroix, maire de Chartres; E. Labiche, conseiller général d'Anneau.

25 janvier 1885. MM. E. Labiche, sénateur sortant; F. Jumeau, propriétaire à Nogent-le-Phaye.

13 décembre 1885. Dreux-Linget, ancien député, en remplacement de M. Jumeau, décédé.

14 octobre 1888. M. Ch. Vinet, maire de Garancières*-en- Beauce, en remplacement de M. Dreux-Linget, décédé.

7 janvier 1894. MM. Vinet et Labiche, sénateurs sortants.

Députés. — Ont été élus députés, pour quatre ans, aux élections du 8 mai 1898.

MM. Lhopiteau G., député sortant, pour la première circonscription de l'arrondissement de Chartres;

Bordier Emile, notaire, à Gommerville ; 2 e circonscription ;

Isambert Gustave, publiciste, maire de Saint-Denis-les- Ponts, pour l'arrond 1 de Chàteaudun ;

Victor Dubois, député sortant, pour l'arrond 1 de Dreux ;

Paul Deschanel, député sortant, pour l'arrond 1 de Nogentle-Rotrou.

Assemblée constituante de 1189. — La Constitution fixait à mille au moins le nombre des députés de la France. Le département d'Eure-et-Loir devait élire dix députés, et quatre étaient attribués au Bailliage de Chartres.

Furent élus :

MM. Bouvet, négociant, juge consulaire; De Lubersac, évêque de Chartres;

M. le baron de Montboissier, maréchal de camp (remplacé par M. Talon, suppléant, conseiller au Parlement) ; M. Pétion de Villeneuve, avocat.

Assemblée législative. — Les Bailliages furent supprimés par un décret de l'Assemblée nationale, du 9 janvier 1790: le nombre des députés d'Eure-et-Loir fut fixé à neuf. Aux élections d'août 1791, sont élus :

MM. Amy, de Janville ;

Bellier-Duchesnay, de Chartres ; Boucher, de Bonneval ; Claye, de Bu; Delacroix, d'Anet; Giroust, de Nogent-le-Rotrou ; Lefebvre Jean-René, de Chartres ; Léopold de Stabenrath, de Chartres; Tillionbois de Valleuil, de Chartres ; Suppléants: MM. Champigneau, Coubré Saint-Loup et Doussaint de Flacé.

Convention nationale. — Sont élus députés, le 2 septembre 1792 : MM. Bourgeois, Chasles, Delacroix, Fremenger, Giroust, Lesage, Loiseau, Petion.

Suppléants, MM. Maras et Lonqueue.

Directoire. — La constitution de 1793 divisa la population par masse de 10,000 individus, dont chacune nommait un député. 1795 (an III), députés d'Eure-et-Loir qui ont siégé: Conseil des anciens Conseil des Cinq-Cents

MM. Barreau MM. Giroust

Bourgeois Godard

Dussieux Guillard

Judel Laboulaye

Latache Lesage

Paillard Maras

Consulat. 1800 (an VIII). — Les membres du Corps législatif sont nommés par le Sénat.

/un pire. 1804 an XII). — Les députés sont choisis par le grand Electeur, sur les listes de candidats dressées par les membres des collèges électoraux:

1807, MM. Etienne Jumentier et Roquain de Vienne,

1812, Cugnot cTAubigny et Guillier de Souancé.

Première restauration. 1814. — La charte maintient à deux le nombre des députés d'Eure-et-Loir et renvoie à une loi l'organisation des collèges électoraux.

Les cent jours. — Du 20 mars au 8 juillet 1815.

La chambre des Représentants est élue directement par les collèges électoraux, institués par le Senatus-Consulte du 16 thermidor an X ; le département d'Eure-et-Loir élit six députés.

1 er collège électoral du département.

10 mai 1815. MM. le baron Delaitre, préfet de Seine-et- Oise, ancien préfet d'Eure-et-Loir; Jumentier, ex-législateur.

Suppléant, M. Delacroix- Frainville, avocat au Conseil d'État.

2° collège électoral de l'arrondissement de Chartres, M. le baron Delaitre, député.

Deuxième restauration. — Une ordonnance du 13-14 juillet 1815 fixa à quatre le nombre des Députés à élire par les collèges électoraux.

27 août 1815. MM. le chevalier Billard, maire de Chartres,

— le comte de Colbert,

— Dupont d'Englesqueville,

— le comte Durand de Pisieux.

27 août 1816. le comte de Courtarvel,

— Caquet Jacques.

12 septemb. 1819. Busson, avocat.

14 septemb. 1819. Delacroix-Frainville.

14 novemb. 1820. Caquet Jacques,

— le comte de Courtarvel.

De 1824 à 1830, le département d'Eure-et-Loir eut deux arrondissements électoraux, nommant chacun un député, et un collège électoral de département, nommant un député.

Dans le premier arrondissement électoral, Chartres et Châteaudun ; députés élus :

26 février 1824. M. de Courtarvel.

18 novemb. 1827. M. Busson.

24 juin 1830. —

Dans le deuxième arrondissement électoral, Dreux et Nogent-le-Rotrou ; députés élus :

26 février 1824. MM. Le Chapelier de Grandmaison. 18 novemb. 1827. Firmin-Didot.

23 juin 1830. —

Dans le collège électoral du département ; députés élus : 6 mars 1824. MM. Simonneau,

— Dubouexic, comte de Pinieux.

24 novemb. 1827. Dutemple de Chevrigny,

— Dubouexic, comte de Pinieux.

3 juillet 1830. Dutemple de Chevrigny,

— Texier Alexandre, père,deCourville.

Monarchie de juillet. — Dans l'arrondissement de Chartres, le 21 octobre 1830, est élu M. Isambert, en remplacement de M. Busson, nommé sous-préfet.

Après la loi du 19 avril 1831, est élu:

5 juillet 1831. M. Chasles, maire de Chartres.

21 juin 1834. —

4 novemb. 1837. — 2 mars 1839. — 9 juillet 1842. — l" r août 1846. —

liépublique de 18k8. — Par un décret du gouvernement provisoire du 5 mars 1848, le nombre des représentants à élire en Eure-et-Loir fut fixé à sept; ce nombre fut abaissé à six, par la loi électorale des 8-22 février et 15 mars

Les Réprésentants étaient nommés au scrutin de liste. 23 avril 1848. MM. Marescal, avocat, ex-commissaire du gouvernement, à Chartres.

— Raimbault, ancien député.

— le général Subervic, ancien député.

— Barthélémy, ex-commissaire du gouverne-

ment, à Chartres.

— Le Breton, général de brigade.

STATISTIQUBS, SOCIETES 713

23 avril 1848. MM. Trousseau, professeur à l'Ecole de méde-

cine de Paris.

— Isambert, conseiller à la Cour de Cassa-

tion, ancien député.

13 mai 1849. Le générai Le Breton, député sortant.

— Noël Parfait, homme de lettres.

— Barthélémy, député sortant.

— Le général Subervic, député sortant.

— Desmousseaux de Givré, ancien député.

— Ney de la Moskowa.

8 juillet 1849. Briffault, en remplacement de M. Ney de la Moskowa, par suite de son option pour le département de la Moselle.

Empire de Napoléon III. — Le décret organique du 2 février 1852, divisa le département d'Eure-et-Loir en deux

circonscriptions électorales.

Dans la première (11 cantons), Chartres et Châteaudun,

sont élus :

1 er mars 1852. MM. d'Argent, chef d'escadron en retraite.

31 janv. 1853. Gustave Reille, ancien lieutenant de vais-

seau, en remplacement de M. le marquis d'Argent, décédé.

22 juin 1857. Gustave Reille.

1 er juin 1863. —

24 mai 1869. —

Troisième République. — Un décret du 15 septembre 1870, décida que l'élection aurait lieu au scrutin de liste, et fixa à six le nombre des Représentants à élire en Eure-et-Loir. Sont élus :

lOfévr. 1871. MM. Delacroix, maire de Chartres.

— Marquis de Gouvion-Saint-Cyr, maire de

Rouvray-Saint-Florentin.

— Lefèvre-Pontalis Amédée, à Châteaudun.

— Noël Parfait, homme de lettres, à Paris.

— Marquis de Pontoi-Pontcarré, maire de

Villebon.

— Vingtain, à Vitray-sous-Brezoiles.

314 STATISTIQUBS, SOCIETES

Par la loi du 30 novembre 1875, chaque arrondissement administratif nommera un député. Les arrondissements dont la population dépasse cent mille habitants, nommeront un député de plus, par cent mille ou fraction de cent mille habitants.

Arrondissement de Chartres, sont élus :

20févr. 1876, l re cire. MM. Noël Parfait, député sortant.

— 2 e cire. Maunoury Pol, avocat, maire de

Luisant.

Le 14 octobre 1877. Mêmes députés réélus.

Le 21 août 1881. —

La loi du 16 juin 1885, rétablit le scrutin de liste et fixe le nombre de députés à quatre pour le département. Ont été élus :

8 octobre 1885. 1 er tour. M. Milochau Emile, ancien souspréfet, maire de Béville-le- Comte.

23 octobre 1885. 2* tour. MM. Maunoury Pol, ancien député.

— — Deschanel Paul, ancien sous-

préfet.

— — Noël Parfait, député sortant.

La loi du 13 février 1889, rétablit le scrutin d'arrondissement :

Arrondissement de Chartres:

l re circonscrip. 2 e tour. 6 octobre 1889. M. Noël Parfait, député sortant.

2 e circonscrip. 1 er tour. 22 sept. 1889. M. Milochau Emile, député sortant.

Le 20 août 1893. 1 er cire. MM. Lhopiteau Gustave, avoué à

Chartres.

— 2 e cire. Milochau Emile, député sor-

tant. Le 8 mai 1898. l re cire. MM. Lhopiteau, député sortant.

— 2 e — Bordier Emile, notaire à Gom-

merville.

Préfets du département d'Eure-et-Loir :

M. Delaitre, nommé le 14 mars 1800.

MM. Rouillé d'Orfeuil, le 13 janvier 1814.

Rolland de Villarceaux (non installé), le 6 avril 1815.

Rouillé d'Orfeuil, réinstallé le 14 avril 1815.

de Roujoux, nommé le 17 mai 1815.

d'Estourmel, le 19 janvier 1819.

de Giresse-Labeyrie, le 27 juin 1825.

Langlois d'Amilly, le 3 août 1830.

de Rigny, le 5 septembre 1830.

Pompei, le 22 juillet 1833.

Gabriel Delessert, le 21 septembre 1834.

de Saint Aignan, le 21 octobre 1836.

de Villeneuve, le 24 juillet 1837.

de Jessaint, le 6 janvier 1845.

de Mentque, le 1 er décembre 1847.

Marescal et Barthélémy, commissaires du gouverne* ment, investis des fonctions de préfet, nommés le 29 février 1848.

Sébire, le 2 juin 1848.

de Suleau, le 24 janvier 1849.

de Grouchy, le 24 septembre 1849.

Montois, le 6 janvier 1855.

Jaubert, le 6 janvier 1856.

de Chamailles, le 5 octobre 1861.

Brassier, le 29 mars 1869.

Labiche Emile, le 5 septembre 1870.

de Praneuf, conseiller de préfecture, chargé par intérim des fonctions de Préfet, le 23 février 1871.

Albert Leguay, le 20 mars 1871.

de Perthuis, le 9 août 1872.

de Tourville, le 11 novembre 1874.

de Nervo, le 13 avril 1876.

Riencourt de Longpré, le 17 juin 1876.

Degrond, le 19 mai 1877.

Edouard de Cazes, le 3 juillet 1877.

Henri Fontaine, le 18 décembre 1877.

Baron, le 12 janvier 1880.

Floret, le 17 novembre 1880.

MM. Proudhon, le 5 octobre 1884.

Desprez, le 11 janvier 1887 et décédé le 22 janvier 1896. Maitrot de Varenne, le 26 février 1896.

Brelet, nommé le 16 janvier 1900.

Préfecture. — En 1900 :

MM/ Brelet, préfet.

Thibonneau, secrétaire général.

F. Boissard, vice-président du Conseil de préfecture. Grilhault des Fontaines, conseiller.

Vivier, conseiller.

Fauconnier, chef du cabinet du préfet.

Boiry, attaché.

Kerhervé, chef de bureau.

Première division: MM. Salmon, chef; Belle, souschef; Deceunynck, chef de bureau ; Meunier, Martinot et Parcellier, commis ; Robert et Castanié, expéditionnaires. Deuxième division : MM. Ronce, chef; Girault, sous-chef; Leblanc et Guérin, chefs de bureau ; Toutay, Leroy, Pijanowski et Bès, commis ; Gaubert, expéditionnaire.

Troisième division : MM. Gouin, chef; Grugeon, souschef, chargé du bureau militaire ; Marquet, chef de bureau adjoint ; Ricaud, commis ; Christol, agent-voyer, attaché aux écritures vicinales ; Labiche, expéditionnaire. Garçons de bureau : MM. Louis et Boucher.

Concierge : M. Martinot Julien.

Service des enfants assistés : MM. le docteur Barthès,

inspecteur, chef du service du département; Vauclare, sousinspecteur; Aulard, commis d'inspection; Roulleau, auxiliaire.

Archives: M. Merlet René, archiviste paléographe.

Architecte du département: M. Vaillant Em.

Présidents du Conseil général :

MM. Duroure, propriétaire, de 1800 à 1803.

Le marquis de Boquestant, au Boullay-Thierry, de

Desrivières, de 1807 à 1808. Le marquis de Turin, à Nogent-le-Rotrou, de 1808 à 1809-

MM. Le marquis de Boquestant, de 1809 à 1817. Foreau, propriétaire, de 1817 à 1818.

Le marquis de Boquestant, de 1818 à 1826.

Le duc de Montmorency, pair de France, de 1826 à

Le marquis de Boquestant, de 1827 à 1829.

Le duc de Montmorency, de 1829 à 1831.

Le marquis de Boquestant, de 1831 à 1832.

Le comte Reille, pair de France, de 1832 à 1834. Dugué, président du tribunal civil de Nogent-le-Rotrou,

de 1834 à 1837.

Raimbert-Sévin, ancien député, à Chàteaudun, de 1837

Ghasles père, ancien président du tribunal de Commerce, à Chartres, de 1843 à 1848.

Raimbert-Sévin, de 1848 à 1850.

Le général Le Breton, député, à Luigny, de 1850 à 1871. Emile Labiche, sénateur, à Béville-le-Comte, depuis Administration municipale. — La Charte municipale de Chartres, octroyée moyennant 12,000 livres tournois, aux bourgeois de la Ville, par Charles de Valois, comte de Chartres, date de 1296.

Le lieutenant-général du bailliage était maire perpétuel; il présidait le Conseil des échevins, qui comprit d'abord dix membres, puis douze.

En 1589, les Échevins obtinrent de la Ligue, la nomination d'un maire, ayant juridiction politique; le sieur du Ru fut nommé maire de Chartres cette même année.

Les marchands de Chartres en 1690, obtinrent, moyennant 35,000 liv., la création d'une charge de conseiller du Roi, maire de la Ville de Chartres, dont le premier titulaire fut Gilles Camiaille, marchand.

Il fut créé, en 1708, à côté du maire perpétuel, une charge de maire alternatif, qui prit fin en 1724.

De Tannée 1310 à Tannée 1676, pendant une période de 360 ans, trente-deux lieutenants généraux du bailliage, ou

maires perpétuels, se succédèrent, dont deux, Jehan le Bourrelier (1412-1421, et 1430) et Jehan de Montescot (1432-1458 et 1461-1462) furent nommés deux fois.

Ceux qui occupèrent le plus longtemps ces fonctions, furent, les sieurs : Robert Fournigault, 26 ans (1329-1355) ; Denis Prevosteau, 16 ans (1364-1380) Jehan de Montescot, 26 ans (1432-1458); Jehan Baudry, 31 ans (1471-1501) ; Christophe de Herouard, 41 ans (1524-1565) ; Claude Suireau, maire pour la Ligue, 25 ans (1590-1615).

Maires de la Ville de Chartres :

MM. Gilles Camiaille, 1693.

Jacques Nicole, 1696.

Jacques-Marc-Antoine Nicole du Plessis, 1711. Etienne-Michel Noël, 1723.

Jean- Robert Bouvart, 1736.

Michel Davignon, 1742.

Claude Davignon, 1749.

Louis Garnier de Marigny, 1758.

Louis-François marquis de Ligneris, 1766.

Jacques Parent, 1770.

Marquis de Ligneris, 1776.

Claude Bellier-Duchesnay, 1780.

Jacques Triballet du Gord, 1784.

Chevart, 1791.

Jolly-Deshayes, 1792.

Judel, an II.

Semen, an III.

Du 15 brumaire, an IV, au 16 floréal an VIII, administration municipale, sans maire.

MM. Chevard, an VIII, notaire, nommé le 6 fructidor an VIII (1800).

Billard Tainé, propriétaire, le 28 thermidor an X (1802). Lion, notaire, le 19 mai 1815.

Billard Fainé, député, le 31 juillet 1815.

Billard de Saint-Laumer, administrateur des hospices,

le 15 septembre 1815.

Billard Tainé, député, le 18 octobre 1819.

MM. Ad. Chasles, ancien notaire le 27 août 1830. Durand, docteur médecin, le 2 février 1848.

Remond, propriétaire, le 12 avril 1848.

Sédillot, auditeur au Conseil d'Etat, le 21 oct. 1852. Alexandre Billard de Saint-Laumer, le 25 oct. 1865. Jules Delacroix, pharmacien, le 14 septembre 1870. Billard de Saint-Laumer, le 10 février 1874.

Delacroix, ancien pharmacien, sénateur, le 27 juin 1876. Doutlay-Gillot, ancien président du Tribunal de Commerce, élu le 21 février 1881.

Brault Alexandre, ingénieur civil, élu le 29 déc. 1882. Boutet, médecin vétérinaire, élu le 18 mars 1884. Béthouart, ingénieur civil, président du Tribunal de

Commerce, élu le 15 mai 1892.

Fessard G,, notaire honoraire, élu le 4 octobre 1893. Bureaux de la mairie : En 1900, Secrétaire général, chef des bureaux, M. Masson.

1 er bureau, secrétariat.

2 e — MM. Bineau, chef; Chauveau, commis.

3 e — Houvet, chef; Bernard, commis.

4« — Denos, chef; Ferru, commis.

Garçons de bureau : MM. Siron et Ruquet.

Bureau de l'architecte. MM. Piébourg Alfred, architecte ; Desgorces, directeur des travaux; Varenne, dessinateur; Aumasson, surveillant des travaux et du service des eaux et de l'éclairage .

Archives, cimetière et assistance médicale à domicile : M. Pierriaux ; aflicheur public : M me V e Ollier. Concierge de l'Hôtel de Ville : M. Livret.

Receveur municipal : M. Villette.

Commissariat de police : Commissaire, M. Viala.

Secrétaire, M. Ridereau.

Brigadier de police, M. Hiélard.

Diocèse de Chartres. — L'évèché de Chartres, érigé au I er siècle, d'abord suffragant de l'archevêché de Sens, est aujourd'hui premier suffragant de l'archevêché de Paris. Il comprend tout le département d'Eure-et-Loir.

L'évèché de Chartres, supprimé par la loi du 8 avril 1802, a été rétabli, en vertu du concordat du 11 juin 1817.

Nommé en 1817, M* r de Latil, n'a pris possession de son siège épiscopal que le 8 novembre 1821.

Ses successeurs sont :

MM. Clausel de Montais, nommé le 26 avril 1824. Regnault, le 14 août 1852.

Lagrange, le 30 novembre 1889.

Mollien, Bon - Gabriel-Arthur, le 31 mai 1896. Ce prélat, vicaire général d'Amiens, est né à Chaulnes (Somme) le 12 octobre 1834.

Vicaire généraux: MM. Fournier et Emile Légué.

Curés de Chartres : MM. Beauchet, curé de Saint-

Aignan ; Godet, archidiacre de Notre-Dame ; Guérin, doyen de Saint-Pierre.

Nombre de paroisses du diocèse ; 376.

Sur 426 communes, 370 sont paroisses en titre ; 56 sont réunies pour le culte.

Nombre de paroisses possédant un curé . . . 318

— de succursales vacantes 58

— de prêtres en activité de service . . . 424 Tribunal civil. — Présidents de 1800 à 1900 :

MM. Le Tellier, nommé avant 1795.

Jeannyot, le 8 février 1811.

Genreau, le 16 mars 1841.

De Bertheville, le 22 avril 1852.

Rayé du Perret, le 22 janvier 1869.

Guichenot, le 22 avril 1879.

Lambert, le 25 février 1881.

JuzauxHoux, le 10 octobre 1883.

Mesrine, le 19 mai 1893.

Labiche E., le 10 août 1899.

Chambre des avoués.

MM. Doullay, président; Duparc, syndic; Vayssié, secrétaire; Debargue, rapporteur; Bonnet, avoué.

Juges de paix, MM. Mauget et Pie.

Tribunal de Commerce. — Présidents:

MM. Boutrous, négociant, élu en 1800 et 1802. Labalte, libraire, 1804.

Girault, marchand mercier et épicier, 1806 et 1808. Rémond, marchand drapier, 1809. Levassor-Montéage, marchand drapier, 1810.

Juteau-Courtois, fabricant de bas, 1812.

Levassor-Montéage, 1814.

Durand-Letellier, imprimeur, 1816.

Chasles, menuisier, 1818.

Cadou, marchand de fer, 1820.

Chartier-Rousseau, marchand de laines, 1822.

Charles, pharmacien, 1824.

Chasles, menuisier, 1826.

Charles, pharmacien, 1828.

Lefebvre-Jourdan, entreposeur de sel, 1830.

Batault, marchand de laines (non acceptant), 1832. Chasles, directeur d'Assurances mutuelles, 1832. Gorteau, épicier (non acceptant), 1834.

Lefebvre-Jourdan, entreposeur de sel, 1835.

Chasles, directeur d'Assurances mutuelles, 1836 et 1837. Levassort-Prévosteau, marchand de rouenneries, 1839. Chasles, directeur d'Assurances mutuelles, 1841 et 1843. Leviez-Huet, marchand épicier, 1845, 1847, 1849. Chasles, directeur d'Assurances mutuelles, 1850 et 1852. Leviez-Huet, 1853 et 1854.

Isambert-Lefebvre, ancien négociant (non acceptant),

Doullay-Gillot, marchand de nouveautés, 1856 (invalidé). Isambert-Lefebvre (non acceptant), 1857.

Leviez-Huet, banquier, 1857 et 1858.

Doullay-Gillot, ancien négociant, 1860.

Leviez-Huet, 1862 et 1864.

Doullay-Gillot, 1866 et 1868.

Fessard, bimbelotier, 1870 et 1872.

Doullay-Gillot, 1874 et 1876.

Fessard, 1878 et 1880.

Maunoury-Delavallée (ancien meunier), 1882 et 1884. ii 21

MM. Damiot* marchand de bois, 1885 et 1887.

Béthouart, ingénieur constructeur, 1889 et 1891. Mouton Henri, fabricant de briques, 1893 et 1895. Charpentier, Maurice, meunier, 1897 et 1899.

Greffier M. Mercier.

Huissier audiencier, M. Gallou.

Agréés : MM. Doullay, Duparc, Debargue,Vayssié, Bonnet.

Syndics de faillite; les huissiers MM. Jourdain, Guierche, Carnis, Gallou, Beucher.

Chambre de Commerce. — Cette chambre a été instituée, par décret du 30 juillet 1895 et installée le 15 février 1896.

Présidents : MM. Brault Francis, 1896.

Gilbert Victor, 1899.

Notaires. — Loi du 16 mars 1800 : l'arrondissement de Chartres comprend 34 notaires.

La Chambre des notaires est composée ainsi :

Président, MM. Grugier de Pontgouin.

Syndic, Lefebvre de Chartres.

Rapporteur, Granveau de Voves.

Secrétaire, Besnard A. de Chartres.

Trésorier, Gastambide de Courville.

Membres, Aubert de Janville et Buret de Sainville.

Les notaires domiciliés à Chartres, sont : MM. Besnard G., Lory, Lefebvre, Yvon, Besnard A., Hubert, Foiret, Baillant.

Commissaires priseurs. — MM. Bouchelet et Tessier.

Armée, finances, académie, etc. — Le département d'Eureet-Loir appartient au quatrième corps d'armée, commandé par le général de division Sonnois, au Mans.

T Divison d'infanterie: 102° régiment d'infanterie; bataillon et dépôt casernes à Chartres ; lieutenant-colonel Clausse.

'r brigade d'artillerie : 4 e escadron du Train des Equipages militaires; commandant Yinçon.

Troupe ne faisant pas partie du corps d'armée.

7* Division de cavalerie; l rc brigade de dragons (provisoirement).

13 e Régiment de cuirassiers : colonel de Rochefort.

Le colonel de Rochefort est en même temps commandant d'armes.

Artillerie : parc annexé de Lucé.

Le capitaine Pujo, au 4 e escadron du Trains des Équipages, commandant l'annexe.

Génie 4 e direction : place de Chartres : M. Viard,

adjoint principal du génie de 2° classe.

Détachement du 5 r régiment du génie ; capitaine commandant Digue.

Détachement de la 4 e section de commis et ouvriers d'administration.

Intendance militaire. — 1* Sous-intendance à Chartres; le sous-intendant militaire de 2 e classe, Lesecq ; 2 e sousintendance à Chartres ; le sous-intendant militaire de 3 e classe, Sardou.

Service des subsistances militaires : M. Orsini, officier d'administration de 2 e classe, comptable.

Recrutement. — 6 e Subdivision de la 4 e région.

Cadre fixe : MM. Viroux, chef de bataillon, commandant le bureau; Lansard, capitaine adjoint.

Détachement de la 4 e section de secrétaires d'état-major et de recrutement.

Gendarmerie. — Compagnie départementale d'Eure-et- Loir, commandant Geoffroy.

Cette compagnie est divisée en 35 brigades, dont 22 à cheval et 13 à pied, présentant un effectif de 175 hommes.

Le capitaine George, commande l'arrondissement de Chartres, qui comprend 8 brigades à cheval, de 5 hommes chacune et 4 brigades à pied, de 5 hommes aussi chacune ; en totalité, 60 hommes.

Sur cette force numérique totale, 5 cavaliers et 10 fantassins sont en résidence à Chartres.

Sapeurs-pompiers. — 332 communes du département d'Eure-et-Loir possèdent des compagnies ou subdivisions de sapeurs-pompiers.

L'arrondissement comporte 158 sections.

Le capitaine Poyer commande celle de Chartres.

Lieutenant M. Delaunay ; sous-lieut. M. Cochinal.

Administrations financières. — Trésorerie générale des finances.

M. de Crépy, trésorier-payeur général à Chartres.

M. Bouscharain, fondé de pouvoirs.

Trois receveurs particuliers, à Châteaudun, Dreux, Nogent-le-Rotrou.

Sur 56 percepteurs du département, 21 résident dans l'arrondissement de Chartres.

Banque de France, succursale de Chartres:

Directeur, M. Moissenet,

Caissier, M. Lance,

Teneur de livre, M. Fromont.

Commission d'administration, censeurs : MM. Béthouart, ancien maire ; Fessard, maire ; Trillon, meunier, conseiller général.

Administrateurs : MM. E. Savigny, Delacroix, Hornung, Levassort Eugène, Gaucheron Paul, Charpentier M. Villes rattachées: Châteaudun, Dreux, Nogent-le-Rotrou.

Crédit foncier, succursale de Chartres :

M. Coudray A., directeur.

Enregistrement et domaines :

Directeur, M. Gombault,

Inspecteur, M. Chaptal.

Conservateur des hypothèques : M. Loiseau.

Contributions directes et cadastre :

Directeur, M. Damar-Durumain, Inspecteur, M. Verguet.

Contributions indirectes:

Directeur, M. Provensal.

Octroi de Chartres : M. Cocspel, préposé en chef.

Postes et télégraphes:

Directeur, M. Guyot,

Inspecteur, M. Plassart; sous-insp., M. Beneyton; receveur principal, à Chartres, M. Villandre.

(laisse d'Épargne. — Au premier janvier 1900, le nombre

des livrets des caisses d'épargne du département était de 90,(525 ; au 'M décembre de la même année, il était de 97,447.

Comparativement à la population, c'est un livret pour 287 habitants.

Le chiffre des crédits représentés par les livrets, au 1 er janvier 1900, était de 49,258,961 fr. 22 ; au 31 décembre de la même année, il s'élevait à 46,629,001 fr. 69, ce qui donne une moyenne de 478 fr. 50.

En 1899, cette moyenne était de 512 fr. 12.

Il y a donc eu augmentation de"[l882 livrets, mais une réduction moyenne de Xi fr. 62, par dépôt.

Cet abaissement de la moyenne provient de la réduction du maximum de dépôt à 1,500, au lieu de 2,000 fr.

Il y a des succursales dans tous les cantons et dans un certain nombre de communes.

Conseil des directeurs de Chartres. — MM. le maire

de Chartres, Président; Bellier de la Chavignerie, ancien magistrat, conseiller municipal, vice-président ; Vovelle Francis, négociant, secrétaire ; Petrot Charles, ancien commissaire-priseur; Dudefoy, ancien notaire; Ganot, ancien notaire, conseiller municipal; Chauveau Adelphe, publiciste ; Gilbert, pharmacien, conseiller municipal; Amblard, ancien conseiller municipal ; Buisson, conducteur principal des ponts et chaussées en retraite ; Laurent, conseiller municipal; Grandveau, professeur honoraire; Fleury, capitaine en retraite; Haudié, instituteur en retraite; Koussille, président du comice agricole, conseiller municipal.

Directeurs adjoints : MM. Hubert, ancien meunier ; Lelong Albert, ancien cultivateur ; Bellantani, avocat ; Prieur, principal honoraire du collège; Maugars, agent des Assurances générales; Desguiraud, suppléant déjuge de paix; Lebreton, ancien négociant ; Lebrun-Moulin, propriétaire.

MM. Boutroue, caissier, agent-comptable; Chenebault et Lagoutte, commis ; Boucher, garçon de bureau.

Ponts et Chaussées. — Service général.

MM. Lordereau, ingénieur en chef du département, Masson André, conducteur principal.

Arrondissement du Nord.

MM. Duperrier, ingénieur ordinaire, Hozenne, conducteur principal.

Chemins de fer. — Le réseau des chemins de fer de la compagnie de l'Ouest comprend, dans le département, les sections de sept lignes qui, ensemble, forment un développement de 253 kilom. 514.

Le réseau du chemin de fer de la compagnie d'Orléans, comprend les sections de deux lignes ; ensemble 102 kilom.

Le réseau de l'État, possède, dans le département, 242 kilom. 994.

Les tramways d'Eure-et-Loir ont un développement de 60 kilom. 965.

Le développement total des chemins de fer est de 598 kilom. 983, et des tramways de 60 kilom. 965.

Académie de Paris. — Vice-recteur M. Gréard à Paris.

Inspection académique d'Eure-et-Loir:

MM. Dauzat, agrégé, inspecteur d'académie, Lelôup, secrétaire de l'inspection.

Instruction secondaire :

Lycée de Chartres:

MM. Roy, proviseur,

Joris, censeur des études, Montaignac, économe.

Collège de jeunes filles :

Directrice M 11 ' Mercadier.

Instruction primaire :

M. Bonnehon, inspecteur de l'enseignement primaire.

École normale des instituteurs :

MM. Payen, directeur, Denis, économe.

École normale des institutrices :

M 11 "' Bonnefon, directrice, Lacoste, économe.

Bibliothèque publique de la Ville de Chartres.

Conservateurs: MM. Rossard de Mianville, Maurice, président ; Lelong, Bellier de la Chavignerie, de Ponton d'Amécourt, Barois, l'abbé Clerval, Chevalier, Balandra, Buisson.

Musée de la Ville de Chartres. Conservateurs :

MM. Bellier de la Chavignerie, président; Hoyau, ancien professeur, secrétaire-trésorier ; Piébourg père, ancien architecte ; Oury, ornithologiste ; Maintrieu, ancien notaire.

Gardien du musée : M. Bourdon.

Théâtre. — Le théâtre est administré par une commission qui comprend : MM. Fessard, maire, président; Chauveau Adelphe, vice-président ; Vovelle Francis, négociant, secrétaire ; Masson, secrétaire général de la mairie, inspecteur du théâtre; Fresneau, négociant ; Gilbert, pharmacien; Le Vassor; Petrot Charles ; Piébourg A., architecte de la Ville.

Etablissements hospitaliers; personnel médical. — Assistance publique. Etablissements charitables. — L'asile public départemental d'aliénés a été créé à Bonneval en 1865, par le Conseil général, en remplacement de la colonie agricole fondée en 1845.

Asile d'Aligre et hôpital Marie-The'rèse. — L'hôpital Marie- Thérèse a été créé en 1818, pour l'admission des incurables du département d'Eure-et-Loir.

L'asile d'Aligre a été fondé par M. et M me d'Aligre, le 16 mai 1828.

Conseil d'administration ; administrateurs :

MM. le vicomte de Monhoudou, 10 févr. 1829, déc. en 1831.

Leroy, maire de Lèves, — démis, en 1835.

l'abbé Toutay, vie. génér., — — 1830.

Sédillot-Beaulieu, adjoint à Chartres, 10 février 1829,

décédé en 1843.

Hervé, juge à Chartres, 10 février 1829, démis, en

André, capitaine retraité à Lèves, 27 octob. 1830, déc.

en 1837.

Bouvet-Mézières,juge de paix à Chartres, 21 mars 1832,

déc. en 1850.

Betourné, ingénieur des p. et chaussées, 20 février 1835, démis, en 1836.

MM. Ilemond Ch., à Chartres, 13 juin 1836, démis. 1852.

Peluche fils, ancien notaire, 5 sept. 1847, démis, en

Romier, à Lèves, 13 sept. 1842, non acceptant 1842.

Rossard de Mianville, juge, 19 oct. 1842, démis. 1852.

Vassard, ancien notaire, 26 août 1843, démis. 1856,

Meot, ancien capitaine d'état-major, à Lèves, 16 octobre 1850, démis. 1852.

Sédillot Henri, auditeur au Conseil d'Etat, 3 août 1852. déc. 1865.

Leroy-Toussaint, ancien chef de division à la préfecture, 3 août 1852, déc. 1882.

Guillaume de Bassoncourt, ancien conseiller de préfecture, 29 janvier 1853, démis. 1867.

Bellier de la Chavignerie, v.-président du Tribunal civil, 19 juillet 1856, déc. 1871.

Le chevalier Varéliaud, juge, 15 décembre 1865, déc. en 1871.

Billard de Saint-Laumer, maire de Chartres, 16 oct. 1867, déc. 1893.

Foiret Ed., propr., à Chartres, 16 octobre 1867, déc. en 1883.

Isambert Stanislas, ancien négociant, 14 avril 1871, démis, en 1888.

Bellier de la Chavignerie Philippe, ancien magistrat, à Chartres, 14 avril 1871.

Fessard Georges, notaire, à Chartres 3 juillet 1882.

Sureau, juge, à Chartres, 26 novembre 1883, démis, en 1891.

Boutet Daniel, maire de Chartres, 31 décembre 1888, déc. en 1891.

Béthouart, ancien maire de Chartres, 5 juin 1891.

Roty Henri, juge d'instruction, 9 décembre 1891, démis, en 1894.

Duparc G., avoué, 20 juillet 1893, démis. 1894.

Ganot Auguste, ancien notaire, 21 février 1894.

Fleury, capitaine en retraite, 10 mai 1894.

Présidents :

MM. le vicomte de Monhoudou, de 1829 à 1831.

Sédillot-Beaulieu, 1832 à 1843.

Bouvet-Mézières, 1844 à 1850.

Hervé, juge, 1851 à 1867.

Billard de Saint-Laumer, 1868 à 1893.

Fessard Georges, 1894.

Sœurs supérieures de V Asile d'Aligre :

Sœurs Poullard, de 1829 à 1833.

Bard, 1833 à 1852.

Basilisse, 1852 à 1862.

Marie-Eulalie, 1862 à 1865.

Saint-Bruno, 1865 à 1900.

Marie-Claire, 1900.

Receveurs -Economes :

MM. Rouilly, de 1829 à 1834.

Vigneau, 1834 à 1848.

Gouablin, 1848 à 1886.

Gouablin, 1886 à 1891, receveur seulement.

Godfroy, 1886 à 1891, économe.

Godfroy, 1891, receveur.

Leroy, 1891, économe.

Médecins :

MM. Cailleaux, de 1829 à 1855.

Corbin, 1855 à 1875.

Juteau, % 1875.

Aumôniers :

MM. l'abbé Ledru, de 1829 à 1833.

Forge, 1833 à 1838.

Migneau, 1838 à 1900.

Benoît, 1900.

Composition du Conseil d'administration en 1900 :

Président : M. Fessard, maire de Chartres.

V. -président: M. Bellierde laChavignerie, ancien magistrat. Ordonnateur des dépenses : M. le capitaine Fleury. Membres: MM. Béthouart, ancien maire de Chartres. Ganot, ancien notaire, ancien adjoint.

Délégués du Conseil général : MM. Pelé et Alleaume, conseillers généraux.

M. le Marquis de Pomereu d'Aligre, représentant du fondateur, peut assister aux séances, avec voix délibérative.

Secrétaire-économe : M. Leroy.

Receveur : M. Godfroy.

Aumônier : M. l'abbé Benoit.

Médecin en chef : M. le docteur Juteau.

Médecin adjoint : M. le docteur Alleaume.

Architecte : M. Mouton Armand.

L'asile d'Aligre et l'hospice Marie-Thérèse sont réunis dans la même enceinte et régis par la même administration.

Ils sont desservis par 17 sœurs de l'ordre de Saint-Paul (supérieure Sœur Marie-Claire) et 11 domestiques.

Population :

NOMBRE ASILE HOSPICE Domstiques

Hommes. Ftmmet. EufanU. Total. Hum. et Fcm. Enfants. Total. Saura. Hom. Pem.

En résumé, les lits occupés au 31 décembre 1900 étaient de :

A l'asile d'Aligre 191 1 lit vacant.

A l'hospice Marie-Thérèse. . . 64 5 lits vacants.

Ensemble. . 255

Sœurs chargées du service. 17 J Infirmiers et infirmières. . 6 ' 28 Servants et servantes. . . 5 J

Total de la population . . . 283

Le nombre des décès s'est élevé, pendant l'année 1900,

\2 (23 hommes et 19 femmes) ; soit de 21,106 / o . En 1899, la proportion avait été de 19,600 %.

Sur 42 décès, 19 surviennent de 71 à 80 ans, 12 au dessus de 81 ans.

Les journées de présence des personnes nourries dans l'Etablissement, pendant Tannée 1900, se sont élevées à 103,582, dont 682 pour les ouvriers et ouvrières du dehors.

Les budgets s'établissent comme suit :

RECETTES Années. Aille. Hutpkt. ToUl.

1830 39,971 fr. 69 13,246 fr. 05 53,217 fr. 74 1870 124,196 31 18,051 12 142,247 43 1900 185,340 86 43,214 82 228,555 68

DÉPENSES Années. Aille. Hotptct. Total.

1830 33,318 fr. 62 12,508 fr. 76 45,827 fr. 38

Dans les recettes, tout est compris; il a été fait un bloc

des produits de jardin, basse-cour, objets travaillés, de la

vente des veaux, os, arbres, pierres concassées, etc., ainsi

que des revenus, des rentes et des fermages de terres, les

réserves ordinaire et centenaire,

Dans les dépenses, le total aussi est global ; il comprend

les achats de rente sur l'Etat (24,994 fr. 61 pour l'asile;

4,473 fr. 22 pour l'hospice Marie-Thérèse.

Dépenses et consommation. — Les fournitures les plus

importantes qui ont été faites pendant Tannée 1900, sont : Le pain et la farine, pour une somme de. 11,014 fr. 10

La viande, pour un prix de 18,612 36

Le vin 7,913 01

Denrées alimentaires achetées au marché,

dont 3,550 fr. 20 de fromage 4,015 32

Charbon de terre 8,775 »

Coke 410 »

L'éclairage 789 63

Le blanchissage 4,206 66

Le tabac pour les vieillards 492 »

Médicaments et appareils divers .... 658 40

Dépenses pour classes d'enfants . . . . 569 fr. 75

Etc., etc.

Prlr de journées. — Le total des dépenses applicables aux lits en activité de service, en déduisant les restants en magasin, est de 112,897 fr. 31.

Le nombre de journées de vieillards est de. 70,476 fr.

Celui des enfants, de 22,424

Total. . 92,900 fr.

on obtient, en divisant la dépense effective par ce nombre de journées, une moyenne de 1 fr. 21526 par jour, pour chaque individu, et pour Tannée, 424 fr. 97.

En 1899, cette moyenne avait été de 1 fr. 1643 par jour, et pour Tannée, 424 fr. 97.

La consommation des denrées alimentaires est de 56,145 fr. 49, pour Tannée 1900; en divisant cette somme par les 103,582 journées de la totalité des personnes nourries, personnel compris, la moyenne par jour, pour chaque individu, est de fr. 54204 et, pour Tannée entière, de 197 fr. 844.

En 1899, la moyenne avait été de fr. 5243 et, pour Tannée entière, de 189 fr. 96.

Etablissement de bienfaisance d'Eure-et-Loir \ fondation Texier-Gallas . — Un décret, en date du 9 avril 1880, a autorisé l'acceptation du legs du testament de M me Texier- Gallas, décédée à Chartres, le 28 décembre 1876.

Il a été créé sept hôpitaux cantonaux, dans ceux des cantons où il n'existe aucun établissement hospitalier ; savoir : Voves, Auneau, Anet, Authon, Thiron, Orgères, I*a Ferté-Vidame. Tne rente de 7,000 fr. fut constituée pour des pensions viagères, en faveur de vieillards, de Tun et Tautre sexe, âgés de 65 ans au moins, ayant vingt ans au moins de domicile dans le Département.

Le siège de la fondation Texier-Gallas est fixé à Chartres ; la Commission administrative comprend:

MM. le Préfet d'Eure-et-Loir, membre de droit.

Labiche Emile, sénateur, président du Conseil général, président de la commission.

MM. Damiot, ancien président du tribunal de commerce de Chartres, ordonnateur.

Alleaume, membre du Conseil général, secrétaire. Pelé, délégué du Conseil général.

Béthouart, ancien maire de Chartres.

Delacroix, adjoint au maire de Chartres.

Docteur Mercier, conseiller général, maire de La

Bazoche-Gouet.

Bailly, ancien conseiller général, membre honoraire. Receveur, M. Kerhervé.

Secrétaire adjoint, M. Guion, chef de division honoraire de la préfecture.

Dépôt départemental de mendicité, à Courville. — Le dépôt est établi depuis le 1 er janvier 1894.

Sourds-muets. — Cette institution est établie à Nogentle-Rotrou, dans la maison des sœurs de Tlmmaculée-Conception.

Le prix de la pension est de 350 fr. par an.

Aveugles. — L'hospice des aveugles, fondation départementale pour 40 lits, est établi à Saint -Brice (hospices réunis de Chartres).

Hospices et hôpitaux. — l.'n arrêté préfectoral a fixé à 2 fr. 15 le prix de journées de malades, admis à l'hôpital de Chartres; à 2fr., dans les hôpitaux de Chàteaudun et de Dreux; à I fr. 75, à l'hôpital de Nogent-le-Rotrou.

Hospices réunis de Chartres. — La commission administrative comprend :

MM. Fessard, maire de Chartres, président.

Bourgeois, conseiller général, vice-président. Chauveau Adelphe, ordonnateur. Delacroix adjoint au maire.

Gaultier, ancien notaire, conseiller municipal. Duparc, avoué.

Lelong Albert, ancien cultivateur.

Secrétaire de la commission, M. Rousseau.

Receveur, M. Edmond Labiche.

Service de santé, MM. Juteau, Lelong Marcel et Colas,

médecins; Maunoury G. et Ghesnel, chirurgiens; M me Samson, sage-femme ; M. Leconte, dentiste.

Bureaux de bienfaisance. — Le département possède 161

bureaux de bienfaisance, l'arrondissement de Chartres, 61.

Lois des 7 frimaire an V, 21 mai 1873 et 5 août 1879.

Les bureaux d'assistance médicale assurent, dans chaque

commune, le service, aux termes de la loi du 15 juillet 1893.

Commission administrative du bureau de bienfaisance. MM. Fessard, maire de Chartres, président.

Petrot Charles, ancien commissaire priseur, viceprésident.

Grandveau, ancien professeur.

Caillard, ancien négociant, ancien conseiller municipal.

Bellier de la Chavignerie, conseiller municipal. Houry, ancien directeur d'assurances.

Amblard, ancien négociant, ancien conseiller municipal.

Receveur, Labiche Edmond.

Sœurs de Bon-Secours. — Ces sœurs, gardes-malades, sont connues sous le nom de sœurs de Saint-Rémy d'Auneau. Petites Sœurs des pauvres. — La maison mère est à Rennes ; sont admis les indigents des deux sexes, âgés et infirmes, dont le placement est demandé par la charité privée, ou par les administrations municipales.

Dans ce dernier cas, le départemeut acquitte la moitié du prix de pension, qui est de 150 fr.; le surplus, soit 75 fr., étant fourni sur les fonds des communes ou du bureau de bienfaisance.

Le crédit voté par le Conseil général est de 3,000 fr. Aumônier, l'abbé Hommey.

(Iréche communale de Chartres. — Cette crèche a été créée, au moyen d'un legs Texier-Gallas, pour les petits enfants de la ville.

Comité d'administration :

Président, le maire de Chartres.

Vice-présidents, les adjoints au maire.

Secrétaire-trésorier, M. Petrot Gh.

Membres adjoints, MM. Gilbert Victor, Maintrieu, Lorin, Fresneau, conseillers municipaux.

Dames directrices, M me * Bourgeois Henri, Béthouart, Gilbert, Le Vassor.

Docteurs médecins, MM. Lelong Marcel, Dudefoy.

Personnel médical du département. — Le nombre est de 97 docteurs médecins, de 4 officiers de santé, de 56 pharmaciens, de 135 sages-femmes, de 9 chirurgiens-dentistes.

Docteurs médecins de la Ville de Chartres :

1850 MM. Juteau. 1894 MM. Alieaume.

1858 Girouard Achille.

1868 Colas.

1869 Lelong Marcel.

1877 Chesnel.

1877 Maunoury G.

1878 Bouchard.

1893 Dudefoy A.

Pharmaciens de la Ville de Chartres :

1872 MM. Gilbert Victor. 1889 MM. Lhuillier.

1873 Humbert. 1899 Hersent.

1877 Gallot. 1900 Mayaut.

1878 Boudier. 1901 Puech.

1880 Malenfant.

Chirurgiens-dentistes :

1894. MM. Duvoisin, Foulon, Leconte, Bernard.

Herboriste :

1882. M mf Lefebvre.

Sages-femmes :

Bruyer.

Dongradi.

Bourgeois.

Duvoisin.

Coudray.

Foulon.

^Jmej

Boulanger.

M m " Mattens.

Gauron.

Girard.

Lecomte.

Samson.

V e Haricot.

Fichot.

Voisin.

M ,u Roncier.

Molinié.

M mc * Clerc.

G ad rat.

Journet.

M Ue

Roux.

Prison de Chartres. — M. Arnaud, à Gaillon (Eure) est le directeur des prisons d'Eure-et-Loir.

Gardien chef, M. Léguillon.

Aumônier, M. l'abbé Mélisson.

Médecin, M. le docteur Colas.

Commission de surveillance :

MM. le préfet d'Eure-et-Loir, président, le président du Tribunal civil, le procureur de la République, le maire de Chartres.

Alleaume et Pelé, conseillers généraux.

Amiot, ancien adjoint au maire de Chartres.

Maunoury G., docteur-médecin.

Watrin, avoué honoraire, conseiller d'arrondissement.

Les maisons centrales de détention pour le département

d'Eure-et-Loir, sont à Gaillon (Eure) et à Poissy (Seine-

et-Oise} pour les hommes ; à Clermont (Oise) et à Rennes

pour les femmes.

Agriculture, industrie, commerce. — La chambre d'agriculture de l'arrondissement de Chartres, comprend un membre par canton, en tout huit; pour les deux cantons de Chartres, ce sont MM. Ménager, cultivateur, maire de Fresnay-le- Gilmert, Egasse, cultivateur, à Archevilliers.

La chaire d'agriculture, créée en 1882, est occupée par M. Garola, ingénieur-agronome, qui est en même temps directeur de la station agronomique.

La Commission météorologique départementale, instituée par arrêté préfectoral du 2\\ avril 1879, s'occupe, au point de vue de l'agriculture et de l'hygiène, de la marche des orages, des dégsUs causés par la grêle et de la distribution des pluies. Cette Commission comprend trente-cinq membres, répartis sur le territoire du département, sous la présidence du préfet.

Service du phylloxéra. — Délégué départemental: M. Gabriel, commissaire de surveillance administrative aux chemin de fer de l'Etat.

Comice agricole de Chartres.

Président d'honneur, M. le maire de Chartres. Président, M. Roussille, ancien cultivateur.

Vice-présidents, MM. Milochau Emile, ancien député, et Vinet, sénateur.

Secrétaire, M. A. Lelong, ancien cultivateur. Trésorier, M. Gaullier, notaire honoraire.

Membres du bureau :

MM. Royneau, ancien maire de Luplanté.

Bonnet-Dramard, ancien cultivateur.

Dramard, cultivateur à Boisville-la-Saint-Père . Lejars, cultivateur à Bailleau-l'Évéque.

Isambert Louis, cultivateur, maire de Sours.

Gouache-Baret, ancien cultivateur.

Goussu, cultivateur à Rozelles, près Voves.

Bary Félix, propriétaire à Sainville.

Benoist Ovide, cultivateur, à Gas.

Egasse, cultivateur, à Archevilliers près Chartres. Dargent Paul, cultivateur à Oinville-Saint-Liphard. Béthouart, ing. civil, ancien maire de Chartres. Blanchard, cultivateur à Saint-Luperce.

Thirouin Lucien, cultiv., éleveur à Francourville. Evette, cultivateur à Maintenon.

Billard Charles, cultivateur à Intréville.

M. Germain, secrétaire archiviste.

Haras : M. Portalès, inspecteur général du 2 e arrondissement, à Bourges. -

Dépôt d'étalons : circonscription de Blois ; directeur : M. Tabuteau des Touches.

Vétérinaires brevetés : le nombre dans le département est de dix-neuf. En résidence à Chartres, MM. Vinsot, 1878; Fournier, 1880; Cachemback, 1897. Service des épizooties : inspecteur départemental: M. Poulin, ancien vétérinaire à Chartres.

Abattoirs : MM. Poulin, inspecteur des bestiaux ; Rivière, préposé ; Lecointre, concierge.

Inspection du travail dans l'industrie. — Ce service

a été réorganisé par la loi du 2 novembre 1892 et le décret du 13 décembre 1892. Le département d'Eure-et-Loir fait partie de la 6 e circonscription, dont le siège est à Rouen; des commissions diverses assurent l'exécution des mesures de surveillance dans les établissements industriels.

Usine à gaz, société Lebon : direct., M. Longuère.

Machine hydraulique : elle date de Tannée 1851 ; des travaux d'amélioration et d'agrandissements ont été faits, surtout depuis 25 ans. Le service des eaux est exploité par la Ville.

Sociétés et syndicats : Secours mutuels.

Le département compte 66 sociétés approuvées et 8 sociétés libres. A Chartres, existent :

Travailleurs de la Ville de Chartres, approuvée en 1859. Président M. Teisset, ingénieur.

Instituteurs et Institutrices, app. en 1861; prés. M. Dauzat, inspecteur d'académie.

Sauveteurs d'Eure-et-Loir, app. en 1891; prés. M. Burgues.

Médecins du départ., app. en 1860; prés. doct. Maunoury G.

N.-D. de Chartres, app. en 1869; prés. M me Levassort.

Saint-Roch, — prés. M. Doullay, avoué.

Sociétés de Secours Mutuels libres, autorisées:

Ouvriers tailleurs d'habits, 1845, prés. M. Léon, tailleur.

Amis bienfaisants, 1848, prés. M. Amiot, anc. adjoint.

L'Avenir des Travailleurs, 1896, prés. M. Tartasse, peintre.

La Solidarité, 1895, prés. M. Lilot, empl. du chemin de fer.

Sociétés de Prévoyance et <E Epargne :

La Fourmi d'Eure-et-Loir; président M. Artus, principal clerc de notaire ; v. prés. M. Guillaumin, boucher, cons. municipal.

Société des employés des Ponts et Chaussées:

Président, MM. Masson, cond. principal à Chartres.

Secrétaire, Giraud. — —

Censeurs, Hozenne, — —

— Hardy, conducteur à Chartres.

Sociétés de Secours et de Patronage :

Croix rouge française ; délégation de Chartres.

Comité des hommes :

Président, M. Bellier de la Chavignerie, c. m.

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