‹ Histoire de choléra-morbus asiatiqueChapitre 42 sur 83 · M (TA · texte numérisé non relu

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0|BSERVATipNS PARTICULÏÈRPS

sur le mode de propagalion de la maladie.

Le choléra s'est rarement borné à faiçe une seule victime dans les maisons où il a pénétré , et l'on a eu de nombreuses occasions de fairp cette repaarque. On cite entre autres la famille Guizot , frappée par la mort à coups redoublés: trois frères, une belle-sœur et trois garde-malades succombèrent successivement j une quatrième gardemalade fut gravement atteinte, m^is elle yésista au mal.

On cite dans la banlieue de Marseille qi^elques blanchisseuses victimes du choléra, aprèsj avoir lavé du linge sale qui avait servi à des mandes de la ville.

Les servans attachés au service des salles cholériques à l'Hôtel- Dieu furent en général atteints de la maladie, et quelques-uns d'entre eux succombèrent dans l'exercice de leurs pénible^, fonctions. D'autres infirmiers qui servaient des hommes fiévreux dans une salle contiguë aux salles cholériques , ressentirent aussi d'une raianière frappante l'influence du choléra; la plupart de ces fiévreux subirent la même influence, tandis que dans la salle des femmes fiévreuses cjui, vu la situation des lieux , n'avait aucun pojnt de

contact ni aucun rapport avec les malades atteints du choléra, aucun symptôme du mal asiatique ne se fît apercevoir (i).

Le collège royal, les prisons, les couvens, tous les établissemens plus ou moins séquestrés^ ont été à l'abri des coups du fléau.

Quelques fuyards, il est vrai, sont allés mourir du choléra dans les villages des environs, et la maladie ne s'y est pas propagée. Il y a néanmoins un fait contraire d'une très grande importance. Le 28 février, le nommé André Cou tel., marchand de moutons, vint passer six heures seulement à Marseille, et le 2 mars il fut atteint à Sainte-Tulle, près de Manosque , d'un choléra qui l'emporta dans trois jours et qu'il communiqua à sa femme, laquelle en fut également victime. L'autorité locale fît aussitôt brûler tous les effets qui avaient servi à ces deux individus pendant leur maladie, et il n'y eut pas d'autres cas.

(1) La salle des cholériques était située à l'est de la salle des hommes flévreux , et l'on était obligé de traverser la seconde pour parvenir à la première : c'est de cette manière que les fiévreux ont été atteints du choléra. Ce" fait ne fournit-il pas encore un argument en faveur de la transmission d'individu à individu ?

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