LIVRE II
Histoire des Chevaliers Romain» de 400 à 133 J.-C.
Chapitre prehisr. — Histoire militaire de la cavalerie equo pritato, depuis l'an 400 Jusqu'à l'an 133 av. J. -C.
g I. Institution de la cavalerie equo privât o. Nombre approximatif
des chevaliers qu'elle renfermait 175
§ II. Service de la cavalerie equo pritato. Honneurs et avantages qui
s'y trouvaient attachés. Principe des lois Annales 180
g m. Le rang de chevalier equo prfoafo étant attaché au cens équestre
devient inamissible et héréditaire 186
Cha pitou H. — Histoire militaire des dix-huit centuries equo pubtico, de 400 a 123 av. J.-C.
I. Histoire militaire commune aux dix-huit centuries equo pubtico de 400 à 123 av. J.-C.
!• Ressemblances des douie centuries équestres et des six < sénatoriales dans le corps des chevaliers equo pubtico 192
2* Leur rapprochement dans la fête annuelle du 15 juillet (transite t io) 193
3° Revue quinquennale (census, probatio, recognitio equilum) 197
4" Signification de cette expression : Equitem in serarios referre tribu que moterc. Ce qu'étaient les jKrarii ou Cœrltet . Le droit de' suffrage est inamissible. Vengeance du censeur Livius. Les citoyens de .34 tribus sur 35 mis au nombre des serarii. Le cens des (rrarii % qui était d'abord de 12,500 as d'une livre, s'élève, en 240 av. J.-C., a 125,000 os de deux onces. Ce que c'était qu'un nrarius à cens octuplc. Ctatsici et infra classent. Erreur d'Aulu- Gelle. Les trois sous-classcs d'cerarii et leur cens, au temps des deux dernières guerres puniques. Les centurions civils des classes et des sous-classes. Pourquoi la sixième classe s'appela quintana clastis. Conclusions 200
§ II. Histoire militaire particulière aux six centuries sénatoriales de chevaliers equo pubtiro y de 400 à 123 av. J.-C. Différences qui les distinguaient encore, au temps des guerres puniques, des douze centuries equo publico. Les sénateurs de 400 à 123 av. J.-C. restent dans les six premières centuries appelées *•* suffragia ou suffragia senatus. Les chevaliers illustres et les chevaliers splendidi. Petit mensonge patriotique de Tite-Live. Histoire delà bulle d'or et de l'anneau d'or. Conclurions du g II 211
Piges
S III. Histoire militaire particulière aux douze centuries de chevaliers equo publico, de 400 à 123 av. J.-C. Sympathie politique qui unit les chevaliers des douze centuries avec le corps des publicains, c'est-à-diro avec les plus riches des chevaliers equo pritato. Procès du censeur Claudius, 109 av. J.-C. Partialité du Sénat eu faveur des chevaliers illustres des six premières centuries ; sa rigueur injuste envers les chevaliers des douze centuries qui portent l'anneau de fer 222
Chapitre III. — Histoire politique de la chevalerie romaine, entre l'an 400 av. J.-C. et l'époque des Gracques. Détermination du cens des chevaliers aux diverses époques. Révolution économique et monétaire, à Rome, de 2G9 à 220 a/. J.-C.
g I. Que le cens équestre a toujours été le même que celui des citoyens de la première classe, et que depuis l'an 400 av. J -C. il n'y eut plus dans la première classe que des chevaliers equo publico ou equo pritato. L'identité des citoyens de la première classe, et de ceux qui avaient le cens équestre de 400,000 sesterces, explique un fragment jusqu'ici mal compris de la République de Cicéron (II, 22) et fournit la preuve de l'authenticité contestée des lettres de Salluste à César. Constitution do rassemblée centuriate au temps de Cicéron. Le cens équestre fut décuplé en valeur nominale, entre 241 et 220 av. J.-C., et fut porté de cent mille as d'une livre romaine de cuivre, à un million d'as de deux onces {sextantarii), c'est-à-dire à 400,000 sesterces 231
g II. Que le cens de la première classe ou cens équestre fut primitivement de 100,000 as d'une livre romaine de cuivre, et non de dix mille ou de vingt mille as d'une livre. Affirmation de Pline l'Ancien. Erreur de Denys d'Halicarnasse qui, ne connaissant pas l'histoire des monnaies romaines, a traduit 100,000 as d'une livre par 100 mines ou 10,000 drachmes, comme s'il se fût agi d'as de deux onces. Manière dont il faut entendre deux expressions semblables, mais de sens différent, dans le chapitre 43 du livre I de •Tite-Live. Erreur de fait des critiques allemands, qui ont cru que les 100,000 as du cens de la première classe, étaient des as de deux onces du temps de la seconde guerre punique. M. Zumpt est seul logique dans son erreur. M. Bœckh ajoute à Terreur de fait une inconséquence dans le raisonnement
§ III. Que le cens équestre ou de la première classe qui était de 100,000 as d'une livre, jusqu'à l'an 264 av. J.-C, fut porté, avant l'an 220 av. J.-C, à un million d'as de deux onces. Révolution économique et monétaire qni décupla toutes les valeurs nominales de 241 à 220 av. J.-C Explication de la loi Voconienne. Chiffres du cens avant et après la première guerre punique. Sens de l'ex-
CflAPrraR IV.— Histoire politique des chevaliers, de l'an 400 av. J.-C à l'époque des Gracques. Votes des chevaliers dans les assemblées
des ceïitwfteset de* tribus atrx diverses époque*. Révolution politique qui changea la constitution attribuée à Servius, dans l'intervalle des deux premières guerres puniques.
g I Voie des 18 centuries de chevaliers equo pubtico dans l'assercbtee centuriate, jusqu'à la réforme qui eut lieu vers 2*0 av. J.C. Que les dix-huit centuries votaient séparément ava it les autres centuries de la première classe. Elles étaient prérogatives ; mais ce nom convenait spécialement aux six centuries sénatoriales [tex tuffragia) (fui votaient les premières. Importance du vote des prérogatives. But politique de la loi, qui Jusqu'en 286 av. J.-C., rendit nérastes les jours de Nundines. La plèbe des campagnes, annulée par l'aristocratie urbaine, dans les votes du Champ-de- Hars. Les lois d'Hortensius, 286 av. J.-C. rendent inévitable la réforme qui suivit la première guerre punique 29.1
§ II. Sehn des mots poputtu et plein Jusqu'aux guerres puniques. Le poputus est le peuple des trente curies de la ville, représentées dans l'assemblée centuriate par les chevaliers equo publico des six suffrages. Que les doute centuries furent aussi de bonne heure comprises dans le populus. Plèbe, Distinction de la plèbe urbaine et de la plèbe rustique. Que les tribuns de la plèbe étaient étrangers à la ville de Rome et représentaient la plèbe extérieure jusqu'à l'an 240 av. J.-C. Récit de la Révolution de 493. Coalition des deux plèbes. La tteettion. Blocus du patridat. Création du tribufiat de la plèbe. Assemblée des tribus au Forum. Souveraineté indépendante de la plèbe {majestas). La dictature vaiucue par le tribunal, 366 av. J.-C Les patriciens et tous les membres des six suffrages sénatoriaux de la chevalerie, exclus de l'assemblée des tribus parce qu'ils ont, dans l'assemblée centuriate, le droit de prérogative. Cette exclusion dura autant que le refus de l'aristocratie sénatoriale d'obéir aux tribuns et aux plébiscites, c'est-àdire jusqu'à la fin de la première guerre punique 305
g III. Causes politiques qui ont préparé la révolution par laquelle la constitution romaine fut changée vers l'an 240 av J.-C. Antagonisme des Romains de la ville et des Romains de la campagne, qui a pris deux formes successives : i» La lutte du patriciat contre la plèbe ; 2° LA lotte de la noblesse sénatoriale contre l'aristocratie municipale des chevaliers. Alliance constante du patriciat avec la populace des quatre tribus urbaines, composée surtout d'affranchis. Toutes les révolutions de l'ancienne Rome s'expliquent par la prédominance ou de la population urbaine ou de la population rurale. Égalité de force de ces deux populations au premier siècle de la République. L'équilibre rompu en faveur de la population des campagnes, par l'annexion des quatorze dernières tribus rustiques, 386-241 av. J.-C. Les Romains de la ville ne forment plus qu'un tiers de la population totale, avant la seconde guerre punique. La réforme de la constitution demandée par toutes les classes de citoyens 35 1
g IV . Révolution politique qui eut lieu à Rome dans l'intervalle des deux premières guerres puniques. Le3 anciens fixent la date de
Pages
cette révolution entre 241 et 218 av. J.-C. Ils en indiquent le caractère démocratique 368
1° Qu'il y eut après la réforme, dix centuries par tribu. Les chevaliers, répartis dans les 35 tribus, continuent à former toute la première classe. Les 372 centuries 369
2° Que la réforme enleva le droit de prérogative aux centuries de chevaliers equo publico, et le transporta à une centurie tirée au sort parmi celles des jeunes chevaliers equo pritmio des tribus rustiques. Croyance à l'inspiration divine chex les anciens. Influence de Vomrn 372
3* Nouvelle manière de voter des dix-huit centuries de chevaliers equo publico. Les douze centuries passent avant les six suffrages du Sénat 375
4° Description générale du rote de l'assemblée centuriate après l'an 240 av. J.-C. Fusion du peuple de la ville et du peuple de la campagne. Lo nom de populus appliqué désormais aux cinq classes. Les Carilet forment la sixième classe. Erreur d'Aulu-Gelle sur l'origine de ce nom. Tous les plébéiens entrent dans les trente curies et deviennent Quirites. Les tribuns de la plèbe entrent au Sénat. Cause de la force de Rome au temps d'Annibal. Le vieil antagonisme reparaît après les guerres puniques. Les Romains des tribus rustiques continuent à dominer dans l'assemblée des centuries. Les Romains de la ville finissent par l'emporter dans l'assemblée des tribus 376